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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


Chapitre 40 La bienfaisance à l'égard des parents et des proches

Publié par Baladislam sur 2 Juin 2011, 22:00pm

Catégories : #Hadiths

fond islam (116)

Dieu le Très-Haut dit :

 

Adorez Dieu sans rien Lui associer ! Soyez bons envers vos parents, vos proches, les orphelins, les pauvres, les voisins, qu'ils soient de votre sang ou éloignés, ainsi que vos compagnons de tous les jours, les voyageurs de passage et les esclaves que vous possédez ... Coran 4/36

 

Craignez Dieu au nom duquel vous vous demandez mutuellement assistance! Respectez les liens du sang. Coran 4/1

 

Ceux qui maintiennent les liens que Dieu a ordonné de maintenir Coran 13/21

 

Nous avons recommandé à l'homme d'être bon envers son père et sa mère. Coran 29/8

 

Ton Seigneur l'ordonne de n'adorer que Lui, de traiter avec bonté ton père et ta mère. Et si l'un d'eux ou tous les deux atteignent, auprès de toi, un age avance, ne leur dis pas: "Fi !" Ne leur manque pas de respect, mais adresse-leur des paroles affectueuses ! Fais preuve à leur égard d'humilité et adresse à Dieu cette prière : "Seigneur! Sois miséricordieux envers eux comme ils l'ont été envers moi, quand ils m'ont élevé tout petit !'' Coran 17/23-24

 

Nous avons recommandé à l'homme d'être bienveillant à l'égard de ses parents, car sa mère a enduré de multiples souffrances en le portant dans son sein, en le mettant au monde et en l'allaitant deux années durant jusqu'au sevrage. Sois donc reconnaissant envers Moi et envers tes parents! Coran 31/14

 

312. Abû 'Abd-ar-Rahman 'Abdullah ibn Mas'ûd rapporte : J'interrogeai le Prophète (saw) : « Quelle est l'oeuvre la plus aimée de Dieu ? » Il répondit : « La salat accomplie en son temps. » -« Et ensuite ? » - « La piété filiale. » - « Et ensuite ?» «Le combat au service de Dieu. » Bukhari et Muslim

 

Ce qu'il faut retenir :

 

Le droit de Dieu le plus digne d'être respecté après la profession de foi est la salat en son temps. Les droits des gens qui méritent le plus de considération sont ceux des parents. Le plus grand sacrifice est le combat au service de Dieu car il est le moyen de préserver les droits de Dieu et ceux des gens.

 

313. Selon Abu Hurayra, le Prophète (saw) a dit : Un fils ne saurait s'acquitter de la dette qu'il a vis-à-vis de son père, à moins que le trouvant esclave, il l'achète puis l'affranchisse. Muslim

 

Ce qu'il faut retenir :

 

Ce hadith met en valeur les droits sacrés des parents en islam. Les enfants doivent donc se sentir constamment redevables vis-à-vis de leurs parents.

 

314. Toujours selon lui, le Prophète (saw) a dit : Que celui qui croit en Dieu et au Jour dernier honore son hôte. Que celui qui croit en Dieu et au Jour dernier maintienne ses liens de parenté. Que celui qui croit en Dieu et au Jour dernier dise du bien ou qu'il se taise. Bukhari et Muslim

 

Ce qu'il faut retenir :

 

L'incitation à traiter généreusement son hôte et à maintenir les liens familiaux, à être doux dans ses propos et à ne pas tenir de langage grossier. De telles qualités sont des signes de la foi en Dieu et au Jour dernier.

 

315. Selon Abû Hurayra. le Prophète (saw) a dit : Dieu créa la création, puis lorsqu'Il termina, les liens de parente se levèrent et dirent : « Voici la position de celui qui Te demande protection contre la rupture des liens de parenté. » Dieu répondit : « Effectivement ! Seriez-vous satisfaits si Je Me rapprochais de ceux qui vous respectent et M'éloignais de ceux qui vous brisent ? » -« Assurément, répondirent-ils. » Dieu dit alors : « Cela vous est acquis. » Puis le Prophète (saw) ajouta: « Lisez, si vous voulez, les versets suivants :

 

En vous dérobant, ne risqueriez-vous pas de répandre le désordre sur la Terre et de rompre vos liens de parenté? Ce sont ceux-là que Dieu a maudits en les frappant de surdité et de cécité. (Coran 47/22-23) » Bukhari et Muslim

 

Une version de Bukhari rapporte :

 

« Dieu dit : "Celui qui te lie, Je le lie [à Moi], quant à celui qui rompt avec toi, Je romps avec lui. »

 

Ce qu'il faut retenir :

 

La mise en garde contre le fait de rompre les liens avec sa famille en cessant de lui rendre visite et l'encouragement à se montrer bienveillant à son égard.

 

316. Abu Hurayra rapporte : Un homme vint trouver le Prophète (saw) et lui demanda: « O Envoyé de Dieu! Quelle est la personne qui a plus le droit à ma bienveillante compagnie?» Le Prophète répondit: « Ta mère. » -« Puis encore?» -« Ta mère, répondit de nouveau le Prophète. » -« Puis encore? » -« Ta mère, répondit le Prophète une troisième fois. » -« Puis encore? » -« Ton père, conclut le Prophète. » Bukhari et Muslim

 

Une version stipule : « "O Envoyé de Dieu ! Quelle est la personne qui a plus le droit à ma bienveillante compagnie ?" Le Prophète répondit : 'Ta mère, puis ta mère, puis ta mère, puis ton père. Viennent ensuite ceux qui ont des liens familiaux après tes parents." »

 

Ce qu'il faut retenir :

 

L'islam accorde une place particulière à la mère. Il y a ainsi des priorités dans le traitement des liens familiaux.

 

317. Abu Hurayra rapporte ces propos de l'Envoyé de Dieu (saw) : Qu'il soit avili ! Qu'il soit avili ! Qu'il soit avili celui qui a connu un de ses parents ou les deux ages et qui pourtant n'a pas accédé au Paradis! Muslim

 

Ce qu'il faut retenir :

 

Se montrer bienveillant envers ses parents est un devoir, même s'ils sont jeunes. Cependant, le Prophète (saw) a spécifié la vieillesse car c'est l'age où les parents ont davantage besoin d'assistance et d'obligeance.

 

318. Abu Hurayra rapporte qu'un homme demanda au Prophète (saw) : « O Envoyé de Dieu ! J'ai de la famille envers laquelle je respecte les liens de parenté mais qui ne les observe pas. Je me montre bienveillant vis-à-vis d'eux et eux me causent du tort. Je fais preuve de patience à leur égard mais ils m'ignorent totalement. » Le Prophète lui répondit : « Si tu es véritablement comme tu le dis, c' est comme si tu leur versais de la braise, et Dieu ne cessera de te soutenir tant que tu agis ainsi. » Muslim

 

Ce qu'il faut retenir :

 

II est permis de se montrer bienveillant au regard de celui qui nous cause du tort, en espérant que cette

attitude le dissuadera de continuer et le poussera à revoir son comportement.

 

319. Anas rapporte ces propos de l'Envoyé de Dieu (saw) : Celui qui désire que l'on (Dieu) élargisse sa subsistance et que l'on (Dieu) prolonge sa vie, qu'il préserve les liens de parenté. Bukhari et Muslim

 

Ce qu'il faut retenir :

 

Les mérites de préserver les liens de parenté sont nombreux: la bénédiction dans son temps et ses biens, la préservation de la santé, une descendance pieuse, le bonheur ici-bas et dans l'au-delà. Dieu peut augmenter les ressources, les bénir ou même prolonger la vie du croyant.

 

320. Anas rapporte : Abu Talba était, parmi les ansars, celui qui possédait le plus de palmiers à Médine. La palmeraie qu'il chérissait le plus se nommait Bayruba, elle faisait face à la mosquée. Le Prophète (saw) avait pour habitude d'y entrer et de boire de son eau suave. Lorsque ;e verset

 

« Vous n'accèderez pas véritablement à la vertu tant que vous ne ferez pas largesse de ce que vous cherissez. " (Coran 3/92)

 

fut révélé, Abu Talba alla rencontrer le Prophète (.) et dit : « O Envoye de Dieu ! Dieu t'a révélé ce verset ;

 

"Vous n' accèderez pas véritablement à la vertu tant que vous ne ferez pas largesse de ce que vous chérissez."

 

Et, de tous mes biens, rien ne m'est plus cher que Bayruba. C'est désormais une aumône de ma part, espérant ainsi un bien et un placement auprès de Dieu. Place-la donc, Prophète, chez celui que Dieu t'aura montré. » L'Envoyé de Dieu (saw) lui dit alors : « Comme cela est bon! Voila donc un bien fructueux ! J'ai certes entendu tes propos et je pense que tu devrais en faire aumône à tes proches. » Abu Talba reprit alors : « C'est ce que je ferai, Envoyé de Dieu ! » Il partagea la palmeraie entre ses proches et ses cousins. Bukhari et Muslim

 

Ce qu'il faut retenir: Voir hadith n° 297.

 

321. 'Abdullah ibn 'Amr ibn al-'As rapporte : Un homme est venu voir le Prophète (saw) et lui déclara : « Je te fais acte d'allégeance en m'engageant à accomplir l'Hégire et à combattre au service de Dieu, espérant la récompense divine. » Le Prophète le questionna: « As-tu un de tes parents encore en vie? » -« Oui, les deux, répondit l'homme. » Le Prophète lui demanda: « Espères-tu la récompense divine? » L'homme répondit par l' affirmative. Le Prophète lui dit alors: « Retourne donc chez tes parents, et sois bienveillant envers eux. » Bukhari et Muslim, le texte étant de ce dernier

 

une autre version de Bukhari et Muslim rapporte : « Un homme vint trouver le Prophète (saw) et lui demanda la permission d'accomplir le jihad. Le Prophète l'interrogea: « Tes parents sont-ils encore en vie? » -« Oui, répondit l'homme. » Le Prophète lui ordonna alors : « Ton combat est auprès d'eux. »

 

Ce qu'il faut retenir :

 

La bienveillance à l'égard de ses parents prime sur le jihad, car la piété filiale est une obligation qui incombe à chacun, alors que le jihad incombe à I'ensemble de la communauté et non à chaque individu. Cependant, si le jihad devient un devoir qui lui incombe personnellement, il se doit d'y répondre.

 

322. Toujours selon lui, le Prophète (saw) a dit : Celui qui préserve les liens de parenté n'est pas celui qui s'acquitte simplement des devoirs envers sa famille, mais c'est aussi celui qui continue à entretenir ces liens, quand bien même sa famille le négligerait. Bukhari

 

323. 'Aisha rapporte ces propos de l'Envoyé de Dieu (saw) : Les liens de parenté sont suspendus au-dessus du Trône et invoquent Dieu en ces termes: « Que Dieu S'unisse à ceux qui s'unissent à nous et qu'Il rompe les liens avec ceux qui nous ont rompus ! Bukhari et Muslim

 

324. La mère des croyants, Maymuna, fille de Harith, rapporte qu'elle affranchit un jour une esclave sans en demander la permission au Prophète (saw), Lorsque vint son jour pendant lequel il devait se consacrer à elle, elle demanda : «As-tu été informé, Envoyé de Dieu, que j'ai affranchi mon esclave ? » -« L'as-tu vraiment fait? » -« Oui, répondit-elle. » II reprit alors : « Si tu l'avais donnée a tes ondes maternels, cela aurait été meilleur pour ta récompense. » Bukhari et Muslim

 

Ce qu'il faut retenir :

 

II est permis à l'épouse d'utiliser ses biens comme elle l'entend et sans même l'autorisation de son mari. D'ailleurs, le Prophète (saw) n'a pas reproché cela à son épouse. Il l'a reprise parce que les oncles de Maymuna étaient très pauvres et qu'elle les aurait soulagés par ce don.

 

325. Asma', fille d'Abu Bakr as-Siddiq, rapporte : Ma mère -qui était à cette époque encore polythéiste -me rendit visite du temps du Prophète. Je demandai conseil au Prophète (sa<) et lui dis: «Ma mère est venue me voir pour me demander quelque chose, dois-je lui faire aumône ? » Le Prophète répondit alors : « Oui, entretiens de bonnes relations avec ta mère. » Bukhari et Muslim

 

Ce qu'il faut retenir :

 

La permission de conserver de bonnes relations avec ses proches non musulmans, et particulièrement ses parents. Dieu dit:

 

« Mais, s'ils exercent sur toi une contrainte pour t'amener à M'associer des divinités dont tu n'as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas, tout en continuant à te comporter avec eux en ce bas monde de façon convenable. » (Coran 31/15)

 

326. Zaynab ath-Thaqafiyya, épouse de 'Abdullâh ibn Mas'ud, rapporte de l'Envoyé de Dieu (saw) : « Femmes, faites aumône, ne serait-ce que de vos bijoux. » Je revins auprès de 'Abdullah ibn Mas'ud et lui dis: «Tu es un homme dans le besoin et le Prophète (saw) nous a ordonné de faire l'aumône. Va donc l'interroger pour savoir s'il m'est permis de te donner l'aumône [compte tenu de ta situation]. Sinon, je la donnerai à quelqu'un d'autre. » 'Abdullah répondit : « Non, va plutôt lui demander toi-même. » Je m' en allai donc trouver le Prophète (saw) mais voila que la femme d' un ansar se trouvait justement devant la porte de l'Envoyé de Dieu (saw) pour les mêmes raisons. L'Envoyé de Dieu avait un maintien majestueux et noble (qui impressionnait). Bilal sortit à notre rencontre, nous lui dimes: « Va donc voir l'Envoyé de Dieu (saw) et annonce-lui que deux femmes à sa porte sont venues lui demander si l'aumône qu'elles font à leur mari et aux orphelins qui se trouvent sous leur toit est valable. Mais, ne lui dis pas qui nous sommes. » Bilal entra chez le Prophète (saw) et le questionna. Le Prophète (saw) lui répondit: « Mais qui sont-elles ? » -« La femme d'un ansar et Zaynab, répondit Bilal. » Le Prophète (saw) questionna à nouveau: « De quelle Zaynab s'agit-il ?» -« De la femme de 'Abdullah, répliqua Billal. » Le Prophète (saw) reprit alors :« Elles bénéficieront de deux récompenses: une pour avoir entretenu les liens familiaux et une autre pour avoir fait l'aumône. » Bukhari et Muslim

 

Ce qu'il faut retenir :

 

La permission pour une femme de verser l'aumône -même légale -à son mari et à ses enfants s'ils sont dans le besoin véritable. Il est aussi permis à la femme de sortir de sa maison afin de s'enquérir de sa religion. L'attitude de 'Abdullah est en ce sens éloquente et exemplaire : il encourage son épouse ) aller chercher la science auprès du Prophète (saw). Le savoir est un devoir qui incombe ) la femme comme à l'homme.

 

327. Abu Sufian $akhr ibn Sharb rapporte qu'au cours d'une longue entrevue avec Héraclius, ce dernier le questionna : « Que vous ordonne-t-il (le Prophete (saw))» ? »Je répondis : « Il nous demande d'adorer Dieu sans rien Lui associer, de délaisser les croyances de nos pères, d'accomplir la salat, d'être sincères, chastes et de préserver les liens de parenté. » Bukhari et Muslim

 

Ce qu'il faut retenir :

 

Ce hadith pose les spécificités de la religion musulmane: l'adoration d'un Dieu Unique en ne Lui donnant aucun associé. L'être humain a donc le devoir de se libérer de toute autre adoration ou servitude. Il n'appartient ni ne se soumet à quiconque si ce n'est à Dieu, Créateur et Maitre de toute chose. Telle est la liberté absolue selon l'islam. La salat est le lien qui unit le serviteur à Dieu ; la sincérité, la chasteté et la préservation des liens familiaux sont le signe d'un noble caractère.

 

328. Abu Dharr rapporte ces propos de l'Envoyé de Dieu (saw) : Vous allez conquérir une terre ou il est fait usage du qirat. (monnaie égyptienne à cette époque) " Dans une autre version: vous allez conquérir l'Egypte. Soyez bienveillants à l'égard de ses habitants car ils ont des droits sur vous et des liens de parenté avec vous. Muslim

 

Une version rapporte : « Lorsque vous l'aurez conquise, traitez ses habitants avec bonté car ils ont des droits sur vous et des liens de parenté -ou des liens par alliance avec vous. »

 

Nawawi ajoute : « Les savants ont sut que pour les liens de parenté, il s'agit de Hajar, la mère du prophète Ismaël ; quant aux liens par alliance, il s'agit de Marya la Copte, la mère d'Ibrahim, fils du Prophète (saw) (qui mourut en bas age). »

 

Ce qu'il faut retenir :

 

Le miracle du Prophète qui a annoncé la conquête de l'Égypte avant même qu'elle ne fut conquise.

 

329. AbU Hurayra rapporte : Lorsque le verset suivant a été révélé :

 

Avertis les gens qui te sont les plus proches " (Coran 26/214),

 

le Prophète (saw) appela les Qurayshites qui se réunirent. Il divulgua des recommandations générales destinées ) tous, et d' autres, à certains membres uniquement. Il s'écria alors : « O fils de 'Abd ash-Shams, o fils de Ka'b ibn Lu'ayy, sauvez-vous du Feu! O fils de Murra ibn Ka'b, sauvez-vous du Feu! O fils de 'Abd Manam, sauvez-vous du Feu! O fils de Hashim, sauvez-vous du Feu! O fils de 'Abd al-Munalib, sauvez-vous du Feu! O Fatima, sauve-toi du Feu, car je ne possède rien qui puisse - vous en préserver si ce n'est les liens de parenté qui nous unissent et que je continuerai d'entretenir. » Muslim

 

Ce qu'il faut retenir :

 

Le jour du Jugement, rien ne sera utile si ce ne sont la foi en Dieu et les bonnes actions. Certains prétendent que leurs liens de parenté avec une personne pieuse leur permettront d'être épargnés de l'Enfer sans même que l'on ne leur demande de comptes concernant leurs mauvaises actions. Ce hadith réfute ces propos.

 

330. Abu 'Abdillah 'Amr ibn al-'Ali rapporte qu'il entendit le Prophète (saw) s'écrier de vive voix : La famille d'untel n'est pas mon protecteur. Mes seuls protecteurs sont Dieu et les vertueux parmi les croyants. Cependant, j'ai avec elle des liens de parenté que je préserverai. Bukhari et Muslim, le texte est de Bukhari

 

331. Abu Ayyub Khalid ibn Zayd al-Ansar rapporte qu'un homme s'adressa au Prophète (saw) en ces termes: « O Prophète de Dieu, indique-moi une action qui me fasse entrer au Paradis et qui m'éloigne de l'Enfer. » Le Prophète (saw) répondit : « Adore Dieu sans rien Lui associer, accomplis la salat, verse la zakat et maintiens mes liens de parenté. » Bukhari et Muslim

 

Ce qu'il faut retenir :

 

Parmi les moyens qui permettent l'accès au Paradis, notons l'adoration de Dieu, l'Unique, l'accomplissement de la salat, l'acquittement de la zakat et le maintien des liens familiaux. L'entrée au Paradis ne peut donc se réaliser par de simples souhaits sans fournir les efforts nécessaires.

 

332. Salman ibn 'Amir rapporte ces propos de l'Envoyé de Dieu (saw) : « Lorsque l'un d'entre vous désire rompre son jeune, qu'il le fasse avec une datte car elle sera pour lui une bénédiction. S'il ne trouve pas de dattes, qu'ill e rompe avec de l'eau car elle est purificatrice. » Il ajouta également: « L'aumône que l'on fait au pauvre est une simple aumône, celle faite à un proche compte double: elle vaut une aumône supplémentaire en raison du maintien des liens de parenté. » Tirmidhi qui le considère hasan

 

Ce qu'il faut retenir :

 

II est recommandé de rompre le jeune avec une datte ou, à défaut, avec de l'eau. Dans ce cas, comme pour le reste, le croyant doit choisir parmi les bonnes actions celles qui valent le plus comme, par exemple, l'aumône faite à un proche qui est doublement récompensée grâce au respect des liens du sang.

 

333. Ibn 'Umar rapporte : J'avais une femme que j'aimais mais pour laquelle 'Umar [mon père] éprouvait de l'aversion. Il m'enjoignit de m'en séparer mais je refusai 'Umar alla donc trouver le Prophète (saw) et l'informa de mon refus. Le Prophète (saw) m'ordonna alors de m'en séparer. Rapporté par Abu Dawud et Tirmidhi qui le considère hasan

 

Ce qu'il faut retenir :

 

Il est du devoir du musulman d'obéir à ses parents si cette obéissance est en conformité avec les préceptes de l'islam. Le fils de 'Umar aimait sa femme, mais son père la détestait non pas par simple dégout mais plutôt pour une raison valable au regard de l'islam. D'ailleurs c'est uniquement pour cette raison que le Prophète (saw) confirma la volonté de 'Umar et ordonna à son fils d'obéir. Cependant, si 'Umar avait été injuste dans son jugement, le Prophète (saw) ne l'aurait jamais approuvé. En outre, il convient de revenir sur le terme taliq qui n'a pas véritablement d'équivalent dans la langue française. En effet, répudiation ou divorce ne conviennent pas car, dans taliq, il y a possibilité de retour alors que la répudiation ou le divorce font référence à une décision irrévocable et définitive. C'est la raison pour laquelle nous privilégions le vocable « séparation ».

 

334. Abû Darda' rapporte qu'un homme vint à lui et lui dit : « J'ai une femme dont ma mère m'ordonne de me séparer. » Abu Darda' lui répondit : « J'ai entendu l'Envoyé de Dieu (saw) dire: "Les parents sont la porte du Paradis dont l'accès est me plus facile. Si tu veux, profite de cette porte ou n'en profite pas." » Tirmidhi le considère hasan

 

Ce qu'il faut retenir :

 

L'homme doit satisfaire aux requêtes de ses parents afin de gagner le Paradis. II ne faut en aucun cas refuser de les satisfaire tant que cela n' entraine aucune injustice.

 

335. Selon Sarff ibn 'Azib, le Prophète (saw) a dit : La tante maternelle occupe un rang équivalent à celui de la mère. Tirmidhi

 

Commentaire de Nawawi : Concernant ce chapitre, de nombreux hadiths sont mentionnés dans des recueils spécifiques aux hadiths authentiques. On peut citer le récit des compagnons de la caverne (hadith n° 12 de ce même livre) et celui de Jurayj (n° 259) déjà mentionnés. Beaucoup d'autres hadiths figurent dans des recueils authentiques, nous ne les avons pas cités par concision. Parmi les plus importants, le long hadith rapporte par Amr ibn Abasa qui traite des préceptes de l'islam et de sa morale. II sera cité dans sa totalité dans le chapitre de l'espérance (chap. 51, hadith n° 443).

 

Il est dit dans ce hadith : «Je rencontrai l'Envoyé de Dieu (saw) à la Mecque -au tout début de sa prédication -et lui demandai : "Qui es-tu ?" -"Un prophète, me répondit-il." "Et qu'est-ce qu'un prophète ?" -" C'est Dieu qui m'a envoyé." -"Porteur de quel message t'a-t-Il envoyé ?" "II m'a envoyé pour maintenir les liens du sang, briser les idoles, et pour que l'on considère Dieu Unique et sans associés" » Puis il cita le hadith en entier.

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