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Baladislam

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L'acceptation de la prière

Publié par Baladislam sur 15 Juin 2011, 22:01pm

Catégories : #La femme en Islam

fond article femme (14)

 

Chaker Ben Belkacem ar-Raouafi a dit: Certes l'acceptation de la prière relève du seul ressort d'Allah le Très Haut, en ce sens que, quel que soit le degré de perfection de sa prière, le croyant ne peut en aucun cas être sûr que sa prière soit acceptée. Cela étant, l'agrément de toutes les bonnes œuvres, à l'instar de la prière revient uniquement à Allah le Très Haut et à personne d'autre. Le Prophète lui-même, malgré son rang sublime et sa dignité suprême, ne s'empêchait guère de s'orienter vers Allah le Très Haut le jour de l'Aïd al-Adha, pour l'implorer d'agréer ses nobles et vertueuses actions et ce, au moment de mettre à terre le bélier pour le sacrifier en disant: «Au Nom d'Allah, Ô Allah, accepte-le de Mohammed, de la famille deMohammed ainsi que de la communauté de Mohammed» avant d'immoler la bête. Rapporté par Moslem.

 

Il en fut de même pour le Prophète Abraham et son fils Ismaël qui, malgré leur haute place et l'honneur de la prophétie dont ils étaient gratifiés, s'en remettaient à Allah le Très Haut pour l'implorer en vue d'accepter leurs actions. Et pourtant ils ne faisaient qu'accomplir une oeuvre sublime à travers leur construction de la Maison sacrée d'Allah (la Ka'aba), en témoigne ce verset:

 

Et quand Abraham et Ismaël élevaient les assises de la Maison: Ô notre Seigneur, accepte ceci de notre part! Car c'est Toi l'Audient, l'Omniscient. (S2, V127)

 

Si, tel fut le cas des prophètes, à leur tête l'illustre Prophète Mohammed que dire alors du croyant qui ne manque pas de défauts mais trouve à se défendre en avançant que sa prière est parfaite et qu'elle sera agrée par Allah le Très Haut.

 

Le fait que le croyant ne puisse pas savoir si sa prière est acceptée ou pas est une très bonne chose en soi. Car cela dénote de la probante sagesse divine envers Ses créatures. En effet, tant que le croyant ignore la chose, cela le poussera à toujours bien accomplir sa prière et à demander à Allah le Très Haut de la lui accepter. C'est là une miséricorde divine envers les serviteurs qui accomplissent la prière. De la sorte, ils continueront tout au long de leur vie à persévérer dans l'accomplissement de la prière de la meilleure façon qui soit, dans l'espoir qu'elle soit agréée par Allah le Très Haut et d'en être rétribués au jour de la résurrection.

 

C'est aussi, de par Sa Miséricorde envers Ses serviteurs, qu'Allah le Très Haut a fait en sorte que nombre de choses soient ignorées. On peut citer à ce titre: Le repentir. Le repenti ignore si son repentir est accepté ou pas. C'est pourquoi tu le vois regretter ses péchés tout au long de sa vie. Ce qui est en soi une bonne chose pour lui, tant et si bien qu'un sage a trouvé à dire ceci : «Si je connaissais le jour de ma mort, j'aurais à me repentir à Allah le Très Haut un jour avant. Mais du moment que je ne connais pas ce jour, je me dois de me repentir chaque jour. »

 

Aussi, si Allah le Très Haut a fait que l'instant de la mort, de celui de la prière médiane, de la nuit du destin, du moment où la prière est exaucée le vendredi, soient ignorées c'est par miséricorde envers Ses serviteurs et ce, pour les pousser à oeuvrer davantage.

 

Peut-on dire que toute prière valable soit nécessairement acceptée et que toute prière acceptée soit nécessairement valable?

 

D'emblée, une prière valable ne peut être nécessairement acceptée et une prière acceptée ne peut être nécessairement valable. En effet, il se peut qu'une prière soit parfaite du point de vue des actes et des paroles mais l'acteur fait preuve soit d'inadvertance et de manque de piété soit d'hypocrisie en cachant ce qu'il porte dans son coeur. De la sorte, sa prière apparaît parfaite dans la forme alors qu'en réalité elle manque de ferveur, de pratique et de sincérité. Il s'agit donc d'une prière valable dans la forme mais non éligible à être agréée. Ce qui fait que même valable, une prière ne peut être nécessairement acceptée.

 

Par ailleurs, il se peut qu'une prière ne soit pas valable mais acceptée par Allah le Très Haut. C'est le cas d'un croyant qui fait preuve de sincérité, de piété et de ferveur lors de l'accomplissement de sa prière mais qui, au bout de compte récite mal la sourate ou formule mal le « Tachahhoud» ou le «Tashih» malgré sa bonne volonté etson souhait de bien les accomplir. Aussi, de part Sa générosité sublime, notre Seigneur Allah ne lui refusera pas sa prière car l'intention du croyant dans ce cas-là, vaut mieux que son action, comme a tenu à nous le montrer le véridique et la plus crédible des créatures, notre Prophète.

 

Il est aussi rapporté d'après 'Abdullah Ibn 'Amru que l'Envoyé d'Allah a dit: «Trois types de personnes verront leurs prières rejetées: L'homme qui s'efforce de guider la prière alors que les gens ne l'aiment pas, l'homme qui ne consent à accomplir la prière qu'une fois le temps passé et l'homme qui rend esclave un affranchi.» Sunan Ibn Maja.

 

Dans un autre hadith du Prophète il est rapporté que «celui qui boit du vin, verra sa prière rejetée pendant quarante matins. En se repentant, Allah acceptera son repentir. En récidivant, Allah rejettera sa prière pendant quarante matins. En se repentant, Allah acceptera son repentir. En récidivant, Allah rejettera sa prière pendant quarante matins. En se repentant, Allah acceptera son repentir. En récidivant, Allah rejettera sa prière pendant quarante matins. En récidivant pour la quatrième fois, Allah rejettera sa prière pendant quarante matins. En se repentant Allah refusera son repentir et par conséquent, Il le fera boire d'une rivière en pus, destinée aux habitants de l'enfer.» Sunan Etterrnidhi.

 

Il est rapporté d'après Safia et d'après certaines des épouses du Prophète (qu'Allah les agrée toutes) que le Prophète a dit: «Quiconque sollicite les services d'un devin pour lui demander quoi que ce soit, verra sa prière rejetée pendant quarante nuits.» Rapporté par Moslem.

 

D'après Ibn 'Abbas Le Prophète a dit que le Prophète David a demandé à Allah en L'implorant: «Ô Allah, qui aura l'insigne honneur d'habiter Ta Maison (sacrée) et de qui accepteras-Tu la prière?» C'est alors qu'Allah lui inspira: «O David celui qui habitera Ma Maison et de qui J'accepterai la prière est celui qui se soumet à Ma Grandeur, passe sa journée à M'évoquer et se prive des plaisirs (de ce bas monde) à cause de Moi. Il donne à manger à l'affamé, accorde l'hospitalité à l'étranger et compatit à la douleur de l'éprouvé. C'est celui-là, celui dont la lumière brille des cieux comme le soleil. Lorsqu'il Me sollicitera, Je lui répondrai et lorsqu'il Me demandera, Je lui donnerai (ce qu'il veut). Aussi Je ferai de son ignorance, une clémence, de sa distraction, une invocation et de son obscurité une lumière. Ce type de personnes est à l'image d'al-Firdaous dans les hauts jardins du paradis dont les rivières ne tariront pas et dont les fruits ne changeront pas.»

 

Il est rapporté d'après Hathem al-Asamm que lorsqu'il fut interrogé sur sa prière, il répondit: «Quand le moment de la prière s'annonce, J'accomplis convenablement les ablutions, je choisis l'endroit de la prière et je prends place jusqu'à ce que tous mes organes soient présents. Ensuite, je me lève pour prier. Et là, je place la Ka'ba entre mes yeux, le sîrat (pont suspendu sur la Géhenne) sous mes pieds, le paradis à ma droite, l'enfer à ma gauche et l'ange de la mort derrière-moi. Une prière que je considère comme l'ultime. Ensuite je me place entre l'espoir et la crainte et je prononce un «Takbir» avec résolution pour commencer à réciter lentement et clairement le Coran. Puis je m'incline en toute modestie avant de me prosterner avec dévouement pour ensuite m'asseoir sur la jambe gauche, l'extérieur du pied bien étalé sur le sol tout en dressant le pied droit sur les orteils. Le tout empreint de sincérité et pourtant je ne sais si, elle me sera acceptée ou non.»

 

Ibn 'Abbas dit à ce titre: «Deux génuflexions faites avec méditation valent mieux qu'une nuit passée en prière mais avec un coeur distrait.»

 

Selon l'imam al Ghazali le croyant se retrouve en pleine prière en train de glorifier Allah le Très Haut. Craintif devant Lui, plein d'espoir en Lui et gêné de manquer à Ses préceptes. Quand des choses occupent son esprit, le remède consiste en la présence du coeur comme arme à même d'éloigner tout ce qui préoccupe l'ouie ou la vue. Ainsi, il forcera l'âme à ne s'occuper que de la prière, à comprendre ce qui est récité et pourquoi pas à se rappeler de l'au-delà, l'état de supplication et la gravité du rassemblement entre les Mains d'Allah le Très Haut.

 

Cela étant, il est rapporté dans le célèbre ouvrage «alIhya» qu' u moment de la prière, l'imam Ali Ibn Abî Talib se mettait à trembler de tout son corps si bien que son visage changeait de couleur. Lorsqu'on lui demanda: «Qu'as-tu Ô Emir des croyants?», il leur répondit que le temps du dépôt fidèle (amânah), qu'Allah a proposé aux cieux, à la terre et aux montagnes pour la prendre en charge mais dont ils refusèrent la responsabilité, et qui a été acceptée par nous, est arrivé. »

 

On rapporta aussi que lorsque Ali Ibn AI-Houssayn se mettait à accomplir ses ablutions une pâleur l'enveloppait au point que sa famille lui demandait: «Mais qu'est-ce qui t'arrive pendant tes ablutions?» Il répondait: «Réalisez vous, devant qui je vais me présenter?»

 

C'est pourquoi, la piété, la bonne intention, la présence du coeur, la glorification d'Allah le Très Haut, la crainte du Seigneur Sa supplication et le fait de fonder ses espoirs en Lui, à l'instar d'autres profondes et sublimes significations rendent la prière éligible à l'agrément et l'auteur éligible au succès et au salut.

 

Pour conclure, il y a lieu de savoir qu'Allah le Très Haut agrée la prière de ceux qui s'écartent de Ses interdits et seconfonnent à la foi pour Sa Noble Face; en témoignent ces versets:

 

Allah n'accepte que de la part des pieux. (S5, V27)

 

En vérité, la prière préserve de la turpitude et du blâmable. (S29, V 45)

 

Donc, s'écarter autant que faire se peut de la turpitude et du blâmable et suivre le chemin de la piété reste la bonne solution susceptible de voir sa prière acceptée.

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