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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


Dires et actes qui s’opposent à l’unicité ou la dévalorisent partie 1

Publié par Baladislam sur 23 Avril 2012, 22:01pm

Catégories : #Tawhid et unicité d'Allah

 fond écran noms allah (8)

 

Ce chapitre comprend les parties suivantes :

 

Première partie : Prétendre connaître la science de l’invisible à travers la lecture des lignes de la main, des tasses ou autre.

 

Deuxième partie : La sorcellerie, la divination et la science augurale.

 

Troisième partie : Les offrandes - les vœux - les présents destinés aux sanctuaires - les tombes et leurs vénérations.

 

Quatrième partie : Clarification du jugement porté sur les statues et les monuments mémoriaux.

 

Cinquième partie : Clarification du jugement porté sur le fait de se moquer de la religion et du mépris des choses sacrées.

 

Sixième partie : À propos de l’application d’une loi différente que celle descendue par Allah.

 

Septième partie : Prétendre décréter le droit d’interdire et d’autoriser.

 

Huitième partie : Jugement porté sur le fait d’appartenir aux groupes athées et aux groupes de l’ignorance (antéislamique).

 

Neuvième partie: La conception matérielle de la vie et ses préjudices.

 

Dixième partie : Concernant les formules de conjuration et les amulettes.

 

Onzième partie : Mise en évidence de la loi portée : Sur le fait de jurer par un autre qu’Allah- sur la sollicitation, la demande de secours et d’aide des créatures.

 

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Prétendre connaître la science de l’invisible à travers la lecture des lignes de la main, des tasses ou autre

 

La signification de l’invisible : tout ce qui est en dehors de la perception des humains comme les événements du futur et du passé, et ce qu’ils ne peuvent observer. Allah s’est attribué cette science, il dit :

 

« Dis : ‹Nul de ceux qui sont dans les cieux et sur la terre ne connaît l'Inconnaissable, à part Allah›. »

(Les fourmis – 65)

 

Personne donc ne peut connaître l’invisible si ce n’est Allah, lui seul, pureté à lui. Parfois les prophètes ont accès à certaines choses de l’invisible suivant la volonté d’Allah, dans le but d’un intérêt ou d’une sagesse, Allah a dit:

 

« [C'est Lui] qui connaît le mystère. Il ne dévoile Son mystère à personne, sauf à celui qu'Il agrée comme Messager »

(Les djinns – 26,27)

 

C'est-à-dire que personne n’accède à l’invisible sauf celui qu’Allah a choisi pour sa mission, dans le but de prouver sa prophétie par l’intermédiaire de miracles reposant sur les révélations de l’invisible transmises par Allah. Cela englobe les envoyés parmi les anges et les humains, alors que personne d’autre ne peut y accéder pour preuve la restriction. Quiconque (en dehors des envoyés qu’Allah) prétend avoir connaissance de l’invisible par un moyen ou un autre est un menteur et un mécréant, aussi bien qu’il prétend cela par l’intermédiaire de la lecture des lignes de la main ou des tasses, par la prédication, la sorcellerie ou l’astrologie (tandjim) ou autres moyens. C’est le cas de certains charlatans et imposteurs qui informent de la place ou se trouve un objet perdu, ou des choses cachées, ou bien qui instruisent de la cause d’une maladie en disant : "untel a été la cause de ta maladie, car il t’a fait cela et cela…". En réalité, ils utilisent les djinns et les diables et feintent les gens en leur faisant croire que cela arrive grâce à leurs pratiques, ce n’est que tromperie et traîtrise !

 

Le cheikh de l’islam Ibn Taimiya a dit: "Chaque devin a un assistant parmi les diables, il lui informe de beaucoup de choses de l’invisible qu’il a dérobées lorsqu’il était à l’écoute, ensuite il mêle le mensonge à la vérité. Parmi eux (les diables), il y a ceux qui leur apportent de la nourriture, des fruits, des gâteaux et d’autres aliments qui ne sont disponibles en ce lieu. Parmi les djinns il y a ceux qui leur permettent de voler jusqu’à La Mecque ou à la maison sacrée ou d’autres endroits".

 

Parfois les informations leur sont transmises par le biais de l’astrologie, consistant à démontrer par rapport aux états des planètes, les événements à venir sur la terre, comme la définition des heures où le vent va souffler où la pluie va tomber, le changement des prix et autres événements qui, d’après eux, sont connus grâce aux mouvements des planètes dans leurs voies respectives, ainsi que leur rassemblement et leur dispersion. Ils disent que celui qui se fiance lors de la venue de telle planète, celui qui voyage en la présence de telle étoile, celui qui naît sous telle étoile, il lui arrivera ceci et cela, de prospérité ou de calamité. De la même façon, certains magazines caducs qui relatent des fables en fonction des signes du zodiaque et le bonheur qui en résulte.

 

Certains ignorants et ceux dont la foi est faible vont auprès des astrologues, ils les consultent afin de connaître leur futur dans cette vie d’ici-bas et tout ce qui s’y rattache comme le mariage ou autre.

 

Celui qui prétend avoir accès à la science de l’invisible et celui qui considère ce qu’ils prétendent de vrai, sont des polythéistes, des mécréants, car ils disent s’associer à Allah dans ce qui est propre à lui. Sache que les étoiles sont créées et assujetties, elles n’ont aucun rôle dans tout cela, elles n’indiquent ni calamité, ni prospérité, ni mort, ni vie, tout ceci est l’œuvre des diables qui dérobent ce à dont ils ont prêté l’oreille.

 

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La sorcellerie, la divination et la science augurale

 

Ces choses-là sont le fruit des œuvres des diables, elles sont interdites, elles profanent la croyance ou la dévalorisent, car elles résultent d’actes de polythéisme.

 

La sorcellerie (sihr) (désigne ce dont la cause est subtile et masquée)

 

Elle a été nommée sorcellerie, car elle est le résultat de choses cachées que ne peut apercevoir l’œil, elles se présentent sous forme de formules de conjuration, de paroles, de potions et fumées. La sorcellerie est réelle. Il y a, parmi cela, ce qui influence directement le cœur et le corps provoquant maladie, mort ou séparation entre l’homme et sa femme. Cette influence n’a d’effet qu’avec la volonté universelle (qadar kawni) d’Allah. La sorcellerie est une œuvre diabolique, la plupart y accèdent en pratiquant le polythéisme et en se rapprochant des âmes pourries par l’accomplissement de ce auquel elles aspirent. Les prendre pour associé (en dehors d’Allah) est le prix à payer afin de les utiliser, et c’est pour cela que le législateur (Allah) l’a (la sorcellerie) associée au polythéisme, comme le prophète (saw) a dit: "Fuyez les sept périls" ils dirent : "qui sont-ils ?" il dit : "l’associationnisme en Allah, la sorcellerie…".

 

Elle est issue du polythéisme de deux aspects:

 

- L’utilisation des diables, le rattachement à eux, se rapprocher d’eux par l’accomplissement de ce qu’ils aiment afin qu’ils soient à la disponibilité du sorcier. La sorcellerie est de l’enseignement des diables, Allah dit :

 

«Mais bien les diables : ils enseignent aux gens la magie »

(La vache - 102) 

 

- La prétention d’accéder à la science de l’invisible et de s’associer à Allah dans cela, et ceci est égarement et mécréance, Allah dit :

 

« Et ils savent, très certainement, que celui qui acquiert [ce pouvoir] n'aura aucune part dans l'au-delà. »

(La vache - 102) 

 

étant ainsi, il n’y a alors pas de doute que cela est mécréance et polythéisme et s’oppose à la croyance. Il est donc obligatoire de tuer celui qui pratique la sorcellerie comme l’ont fait la plupart des grands compagnons. Les gens ont pris le cas du sorcier et de la sorcellerie à la légère, ils ont même considéré cela comme étant un art parmi tant d’autres, tout en s’en vantant. Ils organisent des fêtes et concours en leur faveur devant des milliers de spectateurs, leur offrant récompenses et autres. Ils appellent cela "le cirque". Tout ceci a pour origine l’ignorance en matière de religion et du laisser-aller vis-à-vis de la croyance.

 

La divination et la voyance

 

Ces deux pratiques reposent sur le fait de prétendre connaître la science de l’invisible et tout ce qui est dissimulé comme les événements qui auront lieu sur la terre et leurs conséquences, ou l’endroit des objets perdus, tout ceci par l’intermédiaire des diables qui dérobent les informations du ciel, Allah dit:

 

« Vous apprendrai-Je sur qui les diables descendent ? Ils descendent sur tout calomniateur, pécheur. Ils tendent l'oreille... Cependant, la plupart d'entre eux sont menteurs. »

(Les poètes – 221 à 223)

 

Le diable dérobe l’une des paroles prononcées par les anges, il la transmet dans l’oreille du devin tout en ajoutant cent mensonges. Alors, les gens considèrent ce qu’il dit de vrai à cause de cette parole entendue du ciel. Allah, soit-il exalté, est le seul à posséder la science de l’invisible. Celui donc qui prétend s’associer à Allah dans ce domaine par le moyen de la divination ou autre, ou celui qui estime de vrai ce qu’il prétend, tous ont donné un associé à Allah dans ce qui est propre à lui. La divination n’est pas exempte d’actes polythéistes, car elle est un moyen de se rapprocher des diables par le biais de ce qu’ils aiment, c’est donc de l’associationnisme au niveau de sa souveraineté du fait de prétendre s’associer à Allah dans sa science, et de l’associationnisme au niveau de son adoration du fait que cela implique de se rapprocher d’un autre qu’Allah par des adorations.

 

Abou Houraira rapporte du prophète (saw) : "Celui qui consulte un devin et croit ce qu’il dit, a mécru en ce qui est descendu sur Mohammed".

 

On doit prêter l’attention et prendre garde que les magiciens, devins et voyants endommagent la croyance, ils apparaissent devant les gens comme étant des médecins, ils ordonnent le malade d’égorger pour un autre qu’Allah, ils égorgent un mouton dont les caractéristiques sont telles et telles, ou bien un poulet. Ils écrivent des textes sur des talismans qui comprennent du polythéisme, ou des expressions diaboliques sur des amulettes qu’ils accrochent à leurs cous, à leurs coffrets ou dans leurs maisons, leur servant ainsi de protection.

 

D’autres apparaissent sous la forme de spécialistes des choses de l’invisible ou les lieux des choses égarées. Les ignorants les consultent à ce sujet, alors ils les informent de leur emplacement ou les leur apportent en utilisant pour cela les services des diables. D’autres encore apparaissent sous l’image d’un saint (wali), auteur de miracles et prodiges (karamate), ou sous l’image d’un artiste qui rentre dans le feu sans être atteint, ou qui se frappe avec une arme ou se glisse sous les roues d’une voiture sans que cela ne l’influence. Et bien d’autres charlataneries qui sont en réalité des ruses subtiles mises en pratique devant les regards, comme l’exercice des magiciens de pharaon avec les cordes et le bâton.

 

Le cheikh de l’islam cite, lors d’une entrevue avec les magiciens Al-Bataihiya al-ahmadiya a-rifa’iya: "il (un des magiciens) dit en haussant la voix : "Nous nous possédons des pouvoirs particuliers comme cela et cela" et il prétendit posséder des miracles comme la maîtrise du feu et autres et qu’il méritait confiance et honneur. Il (le cheikh de l’islam) dit ensuite : "Je dis, tout en haussant la voix et en me fâchant : "Je défie tous les magiciens ahmadiya de l’orient et de l’occident : qu’ont-ils fabriqué dans le feu?!!! Moi je fais ce qu’ils font, celui qui donc sera brûlé, sera le vaincu ou proclamera la malédiction d’Allah sur lui même. (Avant de faire l’expérience avec le feu) Nous lavons nos corps avec du vinaigre et de l’eau chaude. Les émirs et les gens (présents) me questionnèrent à ce propos, alors je leur informai de leurs ruses afin de se protéger du feu : ils fabriquent des choses comme la graisse de grenouille, de l’écorce d’oranger et du mica46 . Cela fit grand bruit auprès des gens. Il commença alors à venter sa capacité à faire cela disant : "toi et moi, nous nous enroulons dans un paillasson après avoir couvert nos corps de soufre". Je luis dis : "Agis!" répétant cela plusieurs fois. Il tendit alors la main, feintant d’enlever son kamiss, je lui dire alors : "non, jusqu’à ce que tu te rinces avec de l’eau chaude et du vinaigre". Il ne fit cas de rien comme à son habitude puis dit : "celui qui aime l’émir alors qu’il apporte des fagots". Je lui dis : "cela n’est que bavardage et diversion, cela n’aboutira à aucun résultat, introduis plutôt ton doigt et le mien dans la lanterne de feu après l’avoir lavé et celui qui se brûlera sera alors maudit d’Allah (ou vaincu)". Lorsque je lui dis cela, il se sentit gêné et s’humilia."

 

Son but était de mettre en évidence que ces imposteurs mentent aux gens par leurs ruses, comme le fait de tirer une voiture avec un cheveu, ou mettre son corps sous les roues d’un véhicule, ou introduire des brochettes de fer dans les yeux et bien d’autres charlataneries diaboliques.

 

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Les offrandes - les vœux - les présents destinés aux sanctuaires - les tombes et leurs vénérations

 

Le prophète (saw) a, sans l’ombre d’un doute barré l’accès à toutes les voies menant au polythéisme, et mis en garde de cela avec insistance. Parmi (ces voies): les tombes, Il a donc établi des règles qui empêchent de prendre les tombes pour adoration et d’élever (en grade) ceux qui s’y trouvent (les morts). Parmi ces règles :

 

- Il a mis a garde contre le fait d’élever (en rang) les proches d’Allah (awliya) et les pieux, car cela conduit à leur adoration. Il (saw) dit: "Prenez garde de l’exagération, ceux qui vivaient avant vous ont été anéantis à cause de l’exagération" il (saw) dit aussi : "Ne me couvrez pas exagérément d’éloges comme l’ont fait les chrétiens à l’égard de Jésus fils de marie. Je ne suis qu’un esclave, dites par conséquent : "esclave et messager d’Allah".

 

- Il a mis en garde de la construction au-dessus des tombes comme a rapporté Abou Hayadj al-asadi: "Ali ibn abi Talib m’a dit : "Je t’enverrai dans le même but que m’a envoyé le prophète (saw): tu ne laisseras de statues sans les avoir détruites et de tombes surélevées sans les avoir aplanies".

 

- Il a interdit de plâtrer les tombes et de construire au-dessus d’elles, Djâbir a dit : "Le prophète (saw) a interdit de plâtrer les tombes et de s’asseoir sur elles, et que l’on construise au-dessus d’elles un édifice".

 

- Il a mis en garde de prier auprès des tombes, Aicha, qu’Allah soit satisfait d’elle, a dit: "Lorsque le prophète (saw) fut pris de sa fin (sa mort), il prit une chemise et se recouvrit le visage, puis après s’être enveloppé (de cette chemise), il l’ôta et dit: "Malédiction d’Allah sur les juifs et les chrétiens, ils prirent les tombes de leurs prophètes comme lieu de prière". Il avertit ainsi de ce qu’ils firent. Et sans cet avertissement on aurait mis en valeur sa tombe, seulement on eut peur que l’on ne la prenne comme lieu de prière.

 

Le prophète (saw) dit également : "Ne saviez-vous pas que ceux qui étaient avant vous, avaient pris les tombes de leurs prophètes comme lieu de prière, ne prenez donc pas les tombes comme mosquée, je vous interdis de faire cela". La signification "les prendre comme mosquée": c'est-à-dire de prier auprès de ces tombes et même si l’on ne construit pas sur elles une mosquée. Chaque parcelle (du lieu des tombes) qui a été destinée pour accomplir la prière, est considérée comme mosquée, comme le prophète (saw) a dit : "Toute la terre a été mise à ma disposition comme étant moyen de purification et lieu de prière". Et si l’on construit au dessus d’elles une mosquée, alors cela est encore pire.

 

La plupart des gens ont agi contrairement à ces interdits et à ce dont il (saw) a mis en garde. Ils tombèrent dans le grand associationnisme. Ils construisent au dessus des tombes des mosquées, des mausolées et lieux de méditation, ils en ont fait leur lieu de pèlerinage et ils y pratiquent toutes les formes du grand polythéisme comme le sacrifice en leur faveur, les invocations des morts, leur demander secours, faire des vœux et bien d’autres choses.

 

Le savant Ibn al-quayim cite : "Celui qui compare entre la sunna du prophète (saw) au sujet des tombes, de ce qu’il a ordonné et interdit, ainsi que l’exemple des compagnons d’une part, et ce que font les gens de nos jours d’autre part, s’apercevra que l’un est l’inverse de l’autre, son opposé dont le regroupement est impossible. Le prophète (saw) a interdit de prier auprès des tombes, alors eux ils y prient, il a interdit de les prendre comme lieu de prière, alors eux, construisent au-dessus d’elles des mosquées, les nommant lieu de martyrs (de rassemblement), en rivalité avec les maisons d’Allah. Il a interdit de placer et d’allumer des lanternes au-dessus d’elles, alors eux, se mobilisent autour de ces lanternes afin de les allumer. Il a interdit de les prendre comme lieu de fête, alors eux, les ont prises comme lieu de fête et de pèlerinage, ils se regroupent autour d’elles comme ils le font les jours de fête et plus encore. Il ordonna également de les aplanir comme il est rapporté dans l’authentique Mouslim: "Abou Hayadj al-asadi dit: "Ali ibn abi Talib m’a dit: "Je t’enverrai dans le même but que m’a envoyé le prophète (saw): tu ne laisseras de statues sans les avoir détruites et de tombes surélevées sans les avoir aplanies". Et également, dans l’authentique : Thoumama ibn Choufayi dit : "Nous étions avec Foudala ibn Oubaid en terre des Romains (dans la ville) de Broudous lorsque que l’un de nos compagnons mourut, alors Foudala ordonna (de préparer) sa tombe et de l’aplanir, puis il dit : "J’ai entendu le prophète qui ordonna de les aplanir". Ceux-là ont exagéré dans la violation de ces deux hadiths. Ils élèvent (les tombes) au-dessus de la terre comme on le fait pour une maison et les recouvrent d’une coupole", jusqu’à ce qu’il (Ibn al-quayim) dit : "Observez cette énorme incohérence : entre ce que le prophète (saw) a légiféré et ce qu’il a voulu de par l’interdiction des faits précédents, relatifs aux tombes, et entre ce qu’ils ont fabriqué et ce a quoi ils ont aspirés. Et nul doute, qu’il résulte de cela des préjudices innombrables".

 

Ensuite, il commença par énumérer ces préjudices jusqu’à ce qu’il dit: "parmi cela (ces préjudices): ce que le prophète (saw) a légiféré lors de la visite des tombes n’est autre que le rappel en l’au-delà et la bienfaisance envers les morts en invoquant (Allah) en leurs faveurs, leur souhaitant miséricorde et pardon, demandant (à Allah) de leur faire grâce. Le visiteur est donc bienfaisant envers lui-même et le mort. Les polythéistes ont tout mélangé, ils ont inversé la religion. D’après eux, l’objectif de la visite (des tombes) est d’associer (à Allah) le mort, de l’invoquer et d’invoquer par son intermédiaire, lui demander ce dont ils ont besoin et de descendre la bénédiction, de lui donner la victoire sur leurs ennemis ou autres. Ils sont alors devenus malfaisants envers eux-mêmes et envers les morts, car ils les privent du bienfait de ce que le Très-Haut a légiféré comme les invocations, la demande de miséricorde et de pardon en leur faveur".

 

Désormais, Il devient plus clair que les vœux, les offrandes, les pèlerinages, tous sont du polythéisme majeur. La cause de cela est la transgression de la voie du prophète (saw) au sujet de la place qui doit être attribuée aux tombes, comme ne pas construire d’édifices ou des mosquées au-dessus d’elles. Et lorsqu’ils ont édifié au-dessus d’elles des coupoles et ont dressé au autour d’elles des mosquées et lieux de pèlerinage, les ignorants ont ainsi cru que les morts enterrés pouvaient leur faire profit ou leur causer tort, qu’ils portaient secours à qui leur demandait, qu’ils réglaient les problèmes de ceux qui se réfugiaient auprès d’eux. Alors, ils leur offrirent des sacrifices et leur présentèrent des vœux, au point où ces tombes devinrent des statues adorées en dehors d’Allah. Le prophète (saw) a dit : "Ô mon seigneur, ne fais pas de ma tombe une statut que l’on adore".

 

Il n’a invoqué Allah de cette invocation que du fait qu’il devait se produire une chose de ce genre, et effectivement cela arriva auprès des tombes dans de nombreux pays. Et pour ce qui est de sa tombe , Allah la protégea grâce à la bénédiction de son invocation. Et même s’il advient dans sa mosquée des infractions de la part de quelques ignorants et superstitieux, dans tous les cas ils ne peuvent parvenir à sa tombe, car elle se trouve dans sa maison et non dans sa mosquée et, de plus, elle est encerclée par des murs comme dit Ibn al-quayim dans sa nouniya: Le seigneur des mondes a répondu à son invocation Et l’a encerclée de trois murs

 

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Clarification du jugement porté sur les statues et les monuments mémoriaux

 

- La statue (tamthil) représente une forme à l’image d’un humain ou d’un animal ou autre de ce qui possède une âme.

 

- La stèle en son origine : emblème ou pierre que les polythéistes prennent pour lieu de sacrifice.

 

- Les monuments mémoriaux : statues exposées dans les places publiques et autre afin de faire revivre le souvenir d’un leader ou d’un grand personnage.

 

Le prophète (saw) a prévenu de la représentation des êtres possédant une âme et tout spécialement les grands personnages du genre humain comme les savants, les rois, les pieux, les chefs et les présidents. Que soit réalisée cette reproduction par le dessin d’image sur un tableau, une feuille, un mur ou un habit, ou bien par le procédé de photographie comme c’est le cas à notre époque, ou bien encore par la sculpture et la construction sous forme de statues.

 

Le prophète (saw) a interdit d’accrocher des images sur les murs ou autre, et il a interdit de fixer des statues et parmi elles, les monuments mémoriaux qui mènent au polythéisme. La cause du premier polythéisme qui apparu sur la terre fut la représentation d’images et leurs fixations : Il y avait dans le peuple de Noé, des hommes pieux, lorsqu’ils décédèrent, leur peuple s’attristèrent alors le diable leur insuffla de dresser des statues à l’endroit ou ils avaient l’habitude de se réunir, puis ils nommèrent chacune d’elles par leurs noms respectifs. Ils exécutèrent cela et elles ne furent point adorées. Après la disparition de l’ancienne génération et l’oubli de la science, elles furent adorées59. Et lorsqu’Allah envoya son messager Noé, il interdit ce polythéisme qui fut, à l’origine, causé par ces images dressées, son peuple refusa de répondre à son appel et continuèrent l’adoration de ces images érigées qui devinrent des statues :

 

« et ils ont dit : ‹N'abandonnez jamais vos divinités et n'abandonnez jamais Wadd, Suwaa, Yagout, Yaouq et Nasr. »

(Noé – 23)

 

Ce sont les prénoms des hommes dont les images furent reproduites afin de faire revivre leur souvenir et afin de les glorifier. Observe ce à quoi a conduit ces monuments mémoriaux comme polythéisme et rejet de leurs messagers. Ceci est à l’origine de leur anéantissement par le déluge, et de l’aversion d’Allah et de ses créatures à leur égard, ce qui prouve le danger de la représentation des images et leurs fixations, c’est en ce sens que le prophète (saw) maudit tout façonneur d’images et nous a informé qu’ils seront les plus châtiés le jour du jugement. Il ordonna d’effacer les images et nous indiqua que les anges ne rentrent pas dans une maison où se trouve une image. Tout cela à cause des préjudices qu’elles occasionnent et des dangers qu’elles représentent devant la croyance de la communauté. Le premier polythéisme apparu sur la terre fut suscité par la fixation d’images. Que cette fixation soit celle d’une image ou d’une statue, dans les lieux de réunion, les places publiques ou dans les parcs, tout cela est législativement interdit, car c’est un moyen conduisant au polythéisme et à la dégradation de la croyance.

 

Actuellement, si les mécréants accomplissent ce travail-ci, car eux n’ont pas de croyance à protéger, alors il n’est pas permis aux musulmans de les imiter et d’œuvrer de la même manière, afin de protéger leur croyance qui n’est autre que la source de leur force et de leur bonheur. Et on ne doit dire : "les gens ont dépassé cette période et connaissent désormais l’unicité et le polythéisme. Le diable, lui, observe les futures générations où l’ignorance apparaîtra, comme il a procédé avec le peuple de Noé lorsque sont décédés leurs savants et que se propagea l’ ignorance. Le vivant n’est pas à l’abri de la tentation comme dit Ibrahim :

 

« Et préserve-moi ainsi que mes enfants de l'adoration des idoles. »

(Ibrahim- 35)

 

Il craignit d’être tenté. Des prédécesseurs dirent : "Et qui peut être à l’abri de la perdition après Ibrahim ? "

 

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Clarification du jugement porté sur le fait de se moquer de la religion et du mépris des choses sacrées

 

Se moquer de la religion est un acte d’apostasie, il fait intégralement sortir de la religion. Allah dit :

 

« Dis: ''Est-ce d'Allah, de Ses versets (le Coran) et de Son messager que vous vous moquiez ?'' Ne vous excusez pas : vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru »

(Le repentir – 65,66)

 

Ce verset indique que la moquerie d’Allah, de son prophète (saw) et de ses signes est acte de mécréance, et que celui qui se raille d’un de ces trois se raille des trois à la fois. Les versets descendirent à cause de certains hypocrites qui se moquèrent du prophète (saw) et de ses compagnons. La moquerie d’un des trois implique la moquerie des deux autres, de manière concomitante. Ils méprisent l’unicité d’Allah le Très-Haut et vénèrent l’invocation des morts, et lorsqu’ils sont sollicités à mettre en pratique l’unicité et à délaisser le polythéisme alors ils dédaignent l’unicité comme Allah dit :

 

« Et quand ils te voient, ils ne te prennent qu'en raillerie : ‹Est-ce là celui qu'Allah a envoyé comme Messager ? Peu s'en est fallu qu'il ne nous égare de nos divinités, si ce n'était notre attachement patient à elles !›.

(Le discernement – 41,42)

 

Ils se moquèrent du prophète (saw) lorsqu’il leur interdit la pratique de l’associationnisme. Les polythéistes continuent à dénigrer les envoyés et à les décrire comme étant des faibles d’esprit, des égarés et des fous lorsqu’ils les appellent à l’unicité, et ceci à cause de la vénération qu’ils éprouvent au fond d’eux-mêmes pour le polythéisme. Et c’est ainsi que tu trouves celui qui tend à leur ressembler, chaque fois qu’il voit celui qui invite à la pratique de l’unicité, il se raille de lui à cause de ce qu’il (le railleur) pratique de polythéisme, Allah dit:

 

« Parmi les hommes, il en est qui prennent, en dehors d'Allah, des égaux à Lui, en les aimant comme on aime Allah. »

(La vache - 165)

 

Celui qui aime une créature comme il aime Allah est polythéiste. Il convient de différencier entre le fait d’aimer pour Allah et aimer avec Allah. Ceux qui ont pris les tombes pour idoles, tu les vois en train de se moquer de l’unicité d’Allah et de son adoration et ils vénèrent ce qu’ils ont pris en dehors d’Allah comme intercesseurs. Un d’eux jure par Allah d’un serment mensonger, alors qu’il ne s’aventure pas à jurer par son maître mensongèrement.

 

La plupart des sectes considèrent que demander secours auprès du maître, soit auprès de sa tombe ou autres lieux, est plus profitable que d’invoquer Allah dans la mosquée à l’aube. Il se raille de qui revient à l’unicité et désapprouve leur doctrine. La plupart d’entre d’eux délaissent les mosquées et remplissent les lieux de méditation.

 

N'est-ce pas tout cela du mépris envers Allah, ses signes et ses prophètes et la vénération du polythéisme, comme c’est le cas chez la plupart des adorateurs de tombes.

 

La moquerie se présente sous deux formes :

 

- Explicite: comme celle pour laquelle fut descendu le verset. Ils (les hypocrites) dirent : "Nous n’avons vu de lecteurs (du coran) comme ceux là, ils ne pensent qu’à remplir leurs ventres, il n’y a pas plus menteur et plus peureux (au moment de l’affrontement) qu’eux". Les termes du genre : "Votre religion est une religion de cinquième classe (ou "une cinquième religion"), "votre religion est stupide".

 

Lorsqu’ils voient ceux qui ordonnent le bien et interdisent le mal, disent tout en se raillant : "Les gens de la religion sont arrivés !!! " et bien d’autres expressions qu’on ne compte plus, et qui sont pires que les paroles prononcées par ceux sur qui le verset est descendu.

 

- Non explicite : cela se traduit par des faits innombrables comme le clin d’œil, tirer la langue, le signe de la main lors de la récitation du coran ou de la sunna du prophète (saw) ou au moment d’ordonner le bien et d’interdire le mal, le fait de dire : "l’islam n’est plus d’actualité (ne correspond plus) au vingtième siècle, il convenait plutôt à l’époque du moyen âge, il n’est qu’obscurantisme et arriération, il comporte dureté et barbarisme dans l’application du Code pénal, il a lésé les droits de la femme en autorisant le divorce et la polygamie". Ils disent : "le droit positif est plus adapté pour les gens que la loi musulmane", "ce sont des extrémistes, des wahhabites, ils veulent disperser le rang des musulmans, c’est une cinquième école de pensée" désignant ainsi tous ceux qui appellent à l’unicité et interdisent l’adoration des tombes et des sépultures.

 

Toutes ces paroles sont des moqueries envers la religion et ses adeptes, et envers la croyance authentique, il n’y a de force et de puissance qu’en Allah. Et parmi cela, les railleries destinées à ceux qui se conforment parfaitement à la sunna du prophète (saw), ils disent : "la religion n’est pas dans les poils" visant ainsi ceux qui se laissent pousser la barbe, ainsi que bien d’autres paroles indécentes.

 

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À propos de l’application d’une loi différente que celle descendue par Allah

 

Parmi les implications de la foi en Allah, le Très-Haut, et de son adoration : se résigner et agréer sa législation, ainsi que revenir au coran et à la sunna lorsqu’une divergence a lieu lors des débats, des questions de croyance, des procès, des droits du sang et des biens et de tous les autres droits. Allah est certes le juge équitable, à lui revient la loi. Il incombe donc aux gouverneurs d’appliquer sa loi et aux gouvernés de s’y reformer en jugeant leurs différents devant ce qu’Allah a fait descendre dans son livre et la sunna de son prophète (saw). Allah dit à propos des responsables (du gouvernement):

 

« Certes, Allah vous commande de rendre les dépôts à leurs ayants droit, et quand vous jugez entre des gens, de juger avec équité. Quelle bonne exhortation qu'Allah vous fait ! Allah est, en vérité, Celui qui entend et qui voit tout. »

(Les femmes - 58)

 

Et il dit au sujet des gouvernés :

 

« Ô les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d'entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-la à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation (et aboutissement). »

(Les femmes – 59)

 

Ensuite il mit en évidence que la foi (imane) et demander jugement auprès d’une loi différente que celle descendue par Allah, ne peuvent s’assembler, le très haut dit :

 

« N'as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu'on a fait descendre vers toi [prophète] et à ce qu'on a fait descendre avant toi? Ils veulent prendre pour juge le Taghout, alors que c'est en lui qu'on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l'égarement. »

(Les femmes - 60)

 

« Non!... Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu'ils ne t'auront demandé de juger de leurs disputes et qu'ils n'auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu'ils se soumettent complètement [à ta sentence]. »

(Les femmes - 65)

 

Allah a, tout en jurant, nié la foi de celui qui cherche jugement auprès d’un autre que le prophète (saw), et qui n’agrée pas son verdict et ne se soumet à lui. Comme il a jugé de mécréants, d’injustes, et de pervers ceux qui ne gouvernent pas avec sa loi, le Très-Haut a dit :

 

« Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, les voilà les mécréants. »

(La table servie - 44)

 

« Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes. »

(La table servie - 45)

 

« Ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, ceux-là sont les pervers. »

(La table servie – 47)

 

Il est indispensable de juger avec la loi divine et de demander son application sur l’ensemble des points de discorde liés à l’effort d’interprétation entre les savants. Alors, nous n’acceptons que ce qui est en conformité avec le coran et la sunna, sans prendre parti pour un imam ou suivre inconditionnellement une école de pensée, et ceci, dans tout ce qui concerne les droits comme le règlement de différends ou les plaidoiries, sans en restreindre l’application au simple statut civil comme c’est le cas dans certains pays qui se réclament de l’islam. L’islam est un tout, il ne se fragmente pas, Allah dit :

 

« Ô les croyants ! Entrez pleinement dans l'Islam »

(La vache - 208)

 

« Croyez-vous donc en une partie du Livre et rejetez-vous le reste ? »

(La vache – 85)

 

De même, les adeptes des différentes écoles de pensée et des nouvelles tendances doivent soumettre les avis de leurs imans au coran et à la sunna, alors ce qui est en accord, nous l’acceptons et ce qui est différent nous le rejetons sans fanatisme ou parti pris. Surtout en ce qui concerne les questions dogmatiques, conformément aux conseils des imams, et ceci sont leurs écoles à tous60. Ceux donc qui les contredisent dans cela ne sauraient être leurs adeptes et même s’ils le prétendent. Allah dit à leur sujet:

 

« Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d'Allah »

(Le repentir – 31)

 

Ce verset n’est pas restreint au cas des chrétiens, il englobe tous ceux qui agissent de la même manière. Celui donc qui va à l’encontre de ce qu’ont ordonné Allah et son prophète (saw) comme le fait de gouverner entre les gens par une autre loi que celle descendue par Allah, ou demander (l’application de cette autre loi) afin d’assouvir ses passions et désirs a ôté l’alliance de l’islam et de la foi, et même s’il prétend être croyant. Allah, le très haut, a blâmé celui qui désire cela et a démenti leur prétention à avoir la foi, il, le très haut dit :

 

« N'as-tu pas vu ceux qui prétendent croire à ce qu'on a fait descendre vers toi [prophète] et à ce qu'on a fait descendre avant toi ? Ils veulent prendre pour juge le Taghout, alors que c'est en lui qu'on leur a commandé de ne pas croire. Mais le Diable veut les égarer très loin, dans l'égarement. »

(Les femmes - 60)

 

"Qui prétendent croire": cela sous-entend la négation de leur foi, car ce verbe (prétendre) s’emploie le plus souvent pour designer celui qui prétend mensongèrement un fait, son action est ainsi contraire à ce qu’il avance. Cela est confirmé par le verset : "alors que c'est en lui qu'on leur a commandé de ne pas croire", car mécroire au taghout est un pilier de l’unicité comme cela est indiqué dans le verset de la sourate la vache (« Donc, quiconque mécroit au Rebelle tandis qu'il croit en Allah saisit l'anse la plus solide, qui ne peut se briser »), si donc ce pilier n’est pas établi, il ne peut être monothéiste.

 

L’unicité est la base de la foi qui valide l’ensemble des actions et qui, en son absence, les annule. Comme cela est clarifié dans le verset :

 

« Donc, quiconque mécroit au Rebelle tandis qu'il croit en Allah saisit l'anse la plus solide, qui ne peut se briser » 

(La vache – 256)

 

On en conclut que réclamer le jugement du taghout c’est avoir la foi en lui.

 

Nier la foi de celui qui ne gouverne pas avec la loi divine revient à dire que son application est preuve de foi, de croyance, et d’adoration d’Allah qui doit être professée par le musulman. Partant de là, on ne doit pas mettre en pratique la législation d’Allah uniquement pour le fait qu’elle est la plus favorable pour les gens et la plus efficace du point de vue de la sécurité. Certaines personnes se basent sur cet aspect et oublient le premier aspect. Allah a blâmé ceux qui gouvernent avec la loi d’Allah pour des fins personnelles, sans qu’ils n’adorent Allah par cela, le très haut dit :

 

« Et quand on les appelle vers Allah et Son messager pour que celui-ci juge parmi eux, voilà que quelques-uns d'entre eux s'éloignent. Mais s'ils ont le droit en leur faveur, ils viennent à lui, soumis. »

(La lumière – 48,49)

 

Leur unique intérêt est la passion qu’ils suivent, et ce qui est contraire à elle, ils s’en détournent, car ils ne cherchent pas à adorer Allah lorsqu’ils demandent au prophète de les juger.

 

Statut de celui qui gouverne par une loi autre que celle descendue par Allah

 

Allah, le Très-Haut dit:

 

« Et ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, les voilà les mécréants. »

(La table servie - 44)

 

Ce verset nous indique que le jugement par une loi différente que celle d’Allah est mécréance. Cette mécréance est, tantôt majeure (son auteur sort de la religion) et tantôt mineure (son auteur ne sort pas de la religion), suivant l’état du gouverneur : S’il croit que l’application de la loi divine n’est pas obligatoire et qu’il a le choix de l’appliquer ou pas, ou bien qu’il la méprise et croit que d’autres législations, comme le droit positif, sont meilleures ou équivalentes, ou qu’il pense qu’elle n’est plus d’actualité, ou cherche, en gouvernant par une loi différente l’agrément des mécréants et des hypocrites, tout ceci est une mécréance majeure.

 

Et s’il croit fermement et a science de l’obligation de juger par la loi divine, puis dans un contexte particulier délaisse cette loi tout en reconnaissant qu’il mérite d’être sanctionné (à cause de cela), alors il est (dans ce cas) désobéissant et désigné comme étant un mécréant auteur d’une mécréance mineure. Et, dans le cas où il ignore (dans cette affaire) la loi d’Allah tout en s’efforçant activement de parvenir à la connaissance du jugement, puis commet une faute, alors il est considéré comme étant dans l’erreur, son effort d’interprétation est récompensé et son erreur pardonnée.

 

Tout ceci est relatif aux affaires particulières. Par contre, le cas diffère pour ce qui est des affaires générales, le cheikh de l’islam Ibn Taimiya cite : "Si le juge est une personne pieuse, mais donne un verdict sans connaissance, Il sera parmi les gens du feu. Et dans le cas où il juge sans équité tout en ayant connaissance du sujet, alors il sera parmi les gens du feu. Enfin, si son jugement se fait sans connaissance et sans équité, il sera, de plus forte raison, parmi les gens du feu. Cela concerne son jugement dans les affaires personnelles.

 

D'autre part, si son jugement est une loi générale dans la religion des musulmans, comme rendre le vrai faux et le faux vrai, la sunna innovation et l’innovation sunna, le bien mal et le mal bien, interdire ce qu’Allah et son prophète ont autorisé et autoriser ce qu’Allah et son prophète (saw) ont interdit. Ceci est d’une autre envergure, le juge (dans ce cas) est Allah, seigneur des mondes, divinité des envoyés, maître du jour du jugement, celui à qui revient la louange dans l’ici-bas et l’au-delà :

 

« À Lui appartient le jugement ; et vers Lui vous serez ramenés. »

(Le récit - 88)

 

« C'est Lui qui a envoyé Son messager avec la guidance et la religion de vérité [l'Islam] pour la faire triompher sur toute autre religion. Allah suffit comme témoin. »

(La victoire éclatante - 28)

 

Il dit aussi : "Nul doute que celui qui ne croit pas en l’obligation d’appliquer la loi qu’Allah a descendue sur son prophète (saw), est un mécréant. Celui qui rend licite le fait de juger entre les gens par ce qu’il conçoit d’adéquat sans se conformer à ce qu’Allah a fait descendre est un mécréant, car il n’y a pas de communauté qui n’ordonne pas de juger avec équité. Il se peut que la justice dans leur religion soit celle perçue par leurs dirigeants. De même, beaucoup de ceux qui se réclament de l’islam jugent par leurs anciennes coutumes qui n’ont aucune relation avec ce qu’Allah a fait descendre, comme c’est le cas des anciennes coutumes bédouines (les traditions de leurs antécédents). Les émirs suivis (par leur peuple) considéraient que ces traditions devaient être la loi appliquée en dehors du livre et de la sunna, et ceci est la mécréance. Beaucoup de gens se convertirent à l’islam, mais ne jugeaient qu’avec les traditions prédominantes appliquées par leurs chefs. Lorsque ceux-là apprennent qu’il ne leur est pas permis de juger par autre que la loi divine, puis ne s’y conforment pas, bien plus, ils rendent licite de juger avec ce qui est contraire à la loi divine, dans ce cas ils sont des mécréants".

 

Cheikh Mohammed ibn Ibrahim cite : "Ce qui a été commenté comme étant mécréance sans être mécréance, concerne le fait de gouverner par une loi autre que celle d’Allah tout en reconnaissant l’acte de désobéissance et que la loi d’Allah est la seule vérité. Ceci est ce qui provient de l’homme une fois ou autre. Par contre, celui qui met en place ces lois comme institution, cet acte-là est mécréance et même s’ils disent : "nous sommes dans l’erreur, et la loi divine est plus juste". Ceci est mécréance qui fait sortir de l’islam".

 

Il, qu’Allah lui accorde miséricorde, a distingué le jugement partiel, qui n’est pas répétitif, et le jugement général qui est la référence sur laquelle reposent toutes les lois ou presque. Il a jugé que ceci est la mécréance qui fait sortir de l’islam, car celui qui s’écarte de la loi islamique et la remplace par les lois du droit positif, est une preuve qu’il voit que cette loi est meilleure et plus efficace que la loi musulmane, et nul doute que ceci est une mécréance majeure, elle fait sortir de l’islam et s’oppose à l’unicité.

 

La Croyance de l’Unicité

Dr Saleh Ibn Fawzan Al-Fawzan

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