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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


70 points à propos du Ramadhân tirés du livre du cheikh Mohammad Salih Al Munâjid partie 2

Publié par Baladislam sur 17 Août 2010, 22:12pm

Catégories : #Le Jeûne et Ramadan

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COMMENT DETERMINE-T-ON LE DEBUT DU RAMADHAN ?

 

9) Le début du ramadhan est confirmé par la nouvelle lune ou après la fin des trente jours de cha’ban. Quiconque voit le croissant de la nouvelle lune ou si une personne de source sûre est obligée de jeûner. User de calculs pour savoir s’il s’agit du début du ramadhan, c’est faire une innovation (bid’ah). D’après la hadith du Prophète : « Jeûne quand tu la vois (la nouvelle lune) et rompt le jeûne quand tu la vois » Si un adulte sain et digne de confiance, un bon musulman qui a une bonne vue dit qu’il a vu le croissant de lune avec ses yeux, alors nous devons le croire sur parole et agir en conséquence.

 

QUI DOIT JEÛNER ?

 

10) Jeûner est une obligation pour tous les adultes qui sont sains et sédentaires (qui ne passent pas leur temps à voyager). La musulmane qui est capable de jeûner et qui n’a pas de menstruations (hayd) ou de nifas (les saignements postnatals) qui pourraient justement rompre le jeûne.

 

On considère qu’une personne a atteint l’âge adulte si ces trois conditions sont remplies :

- L’émission de sperme dans les rêves ou autres.

- La pilosité sur les parties intimes.

- Avoir 15 ans.

 

Dans les cas des femmes il y a une quatrième condition qui doit être remplie, il s’agit des menstruations. Quand une fille a ses règles, elle est obligée de jeûner même si elle n’a que dix ans.

 

11) On doit apprendre aux enfants à jeûner dès l’âge de sept ans. D’après des savants, il est même dit qu’on doit punir les enfants d’une gifle ou d’une fessée s’ils ne jeûnent et ce dès l’âge de dix ans. Les enfants seront récompensés pour avoir jeûné et les parents seront récompensés pour avoir bien élevés ses enfants et les avoir guidés vers le bien.

 

12) Si un mécréant (kaafir) devient Musulman, ou qu’un enfant atteint la puberté, ou qu’un handicapé mental recouvre toute sa raison pendant la journée, alors ils doivent jeûner le reste de la journée, car ils comptent maintenant parmi les personnes pour qui le jeûne est obligé. Toutefois, ils ne doivent pas rattraper le reste des jours du mois de Ramadan pendant lesquels ils n’ont pas jeûner, car ils n’étaient pas encore à cette période dans l’obligation de le faire.

 

13) Le malade mental n’est pas responsable de ces actes (leurs actions ne sont pas comptabilisées), mais si une personne perd la raison en certaines periodes et la recouvre en d’autres périodes, il se doit de jeûner quand il est en possession de sa raison, et il est excusé pendant ses périodes de maladie (perte de la raison). S’il perd la raison pendant la journée, cela n’annule pas son jeûne - exactement comme pour celui qui perd conscience durant sa maladie ou pour une autre raison - car il avait l’intention de jeûner alors qu’il possédait encore sa raison. (Majaalis Shahr Ramadaan par Ibn ‘Uthaymeen, p.28). Les règles concernant les cas similaires comme les épileptiques sont les mêmes.

 

14) Si une personne meurt pendant Ramadan, elle n’a aucune "dette" envers le reste des jours qu’elle n’a pas jeûné.

 

15) Si une personne ne sait pas qu’il est obligatoire (fard) de jeûner Ramadan, ou qu’il est interdit (harâm) de manger ou d’avoir des rapports sexuels pendant la journée de ce mois, alors la majorité des savants affirment que cette excuse est acceptable, ainsi que l’est celle du nouveau converti à l’Islam, ou celle du Musulman vivant dans Dâr-al-Harb (tout pays non musulman) et celle d’un Musulman qui a été élevé parmi les kuffâr (mécréants). Mais une personne qui a été élevée avec les Musulmans et qui a su poser les questions et trouver les réponses n’a aucune excuse.

 

DES VOYAGEURS

 

16) Pour qu’un voyageur puisse suspendre son jeûne, certaines conditions doivent être réunies. Son voyage doit être long, ou bien considéré comme un véritable voyage (bien qu’il y ait une différence d’opinion parmi les savants sur ce point), et la destination doit dépasser la ville et les environs où il habite. (La majorité des savants affirment qu’il ne peut suspendre son jeûne avant d’avoir franchi les limites de la ville. Il disent qu’un voyage n’a pas réellement commencé avant d’avoir franchi les limites de la ville et que la personne habite effectivement la ville et y vive. Allah dit dans le sens des versets :

 

« Donc quiconque d’entre vous est présent en ce mois, qu’il jeûne ! Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu’il jeûne un nombre égal d’autres jours. » Sourate 2, Al baqarah (La vache), verset 185

 

Il n’est pas considéré comme un voyageur tant qu’il n’a pas quitté la ville ; s’il est encore dans la ville, il est compté comme étant "présent en ce mois", il ne lui est donc pas permis de raccourcir ses prières). Son voyage ne doit pas non plus être effectué dans le but de pécher, selon la majorité des savants, ou dans le but d’éviter l’obligation du jeûne.

 

17) Le voyageur est autorisé à suspendre son jeûne, selon le consensus de la ummah (communauté), qu’il soit capable de continuer son jeûne ou pas, et qu’il soit difficile pour lui de jeûner ou non. Même si son voyage est facile, et qu’il a un quelqu’un pour le servir, il lui est permis de suspendre son jeûne et de raccourcir ses prières. (Majmoo’ al- Fataawaa, 25/210).

 

18) Quiconque est déterminé à voyager pendant le Ramadan ne doit pas avoir l’intention de suspendre son jeûne jusqu’à ce qu’il soit véritablement en voyage, car quelque chose peut arriver qui retarde son départ.(Tafseer al-Qurtubi, 2/278). Le voyageur ne doit pas susprendre jeûne jusqu’à ce qu’il ait dépassé les dernières habitations de sa ville, il peut alors casser son jeûne. De même, s’il est en avion, une fois qu’il a décollé et dépassé les limites de la ville, le jeûne peut être rompu. Si l’aéroport est à l’intérieur de la ville, ou y est attaché, cette personne ne doit pas rompre son jeûne car elle est encore à l’intérieur de sa propre ville.

 

19) Si le soleil se couche et que cette personne rompt son jeûne à terre (et non en plein vol), puis que l’avion décolle et qu’elle voit à nouveau le soleil, elle ne doit pas s’empêcher de manger car le jour de jeûne a déjà été complété, et qu’il n’y a pas de moyen de répéter un acte d’adoration une fois qu’il est terminé. Si l’avion décolle avant le coucher du soleil et qu’il faut compléter le jeûne de ce jour, la personne devra attendre de ne plus voir le soleil pour rompre son jeûne. Le pilote n’est pas autorisé à descendre l’avion à une certaine altitude juste pour rompre le jeûne, car cela est assimilé à une sorte de tricherie ; mais si le pilote a une authentique raison de baisser l’altitude, et que le disque du soleil disparaît pendant ce temps, alors on peut rompre son jeûne. (Tiré des fataawas de Shaykh Ibn Baaz, prononcées verbalement).

 

20) Quiconque voyage vers un lieu et a l’intention d’y résider plus de quatre jours, doit jeûner cette période, selon la majorité des savants. Donc, si une personne voyage pour étudier à l’étranger pendant quelques mois ou quelques années, alors d’après l’avis de la majorité des savants - y compris les quatres imâms - cette personne est considérée comme résidente à l’étranger et doit donc jeûner et prier ses prières normalement. Si un voyageur passe par une ville autre que la sienne, il ne doit pas jeûner, sauf si son séjour dépasse les quatre jours, auquel cas il doit jeûner, car son cas s’apparente à celui des habitants de la ville. (Voir Fataawa al-Da’wah par Ibn Baaz, 977).

 

21) Quiconque commence à jeûner pendant qu’il "réside" dans une ville, puis débute un voyage en pleine journée est autorisé à rompre son jeûne, car Allah a rendu le long déplacement une excuse légitime pour ne pas jeûner. Allah dit (dans le sens des versets) :

 

« Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu’il jeûne un nombre égal d’autres jours. [...] »

Sourate 2, Al baqarah (La vache), verset 185

 

22) Une personne qui a l’habitude de voyager est autorisée à ne pas jeûner si elle a un foyer où séjourner, tel les commis qui travaillent pour servir les intérêts des Musulmans (et aussi les chauffeurs de taxi, les pilotes et employés des transports aériens, même si leur trajet est quotidien, bien qu’ils doivent rattraper ces jours plus tard). La même règle s’applique aux marins qui ont un foyer sur terre ; mais si un marin embarque avec sa femme et tous ses biens avec lui sur le bateau, et qu’il est constamment en voyage, alors il n’est pas autorisé à rompre son jeûne ou à raccourcir ses prières. Si les bédouins nomades font le trajet entre leur foyer d’hiver et celui d’été (et vice-versa), ils sont autorisés à raccourcir leurs prières et rompre le jeûne. Mais une fois dans l’un des deux foyers, ils ne doivent plus rompre leur jeûne ou raccourcir leurs prières. (Voir Majmoo’ Fataawa Ibn Taymiyah, 25/213).

 

23) Si un voyageur arrive durant la journée, il existe une divergence connue entre les savants pour déterminer s’il doit arrêter de boire et manger. (Majmoo’ al-Fataawa, 25/212). Par principe de précaution, il devrait arrêter de boire et manger, respectant alors le mois [du Ramadan], mais il lui reste tout de même à rattraper ce jour plus tard, qu’il ait ou non arrêté de boire et manger à son arrivée.

 

24) S’il commence Ramadan dans une ville, puis voyage à une autre ville où les habitants ont commencé avant ou après lui, alors il doit suivre ces habitants là où il est arrivé. Il doit donc terminer le Ramadan uniquement quand ils le terminent, même si cela signifie jeûner plus de trente jours, car le Prophète a dit : "Jeûnez quand tout le monde jeûne et rompez votre jeûne quand tout le monde rompt le jeûne." Si cela porte le jeûne à moins de vingt neuf jours, il doit alors le rattraper après le Eid, car le mois hijri (du calendrier musulman) ne peut comporter moins de vingt neuf jours. (Tiré des Fataawa al-Shaykh ‘Abd al-‘Azeez ibn Baaz : Fataawa al-Siyaam, Daar al- Watan, pp. 15-16)

 

DES MALADES

 

25) Quand les gens sont malades si bien qu’ils ne sentent pas du tout bien, la personne est autorisée à ne pas jeûner. Voici la preuve :

 

« [...] Quiconque est malade ou est malade, doit rattrapé le même nombre de jours en dehors du mois du ramadhan [...] » Sourate 2, Al baqarah (La vache), verset 185

 

Mais si la personne a un petite maladie comme un mal de tête ou de la toux, il n’y a donc pas de raison à ce qu’il ne fasse pas le jeûne. Si on a une prescription médicale ou qu’on est sûr qu’on va être malade on ne jeûne pas car on sait qu’en le faisant notre état physique va empirer, il est permis de rompre le jeûne. Il est même fortement déconseillé (makrouh= de le faire dans ces cas-là. Si quelqu’un qui est malade décide de ne pas faire le ramadhan, il ne doit pas le faire le lendemain matin sous prétexte qu’il se sente bien car ce qui compte, c’est le moment de l’intention.

 

26) S’il sait que de jeûner va le rendre inconscient, il vaut mieux qu’il ne jeûne pas et qu’il retarde un peu plus longtemps son jeûne. Al-Fatawa, 25/217.

 

Si quelqu’un perd conscience durant la journée et retrouve ses esprits plus tard avant le maghreb ou même après, son jeûne est encore valide tant qu’il avait jeûné le matin. Par contre s’il avait perdu conscience depuis le fajr jusqu’au maghreb, alors, d’après un grand nombre de savants, le jeûne n’est plus valide. Par conséquent, il doit rattraper le jeûne peu importe combien de temps il a été inconscient. Al-Mughni ma’a charh al-Kabir, 1/412 ; 3/32 ; al-Mawsou’ah al-Fiquihah al-Kuwaytiyah, 5/268.

 

D’après la majorité de savants, quelqu’un qui est inconscient pendant trois jours ou moins pour avoir pris des somnifères ou qui a été anesthésié pour une raison quelconque, il doit rattraper le jeûne car on le considère comme quelqu’un qui a dormi.

 

27) Si quelqu’un a vraiment très soif ou très faim et qu’il sent qu’il va en mourir ou qu’il est fort possible qu’il perde ses facultés, il doit rompre le jeûne et le rattraper plus tard car préserver sa vie est une obligation en Islam. Mais il est évident qu’on ne peut rompre le jeûne si on endure une épreuve qu’on peut tant bien que mal supporter ou qu’on a seulement peur d’être malade ou encore qu’on imagine d’être atteint d’une supposée maladie. Les gens dont le travail sollicite l’endurance physique ne doivent pas rompre le jeûne et ils doivent avant tout avoir l’intention dans la nuit de jeûner le jour suivant. S’ils ne peuvent pas s’arrêter de travailler et s’ils ont peur qu’un mal les incombe, dans la journée où ils sont confrontés à des épreuves extrêmes qui les poussent à rompre leur jeûne, ils doivent se retenir de manger et doivent rattraper. Les personnes qui travaillent dans des travaux qui demandent de la force physique comme dans la fournaise et la fonte de métaux, devraient essayer de faire leurs heures de travail la nuit ou de faire en sorte de prendre leurs congés pendant le ramadhan ou encore prendre de congés même s’ils ne sont pas payés. Si toutes ces situations ne peuvent être réalisées, alors ils doivent changer de travail dans lequel ils pourront combiner et leurs aspirations religieuse et leur travail. « Et quiconque aime Allah en accomplissant son devoir envers Lui, Il lui fera un chemin qui lui permettra de s’en sortir [des difficultés] . Et Il lui fournira des aides qu’il ne pourra même pas s’imaginer. » Fatawa al-Lajnah al-Da’inah, 10/233,235.

 

Les examens de étudiants ne constituent pas des excuses pour rompre le jeûne. Et il n’est pas permis de le faire même pour obéir à ses parents. En effet on ne peut se soumettre à aucun individu si ce n’est à son Créateur. Fatawa al-Lajnah al-Da-imah, 10/241.

 

28) Les personnes âgées qui pensent retrouver leur santé doivent attendre jusqu’à que cela soit le cas. C’est alors qu’elles pourront rattraper les jours de jeûne qu’ils n’ont pas fait pendant le mois du ramadhan. Elles ne peuvent pas se contenter de donner seulement à manger aux pauvres. Les personnes qui souffrent de maladies chroniques et qui peuvent pas aller mieux et les personnes âgées qui ne peuvent vraiment pas jeûner devraient nourrir un pauvre avec la moitié d’un sa’ de nourriture de subsistance pour chaque jour qu’il n’a pas fait. Il doit donner de la nourriture et non de l’argent comme il l’est dit dans le verset. Fataw al-Lajnah al-Dawi’ah, 10/198. Mais il peut aussi distribuer de l’argent à une personne digne de confiance ou une organisation charitable pour qu’ils puissent acheter de la nourriture et la distribuer aux pauvres en son nom. Si quelqu’un réalise qu’il es atteint d’une maladie chronique et qu’il attend toujours d’aller mieux un jour pour pouvoir rattraper ses jours de jeûne, il doit en attendant nourrir un pauvre tous les jours où il ne jeûne pas. D’après la fatawa du chaikh Ibn Uthmayin. Si une personne est malade et espère aller mieux vient à décéder alors il n’aura aucune dette à payer ni lui, n ses héritiers. Si une personne est atteint d’une maladie chronique alors il ne jeûne pas mais il donne à manger aux pauvres à la place. Cela dit, même s’il y a des progrès dans la recherche scientifique et qu’on trouve un remède à la maladie de celui qui est invalide, celui-ci n’aura pas besoin de rattraper les jours de jeûne dans la mesure où seuls les moments présents comptent. Fataw al-Lajnah al-Da’iwah, 10/195.

 

29) Si une personne malade est capable de rattraper ses jours de jeûne mais ne peut pas mener cette tâche à terme car elle a été surprise par la mort, alors on doit prélever de l’argent de son compte pour nourrir un pauvre chaque jour qu’il a manqué. Si un membre de sa famille veut faire les jours de jeune à sa place alors c’est possible car il a été rapporté dans sahihayn que le Prophète dit : « Quiconque meurt avant d’avoir rattrapé ses jours de jeûne alors un membre de sa famille peut le faire à sa place. » D’après la fatawa al-Lajnah al-Da’ilah, le volume à propos de la da’wah, 806.

 

DES PERSONNES AGEES

 

30) Les personnes âgées qui sont de plus en plus fatiguées et qui sont trop faibles pour faire le ramadhan ne sont pas tenus de jeûner. moins qui le font avec beaucoup de difficulté ils peuvent soit donner à manger aux pauvres et ce chaque jour. [...] Ceux qui sont tenus séniles et confus dans leur tête ne sont pas obligés de jeûner et leur famille n’est pas non plus tenu de le faire pour eux car cette catégorie d gens ne sont plus considérés comme responsables. Si tantôt ils sont sains d’esprit et tantôt ils ne le sont pas, il vaut mieux qu’ils le fassent quand ils sont dans leur état normal et qu’ils ne fassent pas quand leur esprit et confus.

 

31) Les personnes qui se battent contre l’ennemi ou qui sont assiégées par l’agresseur, alors il a le droit de rompre le jeûne même s’ils ne voyage pas . S’ils ont besoin de rompre le jeûne avant de se battre, alors ils le font. D’après un hadith, le Prophète dit un jour à ses Compagnons : « Au petit matin vous allez devoir combattre l’agresseur, et jeûner va vous affaiblir, lors rompez le jeûne ». Hadith rapporté par Muslim, 1120 ; ‘Abd al-Baqi edn.

Les savants de Damas firent des fatwas du même genre quand leur ville a été attaquée par les tatares.

 

32) Si quelqu’un est déclaré officiellement malade et donc incapable de faire le ramadhan, alors il ne doit pas éprouver de la honte ou quoi que ce soit d’autre en mangeant et boire sans se cacher de personne. Mais si les raisons pour lesquelles il ou elle ne le fait pas sont d’ordre privées, alors il vaut lieux se nourrir en douce pour éviter de se faire faussement accusée.

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