Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


L'histoire de Moise (Musa) l'interlocuteur de Dieu, sur lui le salut partie 11

Publié par Baladislam sur 11 Juillet 2011, 22:02pm

Catégories : #Les histoires des Prophètes

fond islam (140)

 

Les Enfants d'Israël demandent à voir Dieu

 

Dieu dit :

 

« Et Nous donnâmes à Moïse rendez-vous pendant trente nuits, et Nous les complétâmes par dix, de sorte que le temps fixé par son Seigneur se termina au bout de quarante nuits. Et Moïse dit à Aaron son frère : "Remplace-moi auprès de mon peuple, et agis en bien,et ne suis pas le sentier des corrupteurs." Et lorsque Moïse vint à Notre rendez-vous et que son Seigneur lui eut parlé, il dit : "O mon Seigneur, montre-Toi à à moi pour que je Te voie !" Il dit : "Tu ne Me verras pas ; mais regarde le mont: S'il tient en place, alors tu Me verras." Mais lorsque son Seigneur Se manifesta au Mont, Il le pulvérisa et Moïse s'effondra foudroyé. Lorsqu'il se fut remis, il dit : "Gloire à Toi ! A Toi je me repens ; et je suis le premier des croyants." Et (Dieu) dit : "O Moïse, Je t'ai préféré à tous les hommes, par Mes messages et par Ma parole. Prends donc ce que Je te donne, et sois du nombre des reconnaissants." Et Nous écrivîmes pour lui, sur les Tablettes, une exhortation concernant toute chose, et un exposé détaillé de toute chose. "Prends-les donc fermement et recommande à ton peuple d'en adopter le Meilleur. Bientôt Je vous ferai voir la demeure des pervers. J'écarterai de Mes signes ceux qui, sans raison, s'enflent d'orgueil sur Terre." Même s'ils voyaient tous les miracles, ils n'y croiraient pas. Et s'ils voient le bon sentier, ils ne le prennent pas comme sentier. C'est qu'en vérité ils traitent de mensonges Nos preuves et ils ne leur accordent aucune attention. Et ceux qui traitent de mensonges Nos preuves ainsi que la rencontre de l'au-delà, leurs œuvres sont vaines. Seraient-ils rétribués autrement que selon leurs œuvres ? » (7, 142-147)

 

Un groupe de savants parmi les pieux anciens (salaf) dont Ibn 'Abbas, Masrfiq et Mujahid ont dit que les trente nuits représentent tout le mois de Dhul-Qi'da et elles furent complétées par dix nuits du mois de Dhul-Hijja. Ainsi, disent-ils, Il fut interpellé par Dieu le jour du Sacrifice. C'est le même jour, ajoutent-ils, ou Dieu compléta à Muhammad, sur lui la grâce et la paix, Sa religion et fit établir Sa preuve et Ses arguments. Lorsque Moïse compléta le terme de son rendez-vous, il était en état de jeûne ; il avait, d'ailleurs, jeûné durant toute la période d'attente. A la fin du mois de jeûne, il prit, dit-on, une écorce d'arbre et la mâcha afin de se donner une bonne haleine. Dieu lui ordonna, cependant, de jeûner dix jours supplémentaires. Sa période d'attente fut donc de quarante nuits. Après avoir pris la décision de partir au rendez-vous, il demanda à son frère bien-aimé, l'auguste et vénérable Aaron, son assistant dans sa mission, de le remplacer parmi son peuple. Il lui laissa des recommandations et lui donna des ordres, sans que cela ne soit en contradiction avec le rôle éminent d'Aaron en tant que Prophète. Dieu dit ensuite :

 

«Et lorsque Moïse vint à Notre rendez-vous »,

 

c'est-à-dire le jour ou il lui fut ordonne de venir.

 

« [ ...] et que son Seigneur lui eut parlé » ;

 

c'est-à-dire qu'Il lui parla derrière un voile, mais Il lui fit entendre Sa voix et Son appel et Il le rapprocha de Lui, et c'est là, un degré élevé, un statut sublime et une place éminente acquise par ce noble Prophète, que Dieu lui accorde Ses bénédictions et Son salut en ce bas monde et dans l'autre.

 

Après avoir acquis ce statut élevé et ce degré supérieur et après avoir entendu l'appel de Dieu, il demanda à ce que le voile soit levé. Il dit alors au Tout-Puissant, Celui que les regards ne peuvent saisir, Celui dont les preuves sont probantes :

 

« "O mon Seigneur, montre-Toi à moi pour que je Te voie !" Il dit : "Tu ne Me verras pas !" ».

 

Il lui montra ensuite qu'il ne pourrait pas supporter Sa vision, car ses facultés humaines ne le lui permettaient pas; d'ailleurs le mont plus solide et plus résistant qu'un être humain n'a pas pu résister lorsque le Miséricordieux rayonna son éclat sur lui. C'est pour cela qu'Il lui dit :

 

« [ …] mais regarde le mont: s'il tient en place, alors tu Me verras ».

 

Dans les livres anciens, on rapporte que Dieu dit à Moïse : « O Moïse, nul être vivant ne peut Me voir sans mourir et nulle chose solide ne peut Me voir sans se pulveriser ».

 

On rapporte dans les deux Recueils Authentiques, d'après Abu Musa, que le Prophète, sur lui la grâce et la paix, a dit : « Son voile est fait de lumière » ; et dans une autre version : « [ ...] de feu; s'Il se manifestait, les lumières de Son visage brilleraient tout ce qu'embrasserait Sa vue ».

 

Ibn 'Abbas a dit pour expliquer le verset

 

« Les regards ne peuvent l'atteindre » :

 

« Il s'agit de Sa lumière qui, en se manifestant à n'importe quelle chose, la pulvériserait ».

 

C'est pour cela que Dieu dit :

 

« Mais lorsque son Seigneur Se manifesta au mont, Il le pulvérisa, et Moïse s'effondra foudroyée Lorsqu'il se fut remis, il dit : "Gloire à Toi ! A Toi je me repens; et je suis le premier des croyants."» (7, 143)

 

Mujahid a dit à propos de cette parole:

 

« [ ...] mais regarde le mont: s'il tient en place, alors tu Me verras » :

 

« C'est-a-dire que le mont est plus solide et plus résistant que toi » et, lorsque son Seigneur se manifesta a ce mont, il ne résista pas et se pulvérisa entièrement. Voyant cela, Moise s'effondra foudroyé.

 

Quant a as-Suddi, il a dit, citant 'Ikrima et Ibn 'Abbas: « Le degré de Sa manifestation (c'est-à-dire de Sa puissance) ne dépassa pas la taille du petit doigt (l'auriculaire). » Et cela pulvérisa quand même le mont, c'est-a-dire le transforma en terre.

 

« Et Moise tomba foudroyé »,

 

c'est-a-dire qu'il perdit connaissance. Qatada a dit : « Il mourut ».

 

Mais le premier avis est plus juste conformément a ce que Dieu dit :

 

« Lorsqu'il se fut remis [ ... ] ».

 

En effet, on se remet d'une perte de connaissance. Il dit :

 

« Gloire à Toi ! ».

 

Il s'agit la d 'une exclamation de glorification, de sanctification et d'exaltation montrant qu'aucune créature n'est en mesure de voir Dieu dans Sa Toute-Puissance.

 

« A Toi je me repens » ;

 

c'est-a-dire : je ne demanderai plus de Te voir.

 

« [ ... ] et je suis le premier des croyants »,

 

à croire qu'aucun être vivant ne Te verra sans mourir et qu'aucune chose aussi résistante soit-elle ne Te verra sans être pulvérisée.

 

Dans les deux Sahih, on rapporte, d'après Abu Sa'id alKhudhri, que l'Envoyé de Dieu, sur lui la grâce et la paix, a dit : « Ne me préférez aux autres Prophètes ; car lorsque les gens seront foudroyés le jour de la Résurrection, je serai le premier à reprendre connaissance et je trouverai Moise se tenant à l'un des pieds du Trône. Je ne sais pas s'il avait repris connaissance avant moi ou s'il avait été exempté du foudroiement parce qu'il avait été foudroyé sur le mont Tur. »

 

Toujours dans les Sahih, on rapporte que Dieu a écrit la Thora à l'intention de Moïse de Sa propre main. Il s'y trouve des exhortations a éviter le péché et un détail de tout ce dont les Enfants d'Israël avaient besoin en matière de licite et d'illicite.

 

«Prends-les donc fermement [...]»,

 

c'est-a-dire avec détermination et intention sincère et résolue.

 

« [ ...] Et commande à ton peuple d'en adopter le Meilleur » ;

 

c'est-à-dire: qu'ils la mettent en application de la meilleure façon.

 

« [ ...] Bientôt Je vous ferai voir la demeure des pervers »,

 

c'est-à-dire : Je vous ferai voir le sort de ceux qui Me désobéissent, qui s'opposent à Mes commandements et refusent de croire en Mes messagers.

 

« J'écarterai de Mes signes [...] »,

 

c'est-à-dire qu'ils ne sauraient les comprendre, les méditer, et en saisir le sens et la sagesse.

 

« [ ...] Ceux qui, sans raison, s'enflent d'orgueil sur Terre. Même s'ils voyaient tous les miracles, ils n'y croiraient pas» ;

 

c'est-a-dire même s'ils voient tous les miracles et tous les prodiges, ils ne seraient pas enclins à les suivre.

 

« [ ... ] Et s'ils voient le bon sentier, ils ne le prennent pas comme sentier »,

 

ils ne s'y engageraient pas même en sachant qu'il s'agit de la Voie droite.

 

« Mais s'ils voient le sentier de l'erreur, ils le prennent comme sentier. C'est qu'en vérité ils traitent de mensonges Nos preuves » ;

 

c'est-à-dire : Nous les avons détournés de Nos signes parce qu'ils les ont niés, ignorés, et qu'ils ont négligé de les méditer.

 

«Et ceux qui traitent de mensonges Nos preuves ainsi que la rencontre de l'au-delà, leurs œuvres sont vaines. Seraient-ils rétribués autrement que selon leurs œuvres ? »

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents