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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


Chapitre 32 Le mérite des faibles et des pauvres parmi les musulmans

Publié par Baladislam sur 21 Avril 2011, 22:02pm

Catégories : #Hadiths

fond islam (2) 

 

Commentaire du traducteur : Le shaykh Muhammad ibn Salih al-'Uthaymin a dit à propos de ce chapitre : « Le but de ce chapitre est de consoler celui que Dieu a voulu faible, que ce soit au niveau de son physique, de sa raison, de ses biens, de sa réputation ou de toute autre chose que les gens considèrent être une faiblesse. Dieu peut tout à fait affaiblir quelqu'un d'une quelconque façon mais le considérer fort; [c'est le signe que] Dieu l'aime et l'honore, Il l'élevé à de hauts degrés, et c'est ce qui est important. L'essentiel est que tu sois fort auprès de Dieu, qu'il te considère et t'honore. »

 

Dieu le Très-Haut dit :

 

Fais preuve de patience [en restant] avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, désirant Sa Face. Et que tes yeux ne se détachent point d'eux. Coran 18/28

 

252. Haritha ibn Wahb rapporte : J'ai entendu le Prophète (Saw) dire: «Voulez-vous que je vous indique qui sont les gens du Paradis? Ce sont les êtres faibles et méprisés qui, s'ils venaient à faire un serment en comptant sur Dieu pour le réaliser, se verraient exaucés. Vous dirais-je qui sont les gens de l'Enfer ? Ce sont les êtres grossiers, avides de richesse, avares et orgueilleux. » Bukhari et Muslim

 

Ce qu'il faut retenir :

 

II est recommandé d'être humble envers les musulmans. Dieu dit:

 

Muhammad est le Messager de Dieu. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les négateurs, misericordieux entre eux. Coran 48/29

 

253. Abû al-'Abbas Sahl ibn Sa'd as-Sa'idi' rapporté : Un homme passa devant le Prophète (Saw). Ce dernier demanda à un homme qui se trouvait assis chez lui: « Que penses-tu de cet homme ? » L'homme répondit : « Il fait partie des notables. Par Dieu! S'il demandait une femme en mariage, il mériterait qu'on la lui donne, et s'il intercédait, il serait digne d'être entendu. » Le Prophète (Saw) se tut, puis un autre homme passa et le Prophète (Saw) réitéra sa question: « Que penses-tu de cet homme ? » Il répondit: « Il fait partie des musulmans pauvres. S'il demandait une femme en mariage, il serait normal que sa demande soit refusée ; s'il intercédait, il mériterait que l'on ne tienne pas compte de son intercession; et s'il parlait, on n'écouterait point ses propos. » Le Prophète (Saw) répliqua alors : « Cet homme est préférable à la Terre entière peuplée de gens comme celui-là (le premier). » Bukhari et Muslim

 

Ce qu'il faut retenir :

 

L'incitation à ne pas dénigrer les pauvres, car il se peut qu'un homme à l'aspect misérable soit meilleur en qualité et en grandeur d'âme qu'un homme riche et à l'apparence agréable. Il faut donc savoir être clairvoyant dans ses jugements et le meilleur des hommes reste celui qui est le plus pieux.

 

254. Selon Abû Sa'id al-Khudri', le Prophète (Saw) a dit : Le Paradis et l'Enfer se disputèrent. L'Enfer avança comme argument: « Je suis la demeure des tyrans et des orgueilleux. »Le Paradis répliqua : « Je suis la demeure des faibles et des miséreux. » Dieu trancha alors entre eux, en disant : « Toi, Paradis, tu es l'instrument de Ma miséricorde. Par ton biais, J'exerce Ma miséricorde sur qui Je veux. Et toi, Enfer, tu es l'instrument de Mon châtiment. Par ton biais, Je châtie qui Je veux. Et c' est à Moi de vous remplir tous les deux. » Muslim

 

Ce qu'il faut retenir :

 

Dieu a laissé les gens libres d'œuvrer comme ils l'entendent. Il sait cependant que certains choisiront la voie du mal et qu'ils auront pour demeure l'Enfer, et que d'autres choisiront la voie du bien qui mène au Paradis.

 

255. Selon Abû Hurayra, le Prophète (Saw) a dit : Le jour du Jugement, l'homme corpulent et gras ne pèsera même pas, au regard de Dieu, le poids d'une aile de moustique. Bukari etMuslim

 

Ce qu'il faut retenir :

 

Le jour du Jugement, la valeur de l'homme résidera dans ses oeuvres et non dans son apparence physique. Âtre corpulent était considère auparavant comme signe de richesse et d'opulence.

 

256. Abû Hurayra rapporte : Le Prophète (Saw) demanda des nouvelles d'une femme noire -ou d'un jeune garçon -qui avait pour charge de balayer la mosquée et qu'il ne voyait plus depuis un moment. On lui annonça alors qu'elle était morte. Il répondit: « Pourquoi ne m'en avez-vous pas informé ?» On aurait dit qu'ils ne lui avaient pas accordé grande importance. Le Prophète demanda : « Indiquez-moi sa tombe. » On la lui montra et le Prophète dirigea la prière mortuaire. Il dit ensuite : « Ces tombes sont emplies de ténèbres pour leurs habitants et Dieu les illumine par ma prière effectuée pour eux. » Bukhari et Muslim

 

Ce qu'il faut retenir :

 

L'incitation à assister à la prière mortuaire des musulmans et à réitérer la prière pour qui ne l'a pas effectuée, même après son enterrement. Toute personne y a droit, fût-elle un domestique. Le Prophète a d'ailleurs mis en valeur les mérites de la personne qui se met au service des autres, notamment celle qui entretient la mosquée. Notre Prophète (Saw) est en ce sens un exemple, car il montre son attachement et son intérêt pour toute personne, même celle que les autres considèrent de moindre importance.

 

257. Toujours selon Abû Hurayra, le Prophète (Saw) a dit : Il se peut qu'un homme ébouriffé, poussiéreux et repousse de toutes les portes, voie ses voeux exaucés et sa demande agréée s'il le demandait a Dieu. Muslim

 

Ce qu'il faut retenir :

 

L'être humain doit se préoccuper de ses œuvres et purifier son cœur plutôt que de s'attacher uniquement à son aspect physique. La valeur de l'homme est fonction de ses œuvres et non de sa richesse ou de son ascendance.

 

258. Selon Usama, le Prophète (Saw) a dit : Je me suis tenu devant la porte du Paradis et j'ai vu que la plupart de ceux qui y entraient étaient des pauvres. Les riches étaient retenus [attendant leur sort] à l'exception de ceux destinés à l'Enfer qui y étaient déjà précipités. Je me suis tenu devant la porte de l'Enfer, et j'ai vu que la plupart de ceux qui y entraient étaient des femmes. Bukhari et Muslim

 

Ce qu'il faut retenir :

 

Parmi les gens du Paradis, nombreux seront les déshérites qui auront œuvre dans le bien. Les pauvres qui entreront au Paradis sont ceux, qui malgré leur misère, n'ont pas outrepassé les commandements divins. Les nantis parmi les gens de l'Enfer seront ceux qui se montraient desobéissants envers leur Seigneur. Quant aux femmes visées dans ce hadith, il s'agit uniquement de celles qui désobéissent à leur Seigneur, elles seront en Enfer pour leurs actes et non parce qu'elles sont des femmes.

 

259. Selon Abu Hurayra, le Prophète (Saw) a dit : Il n'y a que trois nouveau-nés qui ont parlé au berceau : il y a Jésus fils de Marie, et celui [associé à Jurayj]

 

Jurayj était un ascète qui vivait dans un ermitage. Un jour, sa mère vint à lui alors qu'il était en prière et l'appela : « Jurayj ! » Il s'exclama alors : « Seigneur! Dois-je répondre à ma mère ou poursuivre ma prière ? » Il continua sa prière et sa mère s'en alla. Le lendemain, elle revint le voir et le trouva encore en prière. Elle l'appela : « Jurayj ! » Il demanda alors : « Seigneur! Dois-je répondre à ma mère ou poursuivre ma prière ? » Il continua alors sa prière et sa mère s'en alla. Le troisième jour, elle revint le voir et le trouva toujours en prière. Elle l'appela : «Jurayj ! » Il demanda alors: « Seigneur! Dois-je répondre à ma mère ou poursuivre ma prière? » Il continua sa prière et sa mère s'adressa à Dieu en ces termes : « O Seigneur! Ne le fais pas mourir avant qu'il ait regardé le visage des prostituées ! » Les Enfants d'Israël étaient en train de parler de Jurayj et de son adoration, lorsqu'une prostituée connue pour sa beauté proposa : « Si vous le voulez, je le séduirai. » Elle s'offrit à lui mais il ne lui prêta aucune attention. Elle alla trouver un berger qui demeurait dans l ermitage de Jurayj et se proposa à lui. Il répondit à sa proposition et lui fit un enfant. Lorsqu'elle accoucha, elle déclara: « C'est celui de Jurayj. » Ils vinrent à lui, le firent descendre de son ermitage qu'ils détruisirent, puis ils se mirent à le frapper. Jurayj demanda alors : « Que me voulez-vous donc? » Ils répondirent : «Tu as commis l'adultère avec cette prostituée qui a eu un enfant de toi. » Il demanda : « Ou est l'enfant? » Ils le lui apportèrent et Jurayj dit : « Laissez-moi d'abord accomplir une prière. » Il pria et, lorsqu'il eut terminé, il s'approcha du nouveau-né qu'il tapota sur le ventre puis il lui dit : « Enfant, qui est ton père ? » l'enfant répondit : « C'est le berger. » Ils s'approchèrent alors de Jurayj, l'embrassèrent et passèrent leurs mains sur son corps puis ils dirent : « Nous allons reconstruire ton ermitage en or. » Jurayj répondit : « Non, refaites-le plutôt en terre, tel qu'il était. » Et ils s'exécutèrent.

 

Le troisième nouveau-né à avoir parlé au berceau était en train de téter le sein de sa mère, lorsqu'un cavalier admirablement vêtu, chevauchant un cheval de race, passa devant eux. Sa mère invoqua Dieu en ces termes : « Seigneur! Faites que mon fils soit comme lui! » L'enfant abandonna le sein de sa mère, tourna son regard vers le cavalier puis s' exclama : « Seigneur! Faites que je ne sois pas comme lui! » Il se remit aussitôt à téter (et c'est comme si je voyais le Prophète (Saw) mettre son index dans la bouche comme pour imiter l'enfant). Ils passèrent ensuite devant une jeune fille que les gens frappaient en lui disant : « Tu as commis l'adultère et tu as volé. » Et elle répondait : « Dieu me suffit et quel Garant! » La mère invoqua Dieu alors en ces termes : « Seigneur! Faites que mon fils ne soit pas comme elle! » De nouveau, l'enfant abandonna le sein de sa mère, observa la jeune fille et dit : « Seigneur! Faites que je sois comme elle! » Une discussion s'engagea alors entre la mère et son fils, la mère demanda ; « Un homme à la belle allure est passé devant moi et j'ai invoque Dieu en disant : "Seigneur! Faites que mon fils soir comme lui !" Mais tu as répondu : "Seigneur! Faites que je ne sois pas comme lui !" Puis des gens passèrent, accompagnés de cette jeune fille qu'ils frappaient, en disant : "Tu as commis l'adultère et tu as volé." J'ai demandé alors à Dieu: "Seigneur! Faites que mon fils ne soit pas comme elle!" Mais tu as répondu ; "Seigneur! Faites que je sois comme elle !" L'enfant s' expliqua alors en disant : "Cet homme était un tyran et j'ai demandé à Dieu à ne pas être comme lui. Quant a la jeune femme, on l'a accusée injustement d'adultère et de vol, j'ai alors demandé à Dieu à être comme elle." » Bukhari et Muslim

 

Ce qu'il faut retenir :

 

Ce hadith confirme les prodiges accomplis par les personnes pieuses et les miracles accomplis par les prophètes (ici, Jésus). Il rappelle, en outre, que le croyant est soumis dans sa vie quotidienne à différentes épreuves, Il lui faut donc être patient et juste, et le hadith insiste notamment sur l'exigence et la préférence de la piété filiale sur tout autre acte de bien (en dehors des piliers, bien évidemment).

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