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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


Définition de l’unicité et de ses catégories

Publié par Baladislam sur 21 Avril 2012, 22:00pm

Catégories : #Tawhid et unicité d'Allah

 fond écran noms allah (75)

 

L’unicité (tawhid) est de reconnaître qu’Allah est le seul créateur et que lui seul gère tout, lui vouer un culte exclusif et rejeter toutes adorations en dehors de lui, confirmer les noms parfaits et les nobles attributs qui lui appartiennent, ainsi que lui dénier l’attribution d’imperfection et de défaut. Cette définition comprend les trois catégories de l’unicité détaillées ci-dessous :

 

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L’unicité d’Allah dans sa souveraineté

 

Ce chapitre contient les parties suivantes :

 

Première partie : Définition de l’unicité d’Allah dans sa souveraineté (tawhid a-rouboubiya) Mise en évidence de son aspect originel et du fait que les polythéistes l’approuvent.

 

Deuxième partie : Compréhension du mot souverain (rabb) d’après le Coran et la Sunna et la conception qu’en on fait les communautés égarées.

 

Troisième partie : L’univers et son aspect naturel (fitra) dans sa soumission et son obéissance à Allah.

 

Quatrième partie : La méthodologie du Coran dans la démonstration de la présence du créateur et de son unicité.

 

Cinquième partie : Mise en évidence que l’unicité dans la souveraineté (tawhid a-rouboubiya) implique l’unicité dans l’adoration (tawhid al-oulouhiya).

 

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Définition de l’unicité d’Allah dans sa souveraineté (tawhid a-rouboubiya) Mise en évidence de son aspect originel et du fait que les polythéistes l’approuvent

 

De sa définition globale (croyance en l’unicité d’Allah dans sa souveraineté, pureté de l’intention dans son adoration et attestation de ses noms et attributs) on peut en déduire que l’unicité (tawhid) se divise en trois catégories :

 

L’unicité dans sa souveraineté (tawhid a-rouboubiya)

L’unicité dans son adoration (tawhid al-oulouhiya)

L’unicité dans ses noms et attributs (tawhid al-asma wa a-sifat)

 

Il faut savoir que chacune de ces catégories à une définition particulière qui est différente de l’autre.

 

L’unicité d’Allah dans sa souveraineté est son unicité dans ses actions, c’est croire qu’il est l’unique créateur (khaliq) de tous les êtres existants :

 

" Allah est le créateur de toutes choses"

(Les groupes - 62)

 

Et qu’il est l’unique pourvoyeur (Raziq) des animaux et des humains et autres espèces:

 

" Il n’y a point de bête sur terre dont la subsistance n’incombe à Allah"

(Houd - 6)

 

Et qu’il est le maître (Malik) de la royauté (de la terre et des cieux), le gérant de toutes les affaires du monde, il attribue et dépossède, élève et rabaisse (les peuples), capable à toutes choses, il dirige le jour et la nuit, donne la vie et la mort:

 

"Dis : « O Allah, Maître de la royauté, tu donnes l’autorité à qui tu veux et tu la soustrais de qui tu veux ; Tu élèves qui tu veux et tu humilies qui tu veux, le bien est dans ta main et tu es à toutes choses capable. Tu fais pénétrer la nuit dans le jour, et tu fais pénétrer le jour dans la nuit, tu fais sortir le vivant du mort, et le mort du vivant, et tu accordes attribution à qui tu veux sans compter"

(La famille d’Imrane - 26 et 27).

 

Allah, pureté à lui, a dénié le fait d’avoir avec lui un associé dans la royauté ou un assistant, comme il a nié tout associé dans la création et la pourvoyance, Allah dit:

 

"Voila la création d’Allah, montrez-moi donc ce qu’ont créé ceux qui sont en dehors de lui"

(Louqman - 11).

 

"Ou quel est celui qui pourvoira à vos besoins s’il retient son attribution"

(La royauté - 21).

 

Comme il a proclamé souveraineté sur toutes les créatures :

 

"Louange à Allah seigneur des mondes" (L’ouverture - 1).

 

"Votre seigneur c’est Allah qui a créé les cieux et la terre en six jours, puis s’est établi sur le trône. Il fait que la nuit, excitée à poursuivre le jour, le couvre. Et le soleil, la lune et les étoiles sont soumis à son commandement, n’est ce pas a lui qu’appartienne la création et le commandement, toute gloire à Allah seigneur de l’univers"

(Les limbes – 54).

 

Allah a rendu inné le fait d’approuver sa souveraineté et ceci chez toutes ses créatures sans exception, même les polythéistes, ceux qui ont donné à Allah un associé dans son adoration, admettent l’unicité de sa souveraineté :

 

"Dis : « A qui la terre appartient-elle, et ceux qui sont sur elle ? Si vous savez » Ils vont dire : « A Allah ». –Dis : « Ne vous rappellerez-vous donc pas ? » Dis : « Qui est le souverain des sept cieux, et le seigneur du grand trône ? » Ils vont dire : « Allah » -Dis : « ne craignez-vous donc pas (Allah) » Dis : « Qui détient la suprématie sur toutes choses ?et qui protége et n’a pas besoin d’être protéger ?si vous savez ? » Ils vont dire : « Allah » -Dis : « comment se fait-il que vous soyez ensorcelés"

(les croyants - 84 à 89).

 

Cette catégorie de l’unicité (l’unicité dans la souveraineté) n’a donc pas été contestée par les descendants d’Adam, car leurs cœurs ont été naturellement imprégnés (fitra) de cette unicité, et cela de manière plus accentuée que chez les autres créatures, conformément aux dires des prophètes:

 

 "Leurs messager dirent : « Y a-t-il un doute au sujet d’Allah, créateur des cieux et de la terre"

(Ibrahim - 10)

 

Le plus connu des hommes pour avoir feinté d’ignorer et contester le souverain : pharaon, le Coran nous apprend à son sujet qu’il avait au fond de son cœur, la certitude en la souveraineté d’Allah, Moïse dit:

 

"Il dit : « Tu sait fort bien ce que ces choses (les miracles), seul le seigneur des cieux et de la terre les a fait descendre comme autant d’appels à la clairvoyance"

(Le voyage nocturne - 102)

 

Et il dit à son propos et celui de son peuple :

 

"Ils les nièrent (nos signes) injustement et orgueilleusement tandis qu’en eux-mêmes ils y croyaient avec certitude"

(Les fourmis – 14)

 

De même, ceux qui aujourd’hui, nient le seigneur comme c’est le cas des athées et des communistes, ils ne le nient que par orgueil alors qu’ils savent bien, dans leur for intérieur, que la présence de créatures implique la présence du créateur, et que la présence de traces implique la présence de son auteur, Allah dit :

 

"Ont-ils été créés à partir de rien ou sont-ils eux les créateurs ?Ou ont-ils créé les cieux et la terre ? Mais ils n’ont plutôt aucune conviction"

(A-Tur – 35 et 36)

 

Regarde et contemple le monde dans son ensemble, de haut en bas, il est une preuve en lui-même de l’existence de son créateur, de son maître, alors renier son créateur revient à renier la science, il n’y a aucune différence (car la science authentique prouve l’existence du créateur). Quant aux communistes qui se vantent du fait qu’ils réfutent la présence du seigneur, ce n’est en fait qu’orgueil de leur part et opposition à la logique saine et aux idées fondées. Celui qui fait partie de cette catégorie de gens a renié sa raison et a appelé les gens à se moquer de lui.

 

Un des poètes disait :

 

Comment peut-on désobéir à Dieu Et le nier comme le fait l’apostat

Alors que dans toutes choses il est de signe Qui prouve qu’il est l’unique.

 

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Compréhension du mot souverain (rabb) d’après le Coran et la Sunna et la conception qu’en on fait les communautés égarées

 

Le mot souverain ou seigneur (Rabb) d’après le Coran et la Sunna :

 

L’origine de ce mot dans la langue arabe : racine du verbe élever (élever un enfant) rabba a pour signification : "former, faire évoluer une chose de son état initial à son état final"

 

Ce mot rabb a donc été emprunté de sa racine pour designer celui qui fait l’action.

 

On dit "le souverain" de façon absolu, uniquement dans le cas où l’on désigne Allah, celui qui se charge de tout ce qui est bénéfique pour les créatures:

 

"Le seigneur des mondes"

(L’ouverture - 1)

 

"Votre seigneur et celui de vos premiers ancêtres"

(Les poètes - 26)

 

Par contre, lorsque l’on emploie ce terme afin de designer un autre qu’Allah, il faut obligatoirement l’employer de manière restrictive, c'est-à-dire l’annexer à un complément : "Le seigneur de la maison" ou "le seigneur du cheval" (ici seigneur signifie propriétaire). Allah rapporte dans le Coran à propos de Youssouf, paix et salut sur lui:

 

« ‘Parle de moi auprès de ton seigneur (rabbouk)’. Mais le diable fit qu’il oublia de rappeler (le cas de Youssouf) à son seigneur »

(Youssouf - 42)

 

"Retourne auprès de ton seigneur"

(Youssouf - 50)

 

"L’un de vous donnera du vin à boire à son seigneur ?"

(Youssouf – 41)

 

Le prophète, qu’Allah prie sur lui et le salut, a dit à propos de celui qui égara son chameau : "Jusqu’à ce que son seigneur le retrouve" (rapporté par Boukhari et Mouslim).

 

On peut donc en déduire que le mot rabb est utilisé de manière restrictive (annexée à un complément) et de manière absolue (sans ou avec annexion) lorsque l’on désigne Allah (le seigneur, le seigneur des mondes, le seigneur des gens). Et quand on désigne un autre qu’Allah, on n’utilise ce mot qu’avec une annexion (le seigneur de la maison, le seigneur du chameau).

 

La signification de "seigneur des mondes" (rabbou al-‘alamine): celui qui les a créés et qui sont dans sa royauté, qui leur a montré ce qui leur est bénéfique, qui les a formés et éduqués par ses biens, par l’envoi des prophètes et la descente des livres, celui qui les rétribuera suivant leurs actes.

 

Le savant Ibn al Quayim a dit : "La souveraineté (a-rouboubiya) implique le fait d’ordonner et d’interdire les serviteurs (al-‘ibad), et de récompenser celui qui a bien œuvré et de punir celui qui a mal agi" (Madarije-a-salikine - 1/8).

 

---- Ceci est la réelle souveraineté ----

 

Le mot seigneur ou souverain selon le concept des communautés égarées :

 

Allah a créé les créatures en imprégnant dans leurs cœurs l’unicité et la connaissance du seigneur, créateur, pureté à lui, comme il dit :

 

"Dirige ton visage vers la religion pure, telle est la nature qu’Allah a originellement donnée aux hommes, pas de changement dans la création d’Allah"

(Les romains - 30)

 

"Et quand ton seigneur tira une descendance des reins des enfants d’Adam et les fit témoigner sur eux-mêmes : « Ne suis-je pas votre seigneur ? » Ils répondirent : «Mais si, nous en témoignons»"

(Les limbes - 172)

 

Par conséquent, l’attestation de la souveraineté d’Allah et le fait de se diriger vers lui sont des actes innés, alors que l’associationnisme (chirk) se manifeste dans un second temps. Le Prophète (Saw) a dit: "Chaque enfant naît suivant la nature saine (fitra), ce sont ces parents qui le font devenir juif, chrétien ou mage" (rapporté par Boukhari et Mouslim).

 

Si on avait laissé l’homme et sa nature libres, il se serait dirigé, sans aucun doute, vers son seigneur et aurait accepté l’appel des prophètes, cet appel pour lequel ils sont venus et pour lequel sont descendus les livres et qui est indiqué par les signes de l’univers. Malheureusement, une mauvaise éducation et un environnement de mécréance sont les principaux facteurs du changement d’orientation de l’enfant. Également, de ce qui est des facteurs, le fait que l’enfant suit ses parents aveuglement dans l’égarement et la perdition.

 

Allah dit dans le hadith quoudsi : "J’ai créé mes serviteurs comme étant des hommes attachés à la pure religion (hounafa), ce sont les diables, par la suite, qui les ont fait sortir du droit chemin"(rapporté par Boukhari et Mouslim), c'est-à-dire qu’ils les ont désorientés afin qu’ils adorent les statues et les prennent comme des seigneurs en dehors d’Allah. Ils tombèrent dans l’égarement, la perdition, la division et la mésentente. Chacun prie un seigneur différent de celui de son voisin, afin de l’adorer. Ceci est advenu lorsqu’ils délaissèrent le véritable seigneur, ils furent donc éprouvés par l’adoration de faux seigneurs, Allah dit :

 

"Tel est Allah, votre vrai seigneur, au-delà de la vérité qu’y a-t-il donc sinon l’égarement ?"

(Younous - 32)

 

L’égarement n’a pas de limite et de fin, il devient inhérent à celui qui s’est détourné de son véritable seigneur.

 

"Qui est le meilleur : des seigneurs disperses ou Allah, l’unique, le dominateur suprême ? Vous n’adorez que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres, pour lesquels, Allah n’a fait descendre aucune preuve"

(Youssouf – 39 et 40)

 

L’associationnisme dans la souveraineté (a-rouboubiya) en affirmant l’existence de deux créateurs, égaux dans leurs qualités et actes, est une chose inconcevable. Les polythéistes ont donc penché sur le fait que ce qu’ils adorent possède ou a un pouvoir sur une partie de la gérance de l’univers.

 

La tromperie du diable (qui est la cause de l’associationnisme) varie suivant l’intelligence des assiociateurs, il y a ceux qui furent appelés à adorer les morts, comme c’est le cas du peuple de Noé qui représenta des statues (de personnes pieuses après leurs morts) à leurs images. Et il y a ceux qui sculptèrent des statues à l’image des planètes, prétendant qu’elles ont une influence sur le monde. Ils ont ensuite divergé dans leur adoration pour ces planètes, il y a ceux qui adorent le soleil, d’autres la lune et d’autres différentes planètes. Ils ont été jusqu’à leur bâtir des demeures (lieu de culte) et des temples, chaque planète possédant alors un temple. Il y a ceux qui adorent le feu, ce sont les mages, d’autres adorent la vache comme c’est le cas en Inde, d’autres encore, adorent les anges, les pierres, les arbres, les tombes et les sépulcres. La cause de tout cela est qu’ils se sont imaginés que dans toutes ces choses se trouve une des particularités de la souveraineté (a-rouboubiya). Parmi eux il y a ceux qui prétendent que ces statues représentent des choses qui étaient absentes, Ibn al quayim a dit "A l’origine, Ces statues ont été mises en place enfin de représenter une chose qui était absente, ils ont donc fait de ces statues une représentation de leur image et de leur apparence, prenant ainsi leur place et leur rôle. Il va de soit qu’un homme doué d’intelligence ne peut croire que ce qu’il a taillé de sa main dans le bois et la pierre soit une divinité que l’on adore" (Irafato alahafane - 2/220).

 

Et il est de même pour les adorateurs des tombes, d’aujourd’hui et d’autrefois, qui prétendent que certains morts intercèdent auprès d’Allah afin qu’ils satisfassent leurs besoins, ils dirent :

 

"Nous ne les adorons que pour qu’il nous rapprochent à proximité (zoulfa) d’Allah"

(Les groupes - 3)

 

"Ils adorent en dehors d’Allah ce qui ne peut ni leur nuire, ni leur profiter et ils disent ‘Ceux-ci sont nos intercesseurs auprès d’Allah’"

(Younous – 18).

 

Certains des polythéistes arabes et des chrétiens se sont imaginés que leurs divinités n’étaient autre que les enfants d’Allah. Les polythéistes arabes adoraient les anges croyant qu’ils étaient les filles d’Allah, et les chrétiens adorèrent le messie, que la paix soit sur lui, comme étant le fils d’Allah.

 

Réfutation de ces faux concepts

 

Allah a réfuté l’ensemble de ces faux concepts dans ce qui suit :

 

Réplique aux adorateurs de tombes: « Eh bien, les voyez-vous, Lat et ‘Uzza Ainsi que Manat, cette autre, la troisième »

(L’étoile – 19 et 20)

 

La signification de ce verset comme l’a indiqué Al-Quourtobi: "N’avez vous pas vu ces divinités ? Vous ont-elles profitées ou causées du mal afin qu’elles soient des associées avec Allah ? Et se sont-elles défendues lorsque le prophète (Saw) et ses compagnons les ont démolies et anéanties.''

 

Allah dit :

 

« Et conte-leur le récit d’Ibrahim Quand il dit à son père et à son peuple : ‘Qu’adorez-vous ?’ Ils dirent : ‘Nous adorons des idoles et nous leur restons attachés’ Il dit : ‘Vous entendent-elles lorsque vous (les) appelez ? Ou vous profitent- elles ? Ou vous nuisent-elles ?’ Ils dirent : ‘Non, mais nous avons trouvé nos ancêtres agissant ainsi »

(Les poètes – 69 à 73)

 

Ils ont donc admis que ces idoles n’entendent pas les requêtes, ne profitent et ne nuisent, ils les ont adorées par simple imitation (taqlid), et ceci ne constitue en rien une preuve légale.

 

Réplique à ceux qui adorent les planètes, le soleil et la lune :

 

« Le soleil, la lune et les étoiles sont soumis à son ordre »

(Les limbes -54)

« Parmi ses signes, la nuit et le jour, le soleil et la lune : ne vous prosternez pas pour le soleil, ni pour la lune, mais prosternez-vous pour Allah qui les a créés, si c’est lui que vous adorez »

(Les versets détaillés - 37)

 

Réplique à ceux qui adorent les anges et le messie, que la paix soit sur eux :

 

« Allah ne s’est pas attribué d’enfant »

(Les croyants - 91)

 

« Comment aurait-il un enfant, quand il n’a pas de compagne ? »

(Les bestiaux - 101)

 

« Il n’a jamais engendré, et n’a pas été engendré. Et personne ne lui ressemble »

(Le monothéisme pur – 3 et 4).

 

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L’univers et son aspect naturel (fitra) dans sa soumission et son obéissance à Allah

 

L’ensemble de l’univers, avec ses cieux, ses terres, ses sphères célestes, ses planètes, ses animaux, ses arbres, ses continents et mers, ses anges et ses djinns, ses humains, tous sont soumis à Allah, obéissent à son ordre universel, Allah a dit:

 

« Alors que se soumet à lui, de gré ou de force, tout ce qui est dans les cieux et la terre »

(Al-Imran - 83)

 

« Non mais c’est à lui qu’appartient ce qui est dans les cieux et la terre, et c’est à lui que tous obéissent »

(La vache - 116)

 

« Et devant Allah se prosterne tout ce qu’il y a dans les cieux et tout ce qu’il y a d’animal sur la terre, ainsi que les anges qui ne s’enflent pas d’orgueil »

(Les abeilles - 49)

 

« N’as-tu pas vu que c’est devant Allah que se prosternent tout ce qui sont dans les cieux et la terre, ainsi que le soleil, la lune, les étoiles, les montagnes, les arbres, les animaux et beaucoup de gens »

(Le pèlerinage - 18)

 

« Et c’est à Allah que se prosternent, de gré ou de force, tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre, ainsi que leurs ombres, au début et à la fin de la journée »

(Le tonnerre – 15)

 

Tous ces êtres vivants et ces mondes obéissent à Allah et sont soumis à son autorité, ils opèrent suivant sa volonté et son ordre, ne se révoltent en aucun cas et accomplissent leurs tâches. Et grâce à une organisation minutieuse, ils produisent ce qui leur est demandé. Ils éloignent (nazza) de leur créateur toute faiblesse, incapacité ou imperfection, le Très-Haut dit :

 

« Les sept cieux et la terre et ce qu’ils contiennent le glorifient (sabbaha), et il n’y a point de choses qui ne le glorifient pas par sa louange, seulement vous ne comprenez leur manière de glorifier »

(Le voyage nocturne - 44)

 

Toutes ces créatures, parlantes et muettes, vivantes et mortes, toutes obéissent à Allah et se soumettent à son ordre universel, et toutes éloignent, implicitement et ouvertement, d’Allah les imperfections et les défauts. Par conséquent, à chaque fois que l’homme, sain d’esprit, médite sur toutes ces créatures, il saura qu’elles ont été créées avec et pour la vérité, et qu’elles sont assujetties et donc ne s’autogérent, et qu’elles ne peuvent en aucun cas résister à celui qui les gère (moudabirr). Tout le monde, de manière innée, affirme donc la présence du créateur.

 

Le Cheick de l’islam, Ibn Taymiya a dit: "Et ils sont obéissants, soumis, dévoyés, contraints de plusieurs manières : Reconnaissance de leur besoin et nécessité de lui. Leur soumission et résignation à tout ce qui leur advient de par sa prédestination et sa volonté. Leurs invocations envers lui lorsqu’ils sont dans une grande nécessité. Par contre, le croyant se soumet aux ordres de son seigneur et aux malheurs qui lui sont prédestinés de son plein gré, il patiente comme cela lui a été ordonné. Il est donc musulman (mouslim), obéissant de sa propre volonté.

Le mécréant, quant à lui est soumis à l’ordre universel. La prosternation (soujoud) des êtres traduit la soumission, elle s’exerce d’une manière ou d’une autre, suivant chaque être. Cette prosternation, qui correspond donc et comprend la soumission au souverain, ainsi que la glorification (tasbih) de chaque chose à sa manière est une réalité non figuré (majaz) »

 

Il cite (Ibn Taymiya), à propos du verset suivant :

« Désirent-ils une autre religion que celle d’Allah, alors que se soumet à lui, bon gré, mal gré, tout ce qui existe dans les cieux et sur la terre, et que c’est vers lui qu’ils seront ramenés »

(al ‘imran-83)

 

Il rappelle (Allah), pureté à lui, la soumission des êtres, de façon volontaire ou involontaire, car toutes les créatures l’adorent d’une adoration complète, et ceci, avec ou sans leur approbation. Ils sont en dette (madinoun) envers lui, administrés (par son ordre), bref ils sont soumis à lui de bon ou malgré. Et il n’est permis à aucune des créatures de sortir en dehors de ce qu’il (Allah) a voulu, prédestiné et exécuté. Et il n’y a de pouvoir, ni de force uniquement en Allah (la haoula wa la quouwa illa billah), il est celui qui les a conçus, puis les a créés (Al-Bari) et leur a donné forme (Al-Moussaouir). Tout ce qui est en dehors de lui est créé, assouvi, pauvre, en besoin de lui, en adoration, contraint, quant à lui, il est l’unique, le contraignant (Al-Qahar), celui qui conçoit, le créateur, le façonneur".

 

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La méthodologie du Coran dans la démonstration de la présence du créateur et de son unicité

 

La méthodologie coranique dans la démonstration de la présence du créateur et de son unicité est la même sur laquelle se base la fitra et la raison saine, et ceci en fournissant des preuves authentiques et rationnelles que reconnaît même l’antagoniste. Parmi elles:

 

Un fait ou événement a obligatoirement besoin d’un auteur, quelqu’un qui en est la cause:

 

Cette règle est fondamentalement admise, innée. L’enfant lui-même, si une personne le frappe lors d’un moment d’inattention, sans qu’il ne l’aperçoive, dira alors : "Qui m’a frappé ?" Si on lui répond que personne ne l’a frappé, sa raison n’acceptera pas que cet acte soit survenu sans qu’il n’y ait quelqu’un qui en soit la cause. Et si on lui dit qu’untel l’a frappé, alors il se mettra à pleurer jusqu’à ce qu’on le frappe à son tour. En ce sens, Allah, le Très-Haut dit:

 

« Ont-ils été crées à partir de rien ou sont-ils eux les créateurs ? »

(A-Tur – 35)

 

Ceci est une alternative restrictive, Allah l’a cité en employant une forme interrogative réprobatrice afin de mettre en évidence que ces règles préliminaires (mouquaddimate) sont fondamentalement acquises, et ne peuvent être niées en aucun cas.

 

« N’ont-ils été créés à partir de rien » : Ont-ils été créés sans créateur ou bien se sont-ils eux-mêmes créés: deux suppositions fausses et inconcevables. Il est donc incontournable d’admettre que c’est bel et bien un créateur qui les a créés, et ce créateur n’est autre qu’Allah, pureté à lui, pas d’autre créateur en dehors de lui. Allah dit:

 

« Voilà la création d’Allah, montrez-moi donc ce qu’ont créé ceux qui sont en dehors de lui ? »

(Loquman - 11)

 

« Montrez-moi donc ce qu’ils ont créé de la terre »

(Al-ahqaf - 4)

 

« Ou donnent-ils à Allah des associés qui créent comme il a créé, au point que la création se soit confondue à eux. Dis : "Allah est le créateur de toute chose, et c’est lui l’unique, le dominateur suprême" »

(Le tonnerre - 16)

 

« Ceux que vous invoquez en dehors d’Allah ne sauraient même pas créer une mouche, quand même il s’uniraient pour cela »

(Le pèlerinage - 73)

 

« Et ceux qu’ils invoquent en dehors d’Allah ne créent rien, et ils sont eux-mêmes créés »

(Les abeilles - 20)

 

« Celui qui crée est-il semblable à celui qui ne crée rien ? Ne vous rappelez-vous donc pas »

(les abeilles-17)

 

Malgré ce défi lancé et rappelé mainte fois, personne n’a pu prétendre qu’il avait créé quelque chose, encore moins le prouver, alors il s’est avéré qu’Allah, pureté à lui, est le seul et unique créateur sans associé.

 

L’ordre parfait de l’ensemble de l’univers

 

Ceci est la preuve la plus évidente que celui qui gère (les affaires de l’univers) est un Dieu unique, un souverain qui n’a pas d’associé, ni même un opposant. Allah dit:

 

« Allah ne s’est point attribué d’enfant et il n’existe point de divinité avec lui, sinon chaque divinité s’en irait avec ce qu’elle a créé, et certains se seraient élevés sur d’autres »

(Les croyants - 91)

 

Le Dieu réel est obligatoirement un créateur qui œuvre (fa’il), par conséquent s’il y avait un autre Dieu qui se serait associé à lui dans sa royauté, qu’il soit exalté de cela, il aurait alors à son propre compte créatures et ouvrages. De là, le premier Dieu n’aurait accepté ce partage avec le second, et s’il avait été capable de renverser son associé et de se rendre seul maître de la royauté et de la souveraineté, il n’aurait hésité. Dans le cas où il n’aurait été capable de faire cela, il se serait approprié à lui seul sa part de royauté et de création en s’isolant de son confrère, comme le font les rois ou dirigeants dans la vie d’ici bas, lorsque chacun s’isole de l’autre avec son empire, il s’ensuit alors la division. En résumé, il y a trois possibilités :

 

Soit que l’une des deux divinités renverse l’autre et s’approprie la royauté.

 

Soit que chacune des deux se sépare de l’autre et devient autonome dans sa royauté et sa création, ce qui provoquerait un schisme.

 

Soit qu’elles sont sous le commandement d’un seul maître qui agit à sa guise à leur sujet, il est donc un Dieu réel, et eux sont ses serviteurs ou esclaves.

 

Constatant qu’il n’est pas advenu dans l’univers de division, ni de divergence, alors force est d’admettre que celui qui le gère est unique sans même un opposant et qu’il en est son seul maître, sans même un associé.

 

Assujettissement des créatures à exercer les fonctions qui leur sont propres

 

Il n’existe pas de créatures qui puissent se révolter et s’abstenir d’exercer leur fonction dans cet univers, c’est ainsi qu’argumenta Moise lorsque Pharaon lui demanda :

 

« Qui donc est votre seigneur, O Moise ?» Moise lui répondit de manière exhaustive: « Notre seigneur, dit moise, est celui qui a donné à chaque chose sa propre création puis l’a guidée »

(Ta-ha – 49 et 50)

 

C’est à dire : Notre seigneur est celui qui a créé l’ensemble des êtres et a donné à chacun d’eux une création appropriée suivant leurs spécificités, comme la grande ou petite taille du corps ainsi que toutes ses autres qualités. Ensuite il les a guidés au but pour lequel ils ont été créés. Cette guidance (hidaya) est intuitive, elle est inspirée (ilham), intégrale, présente dans toutes les créatures. Tu observes alors que tous les êtres se dirigent vers ce qui leur est bénéfique et s’écartent de ce qui leur nuit. Même les animaux, Allah leur a donné une perception qui leur permet d’acquérir ce qui leur est profitable, et de délaisser ce qui leur est néfaste, ainsi que d’accomplir leurs rôles dans la vie.

 

« celui qui a parfait la création de chaque chose »

(la prosternation -7)

 

Celui qui a donc créé l’ensemble des êtres et leur a donné une création exemplaire, pour laquelle l’imagination ne peut suggérer mieux, puis les a ensuite conduit vers leur intérêt, n’est autre que le véritable souverain. Le fait de réfuter sa présence revient à renier ce qui existe de plus grand, c’est tout simplement acte d’orgueil et mensonge manifeste.

 

Allah a octroyé à ce qu’il a créé tout ce dont il ont besoin et les a orientés afin qu’ils jouissent de cela. Et nul doute qu’il a pourvu chaque catégorie d’êtres de la forme et de l’image adéquate, il a donc attribué au mâle et à la femelle ce qui est nécessaire pour concrétiser entre eux le mariage, l’union, la vie en société, il a également fourni à chaque membre du corps la forme qui lui convenait, dans le but qu’ils remplissent leur fonction respective.

 

Tout cela prouve incontestablement qu’il est le souverain de chaque chose et qu’il est celui qui mérite d’être adoré contrairement aux autres.

 

L’objectif de l’attestation de sa souveraineté exclusive sur ses créatures est de faire valoir l’obligation de l’adorer, seul sans associé, et ceci constitue son unicité dans l’adoration. Si donc une personne atteste de l’unicité d’Allah dans sa souveraineté et n’atteste de son unicité dans l’adoration, ou bien ne la met pas en application comme il se doit, alors il ne saurait en aucun cas être musulman et monothéiste (mouwahid), bien au contraire, il ne saurait qu’un mécréant contestataire. Ce sujet-là, nous allons le développer, avec la permission d’Allah, dans la partie suivante.

 

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Mise en évidence que l’unicité dans la souveraineté (tawhid a-rouboubiya) implique l’unicité dans l’adoration (tawhid al-oulouhiya)

 

Celui qui atteste de l’unicité d’Allah dans sa souveraineté, reconnaît qu’il est le seul créateur de cet univers et qu’il le pourvoie et le gère, alors il devra implicitement affirmer qu’Allah, pureté à lui, est le seul digne d’être adoré par toutes les formes d’adoration. Ceci représente l’unicité dans l’adoration (tawhid al-oulouhiya) car le terme al-oulouhiya (divinité, théisme) désigne l’adoration (al-‘ibada).

 

Quant à la signification du terme Divinité (ilah): celui qui est adoré (ma’boud). Ceci implique alors que l’on invoque en dehors d’Allah absolument personne, qu’on ne demande de l’aide uniquement à lui, qu’on ne place sa pleine confiance (tawakoul) seulement en lui, qu’on n’égorge les sacrifices (quourbane), qu’on émette des vœux (nadr) que pour lui. Toutes ces formes d’adoration ne doivent être exercées uniquement en vue d’Allah.

 

L’unicité dans la souveraineté est donc une preuve fondamentale de l’obligation de pratiquer l’unicité dans l’adoration. Et c’est pour cela qu’Allah, pureté à lui, argumente contre ceux qui réfutent son unicité dans l’adoration, en leur démontrant qu’ils ont admis son unicité dans la souveraineté :

 

«O vous les hommes, adorez votre seigneur qui vous a créés vous et qui vous ont précèdes, ainsi attendriez-vous la piété.C’est lui qui vous a fait la terre pour lit, et le ciel pour toit, qui précipite la pluie du ciel, et par elle fait surgir toutes sortes de fruits pour vous nourrir. Ne lui cherchez donc pas des égaux, alors que vous savez »

(La vache – 21 et 22)

 

Allah leur a ordonné de mettre en pratique son unicité dans l’adoration, en leur démontrant en vue de cela, son unicité dans la souveraineté, qui est représentée par la création des premiers et derniers hommes, par la création du ciel et de la terre et de ce qu’il y a dans les deux, par l’assujettissement des vents et la précipitation de la pluie, par la germination des plantes et l’apparition des fruits qui constituent les biens des hommes. Il est donc inconcevable d’associer à Allah un autre que lui qui serait bien incapable de tout cela.

 

Mettre en valeur l’unicité dans la souveraineté est un procédé naturel afin de faire admettre l’unicité dans l’adoration. L’homme se rattache d’abord à l’origine de sa création et la source de ses intérêts (c’est à dire Allah), ensuite il emprunte les moyens qui lui permettent de se rapprocher de lui et de le satisfaire afin de créer un lien solide entre eux. L’unicité dans la souveraineté est donc bel et bien le meilleur moyen de prouver l’unicité dans l’adoration, il est en fait une porte qui permet d’y accéder. C’est pour cela qu’Allah a utilisé ce procédé pour répliquer aux polythéistes. Il a ordonné à ses envoyés d’agir ainsi ; Allah dit :

 

« Dis :’À qui appartiennent la terre et ceux qui y sont ? Si vous savez’Ils diront ‘à Allah’. Dis : ‘Ne vous souvenez-vous donc pas ?’Dis ‘qui est le seigneur des sept cieux, et le seigneur de l’immense trône’Ils diront : ‘Allah’. Dis : ‘Ne craignez-vous donc pas ?’Dis : ‘qui détient dans sa main la royauté absolu de toute chose, et qui protège et n’a pas besoin d’être protège ? (Dites) si vous le savez’Ils diront : ‘Allah’. Dis : comment donc se fait-il que vous soyez ensorcelés ? »

(Les croyants – 84 à 89).

 

Il dit aussi:

 

« Voila Allah, votre seigneur, il n’y a de divinité (méritant l’adoration) que lui, créateur de tout, adorez-le donc ... »

(Les bestiaux - 102)

 

Il a donc prouvé par le biais de sa souveraineté exclusive qu’il est le seul et digne d’adoration, ceci est l’unicité dans l’adoration et c’est pour cela qu’il a créé les êtres, Allah dit:

 

« Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils m’adorent »

(Qui éparpillent - 56).

 

"M’adorent" c’est à dire me vouent un culte exclusif. L’homme n’est pas monothéiste par le simple fait qu’il atteste de l’unicité dans la souveraineté (tahwid a-rouboubiya), il doit pour cela attester et mettre en pratique l’unicité dans l’adoration. Sachons que les polythéistes témoignaient de l’unicité dans la souveraineté et pourtant ils ne rentrèrent dans l’Islam, le prophète (Saw) les combattit et ceci malgré qu’ils reconnaissaient qu’Allah est le créateur, le pourvoyeur, celui qui donne la vie et la mort, Allah dit :

 

« Et si tu leur demandes : ‘Qui a créé les cieux et la terre ?’ ils diront très certainement : ‘Les a créé le Puissant, le Savant »

(L’ornement - 9)

 

« Et si tu leur demandes qui les a créés, ils diront très certainement : ‘Allah’ »

(L’ornement - 87)

 

« Dis : ‘Qui vous attribue de la nourriture du ciel et de la terre ?Qui détient l’ouie et la vue, et qui fait sortir le vivant du mort et fait sortir le mort du vivant, et qui gère les affaires ?’ Ils diront : ‘Allah’ »

(younous - 31)

 

Et beaucoup d’autres versets qui vont dans ce sens sont présents dans le Coran. Celui donc, qui prétend que l’unicité consiste à attester de la présence d’Allah ou d’admettre qu’il est le créateur et celui qui dirige l’univers, et se contente uniquement de cela, alors sache qu’il n’a aucune connaissance de ce qu’est réellement l’unicité qui a été l’objet de la mission des envoyés. En fait, ils se sont fixés à ce qui implique l’obligation et ont délaissé l’obligation en elle-même, ou ils se sont limités à la preuve et ont abandonné ce à quoi elle tend à prouver.

 

Parmi les spécificités de la divinité (oulouhiya): la perfection absolue dans tous les aspects, sans aucun défaut sous quelques formes que se soit. Ceci implique que l’adoration comme l’exaltation (ta’thim), la vénération (idjlal), la crainte (khachiya), les invocations, l’espérance (raja), le repentir sincère (inaba), la confiance, la demande d’assistance et l’humiliation totale avec un amour sincère, soit en tout et pour tout en sa faveur. La raison, la loi religieuse et la nature (fitra) indiquent que tout cela ne doit être que pour Allah, et qu’il est inconcevable que ce soit pour un autre que lui.

 

La Croyance de l’Unicité

Dr Saleh Ibn Fawzan Al-Fawzan

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