Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


L'histoire de Jonas (Yunus), sur lui le salut par Ibn Kathir

Publié par Baladislam sur 4 Avril 2011, 22:00pm

Catégories : #Les histoires des Prophètes

fond islam (74)

 

Dieu dit dans la sourate 10,

 

dite de Jonas: «Si seulement il y avait, à part le peuple de Jonas, une cité qui ait cru et a qui sa croyance eût ensuite profité ! Lorsqu'ils eurent cru, Nous leur enlevâmes le châtiment d'ignominie dans la vie présente et leur donnâmes jouissance pour un certain temps. » (10, 98)

 

«Et Dhû an-Nûn (Jonas) quand il partit, irrité. Il pensa que Nous n'allions pas l'éprouver. Puis il fit, dans les ténèbres, l'appel que voici : "Pas de divinité à part Toi ! Pureté à Toi ! J'ai été vraiment du nombre des injustes". Nous l'exauçâmes et le sauvâmes de son angoisse. Et c'est ainsi que Nous sauvons les croyants.» (21, 87-88)

 

«Jonas était certes, du nombre des Messagers. Quand il s'enfuit vers le bateau comble, il prit part au tirage au sort qui le désigna pour être jeté (a la mer). Le poisson l'avala alors qu'il était blâmable. S'il n'avait pas été parmi ceux qui glorifient Dieu, il serait demeuré dans son ventre jusqu'au jour où les gens seront ressuscités. Nous le jetâmes sur la terre nue, indisposé qu'il était. Et Nous fîmes pousser au-dessus de lui un plant de courge, et l'envoyâmes ensuite (comme prophète) vers cent mille hommes ou plus. Ils crurent, et Nous leur donnâmes jouissance de la vie pour un temps. » (37, 139-148)

 

«Endure avec patience la sentence de ton Seigneur, et ne sois pas comme l'homme au poisson (Jonas) qui appela (Dieu) dans sa grande angoisse. Si un bienfait de son Seigneur ne l'avait pas atteint, il aurait été rejeté, honni sur une terre déserte. Puis son Seigneur l'élut et le désigna au nombre des gens de bien.» (68, 48-50)

 

Les exégètes ont dit que Dieu a envoyé Jonas (Yunus), sur lui le salut, aux habitants de Ninive, dans la région de Mossoul. Il les appela à Dieu mais ces derniers refusèrent de l'écouter et rejetèrent son Message, ce qui l'irrita et l'amena a les quitter en leur promettant un châtiment divin après trois jours.

 

Ibn Mas'ud, Mujahid, Sa'id Ibn Jubayr, Qatada et d'autres tant parmi les anciens que les contemporains ont dit : « Lorsque Jonas quitta les habitants de Ninive, et qu'ils furent convaincus de l'imminence du châtiment, Dieu plaça dans leurs cœurs la résipiscence. Ils mirent alors des frocs, séparèrent chaque bête de ses petits, puis recoururent à Dieu qu'ils invoquèrent en pleurant et en criant dans l'espoir que le châtiment ne s'abatte par sur eux. Ils se lamentèrent, tous, hommes, femmes, enfants ; même les bêtes y allèrent de leurs cris ; ce furent des moments émouvants. Dieu finit par les épargner par Sa puissance et Sa force mais aussi par Sa miséricorde, Sa clémence et Sa compassion et détourna d'eux le châtiment qui était imminent.»

 

C'est pour cela que Dieu dit:

 

«Si seulement il y avait, à part le peuple de Jonas, une cite qui ait cru et à qui sa croyance eut ensuite profité ! » (10, 98) ;

 

c' est-adire, as-tu vu parmi les peuples qui sont passés, une cité qui ait cru dans sa totalité ? Ce qui prouve que cela ne s'est jamais produit. Bien au contraire, ceux qui croyaient ont toujours représenté une minorité comme me dit Dieu :

 

« Et Nous n'avons envoyé aucun avertisseur dans une cité sans que ses gens aisés aient dit : "Nous ne croyons pas au Message avec lequel vous êtes envoyés. » (34, 34) ;

 

« [...] à part le peuple de Jonas, une cité qui ait cru et à qui sa croyance eut ensuite profité ! Lorsqu'i1s eurent cru, Nous leur enlevâmes le châtiment d'ignominie dans la vie présente et leur donnâmes jouissance pour un certain temps. » (10, 98) ;

 

c'est-à-dire qu'ils tous ont cru.

 

Les exégètes ont divergé sur le fait de savoir si leur foi et leur repentir leur seront utiles le jour de la Résurrection et s'ils pourront les mettre à l'abri du châtiment de l'au-delà comme ils les ont sauvés du châtiment dans ce bas monde.

 

Deux avis se dégagent dont le plus plausible est celui affirmant que leur repentir leur sera utile si Dieu le veut et Dieu est me plus Savant. N'est-ce pas Lui qui dit : « Lorsqu'ils eurent cru [ ... ] » ?

 

II dit aussi :

 

« Nous l'envoyâmes ensuite (comme prophète) vers cent mille hommes ou plus. Ils crurent, et Nous leur donnâmes jouissance de la vie pour un temps. » (37, 147-148)

 

Cela laisse entendre qu'il est possible que les gens du peuple de Jonas soient épargnés dans l'au-delà et qu'ils n'y subissent aucun châtiment, et Dieu est plus Savant.

 

Ils étaient incontestablement cent mille au minimum ; mais les exégètes ont divergé sur le nombre qui est au-delà de ces cent mille. Ainsi pour Makhul, il y avait dix mille de plus; de leur coté, at-Tirmidhi, Ibn Jarir et Ibn Abu Hatim ont rapporté que Ubayy Ibn Ka'b a interrogé l'Envoyé de Dieu, sur lui la grâce et la paix, sur cette parole de Dieu : « Et Nous l'envoyâmes ensuite (comme prophète) vers cent mille hommes ou plus », et qu'il lui a répondu : « ils étaient en tout cent vingt mille ». Pour sa part, Ibn 'Abbas a dit : « Ils etaient cent trente mille » et, selon une autre version, « cent trente sept mille ». Quant à Sa'id Ibn Jubayr, il a dit qu'ils étaient « cent quarante mille ».

 

En tout état de cause, lorsque Jonas quitta son peuple, il embarqua sur un bateau et prit la mer. Quelques heures après, une tempête se leva et secoua violemment le bateau très chargé qui faillit couler à plusieurs reprises.

 

Les exégètes disent que les voyageurs se concertèrent entre eux et décidèrent de tirer au sort celui qui sera jeté à la mer pour alléger le poids du bateau. Ils firent la première tentative et Jonas fut désigné par le tirage. Ne voulant pas le jeter à la mer, ils firent une deuxième tentative, mais ce fut une nouvelle fois lui qui fut désigné. Il s'apprêta alors à enlever ses vêtements pour sauter, mais ils l'en empêchèrent et refirent l'opération une troisième fois. Mais cette fois-encore, ce fut lui qui fut désigné par le sort, pour un but voulu par Dieu.

 

Dieu dit :

 

«Jonas était certes du nombre des Messagers. Quand il s'enfuit vers le bateau comble. Il prit part au tirage au sort qui le désigna pour être jeté (à la mer). Le poisson l'avala alors qu'il était blâmable.»

 

En effet, après avoir été désigné par me tirage au sort, Jonas fut jeté par-dessus bord et aussitôt Dieu lui envoya un gros poisson qui l'engloutit. Dieu ordonna au poisson de ne pas manger sa chair et de ne pas broyer ses os, car ce n'était pas une nourriture pour lui. Il l'avala donc et lui fit faire le tour de toutes les mers. On rapporte aussi que ce poisson a été avalé par un autre poisson plus gros que lui.

 

Une fois dans les entrailles du poisson, Jonas crut qu'il était mort; il bougea ses membres et sentit qu'il était encore en vie. Il se prosterna alors et dit : « O Seigneur ! J'ai pris pour Toi un lieu de prière on personne ne t'a jamais adoré! »

 

Les exégètes ont divergé sur la durée de son séjour dans le ventre du poisson. Ash-Shi'bi a dit qu'il fut englouti le matin et rejeté le soir. Qatada a dit, lui, qu'il y resta trois jours ; Ja 'far ali-Sadiq a dit, pour sa part, qu'il y resta sept jours, tandis que Sa'id Ibn Abu aI-Hasan etAbu Malik ont parlé de quarante jours. Mais seul Dieu connait la durée de ce séjour.

 

L'essentiel est que lorsque le poisson s'est mis à lui faire parcourir les fonds des mers houleuses, il entendit les poissons louer le Très Miséricordieux. II entendit jusqu'aux louanges du galet pour Celui qui a fendu le grain et le noyau, le Seigneur des sept Cieux et des sept terres, et ce qu'il y a entre eux et ce qu'il y a sous la terre.

 

Il s'adressa alors à Dieu en disant ce qu'il avait dit, comme l'a rapporté le Maitre de la Majesté et de la Puissance, le Connaisseur du secret et de la confidence et qui éloigne torts et malheurs, Celui qui entend les voix les plus faibles, qui connait les choses cachées les plus infimes et qui répond aux invocations les plus considérables.

 

C'est Lui qui dit dans Son Livre évident, révèle à Son Envoyé fidèle :

 

«Et Dhu an-Nun (Jonas) quand il partit, irrite. Il pensa que Nous N'allions pas l'éprouver. Puis il fit, dans les ténèbres, l'appel que voici : "Pas de divinité à part Toi ! Pureté à Toi ! J'ai été vraiment du nombre des injustes". Nous l'exauçâmes et le sauvâmes de son angoisse. Et c'est ainsi que Nous sauvons les croyants.» (21,87-88) ;

 

«Il pensa que Nous n'allions pas l'éprouver »,

 

c'est-à-dire le mettre dans la gêne.

 

«Puis il fit, dans les ténèbres, l'appel que voici ».

 

Ibn Mas'ud, ainsi qu'Ibn 'Abbas, 'Amru Ibn Maymun, Sa'id Ibn Jubayr, Muhammad Ibn Ka'b, aI-Hasan, Qatuda et ad-Dahhak ont dit qu'il s'agissait de trois ténèbres conjuguées : le ventre du poisson, la mer et l'obscurite de la nuit. Salim Ibn Abu aI-Ja'd a dit pour sa part: « Le poisson a été avalé par un autre poisson et il se trouva dans deux ténèbres en plus des ténèbres de la mer ». Quant à cette parole de Dieu :

 

« S'il n'avait pas été parmi ceux qui glorifient Dieu, il serait demeuré dans son ventre jusqu'au jour où les gens seront ressuscités »,

 

elle signifierait que s'il n'avait pas été de ceux qui obéissaient à Dieu, priaient et mentionnaient le Nom de Dieu fréquemment avant que le poisson ne l'avale, il serait resté dans son ventre. C'est l'opinion d'adDahhak Ibn Qays, Ibn 'Abbas, Abu al-' Aliya, Wahb Ibn Munabbih, Sa'id Ibn Jubayr, ad-Dahhak, As-Suddi, 'Ata' Ibn as-Sa'ib, aI-Hasan al-Basri, Qatada et d'autres encore. Et c'est aussi l'opinion qu'a choisi Ibn Janr. Abu Hurayra a dit : «Il fut rejeté sur la terre nue, et Dieu fit pousser au-dessus de lui un plant de courge, et lui envoya des mouflons sauvages qui venaient manger les insectes de la terre puis l'abreuvaient de leur lait matin et soir, jusqu'à ce qu'il se fortifiât. »

 

Dieu dit :

 

« Nous le jetâmes sur la terre nue »,

 

c'est-adire sur une terre déserte ou il n'y avait aucune végétation ;

 

« indisposé qu'il était »,

 

c'est-à-dire malade et faible. Ibn Mas'ud a dit : « Comme un poussin qui n'a pas de plumes ». Ibn 'Abbas ainsi qu'as-Suddi et Ibn Zayd ont dit : « tel un nouveau né, lorsqu'il vient au monde, le corps nu ».

 

Certains savants ont dit que dans le fait d'avoir fait pousser au-dessus de Jonas un plant de courge, il y a des sagesses importantes ; entre autres, que ses feuilles sont d'une grande douceur, abondantes et fournissent de l'ombre. De même, les mouches ne l'approchaient pas et ses fruits se mangeaient dès qu'ils commençaient a pousser, crus ou cuits, avec ou sans écorce ; sans oublier les nombreux autres bienfaits comme la fortification du cerveau et autres.

 

Dans le hadith d'Abu Hurayra, il est dit que Dieu lui envoyait des mouflons qui l'abreuvaient de leur lait matin et soir. C'est là une miséricorde de Dieu à son égard et c'est pour cela que Dieu dit :

 

« Nous l'exauçâmes et le sauvâmes de son angoisse »,

 

c'est-a-dire de l'affliction et de la gêne dans lesquelles il se trouvait.

 

«Et c'est ainsi que Nous sauvons les croyants » ;

 

c'est-à-dire que Nous ferons cela avec tout croyant qui nous invoque et demande Notre secours. Abu Khalid a rapporté d'après Sa'd, que le Prophète, sur lui la grâce et la paix, a dit : « Celui qui s'adresse avec l'invocation de Jonas sera exaucé ». Abu Sa'id al-Ashai a dit : « Il entend par là : "Et c'est ainsi que Nous sauvons les croyants" ».

 

Rappel des mérites de Jonas, sur lui le salut

 

Dieu dit :

 

« Jonas était certes, du nombre des Messagers » (38, 139).

 

Dieu le cite ainsi parmi les nobles Prophètes, sur eux le salut, dans les sourates 4 Les femmes et 6 Les bestiaux.

 

L'imam Ahmad a rapporté d'après 'Abdullah Ibn 'Abbas: « Il n'est permis à personne de dire que je suis meilleur que Jonas Ibn Mata » Rapporte aussi par al-Bukhari.

 

Al-Bukhari a mentionné, d'après Ibn 'Abbas, que le Prophète, sur lui la grâce et la paix, a dit : « II n'est pas permis à quiconque de dire que je suis meilleur que Jonas Ibn Mata » Rapporté aussi par Ahmad, Muslim et Abu Dawud..

 

On rapporte également dans certains hadiths : « Ne me préférez pas aux autres Prophètes et à Jonas Ibn Mata ». Ceci est une marque de modestie et d'humilité de la part du Prophète, sur lui la grâce et la paix, ainsi que sur tous les autres Prophètes et Messagers.

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents