Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


Clarification sur la croyance à avoir vis-à-vis du prophète, de sa famille et de ses compagnons

Publié par Baladislam sur 25 Avril 2012, 22:00pm

Catégories : #Tawhid et unicité d'Allah

 fond écran noms allah (28)

 

Ce chapitre comprend les parties suivantes :

 

Première partie : Concernant l’obligation d’aimer et de révérer le prophète (saw), et l’interdiction de dépasser la limite et d’exagérer dans son éloge - clarification de son rang –

 

Deuxième partie : Concernant l’obligation d’obéir au prophète (saw) et de se conformer à lui.

 

Troisième partie : Concernant la légitimité de prier et de saluer le prophète(saw).

 

Quatrième partie : Concernant le mérite des gens de la maison du prophète  et le devoir envers eux sans modération et sans exagération.

 

Cinquième partie : Concernant le mérite des compagnons et la croyance que l’on doit adopter envers eux La position des gens de la sunna et du consensus par rapport aux événements advenus entre eux.

 

Sixième partie : Concernant l’interdiction d’insulter les compagnons et les imams de la guidance.

 

ΦΦΦΦΦ

 

Concernant l’obligation d’aimer et de révérer le prophète, et l’interdiction de dépasser la limite et d’exagérer dans son éloge - clarification de son rang –

 

L’obligation d’aimer le prophète (saw) et de le révérer :

 

Dans un premier temps, il est exigé de tout serviteur d’aimer Allah, soit il exalté, et c’est l’une des plus grandes adorations, Allah dit:

 

« Or les croyants sont les plus ardents en l'amour d'Allah »

(La vache - 165)

 

Car il est le souverain qui a fait grâce à ses serviteurs des bienfaits apparents et cachés. Ensuite, après l’amour d’Allah, le très haut, il est exigé d’aimer le prophète (saw), car il est celui qui a appelé à Allah, il le fit connaître (aux gens), il est celui qui a transmis sa législation et expliqué ses lois. Tout ce qu’ont acquis les croyants dans cette vie-là et l’au-delà, c’est par l’intermédiaire de ce prophète et personne ne rentrera au paradis sauf en lui obéissant et en adoptant sa conduite. Et, (il est cité) dans le hadith: "Si trois choses se rassemblent chez une et seule personne, alors elle goûtera à la douceur de la foi : qu’il aime Allah et son prophète par-dessus tout, qu’il aime son prochain pour Allah uniquement, qu’il déteste retourner à la mécréance, après qu’Allah l’en ait sauvé, comme il déteste être jeté dans le feu"

 

L’amour du prophète (saw) est donc conséquente et inhérente à l’amour d’Allah, et elles successive à elle dans un degré de hiérarchie. La spécificité de l’amour (du prophète (saw)) et l’obligation qu’elle soit placée avant l’amour de tout être cher (sauf l’amour d’Allah) est relaté dans sa parole : "aucun d’entre vous ne sera (parfaitement) croyant tant que je lui serais pas plus cher que ses propres enfants, son père et tous les gens du mondes".

 

Il a même était précisé que le croyant doit aimer le prophète (saw) plus que soi-même comme dans le hadith de Omar ibn al khattab : Il dit : "Ô envoyé d’Allah, tu es certes plus cher (à mes yeux) que toutes autres choses sauf moi-même" Il (saw) dit alors: "Par celui qui possède mon âme entre ses mains, jusqu’à ce que je sois plus aimé (à tes yeux) que ta propre personne". Omar dit alors : "tu es désormais plus cher (à mes yeux) que ma propre personne" Il (saw) dit: "maintenant, Ô Omar".

 

Dans tout cela (nous observons) que l’amour du prophète (saw) est obligatoire et passe avant tout autre amour sauf celle d’Allah, car elle est conséquente et inhérente à elle, elle est pour et en Allah. Elle augmente lorsque s’accroît l’amour d’Allah et diminue lorsque celle-ci diminue. Et tous ceux qui aiment Allah, aiment en lui et pour lui.

 

L’amour du prophète (saw) implique sa vénération et son respect et adopter sa conduite, et placer sa parole devant la parole de toute autre personne de l’humanité et vénérer sa sunna.

 

Le savant Ibn al Quayim cite : "Et tout amour et vénération pour l’être humain est permis uniquement si elle est conséquente de l’amour et de la vénération d’Allah, comme c’est le cas pour l’amour et la vénération du prophète (saw), elle parfait l’amour et la vénération de celui qui l’a envoyé. Sa communauté l’aime car Allah l’aime, elle le respecte grandement et le vénère, car Allah l’a vénéré, c’est donc un amour pour Allah et qui fait parti des engagements de l’amour d’Allah.''

 

La signification (de cela): Allah a placé (dans le cœur des gens) l’amour et la respectabilité du prophète (saw), c’est pour cela qu’il n’y a pas d’être plus aimé, plus imposant et plus honoré dans les cœurs des gens comme le fut le prophète (saw) dans les cœurs des compagnons. ‘Amr ibn al-’Ass dit: "Il n’y avait pas une personne dont je détestais plus que le prophète (saw), puis, lorsque je me convertis, il n’y avait de personnes plus chère à mes yeux et plus vénérée que lui, si on me demandait de le décrire, je ne le pus, car je ne l’ai jamais dévisagé, à cause de la vénération que j’éprouvais pour lui". ‘Ourwa ibn mass’oud dit à Quouraych: "Ô mon peuple, par Allah, j’ai voyagé à Kisra, à Quaissar, auprès des rois, je n’ai jamais vu un roi vénéré par ses fidèles comme les compagnons de Mohammed vénèrent Mohammed, Par Allah, ils ne le dévisagent pas du regard, et il n’expectore pas un crachat sans qu’il ne tombe dans leurs mains, alors ils s’en frottent leurs visages et leurs poitrines. Et lorsqu’il se purifie, peut s’en faut pour qu’ils ne s’entretuent autour de son ablution".

 

L’interdiction de dépasser les limites (al-ghoulouw) et d’exagérer (al-itra) dans son éloge :

 

Al-ghoulouw’: dépasser la limite, on dit "ghala" lorsque l’on dépasse la limite dans la quantité, Allah dit :

 

« Ô gens du Livre (chrétiens), n'exagérez pas dans votre religion »

(Les femmes - 171)

 

C’est à dire : ne dépassez pas la limite.

 

Al-itra’ : dépasser les limites dans l’éloge ou le mensonge.

 

- La signification de "al-ghoulouw" en ce qui concerne le prophète (saw) : ne pas dépasser la limite dans (l’approbation) de son rang. C’est le fait de l’élever au-dessus de son rang de serviteur et d’envoyé comme lui attribuer des spécificités divines en l’invoquant et lui demandant de l’aide en dehors d’Allah, ou en prêtant serment par lui.

 

- La signification de "al-itra" en ce qui le concerne, est d’exagérer dans son éloge, le prophète (saw) a interdit cela lorsqu’il dit : "Ne me couvrez pas exagérément d’éloges comme ce fut le cas des chrétiens concernant Jésus fils de Marie, je ne suis qu’un serviteur, dites alors : "serviteur et messager d’Allah".

 

C’est à dire, ne me faites pas d’éloges par le faux, et ne dépassez pas la limite dans mon éloge comme l’ont fait les chrétiens avec Jésus lorsqu’ils prétendirent sa divinité, décrivez-moi comme m’a décrit mon seigneur, dites: "serviteur d’Allah et son envoyé". Et lorsque des compagnons lui dirent : "tu es notre maître (sayid)" il (saw) dit: "votre maître est Allah le Très-Haut " et lorsqu’ils dirent : "le meilleur et le plus grand en force" il (saw) dit alors: "Dites vos paroles, ou quelques-unes de vos paroles, et que le diable ne vous conduise (à dire ce qui n’est permis)".

 

Certaines personnes lui dirent: "Ô envoyé d’Allah, Ô le meilleur d’entre nous et le fils du meilleur d’entre nous, O notre maître et le fils de notre maître" il dit :"Ô vous les gens, dites votre parole et que le diable ne vous induise pas en erreur, je suis Mohammed, le serviteur d’Allah et son envoyé, je n’aime pas que vous m’éleviez au-dessus de mon rang, dans lequel Allah m’a placé".

 

Il (saw) détesta qu’on lui fit des éloges en employant ces termes : "tu es notre maître", "tu es le meilleur d’entre nous", "tu es le plus grand d’entre nous", sachant qu’il est la meilleure des créatures et le plus noble, pourtant il les interdit de cela, afin de les éloigner d’aller au-delà de ses limites et d’exagérer dans son droit, et afin de protéger l’unicité. Il (saw) leur indiqua de le décrire par deux attributs qui représentent le rang le plus élevé chez le serviteur, et qui ne comprennent pas d’exagération, ni de danger pour la croyance : Le serviteur d’Allah et son envoyé. Il (saw) détesta ainsi, qu’on l’élève au dessus de son rang dans lequel Allah l’a investi et l’a agréé pour lui. En dépit de cela, beaucoup de gens ont contredit son interdiction, ils commencèrent à l’invoquer, à lui demander secours, à jurer par lui, à lui réclamer ce qu’on ne réclame uniquement à Allah, comme cela se passe dans les fêtes de la naissance (du prophète (saw)), les poèmes et les chants, sans distinguer entre le droit d’Allah et celui du prophète (saw).

 

Le savant Ibn al-quayim dit dans sa nouniya :

 

Allah possède un droit que personne d’autre n’a

Et le serviteur possède un droit qui en représente deux

Ne rends pas ces deux droits comme un seul

Sans distinction et sans discernement

 

Clarification du rang du prophète (saw):

 

Il n’y a pas de mal à clarifier son rang en lui faisant éloge de la même façon qu’Allah lui a fait éloge, et de rappeler la place dont Allah lui a fait grâce et la croyance en cela. Il (saw) possède un rang très élevé, celui dans lequel Allah l’a placé, il est le serviteur et l’envoyé d’Allah, il est le meilleur des gens et l’envoyé d’Allah à l’ensemble des peuples et à l’ensemble des hommes et des djinns, il est le meilleur et le dernier des envoyés, il n’y a d’envoyé après lui. Allah lui a ouvert sa poitrine et a exalté son nom. Tous ceux qui s’opposent à lui, Allah (les frappe) d’avilissement et d’humiliation, il est l’auteur de la position louée (maqam mahmouda) comme Allah dit :

 

« Afin que ton Seigneur te ressuscite en une position de gloire. »

(Le voyage nocturne – 79)

 

C’est à dire la position dont Allah l’a investi enfin qu’il intercède en faveur des gens le jour du jugement, pour que leur seigneur les soulage de leur dure situation. C’est une position spécifique à lui, pas d’autres prophètes n’y ont accès.

 

Il est celui qui craint le plus son seigneur, et le plus pieux. Allah a prohibé d’élever les voix en sa présence et a félicité ceux qui abaissent leurs voix auprès de lui, Allah dit :

 

« Ceux qui auprès du Messager d'Allah baissent leur voix sont ceux dont Allah a éprouvé les coeurs pour la piété. Ils auront un pardon et une énorme récompense. Ceux qui t'appellent à haute voix de derrière les appartements, la plupart d'entre eux ne raisonnent pas. Et s'ils patientaient jusqu'à ce que tu sortes à eux, ce serait certes mieux pour eux. Allah cependant, est Pardonneur et Miséricordieux. »

(Les appartements – 3,4,5)

 

L’imam Ibn Kathir dit : "dans ce verset, Allah a éduqué les croyants dans leurs relations avec le prophète (saw) comme la considération, le respect, la vénération et la révérence…et qu’ils n’élèvent pas leurs voix au dessus de la voix du prophète (saw) lorsqu’ils sont en sa présence".

 

Allah a interdit d’appeler le prophète (saw) par son nom de la même façon qu’on interpelle le reste des gens, comme dire : "Ô Mohammed". On doit l’invoquer en tant que prophète et messager : "Ô prophète d’Allah", "Ô envoyé d’Allah". Allah dit:

 

« Ne considérez pas l'appel du messager comme un appel que vous vous adresseriez les uns aux autres »

(la lumière - 63) 

 

De la même manière qu’Allah l’invoque: "Ô toi l’envoyé", "Ô toi le prophète". Il (Allah) et les anges ont prié sur lui et a ordonné ses serviteurs de prier sur lui et de le saluer, Allah dit :

 

« Certes, Allah est Ses Anges prient sur le Prophète ; ò vous qui croyez priez sur lui et adressez [lui] vos salutations. »

(Les coalisés - 56)

 

Par contre, on ne définit pas un temps ou une manière bien précise pour lui faire éloge sauf en la présence d’une preuve authentique basée sur le coran et la sunna. Ce que perpètrent les adeptes des fêtes de la naissance (du prophète (saw)), comme le fait de lui faire spécialement éloge le jour, selon eux, de sa naissance est une innovation détestable.

 

Vénérer le prophète (saw), c’est vénérer sa sunna, et croire en l’obligation de s’y conformer. Parmi les choses que l’on doit vénérer et appliquer, la sunna qui est de ce fait en deuxième rang après le saint coran, car elle est la révélation d’Allah, le très haut, comme il dit :

 

« et il ne prononce rien sous l'effet de la passion ; 4. Ce n'est rien d'autre qu'une révélation inspirée. »

(L’étoile - 3)

 

Il n’est pas permis, à propos de la sunna, d’y semer le doute et de l’amoindrir. Son commentaire, son authentification, en prenant compte de ses chaînes de transmission et de ses variantes85 ne doivent être mis en application qu’avec science et précaution. Et, de nos jours, l’audace de certains ignorants envers la sunna du prophète (saw), surtout de la part de jeunes (étudiants) débutants étant encore dans les premières étapes du système scolaire, qui se permettent d’évaluer les hadiths du point de vue de leur validité, et qui récusent des rapporteurs (présents dans la chaîne de transmission du hadith) sans aucune connaissance (en la matière), à part le peu de livres qu’ils ont lus. Ceci est un grand danger envers eux-mêmes et envers la communauté, ils leur incombent de craindre Allah et de ne pas outrepasser leur limite.

 

ΦΦΦΦΦ

 

Concernant l’obligation d’obéir au prophète et de se conformer à lui

 

L’obéissance au prophète (saw) est une obligation, elle consiste à faire tout ce qu’il nous a ordonné et délaisser tout ce qu’il a interdit. Ce n’est autre que l’implication du témoignage "et qu’il est l’envoyé d’Allah". Allah a ordonné de lui obéir dans de nombreux versets, parfois en corrélation avec l’obéissance à Allah:

 

« Ô les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager »

(les femmes - 59)

 

Et bien d’autres versets. Et parfois en le citant seul :

 

« Quiconque obéit au Messager obéit certainement à Allah. »

(Les femmes - 80)

 

« Et obéissez au messager, afin que vous ayez la miséricorde. »

(La lumière - 56)

 

Et parfois, il menace celui qui désobéit au prophète (saw):

 

« Que ceux, donc, qui s'opposent à son commandement prennent garde qu'une épreuve ne les atteigne, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux. »

(La lumière – 63)

 

C’est à dire : que les atteigne, dans leurs cœurs, une tentation comme la mécréance, l’hypocrisie ou l’innovation, ou bien un dur châtiment dans cette vie comme un assassinat, une peine de mort, un emprisonnement ou d’autres sanctions expéditives.

 

Allah a placé le fait d’obéir au prophète (saw) et de se conformer à lui comme étant une cause d’acquisition de l’amour d’Allah et du pardon des péchés :

 

« Dis: ‹Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. »

(La famille d’Imrane - 31)

 

Et a désigné son obéissance comme étant une guidance, et sa désobéissance comme étant un égarement :

 

« Et si vous lui obéissez, vous serez bien guidés »

(La lumière - 54)

 

« Mais s'ils ne te répondent pas, sache alors que c'est seulement leurs passions qu'ils suivent. Et qui est plus égaré que celui qui suit sa passion sans une guidance d'Allah ? Allah vraiment, ne guide pas les gens injustes. »

(Le récit - 50)

 

Allah nous a informés que dans le prophète (saw), se trouve un modèle exemplaire :

 

« En effet, vous avez dans le Messager d'Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment. »

(Les coalisés – 21)

 

Ibn kathir dit : "Ce verset représente une base essentielle dans le fait de se conformer au prophète dans ses dires, actes et positions, c’est pour cela qu’Allah ordonna les gens à imiter le prophète (saw), le jour des coalisés, dans sa patience et l’incitation à celle-ci, dans son endurance et sa lutte constante (contre les ennemis), et l’attente de la délivrance de son seigneur, exalté soit il, qu’Allah prie sur lui et le salue constamment jusqu’au jour dernier".

 

Allah a cité dans environ quarante passages du coran l’obéissance au prophète (saw) et son suivi, les hommes ont donc à tout prix besoin de connaître sa sunna et de la suivre plus qu’ils n’ont besoin de manger et de boire. Lorsqu’on ne parvient pas à se procurer nourriture et boisson, la mort est alors notre devenir, de même, lorsqu’on n’obéit et ne suit pas le prophète (saw), le châtiment et le malheur continuel est notre devenir. Allah a ordonné de se conformer à la pratique de ses adorations, et de les accomplir de la même façon qu’il les a accomplies, le Très-Haut dit :

 

« En effet, vous avez dans le Messager d'Allah un excellent modèle (à suivre) »

(Les coalisés – 21)

 

Le prophète (saw) dit: "priez comme vous m’avez vu prier" (rapporté par Boukhari),  "Prenez de moi votre pèlerinage" (rapporté par Mouslim), "celui qui accomplit un acte qui n’est pas conforme à notre loi, alors cet acte est rejeté" (rapporté par Boukhari et Mouslim), "celui qui se détourne de ma sunna n’est pas des miens" (rapporté par Boukhri et Mouslim), et d’autres preuves qui relatent l’obligation de se conformer à lui et l’interdiction d’enfreindre (ses ordres).

 

ΦΦΦΦΦ

 

Concernant la légitimité de prier et de saluer le prophète

 

De par son droit, Allah a légiféré à sa communauté, la prière et le salut sur lui, Allah le très haut dit:

 

«Certes, Allah est Ses Anges prient sur le Prophète; ò vous qui croyez priez sur lui et adressez [lui] vos salutations. »

(Les coalisés - 56)

 

- La signification de la prière d’Allah sur lui est : faire son éloge auprès des anges.

 

- La signification de la prière des anges sur lui: l’invocation.

 

- La signification de la prière des hommes sur lui: la demande de pardon.

 

Allah a donc indiqué par ce verset la place que le prophète (saw) occupe auprès de lui, dans l’assemblée supérieure, là où il lui fait éloge en la présence des anges rapprochés, les anges, qui eux, prient sur lui. Il a ensuite ordonné les gens du bas monde de prier sur lui et de le saluer afin que s’assemblent les éloges du haut et bas monde. La signification de "et adressez [lui] vos salutations" : saluez-le par la salutation de l’islam.

 

Lorsque l’on prie sur le prophète (saw), on doit réunir prière et salutation, sans se limiter à l’une d’entre elles, on ne dit pas uniquement "qu’Allah prie sur lui" ou "que le salut soit sur lui", car Allah nous a imposé (d’invoquer) les deux dans un même temps.

 

La prière sur le prophète (saw) est légitime et préconisée (à caractère obligatoire ou fortement recommandée) dans plusieurs circonstances. Le savant Ibn al Quayim en cita, dans son livre "djalaou al afhame" quarante et une, il débuta en disant: "la première opportunité, qui est la plus importante et la plus accentuée : la dernière récitation du témoignage (tachahoud) durant la prière, les savants sont unanimes quant à sa légitimité et ont divergé quant à son caractère obligatoire", puis il cita parmi ces opportunités : à la fin du quounout, lors des sermons, comme le sermon du vendredi, des deux fêtes et de la demande de pluie, après l’appel à la prière, au moment de rentrer dans la mosquée et au moment d’en sortir, quant on cite (le nom) du prophète (saw) etc.… Il énuméra ensuite quarante bénéfices obtenus en priant sur le prophète (saw), parmi cela:

 

- S’être conformé à l’ordre d’Allah en faisant cela.

 

- Obtenir dix prières de la part d’Allah lorsque l’on prie (sur le prophète (saw)) une seule fois.

 

- Espérer acquérir la réponse de son évocation lorsqu’on la récite devant lui.

 

- Elle est la cause de l’intercession du prophète (saw) lorsqu’on demande en sa faveur al-wassila.

 

- Elle est la cause du pardon des péchés.

 

- Le prophète (saw) rend le salut et la prière à qui prie sur lui et le salue.

 

Que les prières d’Allah et son salut soient sur ce prophète généreux.''

 

ΦΦΦΦΦ

 

Concernant le mérite des gens de la maison du prophète et le devoir envers eux sans modération et sans exagération

 

Ahlou al-bayte (littéralement : les gens de la maison) sont la famille du prophète  à qui leur est interdit (d’accepter) l’aumône, ils sont : la famille de ‘Ali, la famille de Dja’far, la famille de ‘Ouqail, la famille de ‘Abass, les enfants de banou al harith ibn al mouttalib, et les femmes du prophète  et ses filles, d’après le verset :

 

« Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure, Ô gens de la maison [du prophète], et vous purifier pleinement. »

(Les coalisés - 33)

 

L’imam ibn kathir dit : "il n’y pas l’ombre d’un doute, pour celui qui médite le coran, que les femmes du prophète sont incluses (dans le gens de la maison) d’après le verset suivant :

 

« Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure, Ô gens de la maison [du prophète], et vous purifier pleinement. »

(Les coalisés-33)

 

Le contexte de la phrase est relatif à elles, c’est pour cela qu’il dit après tout cela :

 

« Et gardez dans vos mémoires ce qui, dans vos foyers, est récité des versets d'Allah et de la sagesse.»

(Les coalisés - 34)

 

C’est à dire : "Apprenez ce qu’Allah, exalté soit-il, descend du livre et de la sunna sur son prophète (saw) dans vos demeures (cité par Qatada et plus d’un). Et rappelez ce bienfait dont vous avez été privilégié d’entre les gens : la révélation descend exclusivement dans vos demeures. Et ‘Aicha, la véridique, fille du véridique, est la plus concernée par ce bienfait, et la plus privilégiée de cette miséricorde globale. La révélation n’est pas descendue auprès de la couche d’une femme à l’exception de la couche de ‘Aicha, comme l’a cité le prophète , et quelques savants dirent que la cause de cela est qu’il ne s’est pas marié avec une seule vierge à l’exception de ‘Aicha, et qu’aucun homme n’a dormi près d’elle à part le prophète  (il veut dire que personne d’autre ne s’est marié avec elle), il est donc tout à fait approprié qu’elle soit gratifiée de cette préséance, et qu’elle soit particularisée par ce rang éminent. De plus, si ses femmes sont incluses dans les gens de la maison, alors ses proches sont plus en droit de cette dénomination" (Tafsir Ibn kathir).

 

Les gens de la sunna et du consensus aiment les gens de la maison du prophète (saw) et ils prennent parti pour eux, et ils entretiennent la recommandation du prophète (saw) qu’il prononça le jour ghoudair kham (nom d’un lieu) : "Je vous fais rappel, devant Allah, (du droit) des gens de ma maison".

 

Les gens de la sunna et du consensus les aiment et les honorent car cela relate de l’amour et de l’honneur portés au prophète (saw), et ceci, à une condition : qu’ils soient en conformité avec la sunna et justes dans la religion comme ce fut le cas des prédécesseurs comme Al ‘Abass et ses enfants et ‘Ali et ses enfants, par contre ceux qui vont à l’encontre de la sunna et ne sont pas droits dans leur religion, alors il n’est pas permis de prendre parti pour eux, et même s’ils sont des gens de la maison.

 

La prise de position des gens de la sunna et du consensus par rapport à la famille du prophète(saw) est de juste milieu et d’équité, ils prennent parti de ceux d’entre eux qui sont droits dans la religion, ils désavouent tous ceux d’entre eux qui vont à l’encontre de la sunna et ont dévié de la religion et même s’ils sont des gens de la maison. Le fait qu’ils soient des gens de la maison, ou des proches du prophète (saw), cela ne leur profite de rien jusqu’à ce qu’ils deviennent droits dans la religion. Abou Houraira rapporte que le prophète (saw) se leva au moment ou fut descendu ce verset:

 

« Et avertis les gens qui te sont les plus proches. »

(Les poètes - 214),

 

et dis: "Ô peuple de Quouraych -ou un mot dans ce sens- Je ne suis pour vous d’aucune utilité devant Allah, Ô Abass ibn al-mouttalib je ne suis pour toi d’aucune utilité devant Allah, Ô Safia tante de l’envoyé d’Allah je ne suis pour toi d’aucune utilité devant Allah, Ô Fatima fille de Mohammed je ne suis pour toi d’aucune utilité devant Allah, demande de mes biens ce que tu désires, je ne suis pour toi d’aucune utilité devant Allah".

 

Et dans le hadith, il est cité: "Celui dont les actions le ralentissent, alors sa filiation ne l’accélérera pas"

 

Les gens du consensus et de la sunna désapprouvent la voie des rawafid qui exagèrent au sujet de quelques-uns des gens de la maison, ils prétendent même qu’ils sont infaillibles, comme ils condamnent également la voie des nawassib qui haïssent les gens droits de la maison et qui les offensent, comme ils désavouent la voie des innovateurs et des charlatans qui sollicitent (Allah) par les gens de la maison, et qui les prennent comme seigneurs en dehors d’Allah.

 

Les gens de la sunna et du consensus sont dans ce domaine et autre, sur la voie du juste milieu et sur le droit chemin, sans exagération et sans modération dans le droit des gens de la maison et des autres, et ils désavouent les extrémistes. ‘Ali ibn abi Talib brûla les extrémistes (ghoulat) dans le feu, et Ibn Abass approuva le fait qu’il les tua, mais il jugea que leur peine aurait du être exécutée par l’épée à la place du feu. Et Ali lança un avis de recherche contre Abdallah ibn Saba, meneur des extrémistes afin qu’on le tue, mais ce dernier s’enfuit et se camoufla.

 

ΦΦΦΦΦ

 

Concernant le mérite des compagnons et la croyance que l’on doit adopter envers eux – La position des gens de la sunna et du consensus par rapport aux événements advenu entre eux

 

- La signification du mot "compagnon" et la croyance à adopter envers eux :

 

Sahaba est le pluriel de sahabi (un compagnon) : il est celui qui a rencontré le prophète (saw) tout en croyant en lui et qui décéda avec cette croyance. On doit croire qu’ils sont les meilleurs de cette communauté et des siècles, pour avoir été les premiers à acquérir le privilège de la compagnie du prophète (saw) et pour avoir combattu auprès de lui et porté puis transmis, aux générations suivantes, la loi d’Allah. Allah leur a fait éloges dans (les versets) manifestes de son livre:

 

« Les tout premiers [croyants] parmi les Emigrés et les Auxiliaires (ansar) et ceux qui les ont suivis dans un beau comportement, Allah les agrée, et ils l'agréent. Il a préparé pour eux des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, et ils y demeureront éternellement. Voilà l'énorme succès ! »

(Le repentir - 100)

 

« Muhammad est le Messager d'Allah. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux. Tu les vois inclinés, prosternés, recherchant d'Allah grâce et agrément. Leurs visages sont marqués par la trace laissée par la prosternation. Telle est leur image dans la Thora. Et l'image que l'on donne d'eux dans l'Évangile est celle d'une semence qui sort sa pousse, puis se raffermit, s'épaissit, et ensuite se dresse sur sa tige, à l'émerveillement des semeurs. [Allah] par eux [les croyants] remplit de dépit les mécréants. Allah promet à ceux d'entre eux qui croient et font de bonnes oeuvres, un pardon et une énorme récompense. »

(La victoire éclatante - 29)

 

« [Il appartient aussi] aux émigrés besogneux qui ont été expulsés de leurs demeures et de leurs biens, tandis qu'ils recherchaient une grâce et un agrément d'Allah, et qu'ils portaient secours à (la cause d') Allah et à Son Messager. Ceux-là sont les véridiques. Il [appartient également] à ceux qui, avant eux, se sont installés dans le pays et dans la foi, qui aiment ceux qui émigrent vers eux, et ne ressentent dans leurs coeurs aucune envie pour ce que [ces immigrés] ont reçu, et qui [les] préfèrent à eux-mêmes, même s'il y a pénurie chez eux. Quiconque se prémunit contre sa propre avarice, ceux-là sont ceux qui réussissent. »

(L’exode – 8,9)

 

Dans ces versets, Allah a loué les émigrés (mouadjiroune) et les Ansars et les a décrits comme étant ceux qui devancent (les autres) dans l’accomplissement des bonnes œuvres. Il nous a informés qu’il les a agréés et qu’il leur a préparé des jardins. Il les a évoqués comme étant miséricordieux entre eux et durs envers les mécréants, ainsi que par la multitude d’inclinaisons et de prosternations qu’ils effectuent et la piété de leurs cœurs, et qu’on reconnaît en eux le signe de l’obéissance et de la foi, et qu’Allah les a choisis pour accompagner son envoyé afin qu’ils irritent les ennemis d’Allah, les mécréants. Il les a surnommés émigrés, pour avoir quitter leur pays et leur bien en vue d’Allah, de la victoire de sa religion, de sa grâce et de son agrément, et pour avoir été véridiques dans cela. Il les a également surnommés ansar pour être les gens de la terre de l’exode, du triomphe et de la foi sincère et a cité parmi leurs qualités : l’amour qu’ils ont pour leurs frères, les immigrés, ainsi que leur altruisme, leur fraternité et qu’ils sont sains de toute avarice, et c’est grâce à cela qu’ils remportèrent le succès.

 

Ceci représente quelques-unes de leurs vertus communes, et l’on trouve en fonction de chacun d’eux, des vertus propres et des degrés de préférence entre eux, qu’Allah les agrée, et tout ceci, en relation à leur ancienneté dans l’islam, dans leur combat et leur exode.

 

Les meilleurs des compagnons : les quatre califes: Abou Bakr, ‘Omar, ‘Othman et ‘Ali. Puis les dix qui ont reçu la bonne annonce du paradis qui sont: les quatre califes, Talhah, a-zoubair, abdourahman ibn ‘awouf, Abou ‘Oubaid ibn al-djarrah. S’ad ibn abi Waqass et Saïd ibn Zaid. Les émigrés sont préférés aux Ansars, aux gens de (la bataille) de Badr et des gens du pacte de redwane. Et ceux qui se sont convertis avant la conquête (de La Mecque) et qui ont combattu sont préférés à ceux qui se sont convertis après la conquête.

 

- La position des gens de la sunna et du consensus par rapport aux événements survenus entre les compagnons.

 

La cause de la dissension : Les juifs complotèrent contre l’islam et ses adeptes, ils infiltrèrent un homme rusé et malsain qui se manifesta au sein de l’islam par le mensonge et la tromperie : Abdallah ibn Saba, juif du Yémen. Ce juif commença par cracher son venin et son animosité à l’encontre du troisième calife bien guidé : ‘Othman ibn ‘Affane. Il forgea de fausses accusations contre lui, alors se regroupèrent autour de lui ceux qui se firent leurrer, parmi eux, les faibles de foi, les détracteurs. Le complot prit fin avec le meurtre du calife bien guidé, ‘Othman, victime de l’injustice. Après son assassinat, la discorde apparut entre les musulmans, et la dissension se propagea, stimulée par ce juif et ses adeptes. Les compagnons s’entretuèrent alors, à cause de l’effort d’interprétation de chacun (dans cette affaire).

 

Le commentateur de la profession de foi a-tahaouiya dit :"L’origine du (terme) a-rafd (littéralement, le refus), est l’acte d’un hypocrite apostat qui aspira à anéantir l’islam et à dénigrer le prophète (saw), comme l’ont relaté les savants. Abdallah ibn Saba. Lorsqu’il proclama son islam, il eut pour dessein de détériorer la religion de l’islam par sa ruse et sa souillure, comme fit Paul avec la religion chrétienne. Il feinta d’être un dévot puis d’ordonner le bien et d’interdire le mal jusqu’à ce qu’il parvint à l’assassinat de ‘Othman. Puis, lorsqu’il débarqua dans la région du Kouffa, il débuta à prôner l’exagération (ghoulouw) par rapport à ‘Ali, et à plaider en faveur de lui, afin de parvenir à son dessein. Mais lorsque ‘Ali apprit cela, il ordonna qu’on le tue, il s’enfuit ensuite à Qorquiss et son histoire est connu dans les livres de chronique".

 

Le Cheick de l’islam, Ibn Taimiya cite : "Lorsque ‘Othman fut assassiné, les cœurs se dispersèrent et les angoisses s’agrandirent, Les mauvaises âmes firent surface et les meilleurs des hommes furent humiliés et firent schisme ceux, qui auparavant en étaient incapables, puis demeurèrent impuissants à établir le bien et le bon ordre ceux, qui devaient le faire. Ils prirent pour commandant ‘Ali ibn Talib qui était, de ce temps, le plus apte au califat et le meilleur qui demeura, mais malgré cela, les cœurs restaient divisés et le feu de la dissension allumé, ils ne s’unifièrent pas et leur groupe ne s’agença pas. Le calife et les meilleurs hommes de la communauté ne purent concrétiser leur honorable objectif, et pénétrèrent dans le schisme et la dissension des foules, et il advint ce qu’il advint".

 

Il dit également, en faisant la lumière sur l’excuse de ceux qui s’entretuèrent d’entre les compagnons durant le combat qui opposa ‘Ali et Mou’aouiya: "Mou’aouiya ne prétendit point au califat, et personne ne le prit comme tel au moment ou fut assassiné ‘Ali et il ne le combattit point du fait qu’il était calife et non parce qu’il ne méritait pas le califat. Mou’aouiya approuvait son califat lorsqu’on le questionnait à ce sujet et personne d’entre Mou’aouiya et ses compagnons ne pensait à combattre ‘Ali et ses compagnons les premiers. Cependant, ‘Ali jugea qu’il était de leur devoir qu’ils lui obéissent et qu’ils concluent le pacte de reconnaissance du calife (bai’a), sachant qu’il ne peut y avoir qu’un seul calife pour les musulmans. Voyant qu’ils demeuraient et persistaient en dehors de ses ordres alors qu’ils représentaient une force indépendante, il décida donc de les combattre afin qu’ils s’acquittent de leur devoir et pour que l’obéissance et le rassemblement deviennent effectifs. Ils (Mou’aouiya et ceux qui étaient avec lui) répliquèrent que cela n’était pas de leur devoir, et que si on les combattait, ce serait une injustice à leur égard. Ils dirent que l’on considérait unanimement que ‘Othman fut assassiné à tort et que cela advint sous le régime militaire de ‘Ali, alors qu’ils possédaient supériorité et puissance, et que si nous nous refusions (à l’obéissance), ils commettront injustice et offense envers nous, de même que ‘Ali n’a pas pu les repousser (les assassins de Othman) et n’a pu secourir Othman. Nous devrons néanmoins conclure un pacte d’allégeance avec un calife qui saura nous faire justice et s’efforcera d’établir l’équité".

 

- La position des gens de la sunna et du consensus vis-à-vis de la discorde qui apparut et de la dissension qui occasionna des guerres entre les compagnons, se résume en deux points :

 

- Ils s’abstiennent de parler de ce qui se passa entre les compagnons, et ils se refusent à étudier cela, car le chemin du salut dans ce genre d’affaires est de garder le silence, et ils disent :

 

« ‹Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu'à nos frères qui nous ont précédés dans la foi ; et ne mets dans nos coeurs aucune rancoeur pour ceux qui ont cru. Seigneur, Tu es Compatissant et Très Miséricordieux›. »

(L’exode - 10)

 

- Les différentes formes de réponse aux traditions rapportées relatant leurs défauts :

 

a) La plupart de ces traditions sont des mensonges forgés par leurs ennemis afin qu’ils souillent leur réputation.

 

b) Ces traditions sont pour la plupart déformées de leurs versions authentiques par le rajout ou la suppression (de faits), ou par l’introduction de mensonges. Elles sont donc falsifiées, on ne peut en tenir compte.

 

c) Les quelques traditions qui sont authentiques, et elles sont très peu (relatent des faits) ou les compagnons sont excusés, car ils ont fourni un effort d’interprétation qui fut soit conforme, dans ce cas-là, ils ont une récompense double, soit qu’il ne le fut pas, dans ce cas, ils ont une seule récompense et leur faute est pardonnée, comme il est cité dans le hadith: Le prophète (saw) a dit : "Lorsque le juge fournit un effort d’interprétation et qu’il atteint la vérité, il obtient alors deux récompenses, et s’il commet une erreur, il n’aura alors qu’une seule récompense".

 

d) Ce sont des hommes, chacun d’eux peut tomber dans l’erreur et le péché, car ils ne sont pas infaillibles. Par contre, leurs fautes sont pardonnées de plusieurs manières :

 

Il se peut qu’ils se soient repentis de ce péché, et le repentir efface les mauvaises actions quelqu’elles soient, comme les preuves l’indiquent.

 

Ils ont des précédents et des mérites qui leur assurent d’obtenir le pardon dans le cas où il apparaît d’eux (des péchés):

 

« Les bonnes oeuvres dissipent les mauvaises »

(Houd - 114)

 

Et le fait qu’ils ont accompagné le prophète (saw) et combattu auprès de lui, tout ceci recouvre amplement leurs fautes partielles.

 

Leurs bonnes actions sont multipliées plus que d’autrui, et personne ne les égale dans leurs vertus. Ils représentent la meilleure des générations, et lorsque l’un d’eux donne en aumône ce qui équivaut à un moud92, cela a plus de valeur que ne saurait en avoir tout le mont Ouhoud en or s’il était donné (en aumône) par quelqu’un d’autre.

 

Le Cheikh de l’islam Ibn Taimiya a dit: "L’ensemble des gens de la sunna et du consensus ne croient pas en l’infaillibilité de quiconque d’entre les compagnons qu’ils soient des proches (du prophète (saw)) ou de ceux qui ont précédé ou d’autres. Il est tout à fait probable qu’ils commettent un péché, alors Allah le leur pardonne lorsqu’ils se repentent à lui, il les élève en degré et il leur pardonne (en tenant compte) de leurs bonnes œuvres qui effacent (leurs péchés) ou d’autres causes encore :

 

« Tandis que celui qui vient avec la vérité et celui qui la confirme, ceux-là sont les pieux. Ils auront tout ce qu'ils désireront auprès de leur Seigneur ; voilà la récompense des bienfaisants, - Afin qu'Allah leur efface les pires de leurs actions et les récompense selon ce qu'ils auront fait de meilleur »

(Les groupes -33, 34, 35)

 

« Puis quand il atteint ses pleines forces et atteint quarante ans, il dit: ‹Ô Seigneur ! Inspire-moi pour que je rende grâce au bienfait dont Tu m'as comblé ainsi qu'à mes père et mère, et pour que je fasse une bonne oeuvre que Tu agrées. Et fais que ma postérité soit de moralité saine, Je me repens à Toi et je suis du nombre des Soumis›. 16. Ce sont ceux-là dont Nous acceptons le meilleur de ce qu'ils oeuvrent et passons sur leurs méfaits (ils seront) parmi les gens du Paradis »

(Al-ahqaf - 15, 16)".

 

Les ennemis d’Allah ont exploité ce qui s’est produit entre les compagnons à l’heure de la dissension, du schisme et des conflits, afin de les calomnier et décliner leurs vertus. Quelques (auteurs de) livres contemporains se sont alignés sur ce complot malsain, vantant ainsi outre mesure ce qu’ils ignorent. Ils jugèrent entre les compagnons du prophète (saw) en donnant raison à certains et en accusant les autres sans même une preuve, plutôt par ignorance, par passion ou en répétant ce que disent les mauvais intentionnés et les envieux d’entre les orientalistes et ceux étant sous leur tutelle, au point ou ils semèrent le doute chez quelques (élèves) débutants d’entre les musulmans, ceux dont la culture en l’histoire de leur majestueuse communauté et de leurs pieux prédécesseurs qui représentent la meilleure des générations, équivaut à quelques gouttes d’eau. Ils portent ainsi un coup à l’islam et (participent) à la division des musulmans et propagent la haine envers nos pieux prédécesseurs dans d’autres cœurs de cette communauté au lieu de se conformer à eux et de mettre en application la parole du Très-Haut :

 

« Et [il appartient également] à ceux qui sont venus après eux en disant: ‹Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu'à nos frères qui nous ont précédés dans la foi ; et ne mets dans nos coeurs aucune rancoeur pour ceux qui ont cru. Seigneur, Tu es Compatissant et Très Miséricordieux›. »

(L’exode - 10)

 

ΦΦΦΦΦ

 

Concernant l’interdiction d’insulter les compagnons et les imams de la guidance

 

1. L’interdiction d’insulter les compagnons

 

Parmi les bases des gens de la sunna et du consensus : observer la plus grande pureté du cœur et de parole envers les compagnons du prophète , comme Allah les a ainsi décrits :

 

« Et [il appartient également] à ceux qui sont venus après eux en disant: ‹Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu'à nos frères qui nous ont précédés dans la foi; et ne mets dans nos coeurs aucune rancoeur pour ceux qui ont cru. Seigneur, Tu es Compatissant et Très Miséricordieux›. »

(L’exode – 10)

 

Et se conformant également à la parole du prophète (saw) : "N’insultez pas mes compagnons, par celui qui possède mon âme entre ses mains, si l’un d’entre vous donne en aumône l’équivalent du mont Ouhoud en or, il ne saurait atteindre la (quantité) du moud, ou de la moitié d’un moud, de l’un d’entre eux"

 

Ils désavouent la position des chiites et des kharidjites qui insultent les compagnons, les détestent, réfutent leurs mérites et considèrent que la plupart d’entre eux ont apostasié.

 

Les gens de la sunna et du consensus acceptent ce qui est exposé dans le coran et la sunna à propos de leurs vertus, et ils croient qu’ils représentent la meilleure des générations comme le prophète (saw) dit: "les meilleurs d’entre vous, ma génération…" le hadith. Et, dès lors que le prophète (saw) rappela la division de la communauté en soixante-treize sectes, et qu’une seule d’entre elles rentrera au paradis, ils le questionnèrent sur ce groupe, il dit alors : "Elle est celle qui suit le même exemple que nous suivons à ce jour, moi et mes compagnons".

 

Abou Zour’a, qui est le plus brillant des maîtres de l’imam Mouslim, dit : "Si tu vois une personne qui dénigre un compagnon, sache que c’est un apostat, car le coran est (un livre) authentique, le prophète (saw) et ce avec quoi il est venu est authentique, et tout cela nous est parvenu uniquement par l’intermédiaire des compagnons, donc celui qui les diffame a pour seul et unique but d’abroger le livre et la sunna. Le fait de les (les insulteurs) critiquer et de les juger d’apostats et d’égarés est à juste titre et tout à fait adéquat".

 

Le savant Ibn Hamdane dans son livre ‘nihayatou al-moubtadiine’ dit : "celui qui insulte un des compagnons avec la croyance que cela est permis, a apostasié, quant à celui qui ne croit pas en cela a commis un acte de perversité (fisq)" et il dit également : "Il apostasie de manière inconditionnelle, et celui qui les traite de pervers ou de mécréants, ou offense leur religion, apostasie".

 

2. L’interdiction d’insulter les imams bien guidés d’entre les savants de cette communauté.

 

Il succède aux compagnons, dans le mérite et la vertu et le rang, les imams bien guidés d’entre les adeptes des compagnons (tabi’ine) et leurs disciples (atba’a-tabi’ine) parmi les générations favorites, ainsi que ceux qui vinrent après eux, de ceux qui suivirent les compagnons vertueusement, comme Allah dit:

 

« Les tout premiers [croyants] parmi les Emigrés et les Auxiliaires et ceux qui les ont suivis dans un beau comportement, Allah les agrée, et ils l'agréent. »

(Le repentir - 100)

 

Il n’est donc pas permis de les dénigrer ou les insulter, car ils sont les symboles de la guidance, Allah dit :

 

« Et quiconque fait scission d'avec le Messager, après que le droit chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants, alors Nous le laisserons comme il s'est détourné, et le brûlerons dans l'Enfer. Et quelle mauvaise destination ! »

(Les femmes - 115)

 

Le commentateur de la profession de foi A-Tahaouiya dit: ''Il implique à tout musulmans, après l’amour d’Allah et de son prophète d’aimer et de prendre parti des croyants, comme l’a cité de manière générale le coran. Et particulièrement ceux qui sont les héritiers des prophètes, ceux dont Allah a assimilé aux étoiles (dans le ciel), on se guide grâce à elles dans les ténèbres de la terre et de la mer. Les musulmans sont unanimes quant à leur (bonne) guidance et à leur science (authentique).''

 

Ils sont les représentants du prophète (saw) dans cette communauté, et ceux qui revivifient ce qui a été délaissé de la sunna. Ils affirment (la présence) du livre et il affirme leur présence, ils ont exprimé le livre et le livre les a fait s’exprimer, et tous sont formellement en accord sur l’obligation de se conformer au prophète (saw), par contre, si l’avis d’un d’eux est contraire au contenu d’un hadith authentique, c’est qu’il dispose d’un prétexte sur le fait de délaisser (la pratique d’une sunna).

 

L’ensemble de ces prétextes est de trois formes :

 

- Qu’il ne croit pas que le prophète (saw) a dit (cette parole).

- Qu’il ne croit pas que le prophète(saw) désigna par son propos cet acte même (l’acte concerné).

- Qu’il croit que la loi en question a été abrogée.

 

Ils ont sur nous, faveur et considération par le fait qu’ils nous ont précédés et qu’ils nous ont transmis et clarifié le message du prophète (saw), qu’Allah les agrée et les satisfait:

 

« ‹Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu'à nos frères qui nous ont précédés dans la foi; et ne mets dans nos coeurs aucune rancoeur pour ceux qui ont cru. Seigneur, Tu es Compatissant et Très Miséricordieux›. »

(L’exode – 10)

 

Déprécier la valeur des savants à cause des erreurs commises par certains d’entre eux lors d’efforts d’interprétation est la voie des innovateurs, et le complot des ennemis de la communauté qui cherchent à semer le doute au sujet de la religion musulmane et à inciter les musulmans à se détester. C’est pour cela que les successeurs de cette communauté ont été dissociés de leurs prédécesseurs, et que la rupture entre les jeunes et les savants se propagea, comme c’est actuellement le cas. Que les jeunes étudiants débutants qui dévalorisent les juristes et la jurisprudence islamique prennent garde de cela. Qu’ils soient assidus dans leurs études et profitent de ce qu’il y a de vérité et d’exactitude (dans leurs études) et qu’ils se sentent fiers de leur jurisprudence (fiqh) et respectent leurs savants et ne les dupent point par des propagandes qui désappointent et qui sont mal intentionnées.

 

La Croyance de l’Unicité

Dr Saleh Ibn Fawzan Al-Fawzan

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents