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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


At Taqwa partie 2

Publié par Baladislam sur 16 Décembre 2011, 23:08pm

Catégories : #Vivre dans la Sunna

fond islam (41)

 

Les différentes sortes de Taqwâ

 

Abû Sulaymân Ad-Dârânî a dit : « Dès lors que la crainte quitte un coeur, il tombe en ruine. » Les muttaqin ne se ressemblent pas, ils appartiennent à diverses catégories.

 

Ibn `Ajîbah (le célèbre saint marocain) en dénombra trois sortes : « La crainte des gens du commun qui est la peur du chatîment et de la perte de la rétribution, la crainte de l’élite qui est la crainte des remontrances et de la perte de la proximité et, enfin, la crainte de l’élite parmi l’élite du voilement dû au manque de bienséance. »

 

L’Imâm Al-Ghazâlî, a dit : « Sache que la crainte véritable n’est autre que la souffrance du coeur de la perspective d’un mal pressenti. Cela peut-être dû à l’accomplissement des péchés. Il peut également s’agir d’une crainte d’Allah découlant de la connaissance de Ses Attributs qui appellent nécessairement la crainte, et cela est bien meilleur et plus parfait, car quiconque connaît Allah doit nécessairement Le craindre. D’où la Parole d’Allah :

 

Seuls les savants parmi Ses serviteurs craignent Dieu.” » (35,28)

 

- Si on persévère dans les bonnes oeuvres, la crainte de désobéir nous fera parvenir au degré des bons (çalihin)

 

- Si l’on évite ensuite les formes de shirk cachées, comme de s’attribuer le mérite de ses oeuvres, et tout ce l’ego essaye de détourner des bonnes oeuvres pour lui, cette crainte deviendra celles des justes, des véridiques (sidiqin).

 

- Si l’on garde ensuite les convenances nécessaires envers Allah, la crainte devient celle des rapprochés.(muqarrabin)

 

Ce que l’on retient, c’est que l’intensité de la crainte découle de la connaissance de propres défauts et de la connaissance de Dieu, de Son droit, de Sa Majesté et du fait qu’Il fait ce qu’Il veut de nous.

 

D’autres (Ibn Juzayy ) ont dit : Il y a cinq degrés de Taqwâ:

 

1) Que l'esclave devrait se protéger contre le kufr (couvrant la vérité), et c’est la station de l'Islam;

2) Qu'il devrait se protéger contre des actes de désobéissance et les choses interdites, et c’est la station du retour ou du repentir (tawbah);

3) Qu'il se protège contre les choses douteuses, et c’est la station de l'attention ou du scrupule (wara ');

4) Qu'il devrait se protéger contre même les choses qui sont autorisées, et c’est la station de l’ascèse (zuhd);

5) Qu'il devrait se protéger contre la présence d’autre qu'Allah à son coeur, et c’est la présence du témoignage (mushahadah).

 

C’est pourquoi le Prophète a dit sans prétention : « Je suis celui d’entre vous celui qui craint Allah le plus. » car il ne fait aucun doute qu’il maîtrisait tous les niveaux de Taqwâ.

 

Les meilleurs exemples de Taqwâ

 

Rappelons nous du séjour du Prophète dans la grotte de Hira : lorsqu’il est rentré en compagnie du Saint Prophète Abou Baqr as-Sidiq a remarqué des trous dans la grotte qui auraient pu abriter des serpents. Aussi il déchira de son habit pour boucher chaque trou.

 

Comme le Prophète se couchait avec sa tête sur la jambe d'Abu Bakr as-Siddiq , Abu Bakr vit un trou dans le mur de la caverne qu’il avait oublié de boucher. Abu Bakr posa son pied contre le trou pour le fermer. Il a senti quelque chose le mordre, en lui causant une douleur intense. Il a senti comme s’il perdait son corps. Il essayait de le contrôler jusqu'à ce que la chair de son pied ait été mangée. Pendant que sa chair était mordue, un grand serpent a levé sa tête. Abu Bakr as-Siddiq a commencé à pleurer. Une larme est tombée sur le visage du Prophète . Le Prophète a dit, "Oh Abu Bakr! Pourquoi est-ce que tu pleures? 'Ne sois pas triste. Dieu est avec nous!" [9:40].

 

La question du Prophète est aussi une façon d’enseigner, parce qu'il connaissait la réponse sans avoir à demander. "Est-ce que tu as peur, a-t-il demandé à Abu Bakr , que ces gens viennent et nous tuent? " Abu Bakr a dit, "O Messager de Dieu, je ne pleure pas de crainte qu'ils me tuent. Je n'ai pas peur d'eux. Mais je pleure à cause d'un serpent qui mange mon pied. Quand il aura fini avec moi, il viendra à vous. J'ai peur pour vous. Mon coeur saigne pour vous.''

 

Telle est la réelle crainte, la crainte pour le Prophète , pour l’islam en danger, qui n’est plus la crainte pour soi même et qui motive le don de soi-même sans calcul.

 

C’est cette réelle crainte et son fruit, la présence de Dieu, qui a été pleurée par Le craignant Omar Ibn al Khattab jusqu’à son dernier souffle :

En effet, on rapporte que lorsque le Prince des croyants Omar Ibn-Al-Khattab fut mortellement poignardé et qu'il sentit que sa mort était très proche, on lui apporta du lait pour le boire pendant que son sang coulait. Le lait qu'il but se mit à couler avec le sang.

Lorsqu'il tomba par terre après avoir reçu le coup de poignard, son fils Abdullah Ibn Omar lui apporta une pierre qu'il mit sous sa tête pour l'adosser. En revenant à lui, il trouva la pierre sous sa tête. Il dit à son fils : « Malheur à toi ! Mets ma joue par terre, puisse ta mère ne t'a pas enfanté ! Malheur à moi si mon Seigneur ne me fait pas miséricorde ! Mets ma tête par terre et laisse ma joue sur le sable, peut-être que si Dieu me voit dans cette humilité, Il me pardonnera ! »

Ibn Abbas qui était présent lui dit : « Qu'est-ce que c'est cette crainte, Prince des croyants ! Alors que Dieu a assuré à travers toi les conquêtes, permis l'édification de bien de cités et t'a accordé telle ou telle chose ? »

Omar lui dit : J'aurai aimé être sauvé sans avoir des choses qui ne soient pour moi, ni contre moi !

Les gens présents lui ont dit : O Prince des croyants ! Dieu t'a préparé des récompenses que les langues ne peuvent décrire et que les imaginations ne peuvent atteindre. Bien des pays ont été conquis grâce à toi ; bien des cités nouvelles ont été édifiées par toi et l'islam s'est répandu grâce à toi !

Omar leur répondit : le dupe est celui que vous avez dupé. Prenez toutes mes conquêtes et toutes mes oeuvres et donnez-moi à la place une nuit et une journée d'Abu Bakr !

Ils lui ont demandé : Quelle est cette nuit et quel est ce jour ?

Il leur dit : Pour ce qui est de la nuit, c'est celle où il était dans la grotte avec le Prophète lorsque celui-ci lui dit : « ne t'attriste pas Dieu est avec nous. »

Pour ce qui est du jour, c'est celui de l'apostasie lorsqu'Abu Bakr se dressa fermement face à ceux qui ont apostasié et renié leur foi.

Puis Omar se mit à pleurer en répétant deux fois : si seulement j'étais un poil sur la poitrine d'Abu Bakr ! Si seulement ma mère ne m'avait pas enfanté ! Si seulement je n'étais rien !

 

Les bienfaits de la crainte

 

- Gloire et honneur auprès d’Allah:

 

« Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux. » (49,13)

 

At Taqwâ donne l’échelle de graduation des croyants dans l’acquisition du mérite ici bas et dans l’au-delà.

 

Les fonctions d’autorité et de resonsabilité de l’Islam sont réservées à ceux qui possèdent at Taqwâ.

 

- soutien et aide :

 

« Allah est avec ceux qui sont pieux et bienfaisants » (16,128)

 

- délivrance des épreuves et moyen de subsistance

 

« Dieu accorde une issue à celui qui Le craint et Il pourvoit à ses besoins d’une manière qu'il n'escomptait pas. » (Cor. 65,2-3)

 

« Quiconque craint Allah, Il lui facilite les choses. »

 

- protection d’Allah et sauvegarde contre les ennemis

 

« Si vous patientez et vous êtes pieux, vos ennemis ne vous nuirons en rien » (3 :12)

 

Allah se charge de les repousser.

 

- Victoire sur les ennemis :

 

« Et craignez Allah afin que soyez victorieux » (3,200)

 

La meilleure illustration de cette réalité est l’histoire des combattants sous les ordres de Khalid Ibn Walid . Ils étaient en train de perdre. Ils ont donc cherché quel péché ils commettaient. Ils n’en ont pas trouvé. Ils ont alors cherché quelle sunna ils délaissaient. Ils ont trouvé après beaucoup de recherches et d’introspection qu’ils avaient délaissé Siwak. Ils ont donc fait tawba. Ils n’ont pas dit qu’ils ne pouvaient pas gagner à cause de leur nombre très inférieur ou de leur manque d’équipement ou d’entraînement. Non, ils ont cherché at Taqwâ. Puis les Romains les ont vu frotter leurs dents, ils ont pris la fuite. Les musulmans ont demandé à quelques fuyards rattrapés : « pourquoi vous nous avez fui ? » Ils ont dit : « on vous a vu vous brosser les dents, et on a pensé que c’était pour nous dévorer alors on a eu peur. »

 

Allah a dit vrai :

 

« Et nous sauvâmes ceux qui croyaient et étaient pieux » (27 :53)

 

- Bonne nouvelle lors de la mort

 

« Ceux qui croient et sont pieux, ils reçoivent la bonne nouvelle dans ce monde et dans l’autre. Pas de changement dans les paroles de Dieu. C’est là l’énorme succès. » (10,63-64)

 

Allah rassure celui qui L’a craint. Hadith qudsi: « Par Ma gloire, Je n’imposerai pas à Mon serviteur deux craintes ni deux sécurité. Celui qui s’était cru en sécurité dans cette vie, Je l’effrayerai dans l’au-delà, quant à celui qui M’avait craint dans cette vie, Je le rassurerait le Jour du Jugement. »

 

- délivrance de l’enfer :

 

« Ensuite, Nous délivrerons ceux qui étaient pieux et Nous y laisserons les injustes agenouillés. » (19,72)

 

- vie éternelle au paradis

 

« Un paradis dont la largeur est celle des cieux et de la terre, préparé pour les pieux » (3,133)

 

« Et pour celui qui aura redouté de comparaître devant son Seigneur, et préservé son âme de la passion, le Paradis sera alors son refuge».(79,40-41)

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