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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


Exégèse Sourate At tîn

Publié par Baladislam sur 31 Mai 2010, 20:55pm

Catégories : #Explication des sourates

Le Figuier Sourate 95 (8 versets, révélés à La Mecque) 
 

Introduction 
 

Cette sourate porte le nom qui figure dans le premier verset. Elle correspond à la précédente puisque toutes les deux exposent l'état de l'homme en ce monde et dans la vie dernière. La présente sourate s'ouvre par le serment sur les lieux sacrés où la révélation était descendue sur les prophètes et les envoyés. Il s'agit de la terre sainte, le mont de t awr (le Sinaï) et La Mecque. Dieu jure sur ces endroits pour déclarer qu'Il a honoré l'homme et qu'Il l'a conçu d'une manière parfaite en le dotant de la raison, du langage et de l'entendement. 
 

1 - Par le figuier et l'olivier !

2 - Et par le mont Sinaï !

3 - Et par cette cité sûre !

4 - Nous avons, certes, créé l'homme dans la forme la plus parfaite. 
 

Bien que Dieu ait honoré l'homme, celui-ci s'est montré ingrat et a traité de mensonge Ses signes. S'il persistait dans cette dénégation, Dieu le ravalerait au plus bas échelon dans la vie dernière. Ce ne sera pas le cas de celui qui croit en la religion divine et remercie le Créateur.

 

5 - Ensuite, Nous l'avons ramené au niveau le plus bas,

6 - sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres : ceux-là auront une récompense ja­mais interrompue. 
 

La sourate blâme le mécréant qui dément la résurrection en dépit de toutes les preuves, celle de la perfection de la création de l'homme. Comment peut-il, dans ces conditions, nier la Toute-Puissance de Dieu ? Mais il retournera vers le plus sage des juges qui distinguera entre les hommes bons et les criminels. 
 

7 - Après cela, qu'est-ce qui te fait traiter la rétribution de mensonge ?

8 - Allah n'est-Il pas le plus sage des juges ? 
 

Il est à noter que le Prophète - que la prière et le salut soient sur lui - récitait, lors de ses voyages, cette sourate dans l'une des deux rak'ât qu'il effectuait.

 

Etude et commentaire


 

Le serment par les lieux de la révélation 
 

1 - [ Je jure ] par le figuier et l'olivier [ deux arbres qui poussent en Palestine ]  !

2 - Et par le mont Sinaï [ lieu où Dieu parla à Moïse ]  ! -

3 - Et par cette cité sûre [ La Mecque ]  ! 
 

Dieu jure par la Palestine, pays où Jésus, fils de Marie, est né, par le mont Sinaï où Dieu parla à Moïse et par La Mecque, lieu de naissance du Sceau des envoyés et du début de la dernière révélation.

 

Cependant, les commentateurs divergent quant à l'explication à donner au premier verset. Pour Ibn 'Abbâs, il s'agit du figuier dont on consomme les fruits et l'olivier dont on tire l'huile. Ce sont deux arbres bénis ainsi que l'indique ce verset : "Ainsi qu'un arbre (l'olivier) qui pousse au Mont Sinaï, en produisant l'huile servant à oindre et où les mangeurs trempent leur pain" (S.23, 20). Pour Akrama, il s'agit du figuier qui pousse en Syrie et de l'olivier très répandu en Palestine. Quant à Tabarî, il dit que le figuier fait allusion à la montagne située en Syrie, pays où pousse le figuier, et que l'olivier concerne la montagne qui fait face à la Palestine par son versant oriental, lieu où pousse l'olivier. 
 

Al-Qâsimî prend position pour l'interprétation relative aux arbres dont les Arabes consomment les fruits car, dit-il, ils ne connaissaient pas de montagne appelée " Tîn ", ni une montagne qui a pour nom " Zaytûn ". Dieu jure également par La Mecque. Tous les commentateurs sont d'accord pour affirmer que le verset concerné fait allusion à la mère des cités. C'est ce que ce verset confirme : "Ne voient-ils pas que vraiment Nous avons fait élever un sanctuaire sûr (La Mecque), alors que tout autour d'eux on enlève les gens ? " (S.29, 67) 
 

Il s'agit donc de trois lieux dans lesquels Dieu envoya des prophè­tes : Moïse, Jésus et Muhammad - que la prière et le salut soient sur eux -. 
 

A propos de l'arbre, Rûmî parle de l'ombre de l'arbre inconnu. Il ne s'agit certainement pas de l'olivier mais ces quelques lignes pourraient s'y appliquer puisque c'est un arbre béni : "Un Jour, un homme s'arrêta devant un arbre. Il vit des feuilles, des branches, des fruits étranges. A chacun, il demanda ce qu'étaient cet arbre et ces fruits. Aucun jardinier ne put répondre : personne n'en savait le nom, ni l'origine. L'homme se dit : Je ne connais pas cet arbre, ni ne le comprends ; pourtant, je sais que depuis que je l'ai aperçu mon cœur et mon âme sont devenus frais et verts. Allons donc nous mettre sous son ombre". 
 

La parfaite création de l'homme 
 

4 - Nous avons, certes, créé l'homme [ l'espèce humaine ] dans la forme la plus parfaite. 
 

Dieu dit : "Certes, Nous avons honoré les fils d'Adam" (S.17, 70). Quant à la forme, le Coran dit encore : "Il l'a façonné de la manière la plus parfaite". Il lui a donné, par exemple, une stature droite, se tenant sur ses deux pieds, contrairement à l'animal qui marche sur quatre pattes et au reptile qui rampe. Il lui a donné aussi des mains dont il se sert pour manger et l'a doté de la raison qui lui permet de comprendre et d'assimiler des connaissances. 
 

Le ravalement de l'homme ingrat L'hommage au croyant 
 

5 - Ensuite, Nous avons ramené [ certains hommes ] au niveau le plus bas [ dans le Feu ] ,

6 - sauf ceux qui croient et accom­plissent les bonnes œuvres : ceux-là auront une récompense ja­mais interrompue. 
 

Après cette perfection de la création de l'homme, celui-ci, parce qu'il se montrera ingrat, sera jeté au plus bas niveau de l'Enfer. Il est dit dans le Coran : "Ils dirent : "Si nous avions écouté ou raisonné, nous ne serions pas parmi les gens de la Fournaise. Ils ont reconnu leur péché. Que les gens de la Fournaise soient anéantis à jamais". (S.67, 10 et 11) 
 

Ad-Da hh âk donne une autre interprétation du verset : Nous l'avons ensuite ravalé au plus vil niveau de l'âge, à savoir la vieillesse après la jeunesse, la faiblesse après la force de l'âge au point de devenir comme un enfant en bas âge.

La première explication est plus juste car l'homme, bien que vieilli et ayant parfois perdu le sens du raisonnement, demeure en vie. Et comme le dit Ibn Jarîr, s'appuyant sur l'opinion d'Ibn 'Abbâs, l'homme, qui a été croyant dans sa jeunesse et dans la force de l'âge, ne perd pas le mérite de ses bonnes œuvres parce qu'il aura vieilli et perdu la raison.

Mais en Enfer, la forme des mécréants ne sera plus la même. De belle, elle deviendra hideuse. "Le feu brûlera leurs visages et ils auront les lèvres crispées" (S.23, 104). D'ailleurs, le verset suivant le confirme puisque le croyant, si vieux soit-il, aura sa récompense dans la vie dernière. Autrement dit : Celui qui aura accompli des œuvres pies dans son jeune âge alors qu'il était plein de santé, sera récompensé comme il le mérite.

 

L'homme a été créé d'une façon harmonieuse. Il y a en lui des parties sombres et d'autres lumineuses. Il réunit en lui des contraires et des contrastes. Cependant lorsque l'obscurité l'emporte sur la lumière, il s'adonne aux vices et s'oppose aux vertus. Il devient le plus vil des individus. Il est, de ce fait, voué à être brûlé par le feu de l'Enfer. Par contre, celui dont la lumière du cœur l'emporte sur l'obscurité de l'âme, il acquiert des vertus et une perfection qui l'élèvent au plus haut niveau du monde sacré. 
 

L'amour de Dieu et l'amour de soi 
 

Les contrastes et les contradictions, qui existent en l'homme, font naître une opposition entre l'amour de Dieu et l'amour de soi. Tirmidhî traite cette question dans son livre Le livre des profondeurs des choses. Geneviève Gobillot en fait cette analyse : 
 

"Adam a donc été créé de la "lumière de la précipitation" alors qu'à l'origine il sortait de la "lumière de la joie". Cette précipitation, au moment de sa création, s'inscrivit dans son argile. La joie est restée dans son cœur, mais, chaque fois qu'elle s'y agite, il doit la rejeter de son âme car cette âme, entraînée par la précipitation, détourne la joie de sa véritable origine et de son seul but, c'est-à-dire Dieu. C'est ainsi que la joie qu'on tire de ce bas-monde uniquement est en fait un rejet de la joie divine. Pourtant, pour Tirmidhî, la joie est le seul critère visible de l'harmonie du vécu de l'homme puisque, comme l'amour dont elle procède, elle constitue son essence, l'essence que Dieu a voulue pour Lui. Il convient seulement que cette joie soit bien dirigée. C'est dans ce sens que Tirmidhî constate qu'il existe trois manières de se réjouir : la première est une joie attachée aux choses de ce monde et celui qui s'y adonne s'éloigne de Dieu, la deuxième est une joie admise par Dieu qui consiste à se réjouir à cause de la faveur de Dieu et de Sa miséricorde, la troisième, enfin, consiste à ne trouver de joie qu'en Lui et c'est la joie suprême issue de l'amour sans mélange. "On voit apparaître, au terme de cet exposé, les premiers éléments explicatifs de l'existence du combat entre l'âme et le cœur longuement décrit dans le livre "la Profondeur des choses" , dont le sens est le suivant : celui qui est au service de son âme, c'est-à-dire de sa propre personne ne peut, en même temps, servir son Seigneur, l'exclusivité étant une autre des caractéristiques de l'amour. Or, cette exclusivité est difficile à établir en l'homme. En effet, Tirmidhî explique que l'amour contient, en sus de la douceur et de la joie déjà citées, la vie (al- h ayat) . Etant principe de vie, il procède aussi bien de la vie subtile et spirituelle du cœur que de la vie obscure et charnelle de l'âme puisqu'en l'homme les deux coexistent nécessairement. C'est pourquoi il précise : '"C'est à cause de cette organisation en nous qu'a été créé l'Enfer à la porte duquel se trouvent les passions et les tentations". De ce fait, l'homme est placé entre deux amours : l'amour de Dieu et la joie en Lui, et l'amour de l'âme (le "moi") et la joie qui lui est attachée. La source de l'amour de Dieu se trouve dans le cœur, tandis que la source de l'amour du "moi" se trouve dans les entrailles (al-jawf). 
 

"Le seul problème qui se pose donc dans ce bas-monde à l'être humain dont l'es­sence profonde est amour et joie est de réussir à "investir" cet amour et cette joie-là où il convient qu'ils soient, d'orienter sa vie de telle manière que l'amour revienne à Celui à qui il est destiné, à Celui qui l'a suscité à l'origine. C'est là l'enjeu du combat entre le cœur et l'âme. Tous les dons sont présents en chaque homme qui a reçu sa part d'amour et de joie et peut en connaître la douceur. Cependant, ceux qui se trompent en ce qui concerne leurs objets d'amours perdront à la fois l'amour et la vie, puisque l'amour n'est autre, précisément, que la vie, en étant la seule origine. 
 

"Ainsi, ce combat entre l'âme et le corps ne peut être considéré comme une simple allégorie du fait que celui qui l'emporte, emporte avec lui l'être tout entier. L'âme, si elle a le dessus, l'entraînera vers le feu qui est son essence et qui est aussi le feu de l'Enfer. Si c'est le cœur qui a le dessus, l'être humain accédera au royaume de la lumière qui est aussi la vie en Dieu. Il s'agit en fait d'un combat qui oppose, par éléments interposés, la terre et le ciel, la force de l'amour étant la même dans les deux royaumes, le premier est trompeur et éphémère, alors que le second est garant d'éternité et de certitude. En effet, Tirmidhî constate qu'il n'existe rien de plus doux ni de plus désirable en ce bas-monde que le "moi charnel". De même, dans le royaume céleste (malakût), il n'est rien de plus doux que l'amour de Dieu. Cependant, si le serviteur trouve l'amour de Dieu, l'amour du "moi" y sera noyé. Chaque fois qu'un progrès sera fait dans ce sens, l'amour de Dieu augmentera jusqu'à ce qu'il reste, seul, sous la garde du cœur. L'homme qui sera ainsi agréera totalement Dieu et Dieu l'agréera. Il recevra cet agrément suprême dans le Paradis (firdaws) le plus élevé. "De cette manière se manifeste l'aspect exclusif de l'amour de Dieu. Dès l'instant de son engagement dans cette voie, le serviteur doit savoir que cet amour est destiné à prendre toute la place. Dans ce domaine, il est inconcevable de viser les demi-mesures. C'est pourquoi celui qui est sur le chemin doit être conscient que, lorsqu'il aura refusé la passion de la nourriture, il lui faudra rejeter celle des vêtements, puis celle de la boisson et ainsi de suite, jusqu'au bout, sans défaillir. En effet, "Celui qui espère avancer vers son Seigneur, un œil fixé sur Lui et l'autre sur ses préoccupations personnelles ne sera jamais purifié. C'est pourquoi il y a là un grand danger pour ceux qui marchent entre l'impeccabilité et le relâchement". Ainsi, bien que l'essence de l'amour soit le don, la volonté de l'homme entre en jeu au moment de cette orientation et de cette lutte entre deux pôles d'attraction opposée. Cette lutte est "l'épreuve" par excellence, la situation qui fait que "l'on dit que nous sommes les créatures que Dieu éprouve alors que les autres sont sous la contrainte".

"Cependant, il ne faut pas perdre de vue que, pour Tirmidhî, la victoire que l'homme remporte sur la passion pour tout ce qui n'est pas Dieu revient, en dernier ressort, par delà les efforts qu'il a déployés, à Dieu lui-même. Sans Sa grâce et sans l'effet de Son amour, rien ne se produirait. En effet, par ses efforts, l'homme va à la rencontre de l'amour de Dieu et c'est seulement lorsque cette rencontre a eu lieu que se produisent la purification et l'illumination qui ne sont en rien le fruit des efforts mais bien celui de la Volonté divine répondant à celle de l'homme. "Lorsque la Volonté de Dieu Se manifeste, le serviteur trouve dans son cœur un amour pour son Maître. Il est saisi par cet amour et son cœur est tout entier rempli de sa suavité. Il ne reste plus de place pour la volonté de l'âme et pour les passions." 
 

Le déni malgré les preuves

 

7 - Après cela, [ ô mécréant ! ] qu'est-ce qui te fait traiter la rétri­bution de mensonge [ après t'avoir exposé des preuves ]  ?

8 - Allah n'est-Il pas le plus sage des juges [ au Jour de la résurrec­tion ]  ?

 

On pourrait penser que la question est posée au Prophète - que la prière et le salut soient sur lui -. Ce n'est pas le cas puisqu'il n'a à aucun moment douté de la résurrection et du Jugement dernier. Il s'ensuit que la question s'adresse à l'homme en général.

Comment peut-on nier la résurrection alors que Dieu créa, harmonisa et embellit l'être humain. Celui qui a créé une première fois, peut également recréer une deuxième fois. A ce moment, l'homme sera jugé en toute justice. Il ne sera pas lésé car le Seigneur est le plus sage des sages et le plus juste des juges.

Quand le Prophète - que la prière et le salut soient sur lui - récitait ce dernier verset, il disait : "Que si ! Et je suis parmi ceux qui en témoignent". Il ordonnait aux croyants de suivre son exemple. C'est ce qui est confirmé par at-Tirmidhî qui a reproduit ce hadîth : "Quand l'un de vous récite Wa-t-tîni wa-z-zitûni et arrive à la fin A laysa Allahu bi a h kami al- h akimîn , dire : Et moi, je suis parmi ceux qui en témoignent'. 
 

D'où venons-nous et où allons-nous ? 
 

Quelle doit être l'attitude de l'homme en ce monde pour éviter de tomber au plus profond des précipices de l'Enfer ? Youssouf al-Qardâwî répond qu'il doit s'interroger : Quelle est la raison de mon existence dans cet univers et quelle est ma mission sur terre aussi longtemps que j'y vivrai ? Dans son livre, L'adoration de Dieu en Islam , il s'explique sur ces interrogations. Quelques extraits de son exposé nous édifieront à ce sujet :

 

"D'où venons-nous ? Cette question constitue le problème-clé pour les matérialistes qui ne croient qu'à ce que les sens peuvent percevoir. Ils étouffent la voix de l'instinct au fond de leurs cœurs, défient la logique de leurs esprits et soutiennent, avec un aveuglement étonnant, que cet univers, avec tout ce qu'il contient et tous ses habitants, est le fruit du hasard ; que toute sa minutieuse organisation n'est que le produit d'une conscience aveugle !" 
 

"Par contre, ceux qui répondent à l'appel de leur nature innée, reconnaissent qu'eux-mêmes et l'univers, qui les entoure, ont un Maître Tout-Puissant, vers lequel leurs cœurs se tournent avec révérence, espoir, crainte et confiance, et dont ils recherchent le secours…" 
 

"Il peut arriver que cette voix instinctive faiblisse en nous ou que nous la refoulions volontairement, dans des moments de prospérité et d'aisance. Mais lorsque l'être humain se trouve confronté à des événements dramatiques, lorsqu'il est ébranlé par de graves difficultés, lorsqu'il est déçu par tous ceux qui l'entourent, alors cette voix s'élève pour implorer Dieu dans la crainte, l'espoir et le repentir…" 
 

"Si la nature innée de l'homme le dirige vers Dieu (alors que cette nature n'est pas faite uniquement de sentiment ni de raison pure, mais de mélange des deux), la raison pure considère quant à elle la foi en Dieu comme une nécessité inéluctable, qui seule lui permet d'expliquer l'univers, la vie et l'être humain. La raison, indépendamment de toute connaissance acquise, croit naturellement à la causalité et ne saurait concevoir un acte sans auteur, ni une œuvre sans artisan…" 
 

"Où allons-nous ? La réponse qu'apportent les matérialistes à cette deuxième question réduit l'homme, cet être noble, à la plus basse condition animale : ils affirment, sans plus, que le destin de l'homme, une fois achevé ce voyage de la vie, est l'extinction et le néant total ; que la terre se referme sur lui comme elle s'est refermée sur des millions d'autres êtres vivants, ramenant ce corps qu'est pour eux l'être humain à ses composants premiers, de sorte qu'ils redeviennent une poussière que les vents dispersent…" 
 

"Qu'est-ce alors qui distingue l'être humain des autres êtres vivants ? Pourquoi tout ce qui l'entoure a-t-il été mis à sa disposition ? Pourquoi a-t-il été doté de capacités spirituelles et intellectuelles dont les autres êtres sont dépourvus ? Quel est le secret de cette aspiration constante à la perfection et à l'éternité qui l'habite, si, après la courte vie, rien ne l'attend que le néant ?…" 
 

Les croyants, quant à eux, croient qu'ils ont été créés pour la vie éternelle dans l'Au-delà et qu'ils ne font, ici-bas, que se préparer pour la dernière demeure, s'approvisionnant maintenant de ce qui leur sera utile alors, recherchant l'élévation spirituelle et morale afin de mériter d'entrer au Paradis, demeure des gens vertueux… 
 

Conclusion

La présente sourate traite particulièrement de deux importantes questions :

1 - Dieu honore l'espèce humaine puisqu'Il a créé l'homme d'une manière parfaite.

2 - La foi en la rétribution au Jour du Jugement, est nié par les associants. 
 

Tafsirs Ibn Abbas Al Jalalayn Al Sabunî

Source http://le-minaret.com

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H
<br /> Merci beaucoup pour ce très beau article, jazakoum Allah alf alf kayr<br /> <br /> <br />
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