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Baladislam

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Importance de Stimuler le Sentiment de Foi

Publié par Baladislam sur 11 Octobre 2011, 22:00pm

Catégories : #La foi en Islam

fond islam (111)

 

Vu la grande importance du sentiment de foi, il est nécessaire de le stimuler quand on s'adresse aux gens.

 

Serait-il judicieux en temps de djihad, de tenir un discours qui s'adresse exclusivement à la raison ou alors serait-il préférable de s'adresser au coté sentimental?

 

La raison implique que les combattants ne livrent pas bataille sous peine de s'exposer à la mort et sous peine d'exposer leurs familles à un avenir incertain. Dans de telles situations, seul le discours qui s'adresse au sentiment de foi saurait pousser les uns et les autres à consentir des sacrifices.

 

En effet, le Coran et la sunna comprennent une grande à répondre à ce qui leur est demandé, et s'éloigner de ce qui leur est interdit. C'est sans doute une méthode sage que nous détaillerons dans les lignes qui suivent :

 

Méthode divine dans la stimulation du sentiment de foi:

 

Allah a créé les gens et est Meilleur Connaisseur de ce qui leur convient, Il dit :

 

Ne connaît-Il pas ce qu'Il a créé alors que c'est Lui le Compatissant, le Parfaitement Connaisseur. )

(Al-Molk: 14)

 

Et c'est par Sa sagesse qu'Allah, Exalté soit-Il, a révélé des versets incitant aux bonnes actions, mettant en garde contre les mauvaises, et ce, en éveillant le sentiment de foi et l'élevant aux rangs les plus selects, poussant l'individu à l'obéissance et l'éloignant des péchés.

 

 

Observons les versets suivants :

 

Et ne pense point qu'Allah soit inattentif à ce que font les injustes. Il leur accordera un délai jusqu'au jour où leurs regards se figeront. Ils courront [suppliant), levant la tête, les yeux hagards et les coeurs vides. Et avertis les gens du jour où le châtiment les atteindra et ceux qui auront été injustes diront: "O notre Seigneur accorde-nous un court délai, nous répondrons à Ton appel et suivront les messagers'~ N'avez-vous pas juré auparavant que vous ne deviez jamais disparaître ? Et vous avez habité, les demeures de ceux qui s'étaient fait du tord à eux-mêmes. Il vous est apparu en toute évidence comment Nous les avions traité et Nous vous avons cité les exemples. Ils ont certes comploté. Or leur complot est (inscrit) auprès d'Allah même si leur complot était assez puissant pour faire disparaître les montagnes. Ne pense point qu'Allah manque à Sa Promesse envers Ses messagers. Certes Allah est Tout Puissant et Détenteur du pouvoir de punir. Au jour où la terre sera remplacée par une autre, de même que les cieux et où (les hommes) comparaîtront devant Allah, l'Unique, Le Dominateur Suprême. Et ce jour-là, tu verras les coupables, enchaînés les uns aux autres, leurs tuniques seront de goudron et le feu couvrira leurs visages. (Tout cela) afin qu'Allah rétribue chaque âme de ce qu'elle aura acquis. Certes Allah est prompt dans Ses comptes. Ceci est un message (le Coran) pour les gens afinqu'ils soient avertis, qu'ils sachent qu'Ils n'est qu'un Dieu unique, et pour 'que les doués d'intelligence s'exhortent. (Ibrâhîm: 42-52)

 

Par ton Seigneur ! Assurément, Nous les rassemblerons, eux et les diables. Puis, Nous les placerons autour de l'Enfer, agenouillés. Ensuite, Nous arracherons de chaque groupe ceux d'entre eux qui étaient les plus obstinés contre le Tout Miséricordieux. Puis nous sommes Le meilleur à savoir ceux qui méritent le plus d'y être brûlés. Il n'y a personne parmi vous qui ne passera pas par [L'Enfer] : Car [il s'agit là] pour ton Seigneur d'une sentence irrévocable. Ensuite, Nous délivrerons ceux qui étaient pieux et Nous y laisserons les injuste~ agenouillés. (Maryam: 68 -72)

 

En seront écartés, ceux à qui étaient précédemment promises de belles récompenses de Notre part. Ils n'entendront pas son sifflement et jouiront éternellement de ce que leurs âmes désirent. La grande terreur ne les affligera pas, et les Anges les accueilleront: 'voici le jour qui vous a été promis' Le jour où Nous plierons le ciel comme on plie le rouleau des livres. Tout comme Nous avons commencé la première création, ainsi Nous la répéterons; c'est une promesse qui Nous incombe et Nous l'accomplirons! Et Nous avons certes écrit dans le Zabour, après l'avoir mentionné (dans le Livre céleste), que la terre sera héritée par Mes bons serviteurs. (AI-Anbiyâ' : 101-105)

 

Voici deux clans adverses qui disputaient au sujet de leur Seigneur. A ceux qui ne croient pas, on taillera des vêtements de feu, tandis· que sur leurs têtes on versera de l'eau bouillante. Qui fera fondre ce qui est dans leurs ventres de même que leurs peaux. Et il Y aura pour eux des maillets de fer. Toutes les fois qu'ils voudront en sortir (pour échapper) à la détresse, on les y remettra et (on leur dira) : "Goûtez au châtiment de la Fournaise': Certes Allah introduit ceux qui croient et font de bonnes œuvres aux Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux. Là, ils seront parés de bracelets d'or, et aussi de perles; et leurs vêtements y seront de soie. Ils ont été guidés vers la bonne parole Importance de Stimuler le Sentiment de Foi 31 et ils ont été guidés vers le chemin du Digne des louanges. (AI-Hajj : 19-24)

 

Puis, lorsque la mort vient à l'un deux, il dit: 'Mon Seigneur ! Fais-moi revenir (sur terre), afin que je fasse du bien dans ce que je délaissais': Non, c'est simplement une parole qu'il dit. Derrière eux, cependant, il y a une barrière, jusqu'au jour où ils seront ressuscités': Puis quand on soufflera dans la Trompe, il n'y aura plus de parenté entre eux ce jour là, et ils ne se poseront pas de questions. Ceux dont la balance est lourde seront les bienheureux ,. et ceux dont la balance est légère seront ceux qui ont ruiné leurs propres âmes et ils demeureront éternellement dans l'Enfer. Le feu brûlera leurs visages et ils auront les lèvres crispées. 'Mes versets ne vous étaient-ils pas récités et vous les traitiez alors de mensonges ?': Ils dirent: "Seigneur! Notre malheur nous a vaincus, et nous étions des gens égarés. Seigneur, fais-nous-en sortir ! Et si nous récidivons, nous serons alors des justes': Il dit: 'Soyez-y refoulés (humiliés) et ne Me parlez plus': Il y eut un groupe de Mes serviteurs qui dirent: 'Seigneur, nous croyons,. pardonne-nous donc et fais-nous miséricorde, car Tu es le meilleur des Miséricordieux ':. mais vous les avez pris en raillerie jusqu'à oublier de M'invoquer, et vous vous riiez d'eux. Vraiment, Je les ai récompensés aujourd'hui pour ce qu'ils ont enduré; et ce sont eux les triomphants. (AI-Mo'minôn: 99-111)

 

Ce n'est que peu par rapport à tout ce qui fut révélé dans le Coran pour attiser et fortifier le sentiment de foi.

 

Méthode Prophétique dans la Stimulation du Sentiment de Foi :

 

Le Prophète (prière et salut sur lui) s'adressait à ses Compagnons par des expressions qui éveillaient et attisaient le sentiment de foi au point de les faire pleurer ou de les pousser à sacrifier leurs âmes pour la cause d'Allah. Ceci est bien clair dans beaucoup de hadiths notamment dans ce hadith ci-après, qui montre la grande connaissance du Prophète, prière et salut sur lui, de la manière de traiter les différents états d'âme :

 

Abou Sa'id al-Khodrî, qu'Allah soit Satisfait de lui, dit: «Quand le Prophète (prière et salut sur lui) partagea des butins favorisant les gens de la tribu de Qoraych et d'autres tribus arabes sans rien accorder aux Ansârs, certains Ansârs n'apprécièrent pas ce partage et commencèrent à répandre des ragots, à tel point qu'un Ansârî affrma: «Par Allah! Le Messager d'Allah (prière et salut à lui) a retrouvé son peuple! » Sa'd ibn 'Obâda alla voir le Prophète et lui dit: Ô Envoyé d'Allah! Un groupe des Ansârs n'a pas apprécié ta manière de partager les butins; Tu as favorisé ton peuple ainsi que d'autre tribus arabes au détriment de ces tribus d'Ansârs. Le Prophète (prière et salut sur lui) dit: «Et toi, qu'en penses-tu Sa 'd ? » Sa'd répond: « Ô Messager d'Allah ! Je ne peux dire que ce que dit mon peuple» le Prophète lui dit : « Rassemble moi ton peuple, en untel lieu »Sa'd sortit alors, et rassembla les Ansârs, laissant entrer un groupuscule d'émigrants et empêchant les autres. Quand tout le monde fut là, Sa'd vint dire au Prophète: Les tribus des Ansârs sont réunis pour t'écouter. Après avoir loué Allah comme il se doit, Le Prophète (prière et salut sur lui) leur dit: « Ô peuple des Ansârs! Quels sont ces ragots qui me parviennent et cette colère que vous ressentez contre moi? Ne vous- ai-je pas connu égarés, et Allah vous a guidés, Pauvres et Allah vous a enrichis, Ennemis et Allah a réconcilié vos coeurs ? » Ils dirent : « Oh que si ! À Allah et à Son Messager le mérite! » Puis le Prophète ajouta: «Ne me répondez-vous pas, peuple des Ansârs? » Ils dirent: Que devrons-nous dire d'autre? Tout mérite est à Allah et Son Prophète. Le Messager d'Allah (prière et salut sur lui) de dire : « Par Allah! Vous seriez véridiques si vous disiez:" Nous sommes venus à toi, nous t'avons cru alors que tu étais accusé de menteur, tu étais humilié, alors nous avons pris ton parti, chassé et nous t'avons hébergé, pauvre et nous t'avons soutenu. » Ô peuple des Ansârs ! M'en voulez vous pour ces miettes de ce bas monde que j'ai accordées à ces peuples afin de les attirer vers l'Islam et pour avoir préféré vous confier à votre foi islamique? Ne seriez-vous pas satisfaits, ô peuple des Ansârs, si les gens prennent le bétail et les chameaux, alors que vous, vous retournez avec le Messager d'Allah? Par Celui qui détient l'âme de Mohammad dans Sa Main, si ce n'est l'Émigration, j'aurais fait partie des Ansârs, et si les gens empruntent un chemin, et les Ansârs un autre, je suivrai le chemin des Ansârs. Ô Allah! Fais miséricorde aux Ansârs, aux enfants des Ansârs, et aux enfants des enfants des Ansârs » Les gens pleurèrent alors, jusqu'à mouiller leurs barbes, et ils dirent:« Nous sommes satisfaits d'avoir Mhnammad comme fortune! » Puis le Prophète (prière et salut sur lui) partit et ils se dispersèrent »

 

C'est avec cette stimulation des sentiments des Ansârs, qu'Allah soit Satisfait d'eux, que le Prophète (prière et salut sur lui) put dénouer cette crise d'une extrême gravité.

 

Le compagnon Anas, qu'Allah soit Satisfait de lui, montrant l'importance de stimuler le sentiment de foi, a rapporté les paroles suivantes:

 

«Des dires concernant les compagnons, parvinrent au Prophète (prière et salut sur lui) et le Prophète réagit en ces termes: «Le Paradis et l'Enfer m'ont été présentés, je n'ai jamais vu un jour pareil en bien et en mal, si vous saviez ce que je sais, vous auriez peu ri et beaucoup pleuré»

 

Anas de dire : Les compagnons du Prophète (prière et salut sur lui) ne connurent point un jour plus triste que ce jour. Ils se couvrirent les têtes et pleurèrent de chaudes larmes. 'Omar se leva et dit: «Nous agréons Allah comme Dieu, L'Islam comme religion et Mohammad (prière et salut sur lui) comme Prophète » Sahîh Moslim, interprétation d'an-Nawawi.

 

 

Exemples illustratifs des sentiments de foi de nos bons prédécesseurs :

 

Nombreux étaient les prédécesseurs dont la vue, les traits, les paroles et la prédication, rappelaient Allah aux gens.

 

Parler d'eux, c'est plonger dans une mer infinie, mais nous ne citerons ici que quelques exemples relatifs à notre sujet:

 

A- Le cas de 'Abd Allah ibn 'Omar, qu'Allah soit Satisfait de lui et de son père :

 

Un jour, un homme récita:

 

Comment seront-ils quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin (AnNissâ': 41),

 

Ibn 'Omar se mit à pleurer jusqu'à ce que sa barbe et le col de son vêtement se mouillèrent de larmes.

 

Et quand il récitait:

 

Le moment n'est-il pas venu pour ceux qui ont cru, que leurs coeurs s'humilient à l'évocation d'Allah (AI-Hadîd: 16),

 

il se mettait à pleurer jusqu'à être vaincu par les pleurs.

 

B- Le cas de Mohammad ibn AI-Monkadir:

 

Quand il lisait les hadiths du Prophète (prière et salut sur lui) il était si touché, qu'il ne pouvait se maîtriser.

 

Un jour qu'il accomplissait une prière de nuit, il pleura jusqu'à surprendre les siens qui l'interrogèrent, mais il ne put répondre et pleura de plus belle. Ils appelèrent donc Abou HâzimeI qui l'interrogea: Qu'est ce qui te fait pleurer? Il dit: Un verset coranique. Lequel? Interrogea Abou Hâzime. Il dit:

 

Et leur apparaîtra, de la part d'Allah, ce qu'ils n'avaient jamais imaginé (Az-Zommar: 47)

 

Alors Abou Hâzime se mit à pleurer avec lui de plus belle.

 

C- Sofyân ath-Thaowrî :

 

L'un de ces contemporains le qualifiait en ces termes: Je ne voyais Sofyân qu'en larmes, je lui dis alors un jour: Qu'est ce que tu as? Il répondit: J'ai peur d'être inscrit comme malheureux.

 

Un autre rapporta: Je regardais longtemps Sofyân, nuit après nuit, il se réveillait effrayé en criant : Le Feu, le Feu, le souvenir du Feu m'a détourné du sommeil et des passions.

 

Un autre affirma ceci: Quand Sofyân ath-Thaowrî se rappelait la mort, il devenait passif plusieurs jours, et s'il se rappelait l'au-delà, il urinait du sang.

 

D- "Abd Allah ibn al-Mobirak:

 

Malgré la grande place de Sofyân ath-Thaowrî, il disait: «De toute ma vie, j'avais souhaité être comme Ibn al Mobârak pour une année, mais je n'ai réussi à l'être que trois jours »

 

L'un de ses contemporains dit ceci: «Quand Ibn alMobârak lisait le livre sur les Raqâ 'iqs,il devenait comme un taureau ou une vache égorgée sous l'effet des pleurs, et si quelqu'un osait l'interroger, HIe repoussait»

 

Les biographies de ces grandes personnes poussent l'individu à les suivre, la lecture de leur vie est 'un vrai remède pour les coeurs et un enrichissement pour le sentiment de foi.

 

E- AI-Mowaffaq ibn Qodâma, "Abd Allah ibn Ahmad:

 

«C'était un imam dans plusieurs domaines, à son époque, personne - après son frère Abou 'Omar et al-'Imâd – n'était plus ascète et plus pieux que lui. Il était très pudique, désintéressé des jouissances de la vie, celui qui le voyait avait l'impression de voir un compagnon du Prophète (prière et salut sur lui). Il avait un visage toujours illuminé et il était très dévot. J'ai vu du cheikh Abou 'Omar, son frère al-Mowaffaq et son gendre al'Imâd, ce qu'on racontait sur les Compagnons et les élus, leur état m'a fait oublié ma vie et ma patrie ».

 

«Comme ses prédécesseurs, une lumière se dégageait de son visage, il inspirait la crainte et le sérieux, sa seule vue était bénéfique sans besoin qu'il dise mot... ».

 

«Toute personne qui le voyait, l'aimait ».

 

Il y avait un très grand nombre de chose extraordinaire dans sa vie à l'instar de la majorité des membres de la famille Qodâma, qu'Allah soit Satisfait d'eux.

 

F- AI-Hitidhs 'Abd al-Ghanî al-Maqdissî:

 

«Il lisait, qu'Allah lui accorde Sa miséricorde, le hadith, après la prière du vendredi, à la mosquée de Damas, ainsi que le jeudi soir, en présence d'une grande foule de gens. Il pleurait en lisant, et les gens pleuraient avec lui, au point où quand quelqu'un assistait à son cours une fois, il ne l'abandonnait plus, vu la paix et la tranquillité qu'il y ressentait. À la fin de chaque cours, il faisait beaucoup d'invocations »

 

« Il était très grand de taille, on avait l'impression qu'une lumière se dégageait de son visage, sa vue avait baissé à force de pleurer, de lire et d'écrire »

 

« À sa venue en Égypte, les gens se réjouirent et pleurèrent, quelques-uns parmi eux perdirent conscience. Quand il sortait pour la prière du vendredi, il avait du mal à marcher à cause de la foule qui l'entourait »

 

«Il ne perdait jamais son temps à des futilité, il faisait la prière de l'aube enseignait le Coran et le hadith, ensuite, il se levait pour faire les ablutions et priait trois cents Raka 'as en récitant la sourate al-Fâtilla et les deux sourates, al-Falaq et an-Nâs, jusqu'avant midi. Ensuite, il prenait un peu de repos, puis faisait la prière du Dhohr, et se mettait à écrire ou à réviser jusqu'au coucher du soleil. S'il était en état de jeûne, il rompait son jeûne d'abord, sinon il faisait la prière du Maghrib et continuait avec les surérogatoires jusqu'à la prière du 'Ichâ', après la prière du 'Ichâ, il se couchait pour se réveiller au milieu de la nuit. Puis il faisait ses ablutions et priait jusqu'à l'approche de l'aube, ensuite il prenait un petit somme jusqu'à l'aube. C'était cela son habitude »

 

G- Ibrahim ibn 'Abd al-Wâ!!id, 'Imâd ad-Dio al-Maqdissî

 

«Il jeûnait un jour sur deux, faisait beaucoup d'invocations de jour comme de nuit, quand il faisait ces invocations, on avait la certitude qu'elles seraient exaucée tellement sa sincérité était évidente. Quand il se mettait à invoquer Allah, il ne s'interrompait presque jamais, et si sa famille et ses voisins étaient présents, il invoquait Allah en leur présence, ce qui les réjouissait. Parfois, quelques-uns parmi eux, pleuraient en l'écoutant. Par ailleurs, il prolongeait la génuflexion et la prosternation dans la prière. Il était de ceux qui craignaient beaucoup Allah, qu'Il soit Exalté, et faisait preuve d'une grande humilité »

 

D'autre part l'un de nos bons prédécesseurs décrivit la foi de certains jeunes combattants musulmans dans un discours en ces termes :

 

«Par Allah, ils étaient des jeunes devenus mûrs précocement, leurs yeux s'abstenaient toujours de regarder des choses interdites, leurs jambes ne marchaient jamais vers des choses illicites. Ils sont devenus maigres à force de prier et de veiller pour adorer Allah. Chaque nuit, Allah était témoin de leur lecture assidue du Coran. Constamment prosternés devant Allah, la terre avait fini par ronger leurs genoux, leurs mains et leurs fronts. Ne trouvant pas suffisante cette adoration qu'ils vouaient au Tout Puissant, ils se déclaraient prêts pour le combat, chaque fois qu'ils étaient appelés sous les drapeaux. L'on pourrait voir l'un de ces -jeunes, qui, après un moment de chevauchée gît dans son sang. Ce jeune pourrait se retrouver livré à la merci des charognards dans ce désert des champs de bataille. Quel œil valeureux dévoré par ces vautours ! Cet œil qui a coulé des larmes nuitamment rien que pour la crainte d'Allah! Et cette paume tenu par ce vautour, qu'elle est valeureuse, elle qui fut l'appuie du serviteur d'Allah dans ses multiples prosternation! »

 

Exemples Contemporains:

 

Certains de nos contemporains ont, par la grâce d'Allah, pu jouir d'un fort sentiment de foi et d'une douceur très notoire, ce qui les a permis de surpasser ceux qui se contentaient de réciter mécaniquement versets et hadiths, sans résultat palpable.

 

Citons parmi ces gens modèles les noms ci-après :

 

1- L'imam martyr Hassane al-Bannât, qu'Allah soit Satisfait de lui :

 

Abbâs as-Sîssî dit à son sujet:

 

«Ce héros versait très souvent de chaudes larmes. Je me rappelle qu'un jour au club ach-Chihâb, il reçut une dépêche du père de l'un des martyrs tombé en Palestine, en réponse à la dépêche qu'il avait envoyée auparavant à ce père éploré. La dépêche reçue était très impressionnante, vu l'abnégation dont faisait montre cet homme qui venait juste de perdre son enfant. Touché par la tenure de cette dépêche, l'imam se mit à pleurer et les gens présents se mirent aussi à pleurer. Et ce jour fut un grand moment de sensibilité et de sentiments profonds ».

 

 

L'imam Hassane al-Bannâ, qu'Allah soit Satisfait de lui, en parlant de lui-même, dit:

 

«Seul Allah sait combien de nuits nous avons passé à analyser l'état de la nation et les niveaux qu'elle a atteints dans les différents aspects de la vie. Nous étudions les maux et les fléaux, nous cherchions les traitements adéquats, nous étions si touchés que nous versions des larmes »

 

Ce grand sentiment de foi avait un grand effet sur la réussite de la prédication et l'attachement des gens à l'imam, qu'Allah soit Satisfait de lui.

 

Essayons de lire le passage suivant avec nos coeurs pour comprendre un temps soit peu ce que l'imam al-Bannâ y dit:

 

« Lors de la fête d'inauguration de la confrérie à Port Saïd, je souffrais d'une forte congestion des angines, j'ai voyagé allongée d'Ismaïlia à Port Saïd sous l'effet de la douleur. Le médecin m'avait pourtant prévenu auparavant en ces termes : «Si tu effectue aujourd'hui ce voyage pour y dire ton discours, ce sera à tes risques et périls. Mais de toutes les façons, je doute fort que tu puisses le faire. » Faisant fi des conseils du médecin, j'effectuai le voyage. À peine descendu du train, je me rendis au siège de la confrérie. Et là, tellement je souffrais, je ne pus prier le Magrib qu'étant assis. Après la prière, je ressentis un état d'âme surprenant. J'imaginai la joie des frères en cette occasion, leur espoir, l'argent qu'ils ont dépensé pour les préparatifs. Et j'imaginai l'impact de l'absence de l'invité du jour. Après cela, je pleurai et me mis à invoquer Allah, Exalté soitIl, envahi par une émotion très forte, et cela jusqu'à la prière du 'Îchâ. Tout à coup, je me senti mieux, et pus prier la prier du 'Îchâ debout. Et quand la cérémonie commença, l'on fit l'ouverture par une lecture coranique. Ensuite, ce fut à moi de lancer mon discours. Je m'arrêtai et commençai avec une voix très basse. Et petit à petit, je ressentais une énergie intense et je fini par recouvrer la santé sur le champ. Ma voix devint si forte et limpide que mêmes ceux qui étaient en dehors de la salle m'entendaient clairement. Il faut noter en passant qu'en ce moment nous n'avions pas de microphone à notre disposition. Ce jour, je m'enviais pour cette prestation et ce discours qui dura plus de deux heures. Et par la grâce d'Allah, cette angine que me terrassait une fois par an, me quitta ce jour à jamais. »

 

Quand il voyageait avec ses compagnons, il veillait à ce qu'ils ne manquent de rien et s'assurait qu'ils se sont bien endormis sans aucun problème. Après quoi, il rejoignait sa chambre et se mettait à prier jusqu'à l'aube. Après l'aube, s'endormait une ou deux heure et se réveillait aussi énergique qu'un jeune homme.

 

Quand ses adeptes furent emprisonnés en Égypte, il se levait de nuit souvent rapportant ses mains à ses oreille en disant : «j'entends les cris des enfants dont les pères sont détenus! ».

 

Quel sentiment immense de foi! Qu'Allah lui

accorde Sa miséricorde.

 

2- Cheikh Abd al-"Azîz ibn Riz , qu'Allah lui accorde Sa miséricorde:

 

Cet illustre Cheikh, qu'Allah lui accorde Sa miséricorde, avait un grand sentiment de foi, très peu connu panni les gens. Rien d'étonnant, puisque le cheikh travaillait plus qu'il ne parlait.

 

L'un de ses élèves dit :

 

« Quand le cheikh entendait un verset de mise en garde ou un verset touchant, ses larmes se déversaient jusqu'à mouiller sa barbe, son émotion pouvait atteindre une limite surprenante. Je me rappelle qu'une fois je lu cette parole d'Abou Bakr, qu'Allah soit Satisfait de lui : «Celui qui adorait Mohammad, Mohammad est certes, mort, et celui qui adorait Allah, Allah est certes Vivant et ne meurt point» Il en fut très ému et pleura pendant longtemps»

 

Un autre de ses élèves dit:

 

«On l'informa, une fois, que les étudiants d'un institut de la charia n'ont pris ni déjeuner ni dîner ce jour-là, il pleura alors à chaudes larmes puis ordonna de vendre sa seule voiture pour acheter la nourriture aux étudiants»

 

Un troisième étudiant dit:

 

« Lorsqu'on lisait pour le cheikh, le hadith relatif à la calomnie (accusation d'adultère contre Aicha la mère des croyants), il se mettait à pleurer et les gens présents pleuraient avec lui, et quand on lisait pour lui, la célèbre histoire du repentir de Ka'b ibn Mâlik, il pleurait beaucoup. »

 

C'est ainsi qu'était le cheikh, ce grand homme, plein de sentiments et d'émotions. Qu'Allah soit Satisfait de lui. Il pleurait quand il évoquait les malheurs et la faiblesse de la nation islamique.

 

Ces deux exemples suffisent à montrer le sentiment de foi de quelques contemporains, qui les a poussé à accomplir les tâches les plus ardues et d'avoir l'influence la plus grande.

 

Si on a bien assimilé l'importance du sentiment de foi dans la vie des musulmans, il est nécessaire de le considérer comme un but à atteindre. Le musulman dans ce bas monde fournit tous les efforts possibles pour réaliser la satisfaction d'Allah. Il n'est pas rare de voir des musulmans actifs sur les plans social, économique et médiatique et sur tant d'autres plans. Ils s'évertuent à se rapprocher de leur Créateur à travers ces activités combien louable. Mais hélas, l'on constate que parmi ces gens actifs, légion sont ceux qui négligent leurs sentiments de foi et de ce fait mènent une vie mécanique et monotone qui n'a rien de stimulant pour les coeurs.

 

Autant les uns et les autres planifient pour obtenir un bon résultat dans les différents champs d'action et d'activité, autant ils devraient planifier pour acquérir de bon sentiments de foi, car ces sentiments ont une très grande importance et non des moindre. Ainsi, chaque musulman se doit de développer de façon adéquate ces sentiments qui lui sont salutaires.

 

«.Le degré de bonté est atteint d'une grande faiblesse dans la vie de beaucoup de gens et les cœurs sont devenus stériles. Pour résoudre ce problème, il ne suffit pas de mentionner la faiblesse et de désigner la stérilité, mais il est nécessaire aux prédicateurs et aux réformateurs, d'adopter des méthodes d'action rationnelles, qui enseignent l'humilité au cœur, et les pleurs aux yeux, à l'instar de nos prédécesseurs qui disaient : "Allons fortifier notre foi, pour un moment". »

 

Pour favoriser considérablement l'influence sur les gens, et la stimulation de leur sentiment de foi, il est recommandé de former des prédicateurs qui jouissent de ce sentiment fort de foi, des prédicateurs qui pleure sincèrement, car ceci a un grand impact sur les gens. En effet, quelle est la valeur d'un prédicateur qui parle de piété, de repentir, de menaces divines, d'espoir, de paradis, d'enfer, et du Jour du Jugement Dernier avec toutes ses terreurs ou qui parle de crainte, de confiance, de repentir...etc. dans des discours et ces conférences, sans verser de larmes. Certes, une larme est mieux qu'un discours. Il n'est possible d'agir de la sorte, que pour des gens qui ont un très fort sentiment de foi, et donc qui sont les plus aptes à exhorter les gens.

 

Les gens qui ont un sentiment de foi moyen ou faible, doivent être orientés vers des sujets qui leur conviennent tels que la pensée et la culture ou des sujets touchant la législation révélée ou les sciences naturelles et autres, vu que ces domaines n'ont qu'une lointaine relation avec les sentiments et les larmes.

 

Donc préparer des prédicateurs à haut sentiment de foi, revêt une importance primordiale, c'est à eux que vont se lier beaucoup de membres de la société, et c'est grâce à eux que des milliers de gens vont se repentir.

 

En observant les sociétés islamiques, il est rare de trouver des prédicateurs ayant des sentiments de foi forts, il conviendrait aux ministères des affaires islamiques, aux organisations concernées, aux associations et groupes, de sélectionner des gens aptes à déployer tous leurs efforts, avec, à l'appui, une formation islamique adéquate, et une étude sur la culture islamique, pour bien présenter l'Islam.

 

Tiré du livre Le Sentiment de foi

Dr Mohammad Moussa Ach Charif

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