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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


« Exhortations purificatrices de l'âme » Rappelle-toi le Jour des comptes à rendre

Publié par Baladislam sur 6 Mars 2012, 23:00pm

Catégories : #Exhortations et rappels

 fond islam (42)

 

Malheur à toi, ô mon âme ! C’est comme si tu ne croyais pas au Jour des comptes à rendre ! Tu crois qu’en mourant tu te sauveras et tu seras délivrés…Hélas non…Crois-tu qu’on va te laisser libre ?

 

N’étais-tu pas une goutte de sperme répandue pour devenir ensuite un caillot de sang à partir duquel Allâh a créé l’homme et l’a formé harmonieusement ?

 

« Celui qui a fait cela n’aurait-Il pas le pouvoir de rendre la vie aux morts ? »

(Sourate 75, verset 40).

 

Si tu penses que tout cela provient de ton propre fait, cela montre l’ampleur de ton impiété et de ton ignorance !

 

Ne veux-tu pas réfléchir et voir à partir de quoi Il t’a créée ? D’une goutte de sperme Il t’a créée et Il a fixé ton destin. Puis Il a rendu ton chemin facile. Puis Il t’a fait mourir et Il t’a fait mettre au tombeau. Comment penses-tu démentir Sa parole ?

 

« Ensuite Il le ressuscitera quand Il le voudra »

(Sourate 80, verset 22).

 

Si tu n’es pas une négatrice, pourquoi n’es-tu pas sur tes gardes ? Si un juif t’assure que tes mets préférables aggravent ta maladie, tu endurerais les privations et tu les abandonnerais en luttant contre ton inclination et tes penchants à ce sujet. Mais alors est-ce que les paroles des Prophètes ont moins d’effet sur toi qu’une affirmation d’un juif ? Ne sais-tu pas, ô mon âme, que la mort est au rendez-vous, que la tombe sera ta maison, que la poussière sera ton lit et les vers de terre seront des confidents au milieu de ta grande frayeur ? Prends garde, ô mon âme, à un jour pour lequel Allâh a juré sur Lui-même de ne laisser aucun serviteur dans le bas monde qu’Il a déjà averti, sans l’interroger sur son œuvre petite ou grande, secrète ou manifeste soit-elle.

 

Regarde donc, ô mon âme avec quel corps tu vas te présenter devant Allâh et avec quelle langue tu vas répondre ? Prépare donc à l’interrogatoire, une réponse, et à la réponse, du bon sens, et œuvre durant le restant de ta vie, au cours des jours bien brefs, pour des jours bien longs. Car au-delà de la demeure de l’éphémère, il y a la demeure du séjour éternel et au-delà de la demeure des tristesses et des épuisements, il y a la demeure des félicités et de la vie éternelle.

 

Œuvre avant qu’il soit trop tard ! Quitte le bas monde de plein gré comme les hommes libres, avant de la quitter par nécessité ! Ne te réjouis pas trop de ce qui te réconforte, des fleurs du bas monde, car bien d’hommes joyeux sont mal lotis et bien de mal lotis sont inconscients de leur infortune !

 

Malheur donc au malheureux qui est inconscient ! Il rigole, se réjouit, s’amuse, exulte, mange et boit alors qu’il mérite, selon le Livre de Dieu, d’être une bûche de l’enfer.

 

Que ton regard, ô mon âme, sur le bas monde, soit pour l’édification, que ton agissement soit par nécessité, que le fait d’en disposer soit de ta part un acte libre et que ta recherche de la vie future soit préventive ! Ne sois pas de ceux qui sont incapables de rendre grâce pour ce qu’ils ont obtenu, qui veulent du surplus pour ce qui reste de leur vie et qui interdisent aux hommes ce qu’ils ne respectent pas !

 

Malheur à toi pour ce tu as à l’intérieur de toi ! Demain tu te présenteras devant ton Maître ! Ne te détourne pas de Lui par négligence ! Ne te laisse pas distraire par rapport à Son invocation et ne prétends pas préparer une réponse sincère à propos de ton vécu dans le bas monde, car répondre en toute vérité est plus agréable pour ton cœur que si tu réponds par le mensonge !

 

Par Allâh ! Les esprits des justes se sont dressés pour Lui répondre, que déjà ils sont stupéfaits. Puis Il les leur a rendus pour dresser la preuve contre ceux d’entre eux qui ont encouru Son courroux, afin qu’Il les soumette à Son châtiment pendant qu’eux-mêmes ils L’excusent et ne s’en prennent qu’à leurs propres âmes, car Il les a sanctionnés en raison de ce qu’ils ont négligé de Son droit et parce qu’ils ont osé affronter Son interdit, et afin qu’Il arrache aux justes la vérité de leur réponse pour l’accepter, les rassurer contre ce qu’ils redoutaient et les réjouir en l’acceptant par compensation de leur appréhension de Son refus dans le bas monde. Mais il fallait au moment où ils voudraient lire ce qui est inscrit dans leurs livrets personnels et au moment où Allâh se disposera à les interroger, qu’ils soient anéantis par le grand effroi et la frayeur terrible !

 

Ô mon âme…Malheur à toi ! Agis en sorte que tu supposes qu’Il a eu pitié de tes plaintes pour atténuer ton épreuve. Mais où vas-tu te soustraire à Son regard tant que tu resteras dans le bas monde, avec en plus ce qu’Il sait de tes laideurs antérieures ?

 

Où vas-tu te dérober et te cacher demain au moment de ta comparution devant Lui quand tous tes méfaits seront des témoins contre toi et qu’on entendra tes propres paroles qui évoquent tes forfaits scandaleux ?

 

Malheur à toi ! Tu ne vis dans le bas monde que grâce à Son éloge. Mais tu ne te retournes dans tes états que dans les regrets et tu ne passes tes jours et tes nuits que dans l’appréhension de ce qui t’adviendra lorsque tu te présenteras devant Lui et qu’Il t’interrogera sans, par Allâh ! Oublier tes états avant l’interrogatoire au Jour de la Résurrection ! Où est alors ton cœur, ô homme ignorant ? Où est ton esprit, ô homme insouciant ? Ô mon âme ! Même si tu souhaites ne pas être du nombre des créatures, ou si tu crois ne pas faire partie être des ressuscités, tu seras quand même obligée d’y aller et de chercher refuge auprès de Lui !

 

Hélas ! Tes désobéissances sont décrétées contre toi ! Tes forfaits sont recensés à tes dépens ! Recensée dans ton passif, ta désobéissance ne sera point oubliée. Inscrite, elle ne sera point effacée. Et tu sais très bien que Le Très Haut n’ignore rien de tes écarts. Puis ce sera le retour certain vers Lui. Puis ce seront les horreurs que même les cieux et les montagnes élevées ne peuvent affronter. Puis ce sera la comparution devant Celui qui possède sans partage la gloire et la magnificence. Puis ce sera le départ après la comparution devant Allâh en compagnie des damnés pour subir un châtiment dont aucune description ne peut limiter l’intensité, ou connaître les souffrances qu’il occasionne, ou imaginer sa brûlure pour les cœurs, sans compter les tourments inqualifiables et l’affliction imaginable ! Ensuite les sorciers se sont rassemblés pour vaincre par leur sorcellerie Ton interlocuteur et recevoir la récompense promise par le Pharaon. Mais leur attitude au bout de leur impiété et le fait qu’ils aient juré par la gloire du Pharaon qu’ils ont pris pour une divinité en dehors de Toi ne T’ont pas empêché de les prendre en miséricorde, de les combler de Ta générosité et de les couvrir de Ta libéralité. Tu les as ainsi éclairés sur leur propre ignorance. Tu leur as fait connaître le tort qu’ils se sont faits à eux-mêmes. Tu leur as imposé la reconnaissance de Ta Seigneurie et la sincérité envers Ta Grandeur. Tu leur a fait connaître l’insignifiance du Pharaon et sa faiblesse. Tu as rendu le bas monde bien petit dans leurs cœurs…Tu as rendu supportable l’amputation de leurs mains et de leurs pieds pour avoir Ton agrément. Tu leur accordé la patience pour croire en Toi. Tu as rendu pour eux facile l’espérance en Ton paradis. Tu as imposé à leurs cœurs la crainte de Ton châtiment. Si bien qu’ils ont prononcé Ton Nom au cours de leur réunion, le jour même, comme s’ils avaient passés des décennies dans l’observance de ton obéissance et dans l’étude de la science puisée dans Tes Livres !

 

Ensuite Tu leur as fait connaître que le don que Tu leur as fait en croyant en Toi, n’était possible que grâce à Toi et qu’ils n’ont pu endurer les menaces du pharaon de les mettre en morceaux et de les crucifier que par Ta faveur et la réussite que Tu leur as accordée. Tu les as éveillés lorsqu’ils t’ont adressé leurs confidences en leur faisant voir combien ils avaient besoin de Ton pardon et de Ton soutien ! Aussi, ils ont dit :

 

« Notre Seigneur ! Répands sur nous la patience ; rappelle-nous soumis à Toi ! »

(Sourate 7, verset 126).

 

Ô toi en dehors duquel il n’y a d’autre Allâh que Toi ! Ô Eternel et il n’y a d’éternel que Toi ! Ô Créateur en dehors duquel il n’y a d’autre Créateur que Toi ! Ô Toi qui possède, sans partage aucun, les qualités sublimes ! Ô Roi qui a secouru les croyants avant moi ! Ô Toi qui a comblé les sorciers impies et pervers par Ta miséricorde et Ta bienveillance !

 

Secours moi et ne prête pas attention à ce que j’ai de mauvais en moi, et à mon grave forfait, comme le grave crime des sorciers et les fautes des pécheurs avant eux et après eux ne T’empêchent pas puisque Tu les as comblés par la repentance et Tu leur as accordé la perfection.

 

Vite ! Vite ! La délivrance, la délivrance ! Tu m’as fait miroiter pour moi l’espoir de hâter ma délivrance et de briser la chaîne de mes péchés !

 

Hâte pour moi la délivrance ne serait-ce qu’une heure de la journée. Ensuite Tu me feras mourir avant que je change et que je me rétracte. Délivre-moi et accorde-moi un délai ! Comble-moi par les bons rapports avec Toi, car cela constitue pour moi la prunelle de mes yeux dans le bas monde et la vie future ! Console-moi par Ton obéissance à la place de ce que j’ai conçu en public et en privé comme préférence pour le bas monde et ses mirages à Ton amour !

 

Quel regret pour mes jours passés ! Quel regret pour ce que j’ai raté comme plaisir de mes confidences avec Toi !

 

Tu es Celui qui est Digne de La Louange ! Tu as exigé en excellant dans l’exigence ! Tu as accordé un sursis en excellant dans l’octroi du sursis ! A Toi la louange comme Tu mérites et comme il convient à Ton auguste Face, à la gloire de Ta Majesté et à la Grandeur de Ta seigneurie ! N’es-Tu pas Celui qui a percé mon secret tout en me préservant des regards ?

 

Je témoigne de la haine à Ton égard et envers Tes créatures et Tu m’aimes ! Je m’éloigne de Toi et Tu me rapproches de Toi ! Je scrute ce qui provoque ton courroux et Toi tu scrutes ce qui me satisfait !

 

Je m’aide de Tes bienfaits pour Te désobéir et de Ta bienfaisance pour négliger Ton Ordre ! J’entreprends ce que Tu détestes et Tu me préserves ! Je persiste dans la négligence de Ton remerciement et Tu persistes dans Ta bonté et Ta bienveillance à mon égard ! Je T’appelle et Tu entends pour me répondre ! Tu m’appelles et je fais traîner ma réponse ! Quel mauvais serviteur je suis et quel Merveilleux Maître Tu es ! Voilà pourquoi mon cœur est brisé, pourquoi l’humiliation a fait baisser ma tête et pourquoi j’ai honte de mon grand forfait ! N’était ma crainte de Te courroucer si je ne T’implore pas, je ne T’implorerais point ! Tu m’as appris Tes Plus Beaux Noms et Tu m’as ordonné de T’invoquer. Voilà pourquoi mon espérance est grande en Toi ! Tu m’as sauvé puis Tu m’as fait savoir qu’il n’y a d’autre Dieu que Toi qui m’assiste et qu’il n’y a d’autre Seigneur que Toi qui me délivre. Aussi je me soumets à Ton châtiment en raison de la gravité de mon forfait ; obéissant sans désespérer de Ta miséricorde en raison de ce que je connais de Tes largesses, de Ta générosité et de l’ampleur de Ta miséricorde !

 

Accorde donc Tes faveurs et ne reste pas secret ! Pardonne et ne sanctionne pas ! Soulage et ne t’en prends pas, ô Le Plus Miséricordieux des miséricordieux ! Ô Le Plus Généreux de tous les généreux ! Ou plutôt il n’y a en vérité, aucun généreux, aucun libéral, aucun miséricordieux si ce n’est Toi ; Tu L’es et tu n’as cessé de L’être !

 

Tous les cœurs dépendent de Ton bon vouloir ! Toutes les difficultés dépendent de Ton pouvoir ! Ta miséricorde a embrassé toute ta Création et Ton pardon a submergé tout ce que Tu as créé ! Tu T’es fait connaître à moi, et j’ai montré ma faiblesse dans ma grande impudence envers Toi.

 

Me voici devant Toi noyé, sauve-moi, confiant en Ta bonté, protège-moi, perplexe et angoissé, libère-moi et humilié par Ta sanction en raison de mon grand entêtement !

 

Comble-moi donc de Ton pardon et couvre-moi de Ta miséricorde, de Ton indulgence et de Ta compassion, car je suis épouvanté par la torture, et la punition a bouleversé mes états au point que je suis réduit à vivre la pire position dans ma foi ! Je Te demande et Tu ne donnes pas, j’implore Ton secours et Tu ne viens pas à mon secours, je T’implore et Tu ne me fais pas miséricorde, je Te demande Ta protection et Tu Te détournes de moi ! Sans cela je goûterai la fraîcheur de Ton pardon et les effets de Ton exaucement agréable. Mais tout ceci est de peu par rapport à ce que je mérite en matière de châtiment en raison de mon audace à Ton égard bien que je Te connaisse et je n’ignore pas la rigueur de Ton châtiment.

 

Ô Seigneur ! Si Tu me laisses pour ce qui est de mes péchés antérieurs et tu empêches que ma désobéissance ne s’accroisse de jour en jour, ce serait soulageant pour mon affliction à côté de mes péchés !

 

Je m’adresse à mon âme pour l’exhorter et seul ce qui me reste auprès de Toi m’empêche de m’enfoncer dans mon malheur !

 

Certes tu ne m’exclues pas de Ton amitié. Néanmoins mon cœur est joyeux en me souvenant de Ta miséricorde !

 

Grand est mon malheur mais où fuir et quelle solution ? Par Ta Gloire ! Je ne cesse d’espérer en Toi car Tu es le Plus Miséricordieux des miséricordieux. Quoi qu’il m’arrive, j’attends Ta bienveillance, Ton indulgence, Ton attendrissement et Ta générosité !

 

« Exhortations purificatrices de l'âme »

 Mu‘âtabat an-Nafs » Par l’Imâm al-Hârith al-Muhâsibî

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