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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


Jésus, Fils de Marie

Publié par Baladislam sur 9 Décembre 2011, 23:01pm

Catégories : #L'Islam

fond islam (155)

 

Un des problèmes les plus controversables de l'histoire de l'humanité est la question de Jésus.

 

Était-il entièrement Divin ou seulement humain, ou était-il mi-Dieu ou mi-humain en même temps? Était-il véridique ou un autre imposteur? Était-il né de façon ordinaire d'un père et d'une mère comme tout autre enfant? Était-il né en hiver ou en été? Beaucoup de questions furent posées et le sont encore par des Chrétiens et des non-Chrétiens également. Des disputes et des débats sur de tels sujets continuent depuis le temps de Jésus jusqu'à ces jours. Plusieurs sectes ont vu jour parmi les Chrétiens à cause de petites différences d'interprétation de certains aspects insignifiants de ces questions. Tout cela est connu des Chrétiens aussi bien que des non-chrétiens. Mais quelle est l'attitude de l'Islam? L'Islam peut-il offrir quelque interprétation pour résoudre ces questions troublantes?

 

Il n'y a pas d'accord sur n'importe quel point important sur la vie de Jésus: comment, quand et où il naquit, vécut, reçut son Message, mourut et fut enterré; si vraiment il a fait des «miracles» et de quel genre; si, quand et comment fut-il de limiter notre débat sur des questions provocantes. Pour une étude critique et une excellente bibliographie,

 

Avant de pouvoir quoique ce soit. il faut éclaircir trois points. Premièrement, le Musulman se sent tout à fait à l'aise au sujet de l'attitude de l'Islam envers Jésus; il a l'esprit tranquille, la conscience claire et la croyance saine. Deuxièmement, le concept de Dieu, de religion, de prophétie, de révélation et de l'humanité du Musulman le fait accepter Jésus non seulement comme un fait historique mais comme un des Messagers les plus illustres de Dieu. Il faut se rappeler ici que la reconnaissance de Jésus par les Musulmans est un article fondamental de Foi en Islam, et qu'un Musulman ne peut jamais penser de Jésus en termes dérogatoires. La liberté de diffamer Jésus ou n'importe quel autre prophète est heureusement interdite au Musulman.

 

Troisièmement, il ne sera fait mention ici que ce que dit et enseigne le Coran. Quoique très impopulairesparmi les Chrétiens, les croyances islamiques au sujet de Jésus n'ont nullement pour dessein de dénigrer son rôle ou de sous-estimer sons caractère ou diminuer sa grande personnalité. Au contraire, ces croyances islamiques accordent à Jésus le plus grand respect et un statut aussi haut auquel Dieu Lui-même l'a élevé. En fait, le Musulman est plus respectueux à l'égard de Jésus que beaucoup de Chrétiens. Mais il ne faut pas mal comprendre l'attitude de l'Islam. Elle ne doit pas être interprétée comme étant une d'apaisement ou de flatterie ou de compromis. Elle doit être prise comme la vérité en laquelle le Musulman croit fermement et continuera à croire. C'est la vérité d'hier, la vérité d'aujourd'hui, la vérité de demain.

 

L'environnement où Jésus naquit et fut élevé mérite quelque attention. Les gens à qui il fut envoyé avaient des caractéristiques particulières, dont ils interpolaient et mal-interprétaient la signification aussi bien que les mots des Livres de Dieu. Ils avaient renié certains de leurs prophètes, Jésus inclue, et tué certains; et ils avaient le franc-parler et faisaient preuve d'irresponsabilité concernant leurs biens. Le Coran dit:

 

«Chaque fois qu'un prophète est venu à vous, en apportant ce que vous ne vouliez pas, vous vous êtes enorgueillis; vous avez traité plusieurs d'entre eux de menteurs et vous en avez tué quelques autres.» (2:87)

 

«Dieu a sûrement entendu la parole de ceux qui ont dit: 'Dieu est pauvre, et nous sommes riches' Nous consignons leurs paroles par écrit en retenant qu'ils ont tué injustement les prophètes. Nous leur dirons: Goutez le châtiment du Feu.» (3:181)

 

«Dieu a contracté une alliance avec les fils d'Israël ... Mais ils ont rompu leur alliance. Nous les avons maudits et Nous avons endurci leurs cœurs. Ils altèrent le sens des paroles révélés; ils oublient une partie de ce qui leur a été rappelé.» (5: 13-14)

 

C'était la seconde nature du peuple à qui Jésus fut envoyé. Quant à la date de sa naissance, les chrétiens n'ont pu fixer de saison, ou année spécifique.

 

«Les astronomes n'ont pas encore trouvé d'explication scientifique de l'Étoile de Bethléem ... 'Ni l'année de la naissance du Christ, ni la saison de l'année où elle (L'Étoile) apparut ne sont connues avec certitude ..... ' Les historiens estiment que cela pourrait être 11B.C. ou plus tôt et 4B.C. au plus tard ... Aussi, ... tandis que la période de l'année de la naissance n'a pas été bien établie, ce fut très probablement au printemps, plutôt qu'en Décembre ... '» (Mme Simone Daro Gossner de l'observatoire Naval de E.U., cite à la page 21 de «The Edmonton Journal» du 23 Décembre 1960).

 

Quoiqu'il en soit, pour les Musulmans, la question plus importante c'est celle de la naissance de Jésus. Jusqu'au temps de Jésus, on avait observé trois mode de création, chacun d'eux démontrait clairement le pouvoir, la science et la sagesse de Dieu, le Créateur. D'abord un être humain fut créé sans l'interférence physique ou la présence de quelque père ou mère et c'était Adam. Deuxièmement, un être humain fut créé sans l'existence ou la précédence de quelque mère ou ancêtre féminin, et c'était Eve. Elle était précédée d'Adam qui peut être considéré comme le père symbolique ou figuratif de l'humanité. Troisièmement, des millions de gens furent créés par l'intimité normale des pères et mères. Les esprits curieux et inquisiteurs ont pu réfléchir sur la possibilité d'un quatrième mode de création, à savoir, la création d'un être humain sans l'intervention physique de quelque père humain. Cette possibilité parait avoir été traduite dans la réalité par Dieu dans la création de Jésus pour peut être compléter les quatre modes de création possibles, et pour démontrer le pouvoir du Créateur en tous genres possibles. La naissance de Jésus à la pieuse Marie était un acte miraculeux, un acte de volonté de Dieu. Le choix d'un tel mode de création à cette époque particulière peut être autant intelligible qu'intéressant.

 

Il parait que la médecine était assez populaire d'une façon ou une autre, dans une région ou autre. Les contemporains de Jésus s'étaient tellement écartés du Chemin de Dieu et ils étaient aussi têtus.

 

Dieu leur montra Son pouvoir dans un nouveau genre de création. Il leur montra que Son pouvoir est infini, et que leur salut ne dépendait que de leur soumission à Lui et la foi en Lui. La démonstration était présentée dans la manifestation visible de la naissance de Jésus. C'était peut-être aussi en anticipation du genre de miracles que Jésus devait faire plus tard avec l'aide de Dieu, les miracles qui étaient plus ou moins de nature médicale.

 

Il faut faire ressortir que cette interprétation hypothétique de la naissance de Jésus n'est pas basée sur l'autorité du Coran ou des Traditions de Mohammed.

 

Ces quatre modes logiquement possibles de création et la déduction que la naissance de Jésus constitue le quatrième et dernier mode sont les opinions personnelles de l'auteur et sa propre hypothèse. Ce point de vue personnel n'a rien à voir avec l'autorité et l'authenticité du Coran et des Traditions de Mohammed. Que cette hypothèse sur les quatre modes de création soit valide ou non, elle n'affecte aucune façon la croyance du Musulman en la véracité du Coran et de sa déclaration que la naissance de Jésus fut la volonté et l'œuvre miraculeuse de Dieu. Néanmoins toute la question mérite d'être étudiée.

 

Or, si l'on veut appeler Jésus le fils de Dieu ou Dieu parce qu'il fut créé sans la précédence d'un père humain, et sous prétexte que Dieu Lui-même l'a adopté ou a agi comme son père, si cela est vrai la même chose doit s'appliquer davantage et de façon plus appropriée à Adam qui, lui, avait ni père, ni mère. Et si la paternité de Dieu est interprétée dans un sens figuratif, elle doit alors s'appliquer à toute l'humanité, surtout a ceux qui se sont distingués dans le service du Maitre Suprême. Les humains sont la création magnifique de Dieu et, dans un sens, ses enfants.

 

Que la Paternité de Dieu soit interprétée littéralement ou au figure, il serait tout a fait arbitraire de la limiter qu'à Jésus, en ignorant Adam dans la première interprétation et le reste de l'humanité dans la seconde. Le Coran raconte la naissance de Jésus de la façon suivante:

 

«Mentionne (O Muhammad) Marie dans le Livre. Elle s'éloigna de sa famille et se fixa dans une retraite située a l'est de la ville. Elle tendit un rideau entre elle et les passants ..Nous envoyâmes notre Esprit qui lui apparait sous une forme humaine. Elle lui dit: «J'en appelle a la protection de· Dieu, .. si tant est que tu Le craignes.' Il répondit: 'Ton Seigneur m'a envoyé auprès de toi pour que je te donne un fils vertueux.! 'Comment aurai-je un enfant, dit-elle, moi qui n'ai approché aucun homme et que la débauche n'a jamais tentée? 'Ainsi sera-t-il. Ton Seigneur a dit: 'Rien n'est plus facile pour Moi. Cet enfant sera un symbole pour les hommes et un signe de Notre miséricorde.' Cette décision fut réalisée. Elle devint grosse. Elle se retira dans un endroit éloigné. Surprise par les douleurs de l'enfantement, elle s'appuya à un tronc de palmier. 'Plut à Dieu, s'écria-t-elle, que je fusse morte et que l'oubli soit fait sur moi.' Une voix lui dit: 'Ne t'afflige pas. Ton Seigneur t'a fait accoucher d'un enfant remarquable. Secoue le tronc du palmier. Des dattes succulentes tomberont à tes pieds. Mange, bois et réjouis-toi. Si tu vois un homme, dis lui: «J'ai fait vœu au Miséricordieux de jeuner. Aujourd'hui je ne parlerai à personne.» Elle retourna chez les siens, emportant l'enfant sur ses bras. «O Marie, s'exclamèrent-ils, quel acte abominable as-tu commis? O sœur d'Aron, ton père n'était pas dépravé ni ta mère une femme de mauvaise vie.» Elle leur fit signe de s'adresser à l'enfant. «Comment est-ce possible de parler à un enfant au berceau.» dirent-ils. «Je suis le serviteur de Dieu, dit Jésus. Il m'a légué le Livre et m'a pris pour prophète. Il a voulu que je porte la bénédiction partout ou j'irai. Il m'a recommandé de prier et de faire la charité, ma vie durant, d'être respectueux envers ma mère. Il n'a pas voulu que je sois violent et insoumis. Le salut sera avec moi au jour de ma naissance, de ma mort et de ma résurrection.» Voilà ce qu'était Jésus; fils de Marie. Oui, en vérité, voilà ce que fut celui sur lequel on discute. Il est inconcevable que Dieu se donne un enfant. Gloire à Lui. Quand Il décide une chose. Il dit: 'que cette chose soit et elle est.' Dieu est mon Maitre et le vôtre. Adorez-Le. C'est la voie droite.» (19:16-36; cf 3:42-64; 4:171-172, 72-75; 25:2; 43:57-63).

 

La mission que Dieu avait confiée à Jésus n'était pas le salut par réparation totale au moyen de sacrifice du sang, mais le salut au moyen de bonne conduite et discipline de soi, en éveillant les esprits endormis et les âmes endurcies. C'était d'établir la vrai religion de Dieu et restaurer Ses révélations qui avaient été mal interprétées et dont on avait fait abus. En approchant ces esprits endormis et ses âmes endurcies, Jésus ne prêcha pas seulement la parole de Dieu mais apporta aussi des Signes tangibles et fit des «miracles» pour soutenir sa mission. Dieu avait pourvu Jésus des preuves logiques, spirituelles aussi bien que «surnaturelles» et extraordinaires pour montrer à ces gens au cœur dur la vraie voie de Dieu. Relatant le mission de Jésus et la nature «miraculeuse» de ses preuves, le Coran dit:

 

«Voici que les anges dirent: '0 Marie, Dieu t'envoie le message suivant: Il se nommera le Messie, Jésus fils de Marie, sera intercesseur dans ce monde et dans l'autre et un des familiers de Dieu. Dès le berceau, puis adulte, il parlera aux hommes. Il sera parmi les justes.' Marie dit: 'O Seigneur, comment pourrai je avoir un fils, moi qui n'ai jamais eu de contact avec les hommes?' Les anges répondirent: C'est ainsi, Dieu créé comme il Lui plaît. Quand Il décide une chose, Il dit «Qu'elle soit et elle est.» Dieu lui enseignera le Livre, la Sagesse, le Pentateuque et l'Évangile. Il sera Son envoyé auprès des fils d'Israël. Il leur dira: Je viens à vous avec des signes de votre Maitre. Je façonne avec de l'argile des corps d'oiseau. Je souffle sur eux et ils s'envolent avec l'autorisation de Dieu. Je guéris les aveugles de naissance et les lépreux. Je ressuscite les morts avec l'autorisation de Dieu. Je devine ce que vous mangez et ce que vous celez dans vos maisons. Cc sont là autant de signes si vous êtes incrédules. Je vous confirme ce que le Pentateuque vous a révélé avant moi. Je lève une partie des défenses qui vous étaient faites jusqu'ici. Je vous ai apporté des signes de votre Seigneur. Craignez Dieu et obéissez-moi. Dieu est votre Maitre et le mien .. Adorez-Le. C'est là la voie droite.» (3: 45-51)

 

«Alors Dieu dira: 0 Jésus, fils de Marie: Reconnais les bienfaits que J'ai répandus sur toi et ta mère. Ne t'ai-Je pas animé de l'Esprit de sainteté et ne t'ai Je pas donné le don de parler aux hommes dès le berceau et ensuite quand tu fus un homme? Ne t'ai-Je pas enseigné le Livre, La Sagesse, le Pentateuque et l'Évangile? Ne t'ai-Je pas conféré le don de façonner des corps d'oiseau avec l'argile, de souffler sur eux et de les transformer en oiseaux? Ne t'ai-Je pas conféré le don de guérir les aveugles de naissance et les lépreux et de ressusciter les morts? Ne t'ai-Je pas défendu contre les fils d'Israël? Lorsque tu vins à eux avec les marques de ta mission; des incrédules dirent: Ceci est de la sorcellerie manifeste.» Lorsque j'ai sollicité les apôtres; Croyez en Moi et en Mon Prophète, ils répondirent: nous avons la foi. Et sois témoin que nous Te sommes soumis. Les apôtres demandèrent à Jésus, fils de Marie: Ton Seigneur, peut-il faire descendre du ciel une table garnie d'aliments? Il répondit: Craignez Dieu si vous êtes croyants. Nous désirons, dirent-ils, manger à cette table. Notre conviction en sera affermie. Nous serons sûrs de ta sincérité et nous témoignerons de l'évènement. Jésus, fils de Marie s'écria: O Dieu, notre Maitre, fais descendre une table du ciel. Qu'elle nous serve de festin, du premier au dernier, et qu'elle apparaisse comme un de Tes signes. Répands sur nous Tes bienfaits, car Tu est le plus puissant des bienfaiteurs. Dieu dit: La voilà, Je la fais descendre. Celui d'entre vous qui reniera après cela, Je lui ferai subir le supplice le plus affreux qu'on puisse infliger à une créature. Dieu dit: 0 Jésus, fils de Marie, est-ce toi qui a dit aux hommes: Prenez-nous pour Dieu moi et ma mère, à côté de Dieu? Gloire à Toi, répondit Jésus, comment aurai-je pu dire une chose que je n'ai pas qualité pour dire? Si je l'avais dite, Tu le saurais. Car Tu sais ce que je pense et je ne sais pas ce que Tu penses. Il n'y a pas de secrets pour Toi.» (5: 100-117)

 

Ces versets ne sont que des exemples de nombreux autres semblable partout dans le Coran. Ils appesantissent tous sur le fait que Jésus n'a jamais prétendu être un Dieu ou le fils de Dieu, et qu'il ne fut que le serviteur et apôtre du Seigneur à l'instar de ceux avant lui. Le Coran met accent sur ce fait de la façon suivante:

 

«Nous avons fait suivre les Prophètes de Jésus, fils de Marie, pour confirmer le Pentateuque. Nous lui avons remis l'Évangile, qui est à la fois un guide et une lumière et qui corrobore le Pentateuque. Oui, ce guide est un avertissement pour ceux qui craignent Dieu.» (5:46)

 

«Ce ne sont que des infidèles ceux qui disent que Dieu est le Messie, fils de Marie le Messie n'a-t-il pas dit lui-même: 'O enfants d'Israël, adorez Dieu, mon Maître et le vôtre. Celui qui reconnait des associés à Dieu, Dieu lui interdit l'accès du Paradis. Il aura l'enfer pour séjour. Point d'alliés pour les injustes.' Ces sont des infidèles ceux qui disent que Dieu· est la troisième personne. de la Trinité. Non, il n'y a qu'un seul Dieu. S'ils ne renoncent pas à un tel langage, un châtiment douloureux les atteindra. Pourquoi ne viennent-ils pas à Dieu et n'implorent-ils pas Son pardon? Dieu, le Clément et le Miséricordieux. Qu'est-ce que le Messie, fils de Marie, sinon un prophète, comme tant d'autres qui l'ont précédé? Sa mère était une femme sincère. Tous deux se nourrissaient d'aliments. Voyez comment Nous Nous y prenons pour expliquer les signes et voyez comme ils demeurent indifférents! Dis-leur: 'Adorez-vous, en plus de Dieu, quelqu'un qui ne peut ni vous nuire ni vous être utile, alors que Dieu sait et entend tout? Dis: 'O gens d'Écriture, ne soyez pas excessifs dans votre foi et respectez la vérité. Ne suivez pas les suggestions d'un peuple qui s'est abusé avant vous, qui a entrainé dans l'erreur un grand nombre d'autres peuples et qui a perdu la bonne direction.» (5: 72-75); cf. (4: 171-172)

 

Le début de Jésus fut controversable. Ainsi fut sa fin. Entre temps il persista dans sa mission, fortifié par le Livre de Dieu, la sagesse, Les Signes Evidentes et l'esprit saint. Cependant, peu nombreux furent ceux qui l'acceptèrent de tout cœur. Quoique tolérant et paisible, Jésus ne pouvait tolérer l'hypocrisie des enfants d'Israël et leur dévouement à la lettre de la Loi aux dépens de son esprit. Ils le renièrent et s'opposèrent à lui, et complotèrent même sa mort violente. Il était de coutume chez eux de renier certains de leurs prophètes et d'en tuer certains. Jésus ne fit pas exception à cette règle. Ils le tuèrent presque sur la croix.

 

En fait, ils crurent l'avoir crucifié. L'histoire fut menée à son comble et dramatisée à ce stade, et ce deuil religieux devint sacré pour les Chrétiens comme la lamentation le fut pour les juifs.

 

On ourdit un complot pour crucifier Jésus; il y eut en fait une crucifixion; quelqu'un fut réellement crucifié. Mais ce n'était pas Jésus; quelqu'un d'autre fut crucifié à sa place.

 

Quant à Jésus lui-même, Dieu vint à son secours et le sauva des ennemis. Dieu couronna de succès sa mission en le sauvant de la mort violente et en l'élevant au Ciel. Qu'il fut élevé en rang par excellence ou qu'il fut élevé vivant âme et corps ou âme seulement après une mort naturelle n'affecte pas beaucoup les croyances islamiques. Ce n'est pas un article de Foi car ce qui importe au Musulman et qu'il est tenu d'accepter c'est ce que Dieu révèle; et Dieu a révélé que Jésus ne fut pas crucifié mais élevé vers Lui; le Coran relate la fin de Jésus en ces termes:

 

«Les gens du Livre te demandent de faire descendre un Livre sur eux. Ils avaient demandé à Moise quelque chose de plus considérable que cela quand ils avaient dit: 'Fais-nous voir Dieu clairement. La foudre les a emportés, à cause de leur impiété. Ils préférèrent ensuite le veau, alors que les preuves décisives leur étaient déjà parvenues. Nous leur avons pardonné et Nous avons donné à Moise une autorité incontestable. Nous avons élevé le Mont au dessus d'eux, en vertu de l'alliance contractée avec eux. Nous leur avons dit: 'Franchissez la porte en vous prosternant.' Nous leur avons dit: 'Ne transgressez pas le Sabbat.' Nous avons accepté de conclure avec eux une alliance solennelle. Nous les avons punis parce qu'ils ont rompu l'alliance, parce qu'ils n'ont pas cru aux Signes de Dieu, parce qu'ils ont tué injustement des prophètes, et parce qu'ils ont dit: 'Nos cœurs sont inféconds.' Non ... Dieu a mis un sceau sur leurs coeurs, à cause de leur incrédulité: ils ne croient donc pas à l'exception d'un petit nombre d'entre eux - Nous les avons punis parce qu'ils n'ont pas cru, parce qu'ils ont proféré une horrible calomnie contre Marie et parce qu'ils ont dit: 'Oui, nous avons tué le Messie, Jésus, fils de Marie, le Prophète de Dieu.' Mais ils ne l'ont pas tué; ils ne l'ont pas crucifié, cela leur est seulement apparu ainsi. Ceux qui sont en désaccord à son sujet restent dans le doute; ils n'en ont pas une connaissance certaine; ils ne suivent qu'une conjecture; ils ne l'ont certainement pas tué, mais Dieu l'a élevé vers Lui: Dieu est puissant et juste.» (4: 153-158; cf. 3: 52-59).

 

L'Islam rejette la crucifixion de Jésus par les ennemis de Dieu ainsi que les fondements de cette doctrine.

 

Ce rejet est fondé sur l'autorité de Dieu Lui même, révélée dans le Coran, et sur la dénonciation du sacrifice du sang et le rachat pour un autre des péchés. L'Islam, enseigne que le Péché Original d'Adam fut pardonné après qu'il eut lui-même l'expié; que tout pécheur si Dieu ne lui pardonne pas, sera lui même responsable de ses péchés; et que personne ne peut racheter les péchés d'un autre. Cela exclut la doctrine de Sacrifice du Sang ou de rachat en faveur d'une autre personne. Cependant, certaines des premières sectes chrétiennes ne croyaient pas à la crucifixion de Jésus. Les (Bacilidians) croyaient que quelqu'un d'autre avait été crucifié à sa place. Les (Docetae) soutenaient que Jésus n'avait jamais eu un corps physique réel ou naturel, mais un corps apparent, et que sa crucifixion fut apparente, pas réelle. L'Évangile Marcionite (vers 138 A.D.) niait que Jésus fut né, et disait seulement qu'il avait apparu sous forme humaine. L'Évangile de Saint Barnabé - dont une version anglaise existe à la Bibliothèque d'Etat de Vienne et une version arabe dans le monde arabe - soutient la théorie de substitution sur la Croix.

 

Pour ce qui est de la fin de Jésus, le Musulman est aussi confiant qu'en ce qui concerne son début. Le Musulman croit que Jésus ne fut ni assassiné, ni crucifié, mais Dieu l'a élevé vers Lui avec honneur et bonté. Le Musulman a l'esprit clair au sujet de toute l'affaire. Le Coran lui a tranché le différend une fois pour toutes. La croyance que Jésus a été crucifié soulève nombre de questions inévitables. Quelques-unes peuvent être présentées ici:

 

1. Est-ce que la crucifixion de Jésus telle qu'elle est conçue par les églises chrétiennes sied à la Justice, à la Miséricorde, au Pouvoir, et à la Sagesse de Dieu?

 

2. Est-il convenable de la part de Dieu, ou de quiconque d'ailleurs, pour faire quelqu'un expier les péchés ou les fautes des autres, péchés que l'expiant n'a pas commis?

 

3. Est-ce en accord avec la Miséricorde et la Sagesse de Dieu que de croire que Jésus fut humilié et assassiné de la façon dont on dit il l'a été?

 

4. Est-ce un accomplissement de la promesse de Dieu (de défendre Ses alliés et protéger ceux qu'Il aime) que Jésus fut si abandonné qu'il devint une proie facile des ennemis de Dieu? Cela doit-il être pris comme une façon de remplir ses obligations ou un précédent de faire honneur à sa parole?

 

5. Est-ce justifiable et convenable de croire que Dieu, le Très Clément, ne pouvait pardonner à Adam et à ses enfants le Péché Originel et qu'Il les tint en suspens dans le trouble jusqu'à ce que Jésus vient l'expier par son propre sang?

 

6. Est-ce la croyance en la crucifixion et le sacrifice du sang apparait-elle dans quelque religion autre que les crédos païens des anciens grecs, romains, indiens, persans et autres?

 

7. Existe-t-il de: semblable à Jésus dans l'histoire de l'humanité, en dehors des personnages fictifs tels que Bacchus, Appolo, Adonis, Horus et d'autres dieux nés de vierges?

 

8. N'a-t-on pas un nouvel aperçu en comparant les paroles attribués à Jésus avec celles de Bacchus, qui avait dit qu'il était l'Alpha et l'Omega du monde et qu'il était venu pour racheter l'humanité avec son sang? La similarité entre ces paroles et celles attribuées à Jésus des années plus tard ne pourrait-elle stimuler un nouveau zèle pour la recherche de toute la vérité sur le problème?

 

9. Qu'avaient les autorités romaines contre Jésus? Il n'était pas une menace pour leur empire. En effet, il fit plusieurs faveurs à leurs notables et leurs familles. Il apprit à ses disciples de rendre à César ce qui appartenait à César et à Dieu ce qui appartenait à Dieu. Il était un prêcheur paisible et d'une grande aide aux autorités romaines pour le maintien de la Loi et de l'ordre dans le pays. Pourquoi alors l'auraient-ils crucifié et perdre un si bon citoyen respectueux des lois et partisan.

 

10. Que sait-on sur le caractère du gouverneur romain Pilate? Etait-il en bons termes avec les juifs contemporains qui avaient eu recours à Rome contre lui? Sa façon de gouverner Judée n'était-elle pas l'expression de sa haine et de dédain pour eux? N'était-il pas sensible aux pots de vin? Pourquoi alors se serait-il hâté de faire leur volonté et exécuter leur ordre? Pourquoi n'aurait-il pas accepté le pot de vin d'un riche admirateur de Jésus tel que Joseph d'Armathéa? Ce Joseph, selon Luc, était riche et s'intéressait beaucoup à Jésus, et un conseiller qui n'était pas d'accord avec la décision du conseil de faire crucifier Jésus. N'aurait-il pas de sauver Jésus de la crucifixion après qu'il eut échouer de le faire dans la salle de conseil?

 

11. Combien de disciples avaient vraiment témoigné la prétendue crucifixion de Jésus et quelles furent leurs réactions? Peut-il être vrai ce que dit Mathieu (26:56) que tous les disciples l'avaient abandonné et s'étaient enfuis? Est-ce le critère de l'intégrité de caractère des si grands disciples d'un grand maître? On rapporte que seul le bien aimé Jean était présent sur la scène. Mais pendant combien de temps y était-il présent et combien de temps fallait-il pour un homme condamné de mourir sur la croix à cette époque-là? Selon certaines sources historiques dignes de foi (voir l'article sur la Croix, Encyclopedie Chambers, 1950) il faillait d'ordinaire quelques jours pour le condamné de mourir sur la croix. Mais pourquoi ce fut quelques heures seulement, pas quelques jours comme d'ordinaire, dans le cas de Jésus? Et pourquoi «mourut-il» sur la croix tandis que ses deux autres lui survécurent-ils? Et quoi de l'obscurité qui recouvrit tout le pays trois heures durant la crucifixion (Mathieu 27:45; Mark 15:33, Luc 23:44). Une substitution aurait-elle pu avoir lieu sur la croix, sous la robe pourpre, pendant la période d'obscurité et la confusion?

 

12. A quel degré étaient-ils familiers avec Jésus ces soldats romains qui étaient venus le chercher pour le conduire sur la croix? A quel point étaient-ils sûrs qu'ils emmenaient la vraie personne sur la scène? Les avaient-ils vraiment reconnu lorsqu'ils sont allés l'arrêter? Avaient-ils quelque intérêt ou besoin particulier d'identifier Jésus à un moment où se déroulaient des festivités publiques et qu'il y avait crainte de révolte publique?

 

13. Un croyant, peut-il imaginer que Jésus (qui fut l'un des cinq messagers de Dieu de plus résolus et assidus) parlerait à Dieu de la croix de la façon dont dit-on il a parlé, dans un ton de reproche, ou au mieux d'anxiété? Est-ce séant pour un distingué prophète Comme Jésus de dire à Dieu dans un moment difficile que Dieu l'a abandonné? Faut-il prendre cela comme modèle ou précédent pour s'adresser à Dieu ou en réagissant aux épreuves difficiles?

 

14. Est-ce Dieu le Très Miséricordieux, Le Très Clément et le Très Haut était-il incapable de pardonner les péchés des hommes sauf en infligeant cette prétendue crucifixion cruelle et la plus humiliante sur quelqu'un qui était non seulement innocent mais aussi dédié à son service et à sa cause d'un façon très remarquable? Est-ce l'application de la Miséricorde et du pardon de Dieu ou la réflexion de Sa justice et de Son amour?

 

Une étude des circonstances atténuantes de l'époque, le comportement des autorités temporelles, les réactions du public, le concept de Dieu, le statut de l'homme, le but,de la religion et de la vie - une étude de ceux-là peuvent donner des idées semblables à celles que j'ai mentionnées. A moins une explication satisfaisante de telles questions ne soit trouvée, le croyant ne peut se sentir à l'aise, ni peut-il jouir d'une vraie paix de l'esprit. Aussi, peut-être conviendrait-il à toutes les parties concernées d'entreprendre une étude sérieuse du problème et de faire une enquête sérieuse.

 

Cependant, en ce qui concerne les Musulmans, de telles questions ne se posent jamais, et de telles perplexités sont hors de propos, car l'islam maintient avec fermeté que Jésus n'a pas été crucifié ou assassiné, mais a été honoré et élevé vers Dieu· Lui-même. La littérature chrétienne rapporte que Jésus apparut, après la crucifixion, à certains disciples. Son apparition est tout à fait probable et n'est pas en contradiction avec les croyances islamiques. Si c'est vrai qu'il apparut, le Musulman croit que cette apparition n'était pas après la mort sur la Croix mais après l'asile, qu'il prit par ordre de Dieu comme une mesure dans le dessein de Dieu pour le sauver et contrecarrer la vicieuse conspiration des ennemis. Au lieu d'être crucifié et humilié selon le dessein des ennemis, il fut davantage élevé en rang et honoré selon le dessein de Dieu.

 

Selon l'Islam, la grandeur de Jésus et la distinction de son rôle n'émanent pas de la croyance Chrétienne, qu'il fut froidement crucifié à cause des ses enseignement et pour expier les péchés des hommes. Si cette croyance populaire est valide, on peut être tenté de dire que le sacrifice de Jésus pour le rachat fut vain car le péché n'a pas été éliminé. Ou l'on peut même dire qu'il y a des milliers de grands héros, comme Jésus, qui sont mort pour promouvoir leurs> causes dignes ou non. On peut en trouver partout, parmi les Allemands, les alliés, les communistes, les officiels de l'Organisation des Nations Unis, les guerriers religieux, les combattants pour la liberté, etc. Par conséquent, si cette mort violente devait déifier le mort, l'humanité doit voir d'innombrables dieux divinités, et il serait arbitraire de la part de quiconque de restreindre cette divinité à Jésus seulement, ignorant les autres héros qui sont morts dans des situations similaires.

 

Aussi, le Musulman n'affronte-t-il pas de tel paradoxe. Il croit que la grandeur de Jésus est due au fait que Dieu le choisit et l'honora de Son Verbe; que des révélations de Dieu lui furent confiées et qu'il fut chargé d'enseigner Son message; qu'il fut un prophète de caractère et de personnalité; qu'il fut sincère intérieurement et extérieurement; qu'il combattit l'hypocrisie et le blasphème; qu'il fut distingué au début au moment de la naissance et à la fin au moment de son ascension; et qu'il fut un Signe pour les gens et une miséricorde de Dieu. Que la pm soit sur lui et sur ses confrères les autres prophètes.

 

La nature de cet exposé ne nous permet de traiter en détail les déclarations du Coran au sujet de Jésus et sa mission. C'est la partie fondamentale qui a été donné. Pour une étude et une recherche plus poussées, le lecteur peut se référer au Coran même.

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