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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


L'histoire de Moise (Musa) l'interlocuteur de Dieu, sur lui le salut partie 13

Publié par Baladislam sur 25 Juillet 2011, 22:03pm

Catégories : #Les histoires des Prophètes

fond islam (171)

 

La rencontre de Moise et d'al-Khidhr, sur eux le salut

 

Dieu dit :

 

« (Rappelle-toi) quand Moïse dit à son serviteur : "Je n'arrêterai pas avant d'avoir atteint le confluent des deux mers, dusse-je marcher de longues années". Puis, lorsque tous deux eurent atteint le confluent, ils oublièrent leur poisson qui prit alors librement son chemin dans la mer. Puis, lorsque tous deux eurent dépassé [cet endroit,] il dit à son serviteur : "Apporte-nous notre déjeuner : nous avons rencontré de la fatigue dans notre présent voyage." [Le serviteur lui] dit : "Quand nous avons pris refuge près du rocher, vois-tu, j'ai oublie le poisson -le diable seul m'a fait oublier de (te) le rappeler -et il a curieusement pris son chemin dans la mer." [Moïse] dit : "Voila ce que nous cherchions". Puis, ils retournèrent sur leurs pas, suivant leurs traces. Ils trouvèrent l'un de Nos serviteurs à qui Nous avions donné une grâce de Notre part, et à qui Nous avions enseigné une science émanant de Nous. Moïse lui dit : "Puis-je te suivre, à la condition que tu m'apprennes de ce qu'on t'a appris concernant une bonne direction ?" [L'autre] dit : "Vraiment, tu ne pourras jamais être patient avec moi. Comment endurerais-tu sur des choses que tu n'embrasses pas par ta connaissance ?" [Moïse] lui dit : "Si Dieu veut, tu me trouveras patient; et je ne désobéirai à aucun de tes ordres." "Si tu me suis, dit [l'autre] ne m'interroge sur rien tant que je ne t'en aurai pas fait mention". Alors les deux partirent. Et après qu'ils furent montes sur un bateau, l'homme y fit une brèche. [Moïse] lui dit : "Est-ce pour noyer ses occupants que tu l'as ébréché ? Tu as commis, certes, une chose monstrueuse !" [l'autre] répondit : "N'ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie ?" "Ne t'en prends pas a moi, dit [Moïse,] pour un oubli de ma part; et ne m'impose pas de grande difficulté dans mon affaire." Puis ils partirent tous deux et quand ils eurent rencontré un enfant, [l'homme] le tua. Alors [Moïse] lui dit : "As-tu tué un être innocent qui n'a tué personne? Tu as commis, certes, une chose affreuse !" [l'autre] lui dit : "Ne t'ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie ?" "Si, après cela, je t'interroge sur quoi que ce soit, dit [Moïse] alors ne m'accompagne plus. Tu seras alors excuse de te séparer de moi." Ils partirent donc tous deux et quand ils furent arrivés à un village habité, ils demandèrent à manger à ses habitants ; mais ceux-ci refusèrent de leur donner l'hospitalité. Ensuite, ils y trouvèrent un mur sur le point de s'écrouler. L'homme Il redressa. Alors [Moïse] lui dit : "Si tu voulais, tu aurais bien pu réclamer pour cela un salaire." "Ceci [marque] la séparation entre toi et moi, dit [l'homme]. Je vais t'apprendre l'interprétation de ce que tu n'as pu supporter avec patience. Pour ce qui est du bateau, il appartenait a des pauvres gens qui travaillaient en mer. Je voulais donc le rendre défectueux, car il y avait derrière eux un roi qui saisissait de force tout bateau. Quant au garçon, ses père et mère étaient des croyants ; nous avons craint qu'il ne leur imposât la rébellion et la négation. Nous avons donc voulu que leur Seigneur leur accordât en échange un autre [enfant] plus pur et plus affectueux. Et quant au mur, il appartenait a deux garçons orphelins de la ville, et il y avait dessous un trésor à eux ; et leur père était un homme vertueux. Ton Seigneur a donc voulu que tous deux atteignent leur maturité et qu'ils extraient, [eux-mêmes] leur trésor, par une miséricorde de ton Seigneur. Je ne l'ai d'ailleurs pas fait de mon propre chef. Voila l'interpretation de ce que tu n'as pas pu endurer avec patience." »

 

Al-Bukhari a rapporté, d'après Sa'id Ibn Jubayr qu'il avait dit à Ibn 'Abbas: «Nufa al-Bakali prétend que Moïse, le compagnon d'al-Khidhr n'est pas le Moïse des Enfants d'Israël. » Ibn 'Abbas répondit : « Il ment, l'ennemi de Dieu ! Ubayy Ibn Ka'b nous a rapporté qu'il a entendu l'Envoyé de Dieu, sur lui la grâce et la paix, dire: "Alors qu'il prêchait un jour au milieu des Enfants d'Israël, il fut demandé à Moïse quel était l'homme le plus savant. Il répondit que c'était lui. Dieu le blâma alors pour ne pas avoir dit que Seul Dieu le savait, et Il lui révéla qu'il y avait, dans le confluent des deux mers, un de Ses serviteurs plus savant que lui. Moïse lui dit : "O Seigneur, comment pourrais-Je le rencontrer ?" Il lui répondit : "Prends avec toi un poisson que tu mettras dans un panier et dirige-toi vers le confluent des deux mers. La où tu perdras le poisson, tu le trouveras." Moïse prit donc un poisson, le mit dans un panier et partit à la quête du serviteur de Dieu, accompagné de son jeune disciple Josué fils de Nûn. Arrivés près d'un un rocher, ils s'arrêtèrent et s'endormirent. A leur réveil, ils ne s'aperçurent pas que le poisson s'était échappé et avait pris la mer. Ce n'est qu'après avoir marche le reste de la journée et toute la nuit que Moïse dit à son disciple:

 

"Apporte-nous notre déjeuner : nous avons rencontré de la fatigue dans notre présent voyage" (18, 62).

 

Moïse n'éprouva de la fatigue qu'après avoir dépassé l'endroit ou Dieu lui avait ordonné de se rendre. Son disciple lui dit :

 

"Quand nous avons pris refuge près du rocher, vois-tu, j'ai oublié le poisson -le diable seul m'a fait oublier de (te) le rappeler -et il a curieusement pris son chemin dans la mer" (18, 63).

 

L'Envoyé de Dieu, sur lui la grâce et la paix, a dit : "Le poisson fila comme un mirage et Moïse et son disciple en furent étonnés. Moïse dit :

 

"Voila ce que nous cherchions". Puis, ils retournèrent sur leurs pas, suivant leurs traces." (18, 64).

 

L'Envoyé de Dieu, sur lui la grâce et la paix, a dit : "Ils revinrent sur leurs pas jusqu'au rocher ou ils trouvèrent un homme enveloppé d'un vêtement. Moïse lui dit : "Que la paix soit sur toi !", et cet homme (al-Khidhr) lui répondit : "Et comment trouver la paix sur ta Terre?'' Moïse lui dit : "Je suis Moïse". L'homme lui dit: 'Moïse des Enfants d'Israël?' 'Oui', répondit Moïse qui ajouta : 'Je suis venu à toi afin que tu m'enseignes ce qu'on t'a enseigné comme bonne direction'. L'autre lui dit :

 

'Vraiment, tu ne pourras jamais être patient avec moi' (18, 67).

 

II ajouta : '0 Moïse, je possède une science venant de Dieu qu'Il m'a donnée et que tu ne connais pas et tu possèdes une science venant de Dieu qu'Il t'a donnée et que je ne connais pas.' Moïse lui dit :

 

'Si Dieu veut, tu me trouveras patient; et je ne désobéirai a aucun de tes ordres' (18, 69).

 

AI-Khidhr lui dit :

 

'Si tu me suis, ne m'interroge sur rien tant que je ne t'en aurai pas fait mention' (18, 70).

 

Ils partirent alors le long de la cote et virent un bateau qui s'apprêtait à prendre la mer; al-Khidhr appela les marins qui le reconnurent et les prirent avec eux bénévolement. Mais dès qu'ils furent à bord, al-Khidhr prit une hache et se mit à y faire une brèche dans sa coque. Moïse, étonné, lui dit : 'Comment? lIs nous ont transportés bénévolement et tu leur fais une brèche dans leur bateau?'

 

'Est-ce pour noyer ses occupants ? Tu as commis, certes, une chose monstrueuse !' Il lui dit : 'N'ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie ?' 'Ne t'en prends pas à moi, dit (Moïse) pour un oubli de ma part; et ne m'impose pas de grande difficulté dans mon affaire'."

 

L'Envoyé de Dieu, sur lui la grâce et la paix, a dit : "La première fut un oubli de la part de Moïse. Puis un oiseau vint et se posa sur le bord du bateau avant de prendre de l'eau de mer avec son bec. Al-Khidhr dit alors à Moïse: 'Ma science et la tienne ne sont, par rapport à la science de Dieu, que l'équivalent de la quantité d'eau que cet oiseau a prélevé de la mer'. Ils descendirent ensuite du bateau et marchèrent le long du littoral. Ils virent alors un garçon qui jouait avec d'autres garçons. Al-Khidhr alla vers lui, le prit dans ses mains et l'étrangla. Moïse lui dit :

 

'As-tu tué un être innocent qui n'a tué personne ? Tu as commis certes, une chose affreuse !' (18, 74).

 

(L'autre) lui dit : 'Ne t'ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie ?' (18, 75)

 

Il répondit, avec plus de vigueur et de conviction que la première fois :

 

'Si, après cela, je t'interroge sur quoi que ce soit, alors ne m'accompagne plus. Tu seras alors excusé de te séparer de moi.' Ils reprirent ensuite leur chemin ; et quand ils furent arrivés à un village habité, ils demandèrent à manger à ses habitants, mais ceux-ci refusèrent de leur donner l'hospitalité. Ensuite, ils y trouvèrent un mur sur le point de s'écrouler. L'homme le redressa." (18, 77)

 

Moïse qui ne comprenait pas cette attitude d'al-Khidhr envers des gens qui avaient refusé de leur donner l'hospitalité, dit à celui-ci :

 

"Si tu voulais, tu aurais bien pu réclamer pour cela un salaire." "Ceci (marque) la séparation entre toi et moi, dit l('homme). Je vais t'apprendre l'interprétation de ce que tu n'as pu supporter avec patience."

(18, 78)

 

L'Envoyé de Dieu, sur lui la grâce et la paix, ajouta : "Nous aurions souhaité que Moïse fasse preuve d'un peu plus de patience, jusqu'à ce que Dieu nous relate leurs récits." »

 

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