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Baladislam

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L'histoire de Job (Ayyub), sur lui le salut par Ibn kathir

Publié par Baladislam sur 21 Mars 2011, 23:00pm

Catégories : #Les histoires des Prophètes

Fond écran islam coran (36)

 

Ibn Ishaq a dit : « Job (Ayyub) était d'origine romaine et il s'appelait Job fils d'Amos, fils de Zara, fils d'Esau, fils d'Isaac, fils d'Abraham, l'ami intime de Dieu. » D'autres ont dit: « C'est Job fils d'Amos, fils de Reouel, fils d'Esau, fils d'Isaac fils de Jacob. » D'autres généalogies lui ont été attribuées. Ibn 'Asakir a rapporté que sa mère était la fille de Loth, sur lui le salut. On rapporte aussi que son père faisait partie de ceux qui avaient cru en Abraham, le jour ou il fut jeté dans le feu et qu'il en sortit indemne. Mais la version la plus plausible est la première, Job faisant partie de la descendance d'Abraham comme le dit la parole de Dieu :

 

« Et parmi la descendance (d'Abraham) (ou de Noe), David, Salomon, Job, Joseph, Moise et Aaron» (6, 84).

 

La version la plus plausible est qu'il s'agit, ici, de la descendance d'Abraham.

 

Job fait aussi partie des Prophètes que Dieu inspirait et qui sont cités dans la sourate 4 Les femmes:

 

«Nous t'avons fait une révélation comme Nous fîmes à Noé et aux Prophètes après lui. Et Nous avons fait révélation à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob, aux Tribus,à Jésus, à Job, à Jonas, à Aaron et à Salomon.» (4, 163)

 

Le plus juste donc est qu'il descend d'Esau, le fils d'Isaac. Quant à sa femme, elle s'appelait, selon certains exégètes, Léa, et selon d'autres Rahma fille d'Ephraym. Cette version est la plus plausible donc et c'est pour cela que nous l'avons citée ici. Dieu dit :

 

«Et Job quand il implora son Seigneur: "Le mal m'a touché. Mais Toi, Tu es le plus Miséricordieux des miséricordieux. Nous I' exauçâmes, lui enlevâmes le mal qu'i1 avait, lui rendîmes les siens et autant qu'eux avec eux, par miséricorde de Notre part et en tant que rappel aux adorateurs » (21, 83-84) ;

 

«Et rappelle-toi Job, Notre serviteur, lorsqu'il appela son Seigneur: "Le diable m'a infligé détresse et souffrance". Frappe (la terre) de ton pied : voici une eau fraiche pour te laver et voici de quoi boire. Et Nous lui rendîmes sa famille et la fîmes deux fois plus nombreuse, comme une miséricorde de Notre part et comme un rappel pour les gens doués d'intelligence. Et prends dans ta main un faisceau de brindilles, puis frappe avec cela. Et ne viole pas ton serment". Oui, Nous l'avons trouvé vraiment endurant. Quel bon serviteur ! Sans cesse il se repentait. » (38, 41-44)

 

Les exégètes et les historiens ont rapporté que Job était un homme très riche qui possédait toutes sortes de biens : du bétail, des esclaves, et des terres vastes et fertiles situées dans la région de Basan, du côté de Hfuan. Ibn 'Asakir rapporte que toute la région lui appartenait ; il avait aussi une nombreuse progéniture.

 

Tout cela lui fut enlevé et il fut éprouvé par toutes sortes de maladies, à tel point que seuls furent épargnés son cœur et sa langue, car c'est avec eux qu'il évoquait Dieu. En dépit de tous ses malheurs, Job fit preuve d'une patience extraordinaire, évoquant Dieu nuit et jour, matin et soir. Sa maladie dura tant et si bien que personne ne pouvait plus supporter de le voir et qu'il fut abandonne par son entourage et emmené hors du bourg dans un lieu on l'on jetait les ordures. Personne ne venait le voir si ce n'est son épouse qui, reconnaissante pour sa bienfaisance à son égard, lorsqu'il était bien portant, lui rendait visite, le nourrissait, le soignait et l'aidait. Ne disposant plus de suffisamment de ressources, son épouse se fit servante chez des familles contre un peu d'argent pour pouvoir continuer iàsubvenir aux besoins de son mari. Elle continua à se montrer patiente face à l'épreuve, car elle avait non seulement perdu le confort matériel d'antan, mais aussi ses propres enfants, elle vécut aussi dans la pauvreté totale, et fut réduite à travailler.

 

Dans un hadith authentique, le Prophète, sur lui la grâce et la paix, a dit : « Les êtres les plus exposés aux épreuves sont les Prophètes, puis les pieux ; puis viennent ceux qui sont les plus exemplaires et ainsi de suite. L'homme est éprouvé selon son degré de dévotion. S'il est ferme dans sa religion, son épreuve augmente. » At-Tirmidhi, Ibn Miija; il est qualifié par al-Albani de hadith hasan (bon).

 

Les épreuves de Job, sur lui le salut, n'ont fait qu'augmenter sa patience. Espérant la récompense de Dieu, il persista dans sa reconnaissance et ses louanges à Dieu. Au demeurant, il est devenu un exemple de patience devant les épreuves.

 

Mujahid a dit que Job, sur lui le salut, fut le premier homme à souffrir de la gale. Les exégètes ont diverge sur la période que dura sa maladie. Pour Wahb, elle fut de trois ans, ni plus ni moins. Pour Arras, elle fut de sept ans et quelques mois, durant lesquels i1 fut abandonné dans un lieu ou les gens jetaient leurs ordures. Il y resta jusqu'au moment ou Dieu le soulagea de sa maladie, augmenta sa récompense et loua sa patience. Humayd a dit que son épreuve persista pendant dix-huit ans, tandis qu'as-Suddi a dit que sa chair était tombée en lambeaux à tel point qu'apparaissaient ses os et ses veines. Son épouse lui apportait des cendres qu'elle étendait sous son dos. Lorsque cette épreuve se prolongea, elle lui dit :

 

«O Job, si tu demandais au Seigneur de te délivrer de ces malheurs ? »

 

Il répondit : « J'ai vécu en bonne santé durant soixante-dix ans, et si je patiente soixante-dix ans pour Dieu, ce serait peu en comparaison de ce qu'Il m'a donné ».

 

Son épouse travaillait chez les gens et, avec ce qu'elle gagnait, elle pourvoyait à la subsistance de son mari. Mais les gens finirent par ne plus vouloir de ses services de peur qu'elle ne leur transmette la maladie de son époux. Ne trouvant plus de quoi subvenir aux besoins de son époux, elle vendit un jour une de ses belles tresses à une femme de la noblesse juive en contrepartie d'une bonne nourriture. Elle apporta cette nourriture à Job qui lui demanda d'où elle se l'est procurée ; elle lui répondit qu'elle avait travaillé chez certaines personnes qui l'ont bien payée. Le lendemain, elle ne trouva rien à lui donner et fut obligée de vendre l'autre tresse pour le nourrir, mais Job refusa de manger tant qu'elle ne lui dirait pas d'où provenait la nourriture. Elle enleva alors son voile découvrant ainsi ses cheveux coupés. C'est alors que Job invoqua Dieu en ces termes :

 

« Le mal m'a touché. Mais Toi, Tu es le plus Miséricordieux des miséricordieux » (21, 83).

 

Ibn Abu Hatim a rapporté d'après 'Abdullah Ibn 'Ubayd Ibn 'Umayr : « Job avait des frères. Un jour, ceux-ci lui rendirent visite et ne purent s'approcher de lui en raison de l'odeur qui se dégageait de lui. L'un d'eux dit à l'autre : "Si Dieu avait vu en Job quelque bien, II ne l'aurait pas éprouvé ainsi". Job qui les avait entendus, en fut très triste et révolté comme jamais auparavant. Il s'adressa alors à Dieu en ces termes : "Mon Dieu, si Tu sais que je n'ai jamais passé la nuit rassasié en sachant où trouver un affamé que je puisse nourrir, approuve-Moi !" Une voix se fit entendre du ciel qui approuva Job alors que ses frères entendaient. Il ajouta ensuite : "Mon Dieu, si Tu sais que je n'ai jamais eu deux chemises alors que je connaissais où trouver un homme nu pour que je le revête, approuve-Moi !" et de nouveau la voix du ciel l'approuva et ses frères l'entendirent. Il dit ensuite : "Mon Dieu, par Ta puissance !" et il se prosterna face contre terre en disant : "Par Ta Puissance, je ne lèverai ma tète que lorsque Tu m'auras soulagé !" Son mal disparut alors et il retrouva sa santé ».

 

Ibn Abu Hatim et Ibn Jarir ont rapporté d'après Anas Ibn Malik que le Prophete, sur lui la grâce et la paix, a dit : « Le Prophète de Dieu, Job, demeura dans l'épreuve pendant dix-huit ans, rejeté aussi bien par les proches que par les étrangers, sauf par deux de ses compagnons les plus intimes, qui lui rendaient visite matin et soir. Un jour, l'un d'eux dit à l'autre : "Par Dieu ! Job a du commettre un péché que jamais aucun homme n'a commis". Son compagnon lui dit : "Et qu'est-ce qui te fait penser cela ?" Il dit : "Cela fait dix-huit ans qu'il souffre sans que son Seigneur lui fasse miséricorde et le soulage de sa maladie". En arrivant chez lui, l'un d'eux le mit au courant de ce qu'avait dit l'autre. Job leur dit alors : "Je ne sais pas ce que vous dites, mais Dieu, qu'Il soit glorifié, sait que chaque fois que je passais par deux hommes qui se disputaient puis mentionnaient Dieu, je retournais chez moi, et demandais le pardon de Dieu pour eux de peur que le nom de Dieu ne soit mentionne en dehors du bon droit" » Ibn Hibban ; il est qualifié par al-Albani de hadith sahih (authentique).

 

II a ajouté : « Il sortait pour faire ses besoins et, lorsqu'il terminait, sa femme le prenait par la main pour le ramener chez lui. Or, un jour, elle tarda à venir l'aider, et Dieu lui révéla :

 

"Frappe la terre de ton pied : voici une eau fraiche pour te laver et voici de quoi boire" (38, 42).

 

En revenant auprès de lui, elle ne le reconnut pas, et lui dit : "Que Dieu te bénisse, n'as-tu pas vu le Prophète de Dieu cet homme que Dieu a éprouvé ? Par Dieu, je n'ai jamais vu homme qui lui ressemble autant que toi lorsqu'il était bien portant." Il lui répondit : "Je suis Job !" »

 

Toujours selon lui, ''il avait deux silos, l'un pour le blé et l'autre pour l'orge ; Dieu envoya deux nuages qui déversèrent, l'un, de l'or dans le silo de ble, jusqu'à ce qu'il en débordât, et l'autre, de l'argent dans le silo d'orge, jusqu'à ce qu'il en débordât''. C'est la version d'Ibn Jark

 

Ibn Abu Hatim a aussi rapporté, d'après Ibn 'Abbas «Dieu a vêtu Job d'un habit du Paradis; puis celui-ci changea de place avant que sa femme ne revienne. A son retour, elle ne le reconnut pas et lui dit : "O serviteur de Dieu, où est passé l'éprouve qui se trouvait là ! Peut-être a-t-il été dévoré par les chiens ou les loups ?" Et elle lui parla pendant un long moment avant qu'il ne lui dise : "Malheur à toi ! Je suis Job !" Elle lui répondit : "Tu te moques de moi O serviteur de Dieu ?" Il dit: "Malheur à toi ! Je suis bien Job! Dieu m'a redonné ma santé." »

 

Ibn 'Abbas ajoute: «Dieu lui redonna en double ses biens et ses enfants ».

 

Wahb Ibn Munabbih a dit, quant à lui: «Dieu lui a révélé : "Je t'ai rendu ta famille et tes biens que J'ai rendue deux fois plus nombreuse. Lave-toi dans cette eau car s 'y trouve ta guérison. Fais une offrande en faveur de tes compagnons et invoque pour eux Mon pardon, car ils M'ont désobéi en te desobeissant." » Ibn Abu Hatim.

 

Ibn Abu Hatim a rapporte, d'après Abu Hurayra : « Lorsque Dieu rendit à Job sa santé, Il fit déverser sur lui des criquets en or. Job se mit à en prendre à pleines mains et à en mettre dans sa robe. Dieu lui dit alors : "O Job! N'es-tu pas encore rassasié ?" Il répondit : "Et qui peut, O Seigneur, se rassasier de Ta miséricorde ?" »Ahmad, Ibn Hibban. 

 

L'imam Ahmad a rapporté, d'après Abu Hurayra : « L'envoyé de Dieu, sur lui la grâce et la paix, a dit : "Tandis que Job se lavait, nu, des criquets en or tombèrent sur lui. Il se mit a en prendre a pleines mains et a en mettre dans ses habits, lorsque son Seigneur l'interpella et lui dit : "O Job! Ne t'ai-je pas enrichi au point que tu te passes de cela ?" Il dit : "Certes oui, Seigneur, mais je ne puis me passer de Tes bénédictions." » Rapporté aussi par al-Bukhari.

 

Quant à cette parole de Dieu :

 

« Frappe de ton pied »,

 

cela veut dire: frappe la terre d'où jaillira une source d'eau fraiche. Dieu lui ordonna ensuite de se laver avec son eau et d'en boire, ce qui le soulagea de ses maladies et de ses souffrances aussi bien apparentes que cachées. Le Seigneur lui fit recouvrir sa santé, lui redonna la beauté physique qu'il avait avant sa maladie, de même qu'Il lui conféra beaucoup de biens au point qu'une pluie de criquets en or tomba du ciel. Il lui rendit aussi sa famille et ses enfants ainsi que le confirme ce verset :

 

« Nous lui rendîmes les siens et autant qu'eux avec eux ».

 

On rapporte que Dieu les a fait revivre ; selon une autre version Dieu l'a récompensé pour les morts de sa famille et lui a donné une nouvelle progéniture, et dans l'au-delà il sera rejoint par tous les siens.

 

Cette parole de Dieu :

 

« Par miséricorde de Notre part »,

 

veut dire: Nous l'avons soulagé de ses souffrances et mis fin à son épreuve.

 

« Nous enlevâmes le mal qu'il avait »,

 

par miséricorde et compassion de Notre part.

 

« Et en tant que rappel aux adorateurs » :

 

tous ceux qui sont éprouvés dans leur corps, leurs biens ou leurs enfants ont un bel exemple dans le Prophète Job. Ce dernier fut éprouvé par Dieu à l'extrême, mais il patienta et endura jusqu'à ce que Dieu l'en délivrât.

 

Job vécut à la suite de cela quelque soixante-dix ans en terre romaine, professant le pur monothéisme, mais après sa mort, les gens de son peuple se détournèrent de la religion d'Abraham.

 

« Et prends dans ta main un faisceau de brindilles, puis frappe avec cela ! Et ne viole pas ton serment. Oui, Nous l'avons trouvé vraiment endurant. Quel bon serviteur! Sans cesse il se repentait. » (38,44)

 

A travers ces paroles, Dieu autorisa Son serviteur et Messager Job, sur lui le salut, à honorer le serment qu'il avait fait de donner à sa femme cent coups de fouet. Concernant les raisons de ce serment, on rapporte que ce fut pour punir sa femme d'avoir vendu ses tresses. On rapporte aussi que le diable etait venu vers elle en prenant l'aspect d'un médecin et lui avait prescrit un traitement pour son époux. Lorsqu'elle informa Job de cela, il sut que c'était le diable qui s'était montré à elle ; il jura, alors, de lui donner cent coups de fouet, s'il venait à guérir. Une fois guéri, Dieu l'autorisa a honorer son serment, mais pour ne pas faire de mal à son épouse vertueuse, Dieu lui dit de la frapper avec un faisceau de cent brindilles et de lui donner un seul coup, qui sera considéré comme l'équivalent de cent coups; ainsi ne commettrait-il pas de parjure. Dieu lui a ainsi aménagé une issue, car il Le craignait et Lui obéissait, Job a pu de cette manière éviter de faire du mal à son épouse endurante et bienfaisante.

 

Ibn Jarir ainsi que d'autres historiens ont rapporté que Job avait quatre-vingt-treize ans lorsqu'il mourut. On rapporte aussi qu'il avait vécu plus que cela. Al-Layth a rapporté d'après Mujahid, que Dieu a donné en modèle: ''Salomon aux riches, Joseph aux esclaves, et Job aux éprouvés".

 

On rapporte aussi qu'il fit des recommandations à son fils Humel et que ce fut son fils Bishr qui lui succéda. C'est ce dernier que beaucoup de gens confondent avec Dhul-Kifl. Et Dieu est le plus Savant. Son fils Bishr, qui était aussi Prophète, comme le prétendent d'aucuns, est mort à l'age de soixante-quinze ans. Nous allons raconter, ci-après, l'histoire de Dhul-Kifl, que beaucoup de gens confondent avec le fils de Job.

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