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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


Circonstances dans lesquelles le hijab est requis

Publié par Baladislam sur 7 Septembre 2011, 22:03pm

Catégories : #La femme en Islam

fond article femme (30)

 

Dans les pratiques cultuelles

 

1) Dans la prière

 

Dieu -qu'Il soit glorifié- a appelé les croyants et les croyantes à se faire élégants lorsqu'ils vont à la mosquée :

 

"Fils d'Adam ! Revêtez vos plus beaux habits au moment de chaque office de prière. Mangez et buvez en évitant tout excès ! Dieu n'aime pas que Ilon dépasse la limite!" (

Coran, Sourate 7 "Les Limbes", Verset 31)

 

Couvrir sa 'awrah' est considéré, en Islam, comme un signe de civisme et d'élégance. Au passage, notons que porter un vêtement décent ne veut pas dire que ce dernier doive être laid: Dieu Le Très-Haut fait la différence entre un beau vêtement (que l'on peut porter en public) et un vêtement séduisant (que l'on doit réserver pour l'intimité du couple).

 

Aïchah, l'épouse du Prophète (Que Dieu soit satisfait d'elle), a rapporté que le Prophète (Que les bénédictions et la paix de Dieu soient sur lui) a déclaré: « Dieu -qu'Il soit exalté- n'accepte pas la prière d'une femme Musulmane qui, ayant atteint l'age des règles, ne porte pas de khimar." » Hadith relaté par Abou Dawoud et Tirmidhi

 

Dans la prière, comme dans la vie publique, il est donc interdit aune femme Musulmane de découvrir autre chose que son visage et ses mains : tous les jurisconsultes (appelés ''fouqahas'') sont unanimes sur ce point. En ce qui concerne la permission ou non de découvrir les pieds, certains I 'admettent, d'autre non. La femme qui ne respecte pas les limites du hijab dans sa prière voit sa prière considérée comme nulle, puisqu'il lui manque une condition obligatoire : telle est la position de la majorité des savants.

 

Ainsi, l'Imam Malik Ibn Anass (93-179 Hégire) a dit que si la femme découvre autre chose que son visage et ses mains, elle doit refaire sa prière, si le temps de cette prière n'est pas encore dépassé. Les trois Imams des trois autres grandes écoles juridiques (Abou Hanifa, Ash-Shafi'i et Ibn Hanbal) sont d'avis que la femme doit refaire sa prière, même si le temps en est dépassé. Seulement, Abou Hanifa et Ash-Shafi'i permettent à la femme de découvrir les pieds sans que sa prière soit considérée comme nulle, tandis que, à l'inverse, Ibn Hanbal considère que montrer les mains annule déjà la prière (il ne permet a la femme de découvrir que le visage).

 

Retenons donc que, de toute façon, la femme doit, pour que sa prière soit valable, porter un habit qui couvre jusqu'aux pieds, se couvrir tout le corps, se couvrir également la tête et tous les cheveux, et ramener le voile sur le cou, la gorge et la poitrine. En ce qui concerné les mains et les pieds, qu'elle suive ce qui est admis dans l'école juridique qu'elle suit d'habitude et Dieu Le Très-Haut ne lui fera aucun grief.

 

Les ecoles juridiques varient souvent en fonction des régions du monde Musulman : ainsi, la majorité des Nord-Africains suivent l'école de l'Imam Malik Ibn Anass, la majorité des Pakistanais suivent Abou Hanifa, la majorité des Égyptiens suivent Ash-Shafi'i et la majorité des Saoudiens, l'Imam Ahmad Ibn Hanbal, par exemple. De telles divergences sur des points de détails représentent une variété, une richesse pour l'Islam; ils ne doivent pas devenir des causes de dissensions ou de schismes. Si l'on se range a l'opinion d'un grand savant de l'Islam, Dieu accepte notre prière ; par ailleurs, si nous sommes dans une région ou les femmes cachent leurs pieds, évitons de montrer les notres, pour ne pas choquer inutilement.

 

2) Lors du Pèlerinage

 

Le Pèlerinage est pour la femme, comme pour l'homme, une prescription religieuse d'obligation Divine. Pour être valable, accepté par Dieu, le Pèlerinage doit remplir certaines conditions. A partir d'une certaine distance de La Mecque, en un lieu appelé "miqat" (chaque route menant a La Mecque à son "miqat" fixe et connu), commence effectivement le Pèlerinage. Là, les Musulmans et les Musulmanes doivent formuler leur intention d'accomplir le Pèlerinage selon les rites prescrits par Dieu, et doivent revêtir les vêtements de sacralisation de pèlerin appelés "ihram". Pour les hommes, ces vêtements consistent en pièces de tissus blanc non cousues : ce sont des vêtements fort différents de ceux qu'ils portent dans la vie courante. Pour les femmes, les vêtements d'ihram sont les mêmes que le hijab qu'elles portent dans la vie courante. Ils doivent répondre aux prescriptions fixées pour la prière. Mais ils doivent se limiter au hijab obligatoire : il n'est pas permis a la femme, durant le Pèlerinage, de porter des gants ou de se voiler entièrement le visage. A ce sujet, I'Imam Boukhari (paix à son âme) a relaté que Aïchah, l'epouse du Prophète (Que Dieu soit satisfait d'elle) portait des vêtements teints en jaune en accomplissant le Pèlerinage, et qu'elle a dit : "Une femme en Pèlerinage ne doit se couvrir ni le bas ni le haut du visage, et elle ne doit pas porter des vêtements du genre de ceux qui sont parfumés ... "

 

La majorité des savants sont donc unanimes pour dire que la femme doit porter, lorsqu'elle accomplit le Pèlerinage, un hijab couvrant tout le corps à l'exception du visage. En ce qui concerne les mains, l'Imam Malik interdit de les cacher.

 

Le hijab en société

 

1) Devant les non-mahram

 

Précisons d'abord ce que désigne le mot arabe de "mahram" : le "mahram" est une personne avec laquelle tout mariage est interdit jusqu'à la fin de la vie: par exemple, pour une femme, sont déclarés "mahram" son père, ses frères, le mari de sa mère ou le mari de sa fille, les frères de son père et de sa mère ... et les autres femmes !

 

Un mahram appartient en quelque sorte à la vie privée de la femme ; mais toute autre personne appartient à sa vie publique uniquement. Toute personne qui n'est pas "mahram" pour la femme ne doit pas voir de cette dernière autre chose que ce qui peut dépasser du hijab. La femme doit veiller a préserver sa décence devant un non-mahram. Bien sûr, lorsque la femme sort de chez elle, puisque, dans la rue, elle rencontre des non-mahram, elle doit porter le hijab tel qu'il a été décrit ci-dessus ; mais elle doit également porter le hijab devant des non-mahram si ceux-ci viennent chez elle : il serait absurde de s'habiller en hijab pour sortir, et de se montrer sans hijab, aux mêmes personnes, lorsqu'elles viennent à la maison ! Devant le mari de sa tante, devant les amis de son mari, par exemple, la femme Musulmane qui veut obéir à Dieu doit garder le hijab, sinon elle commet un péché par manque de pudeur.

 

Parlons maintenant des "hammam", que l'on appelle bains maures ou bains turc : beaucoup de femmes Musulmanes y restent en petite culotte, ou même toutes nues, prétextant qu'elles sont "entre femmes" et que "toutes les femmes sont faites de la même façon", ou qu'il fait chaud, ou qu'il faut bien se laver partout... Pour elles, la Loi de Dieu passe en second plan, comme si, lorsqu'elles sont entre femmes, personne ne les voyait : elles oublient que Dieu, Lui les voit ! Elles oublient que, a cause de ces excès, le Messager de Dieu (Que les bénédictions et la paix de Dieu soient sur lui) a dit : "Interdisez les hammams aux femmes, sauf à celle qui est malade ou à celle qui vient d'accoucher !" Hadith rapporte par Abd Allah Ibn Amr, et relaté par Abou Dawoud

 

II ne 'voulait pas que les femmes prennent l'habitude d'aller au hammam et de s'y dévêtir les unes devant les autres, sans respecter les limites de la " 'awrah " fixées par Dieu Le Très-Haut. Signalons que les hommes n'étaient pas irréprochables, et que le Prophète (Que les bénédictions et la paix de Dieu soient sur lui) leur avait d'abord interdit le hammam, puis le leur a permis à nouveau, à condition qu'ils se ceignent d'un pagne, de la taille aux genoux. Hadith rapporte par Abd Allah Ibn Amr, et relaté par Abou Dawoud

 

Yaala (Que Dieu soit satisfait de lui) a rapporté que le Messager de Dieu (Que les bénédictions et la paix de Dieu soient sur lui) après avoir aperçu un homme qui se lavait nu, était monté sur la chaire, avait loué le Seigneur et L'avait remercié, puis avait déclare :"Dieu -que soient exaltées Sa Toute-Puissance et Sa Gloire-est Vivant et II est dans Sa nature d'estomper, de cacher les défauts ; II aime la pudeur et la discrétion : alors, si l'un d'entre vous se lave, qu'il se cache! "Hadith relaté par Abou Dawoud

 

2) Devant les non-Musulmans

 

Devant des hommes non-Musulmans, que ce soit au dehors ou chez elle, la femme Musulmane doit absolument porter le hijab, comme elle le porte devant des hommes Musulmans non-mahram (voir ci-dessus) : ils ne peuvent donc voir d'elle autre chose que le visage et les mains.

 

Devant les femmes non-Musulmanes, la règle générale veut que la femme Musulmane pieuse garde le hijab : cette position est celle de la grande majorité des savants de l'IsIam. Certains, toutefois, permettent à la Musulmane de découvrir ses cheveux et ses bras devant des femmes non-Musulmanes. Si la grande majorité des savants prescrivent à la Musulmane de garder le hijab devant des non-Musulmanes, c'est qu'ils craignent que ces non-Musulmanes, qui ne partagent pas la même considération pour la pudeur et la décence que la Musulmane, ne manquent, de resserve, et aillent la décrire à des hommes. Une femme Musulmane, elle, sait que Dieu lui interdit d'aller faire la description du physique d'une autre femme à un homme ; mais une non-Musulmanes, elle, risque de le faire. La femme Musulmane qui serait ainsi décrite sans resserve à un homme tomberait sous le coup d'un interdit Divin, et encouragerait la colère de Dieu !

 

Ibn 'Abbas (Que Dieu soit satisfait de lui), commentant le verset 31 de la Sourate 24 "La Lumière", que nous avons cité plus haut, ou Dieu fait la restriction suivante concernant le hijab prescrit aux femmes : "ou à leurs compagnes ...'', a dit : "Il s'agit des non-Musulmanes, devant lesquelles la Musulmane peut découvrir le cou, les oreilles et les cheveux, ainsi que ce que ne peut voir qu'un mahram" Hadith relaté par Ibn Al Moundhir et d'autres.

 

En présence de femmes non-Musulmanes, une femme Musulmane pieuse doit juger ce qu'il vaut mieux faire, et prendre ses responsabilités dans son obéissance à Dieu Le Très-Haut.

 

En ce qui concerne les non-Musulmans, le hijab est toujours requis, en principe, qu'ils soient hommes ou femmes. Mais si ces non-Musulmans sont des mahram de la femme Musulmane, elle doit les considérer avant tout comme des "mahram" et donc elle peut, normalement, se découvrir comme devant n'importe quel mahram. II y a beaucoup de femmes, nées de parents non-Musulmans, qui se convertissent à l'Islam; la question de savoir si elles sont obligées de porter le hijab devant leur mère ou leur père, entre autres, se pose à elles la réponse est non. Ils sont pour elle des mahram, donc elle peut leur montrer ses cheveux, ses bras et ses mollets.

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ChanTal 10/09/2011 05:15


Bravo pour ton site .. belles images et les coutumes de l,islam tres bien expliqué dans un profond respect et de dignité..Inna li Allahi wa inna ilayhi raji3un
Allahi 7afedk ..Baraka Allahu fik
Que Dieu unisse et bénisse

Ceux qui le craigne et font sa volonté dans leur coeur et par leurs gestes
ChanTal


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