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Baladislam

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« Exhortations purificatrices de l'âme » Prends garde à la privation après les faveurs du don

Publié par Baladislam sur 3 Mars 2012, 23:03pm

Catégories : #Exhortations et rappels

 fond islam (3)

 

Ce qui étonne le plus c’est qu’un serviteur qui a cru en son Seigneur, qui est certain de la rigueur de Sa punition et du caractère douloureux de Son châtiment et qui connaît l’ampleur de Sa récompense et de Sa rétribution, comment peut-il être tranquille, ou comment la tristesse et la crainte quitteraient elles son cœur, en se voyant chaque jour en régression ?

 

Mais ce qui est encore plus grave, c’est l’assurance contre l’éventualité que Allâh ne le bannisse de Sa proximité. Surtout s’il s’agit d’un serviteur qu’Allâh a habitué auparavant à la réussite et à la préservation de Lui désobéir, vidé son cœur de s’occuper du bas monde et lui a imposé le respect lors de Sa mention et la grande frayeur au moment de Son oubli. Puis Il l’a privé de tout cela en lui imposant tout le contraire, comme l’attachement à l’insouciance, l’oubli presque total et la fermeture des yeux sur la perte des droits, au point qu’il est devenu un exclu et un banni de la proximité divine, un être perplexe et ivre qui cherche comment revenir à la réussite qu’il a raté.

 

Comment du reste ne s’en étonne-t-on pas devant celui qu’Allâh a relégué à ce degré d’humiliation et d’avilissement, d’éloignement et de bannissement après la gloire, les prodiges, l’accueil favorable et l’empressement dans l’exaucement de son invocation ? C’est le Seigneur s’empressait de l’aimer sans invocation ou demande de sa part, alors qu’il était paisible, au cœur joyeux, détourné de la recherche des acquisitions du bas monde, sans se soucier de ce qu’il a manqué, sans se fier à ce qu’il a perdu et sans faire grand cas de la sanction exemplaire qui le frappe.

 

C’est que sa tristesse n’est faite que de quelques pensées du cœur qui ne durent pas. C’est donc une tristesse manquée à cause d’un cœur occupé. Comment du reste, sa tristesse pouvait-elle durer et son cœur pouvait-il s’occuper d’Allâh au lieu de rechercher autre chose alors qu’il est voilé par rapport à Allâh et privé de sa proximité ? C’est qu’il s’agit d’un serviteur frappé de privation, qu’Allâh a puni en le privant du prodige des dons et de la bonté de la providence. Il est devenu quelqu’un vis-à-vis duquel Allâh S’est détourné après l’avoir accueilli, pour le laisser s’occuper de tout ce qui est autre que son Seigneur.

 

Mais le plus grave encore pour lui, c’est que sa tristesse ne s’aggrave pas du fait qu’Allâh l’ait privé de Ses dons et puni par l’éloignement, parce qu’Il s’est courroucé contre lui et Il n’a plus d’estime pour lui. Donc l’étonnement, tout l’étonnement, c’est envers celui qui est dans cette situation ! Nous cherchons refuge auprès d’Allâh contre le fait de nous exposer à Ses sanctions et nous L’implorons de nous transférer vers ce qu’Il aime et ce qu’Il agrée en nous accordant une repentance par laquelle Il nous purifie de tout ce qu’Il déteste, de nous permettre de nous tourner vers Lui et de nous détourner du bas monde et de ses adeptes ! Et nous L’implorons de hâter l’arrivée de tout cela !

 

« Exhortations purificatrices de l'âme »

 Mu‘âtabat an-Nafs » Par l’Imâm al-Hârith al-Muhâsibî

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