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Baladislam

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L'aumône (Zakah)

Publié par Baladislam sur 9 Novembre 2011, 23:00pm

Catégories : #L'Islam

 fond islam (189)

 

Une autre institution remarquable et un pilier majeur de l'Islam est la Zakah. Dans aucune langue il n'y a d'équivalent au terme Coranique Zakah et à sa signification, autant que nous le sachions. Ce n'est pas une forme de charité ou de distribution d'aumône ou de taxe ou de dime. Ni c'est simplement une expression de bonté; c'est tout cela et beaucoup plus. Ce n'est pas simplement une déduction d'un certain pourcentage de ses biens, mais un enrichissement abondant et un investissement spirituel. Ce n'est pas simplement une contribution volontaire faite à quelqu'un ou à quelque cause, ni un impôt du gouvernement qu'un malin peut éviter. C'est plutôt un devoir imposé par Allah et accompli par les Musulmans dans l'intérêt de toute la société. Le terme Coranique Zakah n'inclut pas seulement charité, aumône, dime, bonté, taxe officielle, contribution volontaire etc., mais y inclut aussi la piété et des motifs spirituels aussi bien que moraux. C'est pourquoi le terme Zakah ne peut avoir d'équivalent, à cause de l'originalité suprême du Coran, le Livre de Dieu.

 

La signification littérale et simple de Zakah est pureté. La signification technique du terme est la somme annuelle en nature ou en espèce qu'un Musulman nanti doit distribuer parmi les bénéficiaires qui en ont droit. Mais la signification religieuse et spirituelle de Zakah est beaucoup plus profonde et plus colorée.

 

Ainsi est sa valeur humanitaire et socio-politique.

 

Voici une explication des effets de grande portée de la zakah:

 

1. La Zakah purifie la richesse des gens aisés et la libère des parties qui ne lui appartiennent plus, les parties qui doivent être distribuées parmi les bénéficiaires qui méritent. Quand la Zakah devient due, un certain pourcentage de la richesse doit être distribuée immédiatement de la bonne façon, car le propriétaire n'a plus de droit moral ou légal sur ce pourcentage. S'il ne le fait pas, il retiendra évidemment ce qui ne lui appartient pas. C'est de la corruption et de l'usurpation de tous les points de vue, moral et spirituel, légal et commercial. Cela signifie que le pourcentage retenu illicitement rend le tout impur et le met en danger. Mais, si au contraire la part du pauvre est prélevée et distribuée parmi les bénéficiaires, le reste sera pur et décent. Capital pur et avoirs décents sont les conditions premières de prospérité permanente et de transactions honnêtes.

 

2. La Zakah ne purifie pas seulement les biens du contribuable mais elle purifie aussi son cœur de l'égoïsme et de la gourmandise de richesse. En retour, elle purifie le cœur de bénéficiaire d'envie et de jalousie, de haine et de malaise; et entretient par contre dans son cœur la bonne volonté et des souhaits cordiaux pour le contribuable. Conséquemment, toute la société se purifiera et se débarrassera de la lutte de classes et de suspicion, de rancune et de méfiance de corruption et de désintégration, et tous les maux semblables.

 

3. La Zakah réduit au minimum les souffrances des besogneux et des pauvres de la société. C'est une très grande consolation pour les gens moins aisés. et cependant c'est un appel à chacun de se tourner les manches et améliorer son sort. Pour le besogneux, c'est une mesure d'urgence et il ne doit pas en dépendre complètement mais il doit faire quelque chose pour lui-même et pour les autres. Pour le contribuable, c'est une cordiale invitation à gagner davantage afin qu'il puisse en profiter davantage.

 

Pour toutes les parties concernées, c'est directement aussi bien qu'indirectement, un trésor ouvert pour l'investissement spirituel qui rapporte abondamment.

 

4. La Zakah est une forme saine de sécurité intérieure contre la cupidité égoïste et la dissension sociale, contre l'intrusion et la pénétration des idéologies subversives. C'est un instrument effectif dans la culture de l'esprit de responsabilité sociale de la part du contribuable, et du sentiment de sécurité et d'appartenance de la part du bénéficiaire.

 

5. La Zakah est une manifestation éclatante des interactions spirituelles et humanitaires entre l'individu et la société. C'est une bonne illustration du fait que si l'Islam n'entrave pas l'entreprise privée et ne condamne pas la propriété privée, il ne tolère cependant pas le capitalisme cupide et égoïste.

 

C'est une expression de la philosophie générale de l'Islam qui adopte une mesure modérée et médiane mais positive et effective entre l'individu et la société, entre le citoyen et l'État, entre le capitalisme et le socialisme, entre le matérialisme et le spiritualisme.

 

Le taux de la Zakah

 

Tout Musulman, homme ou femme, qui, à la fin de l'année, possède environ quinze dollars ou plus, en espèces ou en marchandises, doit s'acquitter de la Zakah au taux minimal de deux et demi pour cent. S'il s'agit d'espèces, la chose est facile. Mais celui qui ades marchandises et articles de commerce, il doit évaluer ses biens à la fin de l'année d'après les prix courants et s'acquitter de la Zakah au taux de deux et demi pour cent de la valeur totale des biens. Si l'on a investit dans les propriétés immobilières telles que bâtiments et industries, la Zakah doit être calculée sur le revenue net, non sur la valeur totale de la propriété.

 

Mais si l'on bâtit des immeubles et des maisons pour des transactions immobilières, la Zakah doit être calculée sur la valeur totale de toute la propriété. Aussi si quelqu'un est un créancier et si le débiteur est une personne honnête, il faut payer la Zakah sur la somme prêtée car elle fait partie de sa richesse garantie.

 

Dans tous les cas, il faut se souvenir que l'on paie sur sa balance nette. On paie d'abord ses dépenses personnelles, ses allocations familiales, ses dépenses nécessaires, ses dettes, et ensuite la Zakah sur la balance nette.

 

Il faut aussi retenir que le taux de 2,5% n'est qu'un minimum. En cas d'urgence ou de nécessité il n'y a pas de limite du taux; plus on donne mieux sera pour tous concernés. La distribution de la Zakah à plusieurs buts pour lesquels on fait de nombreuses collectes de fond. Le fond de la Zakah se substitut à tous autres fonds. Selon un rapport authentique, il y eut des époques dans l'histoire de l'administration islamique ou il n'y avait personne d'éligibles pour recevoir la Zakah; chaque sujet - Musulman, Chrétien, et Juif - du vaste empire islamique avait de quoi satisfaire ses besoins, et les gouverneurs devaient déposer la Zakah à la Trésorerie Publique. Cela montre que lorsque la loi de la Zakah est appliqué convenablement elle minimise les besoins des citoyens et enrichit la Trésorerie Publique à tel point qu'il peut ne plus exister de besogneux ou de pauvre et que des sommes énormes soient en surplus.

 

Le pouvoir certain de cette mesure effective d'intérêt public découle du fait que c'est une injonction divine, un ordre de Dieu Lui-même. Ce n'est pas une affaire personnelle, ni une contribution volontaire; plutôt, c'est une obligation dont on sera responsable envers Dieu directement. La zakah étant une longue loi de Dieu lui-même à être mise en vigueur, dans l'intérêt général, il n'est permis à aucun Musulman de le négliger. Quand ce n'est pas convenablement observée, les autorités légitimes de l'État doivent intervenir de la part du public pour établir l'institution et voir qu'elle fonctionne.

 

Les Bénéficiaires de la Zakah

 

Le Coran classifie les bénéficiaires de la Zakah comme suit:

 

1. Les Musulmans pauvres, pour alléger leur détresse.

 

2. Les Musulmans besogneux, pour leur procurer les moyens de gagner leur pain.

 

3. Les nouveaux convertis Musulmans, pour leur permettre de s'établir et de satisfaire leurs besoins particuliers.

 

4. Les prisonniers de guerre Musulmans, pour les libérer en payant leur rançon.

 

5. Les Musulmans en dettes, pour les libérer des dettes encourues par présente nécessité.

 

6. Les fonctionnaires Musulmans nommés par le gouverneur pour la collecte de la Zakah, pour payer leurs gages.

 

7. Les Musulmans au service de la cause de Dieu, qui font des recherches, des études ou la propagation de l'Islam. Cette portion sert à couvrir leurs frais et les aider à continuer leurs services.

 

8. Le voyageur Musulman en difficulté financière dans un pays étranger et qui a besoin d'aide.

 

Est bénéficiaire celui qui n'a rien pour satisfaire ses besoins ou a peu (moins de $ 15,00) à la fin de l'année. Si l'on a $ 15,00 ou davantage on doit contribuer et non recevoir la Zakah. Si un bénéficiaire reçoit sa part et voit qu'elle suffit pour ses besoins immédiats et il lui restera environ $ 15.00, il ne doit pas accepter davantage. Il doit remettre tout ce qu'il reçoit à d'autres bénéficiaires méritants.

 

La Zakah peut être donné directement aux individus d'une des catégories mentionnées, ou plus, aux organisations bénévoles qui s'en occupent. Elle peut aussi être distribuées sous forme de bourses aux étudiants Musulmans brillants et aux chercheurs, sous forme de dons aux organisations sociales et aux institutions de service public qui patronnent de telles causes.

 

Un Musulman handicappé ou invalide doit avoir avantage sur un qui est capable de travailler. Le contribuable doit se servir de son meilleur jugement pour trouver les bénéficiaires les plus méritants.

 

Les impôts que nous payons aux gouvernements de nos jours ne remplacent pas ce devoir religieux. La Zakah doit être prélevée séparement en tant qu'obligation spéciale en dehors des impôts du gouvernement.

 

Cependant, les Musulmans de l'Amérique du Nord peuvent profiter de la loi sur les impôts qui prévoit les déductions des charités. Ils doivent remettre leur Zakah aux bénéficiaires méritants et ensuite réclamer la déduction légale de la somme ainsi distribuée.

 

Le contribuable ne doit pas tirer fierté ou chercher du renom en accomplissant ce devoir. Il doit accomplir aussi discrètement que possible afin de ne pas devenir victime d'hypocrisie ou de la passion de vanité qui annulent les bonnes œuvres, cependant, si la révélation de son nom ou de sa contribution peut encourager les autres et les stimuler, c'est bien de le faire.

 

La Zakah est obligatoire sur le bétail et les produits agricoles aussi. La part due ici varie selon le cas et réclame une étude détaillée. Il est donc conseillé au lecteur de consulter les sources détaillées de la Loi et de la religion.

 

''La préservation finale''

Dr Faysal Ibn Michaal Ibn Saoud Ibn Adel-Aziz Ali Saoud

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