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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


Introduction à l’apprentissage de la croyance

Publié par Baladislam sur 20 Avril 2012, 22:00pm

Catégories : #Tawhid et unicité d'Allah

 fond écran noms allah (61)

 

Ce chapitre est constitué des parties suivantes :

 

Première partie : Définition de la croyance et mise en évidence de son importance et de son rôle comme étant le fondement sur lequel repose l’édification de la religion.

 

Deuxième partie : Les références de la croyance authentique et la méthodologie des prédécesseurs dans son apprentissage.

 

Troisième partie : La déviation au niveau de la croyance et les différentes voies qui permettent de s’en protéger.

 

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Définition de la croyance et mise en évidence de son importance et de son rôle comme étant le fondement sur lequel repose l’édification de la religion

 

Définition de la croyance :

 

En lange arabe, le mot croyance désigne le fait de lier, d’attacher quelque chose. On dit “j’ai cru en quelque chose” c'est-à-dire “j’y ai attaché mon cœur”.

 

La croyance est ce que l’homme professe comme religion. On dit “il est de bonne croyance” c'est-à-dire qu’il possède une croyance saine, exempte de tout doute.

 

La croyance est un acte du cœur, c’est la foi en quelque chose et son adhésion à elle.

 

La croyance, du point de vue de la loi religieuse, est la foi en Allah, en ses anges, en ses livres, en ses prophètes, au jour du jugement dernier et en la prédestination bien soit elle ou mal. Cela représente les piliers de la foi.

 

La loi religieuse se divise en deux parties :

 

Les croyances : (i’tiquadiyate), c’est tout ce qui ne se rattache pas à la manière de pratiquer, comme la croyance en la souveraineté (a-rouboubiya) d’Allah, en l’obligation de son adoration et au reste des piliers de la foi cités précédemment. Ces croyances sont désignées comme étant la base.

 

Les actes : c’est tout ce qui est directement lié à la manière d’accomplir les actions comme la prière, l’impôt rituel (a-zakat), le jeûne et le reste des règles de pratique. Ces actes sont définis comme étant "les branches", car leur validité ou leur caducité dépendent de la croyance.

 

La croyance authentique est donc le fondement même sur lequel repose la religion et avec lequel les actions sont validées. En effet Allah, le très haut ne dit-il pas:

 

"Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu'il fasse de bonnes actions et qu'il n'associe dans son adoration aucun à son Seigneur".

(La caverne - 110)

 

Il dit aussi :

 

"En effet, il t'a été révélé, ainsi qu'à ceux qui t'ont précédé: ‹Si tu donnes des associés à Allah, ton oeuvre sera certes vaine ; et tu seras très certainement du nombre des perdants".

(Les groupes – 65)

 

Et le Très haut a dit également:

 

"Adore donc Allah en Lui vouant un culte exclusif. C'est à Allah qu'appartient la religion pure"

(les groupes - 2, 3).

 

Ces versets et bien d’autres encore, démontrent que les actions ne sont acceptées que si elles sont pures, exemptes de toutes formes d’associationnisme (chirk), d’où vient la préoccupation des prophètes, que la prière d’Allah et la paix soient sur eux, de débuter par la réforme de la croyance, ils invitaient ainsi dans un premier temps leur peuple à l’adoration d’Allah, l’unique, et à l’abandon de toutes autres adorations, conformément au verset suivant:

 

"Nous avons envoyé dans chaque communauté un Messager, [pour leur dire]: ‹Adorez Allah et écartez-vous du Taghouth"

(Les abeilles – 36).

 

Les prophètes ont tout d’abord ordonné leur peuple à ceci :

 

"Adorez Allah, vous n’avez en dehors de lui d’autres divinités"

(Les limbes - 59, 65, 73, 85)

 

Cette parole est celle des prophètes Noé, Houd, Salih, Chou’aib et de tous les autres envoyés.

 

Au début de sa mission, le prophète (Saw) est demeuré treize ans à La Mecque, durant tout ce temps il appelait les gens à l’unicité (tawhid) et à la réforme de la croyance, car elle est la base sur laquelle repose l’édification de la religion. Ainsi, les prêcheurs et réformateurs ont suivi les traces des prophètes et des envoyés, ils ont donc débuté leurs missions par l’appel à l’unicité d’Allah et à la réforme dogmatique et se sont ensuite orientés vers l’application des différents ordres religieux.

 

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Les références de la croyance authentique et la méthodologie des prédécesseurs dans son apprentissage

 

La croyance est fondée sur les preuves juridiques et est limitée à elles (tawquiffiya), c'est-à-dire qu’elle ne peut être validée qu’en présence d’une preuve juridique, ce qui ne laisse de place à l’effort d’interprétation ou de raisonnement. Sachons également que les seules et uniques sources d’apprentissage de la croyance sont le Coran et la Sunna, et personne ne connaît mieux Allah, ce qu’il mérite et ce qui ne lui convient pas que lui-même; Et personne, après Allah, ne le connaît mieux que son messager. C’est la raison pour laquelle la méthode des pieux prédécesseurs dans l’acquisition du dogme était restreinte au Coran et à la Sunna, ils crurent et pratiquèrent tout ce qu’a indiqué le Coran et la Sunna dans le droit d’Allah et délaissèrent et refusèrent tout ce qui n’y a pas été mentionné.

 

C’est pour cela qu’ils ne divergèrent point entre eux dans le domaine de la croyance, bien au contraire leur dogme était unique, ainsi que leur groupe, car Allah garantit à ceux qui s’attachent à son livre et à la sunna de son prophète  de les rassembler autour d’un dogme authentique et une voie unique. Allah dit:

 

"Et rattachez-vous tous ensemble à la corde d’Allah et ne vous divisez pas"

(La famille d’Imrane - 103).

 

"Puis, si jamais vous vient une guidance de ma part, donc quiconque suit ma guidance alors il ne s’égarera et ne sera malheureux"

(Taha - 123).

 

Ils furent nommés "le groupe élu" (al-firqua a-nadjia), pour ce que le prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) témoigna de leur salut lorsqu’il informa que sa communauté se divisera en soixante-treize sectes et qu’une seule saura sauvée du feu; Interrogé au sujet de ce groupe, il répondit:"Elle est celle qui suit le même exemple que nous suivons à ce jour, moi et mes compagnons".

 

Ce que fut affirmé par le prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue), se confirma lorsque quelques personnes tentèrent d’édifier leur croyance sur des bases différentes de celles du Coran et de la Sunna, comme la théologie spéculative (i’lm al-kalam) ou les règles rationnelles (quawa’id al-mantique), ces sciences qui ont été l’héritage de la philosophie grecque sont la cause de la déviation dogmatique qui donna suite à des divergences et des divisions au sein de la communauté, ainsi que la dislocation de la société islamique.

 

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Clarification de la déviation dogmatique et des moyens de s’en protéger

 

La déviation dogmatique est synonyme de perte et d’égarement, car la croyance authentique est le facteur principal qui incite à la réalisation d’œuvres utiles. Un homme démuni d’un dogme authentique est en proie à toutes sortes d’illusions et de doutes, qui parfois, lorsqu’ils s’accumulent, l’empêchent d’avoir une vision saine des chemins qu’il doit emprunter pour accéder à une vie heureuse. Bien pire encore, il arrive qu’il recourt au suicide, façon pour lui de se débarrasser d’une vie où plus rien n’avait de sens. Nous témoignons de cela dans les sociétés qui ne sont pas dirigées par les principes d’une croyance authentique et où les acteurs de ces mêmes sociétés ont perdu toute guidance spirituelle. Ce sont en fait des sociétés considérées comme "animales" car même si elles possèdent des biens matériels, elles sont en fait dépourvues des composantes d’une vie heureuse, donc vouées à la ruine. Ceci est le cas des sociétés mécréantes, car il faut comprendre que cette puissance matérielle a besoin d’être dirigée et orientée afin de tirer profit de ses particularités et avantages, et tu ne trouveras pas de réelle orientation si ce n’est dans la croyance authentique, Allah le très haut dit :

 

"Ô les messagers ! Mangez des choses pures, et agissez en bien"

(les croyants - 51)

 

"Nous avons certes accordé une grâce à David de notre part. Ô montagnes et oiseaux, répétez avec lui (les louanges d'Allah). Et pour lui, Nous avons amolli le fer. (en lui disant): ‹Fabrique des cottes de mailles complètes et mesure bien les mailles›. Et faites le bien. Je suis Clairvoyant sur ce que vous faites. Et à Salomon (Nous avons assujetti) le vent, dont le parcours du matin équivaut à un mois (de marche) et le parcours du soir, un mois aussi. Et pour lui nous avons fait couler la source de cuivre. Et parmi les djinns il y en a qui travaillaient sous ses ordres, par permission de son Seigneur. Quiconque d'entre eux, cependant, déviait de Notre ordre, Nous lui faisions goûter le châtiment de la fournaise"

(Saba - 10 à 13).

 

Par conséquent, la force spirituelle ne doit être séparée de la force matérielle, en cas de dissociation entre ces deux forces, résultat d’une déviation dogmatique, cette puissance matérielle deviendra alors un moyen de destruction comme c’est le cas dans beaucoup de sociétés mécréantes qui ne détiennent que le matériel.

 

Plusieurs causes sont à l’origine de la déviation de la croyance, citons les principales :

 

1. L’ignorance de la croyance authentique due au délaissement de son étude et de son enseignement, ou au peu d’intérêt qu’on peut y prêter au point qu’il apparaisse une génération ignorante tout de cette croyance, ne connaissant ce qui l’annule et ce qui l’oppose. Ils croiront que la vérité est fausse et le faux vérité, comme Omar ibn al-khattab dit: “L’Islam sera délié de ses liens, nœud par nœud au moment ou il apparaîtra dans l’Islam ceux qui ne connaissent pas l’ignorance (la période préislamique)".

 

2. Se conformer obstinément à l’exemple des pères et des ancêtres, au point de rejeter la vérité et d’accepter le faux, Allah dit:

 

"Et quand on leur dit : "suivez ce qu’Allah a fait descendre"; Ils dirent : "non, mais nous suivons ce sur quoi nous avons trouvé nos ancêtres"; Quoi! Même si leurs ancêtres ne comprenaient rien et n’étaient pas bien guidés ?"

(La vache - 170)

 

3. Suivre aveuglement le dire des gens dans le domaine de la croyance, sans avoir aucune connaissance des preuves et de leur validité, comme c’est le cas chez les adeptes des différentes sectes (djahmiya, mou’tazila, achai’ra, soufiya) qui suivirent des imams égarés et donc divergèrent du dogme authentique.

 

4. Élever (ghoulou) les saints et les proches d’Allah (awliya) au-dessus de leur rang au point de croire qu’ils sont capables d’accomplir ce qu’Allah seul est capable de faire, comme leur procurer des bienfaits et repousser un malheur, les prendre comme des intermédiaires entre Allah et ses créatures dans l’exécution des requêtes et des invocations, si bien qu’on leur voue une adoration en dehors d’Allah et qu’on se rapproche (taquarroub) de leurs tombes par des sacrifices, des vœux, des invocations et qu’on leur demande l’aide et le secours, comme cela est arrivé de la part du peuple de Noé, lorsqu’ils dirent à propos des saints :

 

"N’abandonnez jamais vos divinités et n’abandonnez jamais Wadd, sawa’, yaghouth, ya’oua et Nasr"

(Noé – 23).

 

Cela est le cas actuel des adorateurs des tombes dans de nombreuses contrées.

 

5. Se distraire de la méditation des signes (ayate) d’Allah dans l’univers et de ses signes dans le Coran. Être ébloui par la formidable avancée dans le domaine de la modernité matérielle, au point où certains pensent que cela est grâce à l’unique capacité humaine, alors ils ont glorifié l’homme et lui ont attribué à lui seul toutes ses inventions, comme Karoun prétendit:

 

"Il dit : "c’est par une science que je possède que ceci m’est venu"

(Le récit - 78).

 

Et comme l’homme dit:

 

"Ceci m’est dû !" (Les détaillés - 50)

 

"Je ne la dois qu’à (ma) science" (Les groupes - 49).

 

Ils ne méditèrent et ne contemplèrent pas la grandeur de celui qui créa toutes ces créatures, qui mit en place les spécificités de cette nature resplendissante et créa l’homme et lui donna la puissance afin qu’il extraie ses bienfaits et qu’ils en tirent profit.

 

"N'ont-ils pas médité sur le royaume des cieux et de la terre, et toute chose qu'Allah a créée"

(Les limbes – 185).

 

"Allah, c'est Lui qui a créé les cieux et la terre et qui, du ciel, a fait descendre l'eau ; grâce à laquelle Il a produit des fruits pour vous nourrir. Il a soumis à votre service les vaisseaux qui, par Son ordre, voguent sur la mer. Et Il a soumis à votre service les rivières. Et pour vous, Il a assujetti le soleil et la lune à une perpétuelle révolution. Et Il vous a assujetti la nuit et le jour. Il vous a accordé de tout ce que vous Lui avez demandé. Et si vous comptiez les bienfaits d'Allah, vous ne sauriez les dénombrer"

(Ibrahim - 32 à 34).

 

6. Dans les foyers, on ne trouve plus celui qui assure le rôle de guide, alors que le prophète (saw) a dit : "Chaque enfant naît suivant la saine nature (fitra), ce sont ses parents qui ensuite le rendent juif, chrétien ou mage"(rapporté par Boukhari et Mouslim). Les parents assurent donc un rôle essentiel dans l’orientation de leurs enfants.

 

7. Démission des moyens d’éducation et d’information dans la majeure partie du monde islamique de leur mission principale. Les programmes d’enseignement ne consacrent que peu d’importance, voir pas du tout, à la religion. Les moyens d’information audiovisuels sont désormais des moyens de destruction et de déviation, représentant uniquement le monde matériel et le monde du divertissement, ils ne portent pas de regard sur tout ce qui réforme les mœurs et développe la croyance authentique et ils ne font face aux diverses tendances. La conséquence de cela sera l’apparition d’une génération sans défense devant l’armée de l’athéisme (ilhad).

 

Les moyens de se protéger de cette déviation se résument dans ce qui suit :

 

Revenir au livre d’Allah et à la sunna de son prophète (Saw) afin d’acquérir le dogme authentique comme l’ont fait les prédécesseurs en puisant leur croyance dans ces deux sources. Et comme il est dit : "Le dernier homme de cette communauté ne sera reformé que par ce qui a servi de réforme au premier". Dans le même temps, prendre connaissance des croyances propres aux différentes sectes afin de réfuter et dénoncer leurs présomptions, car celui qui ne connaît pas le mal risque de s’y heurter.

 

Prendre soin d’enseigner la croyance authentique, croyance des pieux prédécesseurs, lors des différents niveaux scolaires en octroyant un temps nécessaire du programme et insister sur la précision des examens dans cette matière.

 

Imposer l’étude des livres qui se réfèrent à la pure voie de nos prédécesseurs (koutoub a-salafiya) et mettre à l’écart les ouvrages des sectes comme les soufis et les innovateurs, les djahmiya, les mou’tazila, les acha’ira, les matouridiya et bien d’autres encore. Exception faite si cela consiste à réfuter et dénoncer tout ce qui est de faux chez eux.

 

Mise en place de prêcheurs, réformateurs qui ont pour mission de revivifier la croyance des prédécesseurs et de contrer l’égarement des antagonistes.

 

La Croyance de l’Unicité

Dr Saleh Ibn Fawzan Al-Fawzan

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