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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


L'épreuve sous la perspective religieuse

Publié par Baladislam sur 10 Juillet 2010, 22:01pm

Catégories : #Vivre dans la Sunna

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Ce qui vient à l'esprit de prime à bord est que l'épreuve n’est que dans le malheur, par la survenance de ce qu'on déteste comme les calamités, maladies et sinistres et tout ce qui va dans le même sens. La vérité est que l'épreuve peut être aussi bien par le mal que par le bien comme nous l’a annoncé notre Seigneur en disant :

 

Toute âme doit goûter à la mort. Nous vous éprouverons par le mal et par le bien (à titre) de tentation. Et c'est à nous que vous serez ramenés Al Anbiyâ, 35

 

Il existe deux types d'épreuve qui sont :

 

 

1- Le premier type est l'épreuve de la patience qui est l'épreuve par le mal - et c'est celle par laquelle Allah teste Son serviteur pour savoir s'il patiente ou pas - Allah dit :

 

Très certainement nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et fait la bonne annonce aux endurants Al Baqarah, 155.

 

2- Le deuxième type est l'épreuve du remerciement, il s'agit de l'épreuve par le bien – et c'est celle par laquelle Allah teste Son serviteur afin de savoir s'il est reconnaissant ou pas-. Allah dit parlant de Souleymane (Saw) :

 

Quelqu’un qui avait une connaissance du Livre dit : “Je te l’apporterai avant que tu n’aies cligné de l’oeil”. Quand ensuite, Salomon [Souleymane] a vu le trône installé auprès de lui, il dit : “Cela est de la grâce de mon Seigneur, pour m’éprouver si je suis reconnaissant ou si je suis ingrat. Quiconque est reconnaissant. C’est dans son propre intérêt qu’il le fait, et quiconque est ingrat... alors mon Seigneur Se suffit à Lui-même et il est Généreux” An-Naml, 40.

 

Le lecteur se doit de savoir que l'épreuve par le bien, et ce lorsque Allah comble Son serviteur de bienfaits (richesse, santé, enfants) ne constitue pas une preuve de l'amour d’Allah et Son agrément ; Allah dit parlant de Karoun :

 

En vérité, Coré [Karoun] était du peuple de Moïse mais il était empli de violence envers eux. Nous lui avions donné de trésors dont les clefs pesaient lourd à toute une bande de gens forts. Son peuple lui dit : “Ne te réjouis point. Car Allah n’aime pas les arrogants. Et recherche à travers ce qu’Allah t’a donné, la Demeure dernière. Et n’oublie pas ta part en cette vie. Et sois bienfaisant comme Allah a été bienfaisant envers toi. Et ne recherche pas la corruption sur terre. Car Allah n’aime point les corrupteurs”. Il dit : “C’est par une science que je possède que ceci m’est venu”. Ne savait-il pas qu’avant lui Allah avait fait périr des générations supérieures à lui en force et plus riches en biens ? Et les criminels ne seront pas interrogés sur leurs péchés” ! Il sortit à son peuple dans tout son apparat. Ceux qui aimaient la vie présente dirent : “Si seulement nous avions comme ce qui a été donné à Coré. Il a été doté, certes, d’une immense fortune”. Tandis que ceux auxquels le savoir a été donné dirent : “Malheur à vous ! La récompense d’Allah est meilleure pour celui qui croit et fait le bien”. Mais elle ne sera reçue que par ceux qui endurent. Nous fîmes donc que la terre l’engloutît, lui et sa maison. Aucun clan en dehors d’Allah ne fut là pour le secourir, et il ne pût se secourir lui-même. Al Qassas, 76- 81.

 

Contrairement à l'au-delà qu'Il n'octroie qu'à celui qu'Il aime, notre Seigneur accorde la vie présente à celui qu'Il aime ainsi qu'à celui qu'Il n'aime pas. D’après Sahl ibn Saad : « Le messager d'Allah (Saw) passant par Dzoul Houleifa, vit un mouton ayant une patte paralysée et dit : « Voyez-vous ce mouton abject au yeux de son propriétaire ? Les compagnons répondirent oui. Il reprit : Par Celui qui tient mon âme entre Ses mains, ce monde est plus abject pour Allah que ce mouton ne l’est pour son propriétaire ; si ce monde valait auprès d’Allah l’aile d’un moustique, Il n’aurait pas accordé une seule gorgée d’eau à un mécréant » Al Moustadrak ala Sahîhaine vol 4 p 341 hadith n° 7847

 

De même, l'épreuve par le malheur, qui peut se manifester par la diminution de biens, de personnes et de fruits, n'est pas un signe de détestation et d’antipathie de la part d'Allah contre un serviteur. Notre Seigneur dit parlant du prophète Ayoub (Saw) :

 

«Et Job [Ayoub], quand il implora son Seigneur : “Le mal m’a touché. Mais Toi, tu es le plus miséricordieux des miséricordieux » Al Anbiyâ, 83.

 

Mous‘ab ibn Saad ibn Malik rapporte de son père que ce dernier a dit : « Je demandai : Ô messager d'Allah, quels sont les hommes les plus éprouvés ? Il répondit : « Les prophètes, puis les meilleurs hommes par ordre décroissant. L'individu est éprouvé en fonction de sa piété, si elle est solide, son épreuve est dure mais si sa piété est légère, il sera éprouvé en fonction de cette dernière. L’individu ne cesse de subir des épreuves jusqu'à ce qu’il marche sur cette terre n’ayant plus aucun péché » 12 Sahih Ibn Hibbâne vol 7 p 161 hadith n° 2901.

 

Abdullah ibn Magfal rapporte qu'un homme passa auprès d'une prostituée pendant la période antéislamique, lui tendit la main pour s'amuser avec elle, cette dernière lui dit : « Arrête-toi ! En vérité, Allah a emporté le polythéisme et a apporté l'islam. Il la laissa donc et continua son chemin, mais ne cessa de tourner son visage pour la regarder au point que sa face heurta un mur. Le rapporteur du hadith continue : Il vint donc conter son aventure au Prophète (Saw) qui lui dit : « Tu es un serviteur à qui Allah a voulu du bien. Lorsque Allah veut du bien à Son serviteur, Il précipite la sanction de son péché, et lorsqu'Il lui veut du mal, Il retarde la sanction de son péché pour le jour du jugement dernier » Al Moustadrak ala Sahîhaine vol 4 p 187 hadith n° 8133.

 

Le Prophète (Saw) a également dit : « Le croyant et la croyante ne cessent de subir des épreuves sur leur corps, dans leurs biens et leurs enfants au point qu'ils rencontrent Allah en n’ayant plus aucun péché » Sahih Ibn Hibbâne vol 7 p 187 hadith n° 2924.

 

Quelle générosité de la part de ce Seigneur qui a fait de ces calamités et malheurs des gratifications grâce auxquelles Il élève ainsi le rang, augmente les récompenses et pardonne les péchés et les fautes à celui qui patiente et espère Sa rétribution sans s’irriter pour ce qui lui arrive. Ibn Al Qayyim a dit

 

Lorsqu’il arrive à un serviteur une chose qu’il déteste, il a dans cela six épisodes :

Premièrement : L’épisode de l'unicité d’Allah. Il doit savoir que c'est Allah qui l'a destiné, l'a voulu et la créé et que ce qu'Allah veut se produit, et ce qu'Il ne veut pas ne se produit point.

Deuxièmement : L’épisode de la justice. Il doit savoir que le verdict d’Allah est exécutoire sur lui et que Sa sentence est équitable.

Troisièmement : L’épisode de la miséricorde. Il doit savoir que la miséricorde d’Allah dans cette chose qu’Il lui a destinée l’emporte sur Sa colère et Sa vengeance.

Quatrièmement : L’épisode de la sagesse. Il doit savoir que la sagesse d’Allah requiert cela, qu'Il ne l'a pas vainement prédestiné ni ne l’a inutilement décrété.

Cinquièmement : L’épisode de la louange. Il doit savoir que pour cela la louange parfaite appartient à Allah .

Sixièmement : L’épisode de la servitude. Il doit reconnaître qu'il est un pur serviteur. Les règles et les verdicts de son maître s’appliquent sur lui en tant que sa propriété et son esclave. Allah le soumet à Ses sentences prédestinées de même qu’Il le soumet à Ses sentences du bas monde, il est donc l'objet de l'application de ces sentences. Al Fawâ'id p 32.

 

Extrait du livre La Citadelle du croyant

par Abdou Rahman ibn Abdoul Karim Al Sheha

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