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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


Dires et actes qui s’opposent à l’unicité ou la dévalorisent partie 2

Publié par Baladislam sur 23 Avril 2012, 22:00pm

Catégories : #Tawhid et unicité d'Allah

 fond écran noms allah (10)

 

ΦΦΦΦΦ

 

Prétendre décréter le droit d’interdire et d’autoriser

 

Légiférer les lois relatives à l’adoration et aux relations humaines et le reste de leurs affaires, permettant de trancher leurs différends et de régler leurs conflits, est le droit d’Allah le Très-Haut, souverain des hommes et créateur des créatures :

 

« La création et le commandement n'appartiennent qu'à lui. Toute gloire à Allah, Seigneur de l'Univers ! »

(Les limbes - 54)

 

Il est celui qui a science de ce qui convient à ses serviteurs, il le légifère donc. De par sa souveraineté envers ses créatures, il leur décrète les lois, et de par l’adoration qu’ils lui vouent, ils acceptent son commandement. Et l’intérêt dans tout cela est à leur profit, Allah dit:

 

« Ô les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d'entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-la à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interprétation (et aboutissement). »

(Les femmes - 59)

 

« Sur toutes vos divergences, le jugement appartient à Allah. Tel est Allah mon Seigneur ; en Lui je place ma confiance et c'est à Lui que je retourne [repentant]. »

(La consultation - 10)

 

Il a, pureté à lui, blâmé le fait que les hommes prennent un législateur autre que lui:

 

« Ou bien auraient-ils des associés [à Allah] qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu'Allah n'a jamais permises ? »

(La consultation - 21)

 

Celui qui accepte une loi différente de celle d’Allah a commis un acte de polythéisme. Ce dont Allah et son prophète (saw) n’ont pas légiféré est de l’ordre de l’innovation, et toute innovation est égarement, le prophète (saw) a dit : "celui qui accomplit un acte qui n’est pas conforme à notre loi, alors cet acte est rejeté". Et tout ce qui n’est pas légiféré par Allah et son prophète dans le domaine de la politique et de l’application des lois, est loi du taghout et loi de l’ignorance. Allah le très haut dit:

 

« Est-ce donc le jugement du temps de l'Ignorance qu'ils cherchent ? Qu'y a-t-il de meilleur qu'Allah, en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme ? »

(La table servie - 50)

 

De même, le fait de rendre licite ou illicite est le droit d’Allah, il n’est permis à personne de s’associer à lui dans cela. Allah le très haut:

 

« Et ne mangez pas de ce sur quoi le nom d'Allah n'a pas été prononcé, car ce serait (assurément) une perversité. Les diables inspirent à leurs alliés de disputer avec vous. Si vous leur obéissez, vous deviendrez certes des associateurs. »

(Les bestiaux – 121)

 

Allah, pureté à lui, a désigné d’associationnisme le fait d’obéir aux diables et à leurs adeptes dans leur acte de légitimer ce qu’Allah a interdit. De même ceux qui obéissent aux savants et aux gouvernants dans le fait d’interdire ce qu’Allah a autorisé, ou d’autoriser ce qu’il a interdit, ils les ont pris comme seigneurs en dehors d’Allah, comme le Très-Haut dit :

 

« Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d'Allah, alors qu'on ne leur a commandé que d'adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui! Gloire à Lui! Il est au-dessus de ce qu'ils [Lui] associent. »

(Le repentir – 31)

 

Lorsque ‘Adi ibn hatim entendit ce verset, il dit au prophète (saw) : “Nous ne les adorions pas”. Le prophète (saw) lui dit alors : "Ne rendaient-ils pas licite ce qu’Allah a interdit, alors vous le considériez licite, et ne déclaraient-ils pas illicite ce qu’Allah a autorisé alors vous l’interdisiez" il dit : "certes", alors il (saw) répliqua : "Ainsi était l’adoration que vous leur consacriez".

 

L’obéissance qu’ils leur vouent dans ce qui est de l’ordre du licite et de l’illicite est une adoration et de l’associationnisme à leur égard. C’est du polythéisme majeur contraire à l’unicité indiquée par le témoignage "il n’y a d’autres divinités (méritant l’adoration) sinon Allah", impliquant que le licite et l’illicite est un droit approprié à Allah. Si cela est au sujet de ceux qui obéissent aux savants et aux fervents dans le licite et l’illicite avec connaissance que ceci est opposé à la loi d’Allah, et prenant compte qu’ils (les savants et les fervents) sont les plus proches de la science et de la religion et qu’ils sont récompensés, car leurs fautes sont peut être dues à un effort d’interprétation, alors comment est la situation de ceux qui se conforment aux lois du droit positif, qui ne sont autre que la fabrication des mécréants et des athées, ils les introduisent dans les pays des musulmans et gouvernent avec !!! Il n’y de force et de pouvoir qu’en Allah. Ceux-là ont pris les mécréants comme seigneurs en dehors d’Allah, ils leur légifèrent les lois et leur légitiment le prohibé et jugent entre les gens.

 

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Jugement porté sur le fait d’appartenir aux groupes athées et aux groupes de l’ignorance (antéislamique)

 

- L’appartenance aux parties athées comme le communisme, le laïcisme, le capitalisme et autres partis hérétiques est une apostasie. Et si le partisan de ces tendances se dit de l’islam, alors c’est de l’hypocrisie majeure, car les hypocrites se proclament de l’islam en apparence alors qu’ils sont mécréants dans leur for intérieur comme Allah dit:

 

« Quand ils rencontrent ceux qui ont cru, ils disent: ‹Nous croyons›; mais quand ils se trouvent seuls avec leurs diables, ils disent: ‹Nous sommes avec vous ; en effet, nous ne faisions que nous moquer (d'eux) ›. »

(La vache - 14)

 

« Ils restent dans l'expectative à votre égard ; si une victoire vous vient de la part d'Allah, ils disent : ‹N'étions-nous pas avec vous ? ›; et s'il en revient un avantage aux mécréants. Ils leur disent: ‹Est-ce que nous n'avons pas mis la main sur vous pour vous soustraire aux croyants ? › Eh bien, Allah jugera entre vous au Jour de la Résurrection. Et jamais Allah ne donnera une voie aux mécréants contre les croyants. »

(Les femmes - 141)

 

Ces hypocrites sont des traîtres, ils ont deux visages : un visage lorsqu’ils rencontrent les croyants et un visage lorsqu’ils rencontrent leurs frères, les athées. Ils possèdent également deux langues : une pour faire face aux croyants et une pour traduire ce qu’ils dissimulent au fond d’eux-mêmes :

 

« Mais quand ils se trouvent seuls avec leurs diables, ils disent : ‹Nous sommes avec vous ; en effet, nous ne faisions que nous moquer (d'eux) ›. »

 

Ils se sont détournés du livre et de la sunna, prenant en dérision et se moquant des fidèles. Ils refusent de se soumettre à la loi de la révélation, se réjouissant de ce qu’ils possèdent comme savoir, ce savoir dont son apprentissage ne fait qu’accroître leur mal et leur orgueil. Tu les vois, comme le met en évidence la révélation, tout le temps en train de se railler des fidèles :

 

« C'est Allah qui Se moque d'eux et les endurcira dans leur révolte et prolongera sans fin leur égarement. »

(La vache - 15).

 

Allah a ordonné d’appartenir aux croyants :

 

« Ô vous qui croyez ! Craignez Allah et soyez avec les véridiques. »

(Le repentir - 119)

 

Ces groupes athées sont scindés, car ils sont basés sur le faux: Les communistes réfutent l’existence du créateur, pureté à lui et exalté soit-il, ils combattent les religions, et qui peut agréer de vivre sans croyance et de rejeter les certitudes logiques et rationnelles, ils voilent de cette manière leur propre raison.

 

Les laïcs, quant à eux, n’admettent la religion et se basent uniquement sur le matériel, ils sont dénués d’objectifs dans cette vie là si ce n’est vivre comme des animaux.

 

Les capitalistes n’ont d’autre préoccupation si ce n’est d’amasser l’argent à n’importe quel prix, sans se soucier de ce qui est licite ou pas, et sans aucune pitié et clémence pour les démunis et les indigents. La subsistance de leur économie est basée sur le prêt par intérêt (riba), qui n’est autre que le fait de combattre Allah et son messager. Ils anéantissent ainsi les états et les peuples et leur aspirent leur sang. Peut-on trouver une personne doué d’intelligence, à plus forte raison que celui possédant un atome de foi, qui puisse adopter (la conduite) de tels partis qui n’ont ni principe, ni religion et ni objectif valable. Ces partis ont envahi les pays musulmans lorsque ces derniers ont manqué à la pratique de leur religion authentique, et ont été éduqués à vivre dans la lacune et la dépendance.

 

- L’appartenance aux groupes de l’ignorance (antéislamique) et les partis nationalistes est synonyme de mécréance et d’apostasie, car l’islam ne tolère l’esprit de clan et l’arrogance de l’ignorance. Allah dit:

 

« Ô hommes ! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre connaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand- Connaisseur. »

(Les appartements - 13)

 

Le prophète (saw) a dit : "Il n’est des nôtres, celui qui appelle à l’esprit de clan et défend sa cause, et il n’est pas de nous celui qui se fâche pour sa tribu" Il (saw) dit aussi : "Allah vous a purifié de la fierté de l’ignorance, et de l’orgueil (éprouvé par la filiation) de vos pères, il (l’homme) n’est autre qu’un croyant pieux ou transgresseur malheureux. Les hommes sont les enfants d’Adam et Adam a été créé de terre, il n’y a de préférence entre un arabe et un non-arabe si ce n’est par la piété".

 

Ces clans divisent les musulmans, alors qu’Allah nous a ordonné de nous rassembler et nous entraider par la bienfaisance et la piété et nous a interdit de nous diviser et de diverger, Allah le très haut dit:

«Et cramponnez-vous tous ensemble au ‹Habl› (câble) d'Allah et ne soyez pas divisés ; et rappelez-vous le bienfait d'Allah sur vous : lorsque vous étiez ennemis, c'est Lui qui réconcilia vos coeurs. Puis, pas Son bienfait, vous êtes devenus frères. »

(La famille d’Imran – 103)

 

Allah, pureté à lui, veut de nous, que nous formions un seul groupe, le groupe d’Allah, qui sont les bienheureux. Malheureusement, le monde islamique, après avoir été soustrait à la politique européenne et sa culture, s’est résigné à cet esprit de clan fondé sur le sang, la race et le patriotisme. Ils ont la conviction en cela comme si c’était une vérité scientifique, approuvée et concrète qu’on ne peut pas éviter et dont les peuples se mobilisent totalement afin de le faire revivre alors que l’islam l’a enterré. Ils répètent les refrains et les rites de ce tribalisme, se vantant de son règne qui est antérieur à l’islam, l’islam qui a insisté sur le fait de nommer (cette époque) ignorance. Allah a certes favorisé les musulmans en les sortant de cette ignorance, et les a incités à être reconnaissants de ce bienfait.

 

L’esprit naturel d’un croyant est de ne pas se rappeler cette période d’ignorance fut elle proche ou loin, sauf par dégoût, aversion, dépit et frissons. Est-ce que le prisonnier libéré qui a été maltraité se rappelle ses jours de détention, sa torture et son avilissement sans qu’il ne soit saisi de frémissements. Est-ce que celui qui fut guéri d’une longue maladie qui faillit lui coûter la vie se rappelle ses jours de douleur sans qu’il ne soit atteint d’une profonde tristesse et terni.

 

On doit savoir que ces groupes sont un tourment dont Allah a atteint ceux qui se sont détournés de sa religion et de sa loi et se sont différenciés de leur religion, Allah dit:

 

« Dis: ‹Il est capable, Lui, de susciter contre vous, d'en haut, ou de dessous vos pieds, un châtiment, ou de vous confondre dans le sectarisme. Et Il vous fait goûter l'ardeur [au combat] les uns aux autres.› »

(Les bestiaux - 65)

 

Le prophète (saw) a dit : "Allah sème la discorde entre les gouvernants tant qu’ils ne jugent pas selon le livre d’Allah"

 

Le fanatisme de ces partis cause le refus d’accepter la vérité qui est en possession d’autrui, comme c’est le cas des juifs dont Allah dit à leur propos :

 

« Et quand on leur dit : ‹Croyez à ce qu'Allah a fait descendre›, ils disent : ‹Nous croyons à ce qu'on a fait descendre à nous›. Et ils rejettent le reste, alors qu'il est la vérité confirmant ce qu'il y avait déjà avec eux. »

(La vache - 91)

 

Et comme ce fut la situation des gens de l’ignorance qui rejetèrent la vérité après l’avoir reçue par l’intermédiaire du prophète (saw), s’attachant aux traditions de leurs pères:

 

« Et quand on leur dit: ‹Suivez ce qu'Allah a fait descendre›, ils disent: ‹Non, mais nous suivrons les coutumes de nos ancêtres.› »

(La vache - 170)

 

Les adeptes de ces partis aspirent à substituer l’islam dont Allah a gratifié l’humanité.

 

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La conception matérielle de la vie et ses préjudices

 

Deux concepts relatifs à cette vie sont observés, un, matériel et l’autre, spirituel, possédant chacun d’eux des influences :

 

- Le sens du concept matériel de la vie : Ce concept est représenté par la réflexion d’un homme limitée à l’acquisition des biens de ce monde, et par ses actes restreints à ce domaine. Il ne médite pas ce qu’il y a derrière ces fins matérielles, et n’œuvre donc pas en conséquence de cela et n’y accorde aucune importance. Il ignore qu’Allah a disposé cette vie comme étant un champ à cultiver et a placé sa récolte dans l’au-delà. Il a donc assigné cette vie pour le travail et l’au-delà pour la récompense. Celui qui profite de cette vie par l’accomplissement de bonnes œuvres gagnera les deux lieux (l’ici-bas et l’au-delà), et celui qui gaspille cette vie d’ici-bas perd l’au-delà :

 

« Il en est parmi les gens qui adorent Allah marginalement. S'il leur arrive un bien, ils s'en tranquillisent, et s'il leur arrive une épreuve, ils détournent leur visage, perdant ainsi (le bien) de l'ici-bas et de l'au-delà. Telle est la perte évidente ! »

(Le pèlerinage - 11)

 

Allah n’a pas créé cette vie sans intérêt, il l’a créée par une immense sagesse, Il dit :

 

« Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous éprouver (et de savoir) qui de vous est le meilleur en œuvre »

(La royauté - 2)

 

« Nous avons placé ce qu'il y a sur la terre pour l'embellir, afin d'éprouver (les hommes et afin de savoir) qui d'entre eux sont les meilleurs dans leurs actions »

(La caverne – 7)

 

Allah, seul sait combien il a créé de jouissances éphémères, de beautés apparentes, de bienfaits, d’enfants, de prestiges et de pouvoirs et de tous les autres délices de la vie d’ici-bas.

 

La majorité des gens ont limité leur vision aux apparences de la vie et ses attirances, et ont joui d’elle sans méditer sur son secret. Ils ont plutôt passé leur temps à exploiter et amasser (les biens de cette vie), ils ont même réfuté la présence d’une autre vie comme Allah dit :

 

« Et ils disent : ‹Il n'y a pour nous [d'autre vie] que celle d'ici-bas ; et nous ne serons pas ressuscités›. »

(Les bestiaux - 29)

 

Allah a même menacé l’auteur de cette vision:

 

« Ceux qui n'espèrent pas Notre rencontre, qui sont satisfaits de la vie présente et s'y sentent en sécurité, et ceux qui sont inattentifs à Nos signes [ou versets] Leur refuge sera le Feu, pour ce qu'ils acquéraient. »

(Younous – 7,8)

 

« Ceux qui veulent la vie présente avec sa parure, Nous les rétribuerons exactement selon leurs actions sur terre, sans que rien leur en soit diminué. 16. Ceux-là qui n'ont rien, dans l'au-delà, que le Feu. Ce qu'ils auront fait ici-bas sera un échec, et sera vain ce qu'ils auront œuvré »

(Houd – 15)

 

Cet avertissement concerne les partisans de cette vision, de ceux qui veulent en accomplissant les œuvres destinées à l’au-delà, acquérir la vie d’ici-bas comme c’est le cas des hypocrites et de ceux qui œuvrent par ostentation. Ou bien de ceux qui ne croient ni en la résurrection et ni au jour du jugement comme c’est le cas des gens de l’ignorance et des groupes dévastateurs (Les capitalistes, les communistes, les laïcs), ils ne connaissent pas la valeur de cette vie, il ne s’en faut de peu pour que leur vision soit identique à celle des animaux, ils sont même plus égarés qu’eux. Ils ont voilé leurs raisons. Ils ont gaspillé leurs énergies et perdu leur temps dans ce qui est éphémère.

 

Ils n’oeuvrent pas pour la vie de l’au-delà qui est inévitablement leur devenir. Quant aux animaux, ils n’ont pas de devenir (après la mort), et ils ne possèdent pas de raison afin de pouvoir réfléchir contrairement à ces derniers, c’est pour cela qu’Allah dit:

 

« Ou bien penses-tu que la plupart d'entre eux entendent ou comprennent ? Ils ne sont en vérité comparables qu'à des bestiaux. Où plutôt, ils sont plus égarés encore du sentier. »

(Le discernement - 44)

 

Allah a décrit les auteurs de cette vision comme ne possédant pas de science, il dit :

 

« C'est [là] la promesse d'Allah. Allah ne manque jamais à Sa promesse mais la plupart des gens ne savent pas. Ils connaissent un aspect de la vie présente, tandis qu'ils sont inattentifs à l'au-delà. »

(Les Romains - 6)

 

Malgré leurs expériences dans le domaine de l’invention et de la production, ils sont des ignorants et ne méritent aucunement qu’on les décrive comme étant des gens de science, car leur science ne va pas au-delà des choses apparentes de la vie. Cette science est incomplète, par conséquent ils ne doivent nullement être honorés par cet attribut, c’est plutôt ceux qui connaissent Allah et le craignent qui sont les vrais savants comme Allah dit :

 

« Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent Allah. »

(Le créateur – 28)

 

Parmi ceux qui adoptèrent ce concept, Quaroune, dont Allah cita son histoire et des trésors qu’il lui donna :

 

« Il sortit à son peuple dans tout son apparat. Ceux qui aimaient la vie présente dirent : ‹Si seulement nous avions comme ce qui a été donné à Coré. Il a été doté, certes, d'une immense fortune›.

(Le récit – 79)

 

Ils espérèrent être comme lui et l’envièrent, ils le décrivirent comme ayant une immense fortune, se basant sur leur conception matérielle de la vie. La situation, de nos jours, est la même vis-à-vis des faibles de foi de parmi les musulmans, ils tournent leurs regards en direction des pays mécréants et sont fascinés par leur modernité technologique et économique, sans même considérer leur mécréance et la mauvaise destination qui les attend. Cette fascination les a amenés à révérer les mécréants et à leur vouer, à l’intérieur d’eux-mêmes, un grand respect, à les imiter dans leurs comportements et leurs détestables habitudes. Malheureusement, ils ne les imitèrent pas dans ce qui est bénéfique et dans la réalisation de choses utiles et puissantes parmi les inventions et les fabrications, comme Allah dit:

 

« Et préparez [pour lutter] contre eux tout ce que vous pouvez comme force »

(Le butin - 60)

 

- Le deuxième concept : Ce concept est authentique : il définit tout ce qui a de bien, de pouvoir et de force matérielle comme étant un moyen dont on se sert dans le but de l’au-delà.

 

La vie n’est pas désapprouvée dans sa nature même, c’est plutôt l’acte qu’accomplit l’homme dans cette vie qui est soit blâmé ou soit complimenté. Elle est la passerelle et le passage vers l’au-delà et d’elle se trouve l’approvisionnement du paradis. La meilleure vie que peuvent acquérir les gens du paradis est celle récoltée par (les efforts) qu’ils ont cultivés dans cette vie. Elle est la terre de la guerre sainte, de la prière et du jeûne, de la dépense dans la voie d’Allah, le terrain de course pour la compétition aux bonnes œuvres. Allah dit au gens du paradis:

 

« Mangez et buvez agréablement pour ce que vous avez avancé dans les jours passés »

(Celle qui montre la vérité - 24)

 

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Concernant les formules de conjuration et les amulettes

 

Les formules de conjuration (rouqua) 

 

Pluriel de rouquiya (c’est à dire une formule), ce terme désigne l’invocation qui est prononcée sur celui qui est atteint d’un mal comme la fièvre ou l’épilepsie ou autres. On les nomme également ‘azaim, elles se composent de deux catégories :

 

- La première catégorie : celles qui sont exemptes de toutes formes de polythéisme. Elles consistent à lire des passages du coran sur le malade, ou à le protéger en citant sur lui les noms et attributs d’Allah, ceci est autorisé, car le prophète (saw) a cité ces formules, il les ordonna même et les autorisa. A’ouf ibn Malik a dit : "Dans la période de l’ignorance nous pratiquions les formules de conjuration" nous dîmes : "Ô envoyé d’Allah que penses-tu de cela ? " il dit :"présentez-moi vos formules, il n’y a pas de mal à utiliser les formules de conjuration tant qu’elles ne comportent pas de polythéisme".

 

Assouyouti a dit: "Les savants sont unanimes sur l’autorisation d’utiliser les formules de conjuration si celles-ci réunissent trois conditions :

1. Qu’elles soient de la parole d’Allah, de ses noms et attributs.

2. Qu’elles soient en langue arabe dont le sens est compréhensible.

3. Croire que ces formules n’ont pas d’influence de par elles-mêmes, mais de par la prédestination d’Allah".

 

Le mode d’emploie de ces formules de conjuration consistent à les réciter puis à souffler sur le malade, ou bien les réciter sur de l’eau puis faire boire le malade cette eau comme il a été précisé dans le hadith de Thabit ibn Quaiss: "Le prophète (saw) pris de la terre de la vallée bathane puis la déposa dans un pot, ensuite (après avoir entré de l’eau dans sa bouche) il la recracha (dans le pot) puis la versa sur lui"

 

- La deuxième catégorie : Celles qui ne sont pas exemptes de polythéisme. Ce sont les formules qui sont utilisées afin de demander de l’aide à un autre qu’Allah comme invoquer un autre qu’Allah, lui demander secours et protection, à l’exemple des noms des djinns, des anges, des prophètes ou des personnes pieuses. Ces invocations, destinées à un autre qu’Allah, sont du polythéisme majeur. De même, celles qui sont dans une langue non arabe ou qui pour lesquelles le sens reste incompréhensible. On craint de ce fait qu’elles comprennent des termes de polythéisme et de mécréance sans que l’on puisse en avoir connaissance.

 

Cette catégorie de formules de conjuration est strictement interdite.

 

Les amulettes (tama im)

 

Pluriel de tamima, c’est tout ce que l’on accroche aux cous des enfants pour repousser le mauvais œil. On les attache parfois aux cous des adultes (hommes ou femmes), elles sont de deux catégories :

 

- Celles qui sont du coran, on écrit des versets coraniques ou des noms et attributs d’Allah puis on les attache afin d’obtenir la guérison d’Allah. Cette catégorie a suscité une divergence d’opinions chez les savants quant à son statut :

 

Le premier avis: l’autorisation. C’est l’avis de Abdallâh ibn al ‘amr ibn al’as, et c’est apparemment ce qui a été rapporté de Aicha, c’est l’avis également de Abou ja’far al baqui’ et Ahmed ibn hanbal dans l’une de ses versions. Ils ont considéré l’interdiction de porter les amulettes présente dans le hadith, comme étant restreinte aux amulettes qui contiennent du polythéisme.

 

Le deuxième avis : l’interdiction. C’est l’avis d’Ibn Mas’oud et Ibn ‘abbas et c’est apparemment l’avis de Houdhaifa, et ‘Ouqba ibn Amir et l’avis d’un grand nombre d’adeptes des compagnons (tabi’ine) parmi eux : Les compagnons d’Ibn Mass’oud et Ahmed dans un de ses dires qui lui sont attribués et l’ont choisi (ce dire) la plupart de ses adeptes. Ceux qui sont venus après (les premiers siècles) ont tranché (le dilemme) et ont sélectionné le deuxième avis en s’appuyant sur ce qu’a rapporté Ibn Mass’oud, il dit : j’ai entendu le prophète (saw) dire : "Les formules de conjuration, les amulettes et a-tiwalah sont (une forme) de polythéisme"

 

Tiwala: chose que l’on fabrique, ils prétendent qu’elle suscite l’amour de la femme pour son mari et réciproquement.

 

- C’est l’avis authentique et cela pour trois raisons:

 

L’interdiction (dans le hadith) est générale et il n’y a rien qui la restreint. Barrer la route à tout ce qui peut amener au rattachement (de l’homme) à ce qui n’est pas autorisé.Celui qui attache à lui quelque chose du coran peut, dans certains cas, le négliger comme lorsqu’il rentre dans les toilettes ou qu’il se lave de ses besoins.

 

- Celles qui sont accrochées aux gens et qui ne sont pas du coran, comme les colliers, les os, les coquillages, les lacets, les fils, les talismans, les clous, les noms de diables et de djinns. Ceci est interdit et est une forme de polythéisme, c’est le rattachement à un autre qu’Allah, pureté à lui, ses noms, ses attributs et ses signes. Dans le hadith il est dit : "celui qui s’attache à une chose sera voué à elle", c'est-à-dire qu’Allah le vouera à cette chose à laquelle il s’est rattachée. Celui donc qui se rattache à Allah, cherche protection en lui et s’en remet à lui, il lui sera suffisant. Quant à celui qui s’attache à un autre que lui comme les créatures, les amulettes, les remèdes et les tombes, Allah le vouera à cette chose qui ne lui sera d’aucune utilité, et qui ne possède aucun moyen de le nuire, ni de lui profiter. Il perdra ainsi sa croyance et coupera le lien entre lui et son seigneur, alors il (Allah) le délaissera.

 

Ce qui est d’obligatoire pour tout musulman, est qu’il protège sa croyance de tout ce qui l’endommage ou

la fragilise, il ne doit donc pas employer les remèdes qui lui sont interdits et ne doit pas consulter les imposteurs et charlatans afin qu’ils le soignent des maladies, et celui qui place sa confiance à Allah, il lui suffira.

 

Il y a des gens qui attachent ces choses à eux-mêmes alors qu’ils sont sains de toute maladie palpable, leur maladie n’est qu’imaginaire, ce n’est, en réalité, que la peur du mauvais œil et de la jalousie. Ou bien ils accrochent ces choses à leurs voitures, leurs montures, la porte de leur maison ou leur magasin. Tout ceci est dû à la faiblesse de la croyance et de la confiance en Allah. La faiblesse de la croyance est la réelle maladie qui doit être traitée par la connaissance de l’unicité et du dogme authentique.

 

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Mise en évidence de la loi portée :

 

Sur le fait de jurer par un autre qu’Allah- sur la sollicitation, la demande de secours et d’aide des créatures

 

A) Le serment (half) par un autre qu’Allah

 

Le serment (yamine) est l’affirmation d’un fait en citant le nom d’un être (ou d’une chose) vénéré de façon spécifique. La vénération est un droit (qui revient) à Allah, le Très-Haut, il n’est donc pas permis de jurer par un autre qu’Allah. Les savants se sont unanimement mis d’accord sur le fait que le serment n’est valable que par Allah ou par ses noms et attributs, et que le serment par un autre qu’Allah est interdit et qu’il est une forme de polythéisme, conformément à ce que rapporte Ibn Omar : Le prophète  a dit : "Celui qui jure par un autre qu’Allah a commis un acte de mécréance ou de polythéisme"72, le polythéisme désigné ici est le mineur, sauf si celui par qui on jure est vénéré au point de l’adorer, alors ceci est du polythéisme majeur, comme c’est le cas des adorateurs des tombes qui ont peur de ceux qu’ils vénèrent d’entre les morts. Leur peur pour ces derniers est plus grande que la peur qu’ils ont pour Allah. Si on leur demande de jurer par le saint (waly) qu’ils vénèrent, ils ne le feront que dans le cas où ils sont sincères (dans ce qu’ils affirment), et si on leur demande de jurer par Allah, ils le feront et même s’ils mentent.

 

Le serment est donc une vénération pour celui par qui on jure, et cela ne convient que pour Allah. Il incombe donc d’observer son serment et de ne pas en exagérer, Allah dit:

 

« Et n'obéis à aucun grand jureur, méprisable »

(La plume - 10)

 

« Et préservez vos serments »

(La table servie - 89)

 

C’est à dire : Ne prêtez serment qu’en cas de nécessité, en état de bienfaisance et de sincérité. La multiplication des serments et le mensonge (que l’on affirme par le serment) sont preuves de mésestime envers Allah et de manque de vénération. Cela s’oppose à une unicité parfaite (kamal-a-tawhid). Et dans le hadith, il est cité : "Trois (personnes), Allah ne leur parlera pas, ne les purifiera pas et ils auront un sévère châtiment…., un homme considère (le serment par) Allah comme une marchandise lui appartenant : il n’achète et ne vend qu’en jurant (par Allah)". La menace du châtiment est (ici) très sévère, ce qui en prouve l’interdiction et cela par respect et vénération envers Allah, pureté à lui.

 

Il est également interdit de prêter serment par Allah lorsqu’on ment, ce serment est le serment ghamouss. Allah a décrit les hypocrites comme étant des gens qui prêtent serment alors qu’ils mentent et qu’ils en ont pleine conscience.

 

Résumé :

 

- L’interdiction de prêter serment par un autre qu’Allah, comme jurer sur l’honneur (confiance), sur la ka’ba (la maison d’Allah) ou sur le prophète (saw), et que tout cela fait partie du polythéisme.

 

- L’interdiction de prêter serment par Allah (dans le but d’affirmer) consciencieusement un mensonge (serment ghamouss).

 

- L’interdiction de multiplier les serments par Allah, et même en cas de franchise, dans les situations qui ne nécessitent pas cela. Cet acte est un manque de considération envers Allah, pureté à lui.

 

- Permission de jurer par Allah, en cas de sincérité, lors d’une nécessité.

 

B) La sollicitation (tawassoul) des créatures (afin de se rapprocher) d’Allah

 

- A-tawassoul est le fait de se rapprocher d’une chose, l’atteindre.

 

- Al-wassila est le moyen de se rapprocher d’une chose (quourba), Allah dit :

 

« cherchez le moyen de vous rapprocher de Lui »

(La table servie - 35)

 

C’est à dire : le moyen de vous rapprocher de lui, en lui obéissant et en cherchant son agrément.

 

La sollicitation est de deux catégories :

 

1- La sollicitation permise, elle est de plusieurs formes :

 

- La première forme : solliciter Allah par ses noms et attributs, Allah a ordonné cela, il dit, le Très-Haut :

 

« C'est à Allah qu'appartiennent les noms les plus beaux. Invoquez- Le par ces noms et laissez ceux qui profanent Ses noms: ils seront rétribués pour ce qu'ils ont fait. »

(Les limbes - 180)

 

- La deuxième forme : Solliciter Allah par la foi, par les bonnes œuvres accomplies par le solliciteur, comme Allah dit au sujet des gens de la foi:

 

« Seigneur ! Nous avons entendu l'appel de celui qui a appelé ainsi à la foi : ‹Croyez en votre Seigneur› et dès lors nous avons cru. Seigneur, pardonne-nous nos péchés, efface de nous nos méfaits, et place-nous, à notre mort, avec les gens de bien. »

(La famille d’Imran - 193)

 

Et comme dans le hadith (relatant l’histoire) des trois personnes qui furent empêchées de sortir à cause de la chute d’un rocher qui leur bloqua l’ouverture de la caverne. Ils sollicitèrent Allah par leurs bonnes œuvres. Allah leur ouvrit une issue, ils sortirent ensuite tout en marchant.

 

- La troisième forme : Solliciter Allah par son unicité comme le fit younouss :

 

« Puis il fit, dans les ténèbres, l'appel que voici: ‹Pas de divinité à part Toi! Pureté a Toi!»

(Les prophètes - 87)

 

- La quatrième forme : Solliciter Allah en lui montrant notre faiblesse, le besoin et la nécessité qu’on a de lui, comme Ayoub dit:

 

« ‹Le mal m'a touché. Mais Toi, tu es le plus miséricordieux des miséricordieux› ! »

(Les prophètes - 83)

 

- La cinquième forme : Solliciter Allah en demandant aux hommes pieux qui sont en vie de l’invoquer (invoquer Allah en la faveur du solliciteur) comme l’ont fait les compagnons lorsqu’ils souffrirent de sécheresse, ils demandèrent au prophète (saw) d’invoquer Allah pour eux. Et lorsqu’il décéda, ils demandèrent cela à son oncle, Al-Abbass qui invoqua (Allah) en leur faveur.

 

- La sixième forme : Solliciter Allah en reconnaissant les péchés commis :

 

« Il (Moise) dit : ‹Seigneur, je me suis fait du tort à moi-même ; pardonne-moi›. »

(Le récit - 16)

 

2- La sollicitation interdite : Ce sont les formes de sollicitation qui n’ont pas été énumérées précédemment (dans la sollicitation permise) comme solliciter (Allah) par les morts en leur demandant l’invocation et l’intercession, ou solliciter (Allah) par le grade (djah) du prophète (saw) ou par l’entité des créatures ou leurs droits. Le détail de tout cela est ce qui suit :

 

- Demander l’invocation des morts est un acte interdit: Le mort n’a pas la possibilité d’invoquer (Allah) comme il pouvait le faire dans la vie. Demander l’intercession des morts est également prohibé, car Omar ibn al khattab, Mou’aouiya et leurs contemporains d’entre les compagnons ainsi que ceux qui les suivirent dans la bienfaisance, au moment où ils souffrirent de sécheresse, ils demandèrent la sollicitation et l’intercession des vivants d’entre eux afin qu’ils invoquent (Allah) pour bénéficier de la pluie, à l’exemple de Al-Abass et Yazid Ibn al-Asswad. Et ils ne demandèrent pas cela au prophète (saw) ou auprès de sa tombe et ni à personne d’autre, ils prirent plutôt en échange Al-Abass et Yazid. Omar dit: "Ô seigneur nous te sollicitions par ton prophète (saw) alors tu nous (abreuvais) de pluie (aujourd’hui) nous te sollicitons par l’oncle du prophète (saw) alors (abreuve-nous) de pluie". Ils prirent Al-Abbass à la place du prophète (saw) lorsqu’ils ne purent solliciter (Allah) par le prophète (saw) de manière légitime, comme ils le faisaient. Et il était tout à fait possible qu’ils aillent auprès de sa tombe afin de solliciter (Allah) par son intermédiaire (c'est-à-dire si cela était permis) ils ne le firent donc pas, démontrant ainsi que la sollicitation par les morts est interdite, ainsi que leur demander l’invocation et l’intercession. Et si cette demande était équivalente auprès des morts et des vivants, ils (les compagnons) n’auraient certainement pas pris ce qui est de moindre (à l’exemple de Al-Abbass) et délaissé ce qui est de mieux (c'est-à-dire le prophète (saw)).

 

- La sollicitation (d’Allah) par le rang du prophète (saw) ou autre est un acte interdit : Le hadith qui concerne le sujet est le suivant : "Lorsque vous implorez Allah alors implorez-le par mon rang, mon rang est certes auprès d’Allah hautement élevé". Ce hadith est un mensonge forgé, il n’est aucunement cité dans les livres des musulmans qui sont pris en compte. Et personne, parmi les gens de science du hadith ne l’ont cité, donc, tant qu’il n’est pas une preuve valable, il est interdit (de l’utiliser), car les adorations ne sont valides qu’en la présence d’une preuve authentique.

 

- La sollicitation (d’Allah) par l’entité des créatures est un acte prohibé : car si ‘al ba’ est utilisé pour le serment, alors c’est un serment par Allah le Très-Haut. Et lorsque le serment par une créature sur une autre créature est interdit et que c’est un acte de polythéisme comme il est cité dans le hadith, comment en ait-il alors du serment par une créature sur le créateur !!! Qu’il soit exalté.

 

Et si ‘al ba’ est utilisé pour exprimer la cause, alors Allah n’a pas désigné le fait de le solliciter par l’intermédiaire des créatures comme étant une cause à sa réponse, et il n’a point légiféré cela pour ses serviteurs.

 

- La sollicitation (d’Allah) par le droit des créatures est un acte interdit, et cela pour deux raisons :

 

La première est qu’Allah n’a pas de devoir envers qui que ce soit, pureté à lui, il est celui qui fait grâce aux créatures comme il dit :

 

« Et c'était Notre devoir de secourir les croyants. »

(Les Romains – 47)

 

Le fait que celui qui obéit a droit à une récompense, ce droit-là est une grâce et un bienfait (d’Allah), ce n’est pas un droit qui est la contrepartie d’un autre comme c’est le cas entre les créatures.

 

La deuxième est que ce droit dont Allah fait tantôt grâce à une de ses créatures, est un droit qui est spécifique, restreint à lui, personne n’a de relation avec lui dans ce droit. Par conséquent, celui qui sollicite (Allah) par un droit qui n’est pas le sien c’est comme s’il sollicite (Allah) par une chose étrangère, dont il n’a, avec lui, aucune relation. Cela ne profite donc en rien.

 

Et pour ce qui est du hadith: "Je te demande par le droit de ceux qui implorent", c’est un hadith qui n’est pas valable, il est considéré faible par unanimité, comme le citent les savants du hadith. S’il est ainsi, on ne peut le prendre comme preuve dans une question de croyance de cette importance. Également (nous observons) dans le hadith qu’il n’y a pas de décrit le fait de solliciter (Allah) par le droit d’une personne bien précise, il est plutôt cité le droit des demandeurs de façon générale, et ce droit-là, Allah a promis d’y répondre. C’est un droit qu’Allah a rendu obligatoire à lui-même en leur faveur, personne ne le lui a obligé. C’est donc le fait de le solliciter par sa promesse sincère, non par le droit des créatures.

 

C) Le jugement porté sur la demande d’aide (isti’ana) et de secours (istighatha) auprès des créatures.

 

- Al isti’ana: c’est la demande d’aide et de soutien dans une affaire.

 

- Al istighatha : c’est la demande de secours et la dissipation d’une dure épreuve.

 

La demande d’aide et de secours des créatures est de deux catégories :

 

1- Demander l’aide et le secours des créatures dans ce qu’ils sont capables d’accomplir, cela est permis comme Allah dit :

 

« Entraidez-vous dans l'accomplissement des bonnes oeuvres et de la piété »

(la table servie - 2)

 

Et il dit au sujet du récit de Moise :

 

« L'homme de son parti l'appela au secours contre son ennemi »

(le récit - 15)

 

Comme l’homme demande secours à ses compagnons durant la guerre ou autre, de ce que la créature est capable de réaliser.

 

Demander l’aide et le secours des créatures dans ce que seul Allah est capable de faire, comme demander l’aide et le secours auprès des morts, demander l’aide et le secours des êtres vivants dans ce qu’Allah seul peut accomplir, comme la guérison des malades, la dissipation des malheurs et repousser les préjudices. Cette forme est interdite, c’est du polythéisme majeur. Il y avait du temps du prophète (saw) un hypocrite qui causait du tort aux croyants, quelques-uns dirent alors : "Venez avec nous, nous allons demander secours au prophète (saw) de cet hypocrite", le prophète (saw) dit alors : "On ne demande pas mon secours, on demande le secours d’Allah". Le prophète (saw) détesta qu’on utilise ce terme en ce qui le concerne et même s’il était capable de réaliser cela durant sa vie, de façon à protéger l’unicité et à barrer toutes les routes menant au polythéisme, et par bon comportement et par modestie devant son seigneur, et de manière à prévenir sa communauté des moyens conduisant au polythéisme dans les paroles et les actes. Si cela est dans ce que le prophète (saw) était apte à accomplir durant sa vie, alors comment peut-on lui demander secours après sa mort, et lui demander des choses que seul Allah soit capable de faire. Si cela est interdit en ce qui le concerne, alors (demander à) un autre que lui (est interdit) à plus forte raison.

 

La Croyance de l’Unicité

Dr Saleh Ibn Fawzan Al-Fawzan

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Moussa Sylla 24/01/2013 20:03

Assalam Alay Koum Je vous remercie et vous souhaite qu'Allah vous donne le paradis pour tous ses effort pour nous eclairer.
Je decouvre que les musulumans n'ont rien a rechercher ailleurs le Coran et la Souna du Prophete nous suffisent. donc eparpillons entre nous le salam c'est la cle de l'amour entre nous qui conduit
a la Foi

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