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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


L'histoire de Moise (Musa) l'interlocuteur de Dieu, sur lui le salut partie 2

Publié par Baladislam sur 2 Mai 2011, 22:01pm

Catégories : #Les histoires des Prophètes

fond islam (96)

 

Dieu parle ensuite des causes qui ont pousse Moïse à quitter l'Égypte et à s'établir à Madyan durant un temps convenu entre lui et son beau-père. Puis sont évoqués son départ de Madyan et son entretien avec Dieu.

 

Dieu dit :

 

« II entra dans la ville à un moment d'inattention de ses habitants ».

 

Ibn 'Abbas, Sa'id Ibn Jubayr, 'Ikrima, Qatada et as-Suddi ont dit que cela se passa au milieu de la journée. Ibn 'Abbas a dit dans une autre version que cela eut lieu la nuit.

 

« Il y trouva deux hommes qui se battaient, l'un était de ses partisans »,

 

c'est-à -dire un juif,

 

«et l'autre de ses adversaires »,

 

c'est-a-dire un copte. C'est l'avis d'Ibn 'Abbas, Qatada, d'as-Suddi et Muhammad Ibn Ishaq.

 

« L'homme de son parti l'appela au secours contre son ennemi » :

 

Moïse avait force et influence, car il était le fils adoptif de Pharaon et il avait grandi dans son palais ; et les Juifs avaient acquis puissance et notoriété, car ils. avaient recueilli et allaité Moïse et étaient donc ses oncles de lait. Ainsi lorsque le juif appela Moïse à son secours contre le copte, i1 répondit à son appel

 

« et lui donna un coup de poing qui l'acheva ».

 

Mujahid a dit qu'il lui a donné un coup de poing ; Qatada a dit que ce fut plutôt un coup de bâton. Le copte était certes un négateur polythéiste, mais Moïse ne voulait pas le tuer ; il voulait simplement Il réprimander et l'empêcher d'agresser un homme de son peuple.

 

Malgré cela, Moïse dit :

 

« Cela est l'œuvre du diable. C'est vraiment un ennemi, un égareur évident. Il dit : "Seigneur, je me suis fait du tort à moi-même ; pardonne-moi". Et Il lui pardonna. C'est Lui vraiment le Pardonneur, le Miséricordieux ! Il dit : "Seigneur, grâce aux bien faits dont Tu m'as comblé, jamais je ne soutiendrai les criminels". Le lendemain matin, il se trouva en ville, craintif et regardant autour de lui, quand voila que celui qui lui avait demandé secours la veille, l'appelait à grands cris. Moïse lui dit : "Tu es certes un provocateur déclaré". Quand il voulut porter un coup à leur ennemi commun, il (l'israélite) dit : "O Moïse, veux-tu me tuer comme tu as tué un homme hier ? Tu ne veux être qu'un tyran sur terre ; et tu ne veux pas être parmi les bienfaiteurs". Et c'est alors qu'un homme vint du bout de la ville en courant et dit : "O Moïse, les notables sont en train de se concerter à ton sujet pour te tuer. Quitte (Il ville). C'est le conseil que je te donne".Il sortit de là, craintif, regardant autour de lui. Il dit : "Seigneur, sauve-moi de (ce) peuple injuste !" »(28, 15-21)

 

Le lendemain, Moïse craignit que Pharaon et les notables n'apprennent qu'il avait tué un copte la veille pour venir au secours d'un juif. S'ils l'apprenaient, leurs doutes se renforceraient quant à l'origine juive de Moïse et cela pourrait avoir de graves conséquences. Il marchait donc dans les ruelles de la ville

 

«craintif et regardant autour de lui ».

 

Tout à coup, l'israélite qu'il avait secouru la veille l'appela à grands cris pour le secourir contre un autre copte. Moïse l'admonesta alors et lui reprocha sa tendance au mal et à la dispute. Il lui dit:

 

«Tu es certes un provocateur déclaré ».

 

Ensuite, Moïse se précipita sur le copte qui était son ennemi et celui de l'israélite, pour l'empêcher de faire du mal à ce dernier. Le copte dit alors :

 

« O Moïse, veux-tu me tuer comme tu as tué un homme hier ? Tu ne veux être qu'un tyran sur terre; et tu ne veux pas être parmi les bienfaiteurs ».

 

Certains exégètes ont dit que ce sont ici les propos de l'israélite car il avait vu ce que Moïse avait fait la veille au copte, et il croyait qu'il allait le frapper a cause de sa conduite. Le copte sut alors ce qui s'était passé la veille, et alla dénoncer Moise à Pharaon. C'est Ià l'opinion admise généralement par les commentateurs. Il est cependant probable que ces propos soient dus au copte qui, voyant Moïse se diriger vers lui, prit peur et lui dit cela en supposant que c'était peut-être lui le meurtrier du copte tué la veille. Il se peut aussi qu'il ait compris cela en entendant l'israélite appeler Moïse a son secours. Et Dieu est le plus Savant. Quoi qu'il en soit, informé du forfait de Moïse, Pharaon envoya ses hommes à sa recherche. Mais, un homme qui voulait du bien à Moïse les précéda et

 

«vint du bout de la ville en courant ».

 

Il lui dit :

 

« O Moise, les notables sont en train de se concerter à ton sujet pour te tuer. Quitte (la ville). C'est le conseil que je te donne ».

 

Dieu dit en suite :

 

«Il sortit de là, craintif, regardant autour de lui» ;

 

c'est-a-dire qu'il sortit précipitamment de la capitale d'Égypte sans savoir ou il allait et quel chemin prendre en disant :

 

« Seigneur, sauve-moi de (ce) peuple injuste ! Et lorsqu'il se dirigea vers Madyan, il dit : "Je souhaite que mon Seigneur me guide sur la voie droite". Et quand il fut arrivé au point d'eau de Madyan, il y trouva un attroupement de gens abreuvant (leurs bêtes) et il trouva aussi deux femmes se tenant à l'écart et retenant (leurs bêtes). Il dit : "Que voulez-vous ?" Elles dirent : "Nous n'abreuverons que quand les bergers seront partis ; et notre père est fort âgé. Il abreuva (les bêtes) pour elles puis retourna à l'ombre et dit: "Seigneur, j'ai grand besoin du bien que tu feras descendre vers moi." »(28, 22-24)

 

Dieu rappelle ici la sortie précipitée de son Messager de la terre d'Égypte. Il avait peur et regardait de tous les cotés, de peur que les soldats de Pharaon ne le voient et ne le capturent. II ne savait pas ou aller, car il n'avait jamais quitte l'Égypte.

 

« Et Iorsqu'il se dirigea vers Madyan, il dit : "Je souhaite que mon Seigneur me guide sur la voie droite" » ;

 

c'est-à-dire, pourvu que ce chemin me mène là où je serai en sécurité. Et il en fut ainsi, puisqu'il atteignit son but.

 

« Et quand il fut arrivé au point d'eau de Madyan » :

 

il s'agissait d'un puits et Madyan était la ville ou avait vécu le peuple de Shu'ayb, sur lui le salut, les gens d'al-Ayka. Leur extermination a eu lieu avant l'époque de Moïse, selon une version des exégètes. Arrivé au point d'eau,

 

« il y trouva un attroupement de gens abreuvant (leurs bêtes) et il trouva aussi deux femmes se tenant à l'écart et retenant leurs bêtes ».

 

Les gens du Livre prétendent qu'elles étaient sept filles, or c'est une erreur de leur part car même s'il est possible que ces deux filles aient cinq sœurs, elles n'étaient pas venues avec elles abreuver les bêtes.

 

« II dit : "Que voulez-vous ?" Elles dirent : "Nous n'abreuverons que quand les bergers seront partis ; et notre père est fort âgé » ;

 

c'est-à-dire : nous ne pourrons abreuver nos bêtes que lorsque les bergers seront partis, car nous sommes sans défense et nous ne faisons cela que parce que notre père est fort âgé et faible. Dieu dit :

 

«Il abreuva (les bêtes) pour elles ».

 

Les exégètes ont dit : Lorsque les bergers finissaient de donner à boire à leurs bêtes, ils avaient pour habitude de mettre une grosse pierre sur l'ouverture du puits ; après leur départ, les deux filles donnaient à boire a leurs bêtes l'eau qui restait dans les abreuvoirs. Or, ce jour-là, Moise enleva cette pierre tout seul, abreuva le troupeau des deux filles avant de remettre la pierre à sa place. Le commandeur des croyants 'Umar a dit : « II fallait dix hommes pour déplacer cette pierre ». Moïse alla ensuite se reposer sous l'ombre d'un arbre de jonc. Ibn Jabir a rapporté, d'après Ibn Mas'ud, qu'il regardait cet arbre verdoyant s'agiter et dit :

 

«Seigneur, j'ai grand besoin du bien que Tu feras descendre vers moi ».

 

Ibn 'Abbas a dit : « Il alla de l'Égypte jusqu'à Madyan sans manger autre chose que des légumes et des feuilles d'arbre. Pieds nus, il s'assit à l'ombre de l'arbre, lui, l'élu de Dieu parmi ses serviteurs, le ventre collé au dos, tellement la faim le tenaillait. La couleur verte des légumes qu'il mangeait se reflétait dans son ventre et il avait un grand besoin ne serait ce que d'une moitié de datte ».

 

'Ata' Ibn as-Sa'ib a dit que lorsqu'il a dit :

 

« "Seigneur, j'ai grand besoin du bien que Tu feras descendre vers moi", l'une des deux filles l'entendit : "Puis l'une des deux femmes vint à lui, d'une démarche timide, et lui dit: 'Mon père t'appelle pour te récompenser d'avoir abreuvé (nos bêtes) pour nous.' Et quand il fut venu auprès de lui et qu'il lui eut raconté son histoire, il (le vieillard) dit : 'N'aie aucune crainte : tu as échappé aux gens injustes'. L'une d'elles dit : "O mon père, engage-le (à ton service) moyennant salaire, car le meilleur à engager c'est celui qui est fort et digne de confiance". Il dit : "Je voudrais te marier à l'une de mes deux filles que voici, à condition que tu travailles à mon service durant huit ans. Si tu achèves dix (années), ce sera de ton bon gré ; je ne veux cependant rien t'imposer d'excessif. Tu me trouveras, si Dieu le veut, du nombre des gens de bien". "C'est (conclu) entre toi et moi, dit (Moïse). Quel que soit celui des deux termes que je m'assigne, il n'y aura nulle pression sur moi. Et Dieu est Garant de ce que nous disons." » (28, 25-28)

 

Lorsque Moise, sur lui le salut, s'assit à l'ombre de l'arbre et dit :

 

« Seigneur, j'ai grand besoin du bien que Tu feras descendre vers moi »,

 

les deux femmes l'entendirent et retournèrent auprès de leur père. On rapporte que ce dernier leur demanda pourquoi elles étaient revenues plus tôt qu'à l'ordinaire, elles lui racontèrent alors ce qui s'était passé avec Moise, sur lui le salut. Il demanda à l'une d'elles de le faire venir.

 

« L'une des deux femmes vint à lui, d'une démarche timide»;

 

c'est-a-dire à la manière des femmes nobles. 'Umar, que Dieu l'agrée, a dit : « Elle se couvrait le visage avec le manche de sa chemise».

 

« Elle dit : "Mon père t'appelle pour te récompenser d'avoir abreuvé (nos bêtes) pour nous" ».

 

Elle a dit cela afin que ses propos ne soient pas équivoques. Cela est une preuve de sa grande pudeur.

 

« Et quand il fut venu auprès de lui et qu'il lui eut raconté son histoire »,

 

c'est-à-dire sa fuite précipitée par crainte de Pharaon et de ses soldats ; le vieillard lui dit alors :

 

« N'aie aucune crainte : tu as échappé aux gens injustes »,

 

c'est-à-dire : tu n'es plus à leur merci, puisque tu n'es plus sous l'autorité de leur pouvoir et de leur État. Les exégètes ont divergé sur l'identité de ce vieillard ; ainsi a-t-on rapporté qu'il s'agissait du Prophète Shu'ayb, sur lui le salut, lui-même. Cette opinion est la plus courante, et elle a été avancée notamment par al-Hasan al-Basri et Malik Ibn Anas. Un hadith dont la chaine de transmission est discutable affirme la même chose.

 

D'autres ont soutenu que Shu'ayb a vécu longtemps après la disparition de son peuple et a rencontré Moise à qui il donna sa fille en mariage. Ibn Abu Hatim ainsi que d'autres traditionalistes ont rapporté, d'après al-Hasan al-Basri, que ce vieillard s'appelait réellement Shu'ayb et était responsable de l'eau au sein de son peuple, mais il ne s'agissait pas du Prophète Shu'ayb, le compagnon des Madyanites. On rapporte aussi qu'il s'appelait Jethro, comme le rapportent les gens du Livre, et qu'il était le grand prêtre et le sage de Madyan. Ibn 'Abbas et Abu 'Ubayda Ibn'Abdullah ont dit qu'il s'appelait Jethro; Abu 'Ubayda a ajouté qu'il était le neveu de Shu'ayb, et Ibn 'Abbas a ajoute qu'il était l'homme de Madyan.

 

L'essentiel est qu'après l'avoir accueilli, héberge et après avoir écouté les péripéties de sa fuite, il apaisa les craintes de Moïse en lui annonçant qu'il était maintenant à l'abri. C'est alors qu'une des filles du vieillard dit à son père :

 

« 0 mon père, engage-le (à ton service) » ;

 

c'est-à-dire pour qu'il mène paitre tes moutons ; elle fit son éloge en disant de lui qu'il etait fort et digne de confiance. 'Umar, Ibn 'Abbas, Ie juge Shurayn, Abu Malik, Qatada, Muhammad Ibn Isnaq et d'autres ont dit : « Lorsqu'elle a fait l'éloge de Moïse, son père lui a dit : "Comment sais-tu cela ?" elle répondit : "Il a soulevé un rocher qui ne peut l'être que par dix hommes ; en outre, tandis que je le conduisais chez nous, il m'a dit : marche derrière moi et si tu vois que je ne suis pas le bon chemin, indique-le-moi en me jetant de petits cailloux vers la direction a suivre." »

 

Ibn Mas'ud a dit : «Les plus perspicaces des gens sont au nombre de trois: l'homme qui acheta Joseph, alors enfant, et qui a dit à son épouse : "Accorde-lui une généreuse hospitalité" ; la femme qui a dit au sujet de Moïse : "0 mon père, engage-le (à ton service) moyennant salaire, car le meilleur à en gager c'est celui qui est fort et digne de confiance" ; et Abu Bakr lorsqu'il confia le califat après lui à 'Umar." »

 

« II dit : "Je voudrais te marier à l'une de mes deux filles que voici, à condition que tu travailles à mon service durant huit ans. Si tu achevés dix (années), ce sera de ton plein gré ; je ne veux cependant rien t'imposer d'excessif. Tu me trouveras, si Dieu le veut, du nombre des gens de bien." »

 

Les disciples d'Abu Hanifa s'appuient sur cette partie de ce verset

 

« l'une de mes deux filles que voici »

 

-pour affirmer qu'il est permis de dire: «Je te vends un de ces deux esclaves ou un de ces deux vêtements ou autre chose du même genre ».

 

Mais cela est discutable.

 

Dieu dit ensuite :

 

« C'est (conclu) entre toi et moi, dit (Moise). Quel que soit celui des deux termes que je m'assigne, et il n'y aura nulle pression sur moi. Et Dieu est Garant de ce que nous disons. »(28, 28)

 

Moïse a accepté la proposition de son futur beau-père en son âme et conscience et a pris Dieu comme Garant de ce qu'ils ont convenu ensemble. Mieux encore, il a respecté pleinement son engagement, c'est-à-dire en restant dix ans et non huit à son service.

 

Al-Bukhari a rapporté, d'après Saïd Ibn Jubayr: «Un juif de Hira m'a interrogé pour savoir si Moïse était resté dix ou huit ans, je lui ai répondu que je ne savais pas mais que j'allais interroger à ce sujet l'érudit des Arabes, Ibn 'Abbas. Quand j'ai posé la question à ce dernier il m'a répondu que Moïse avait accompli le délai le plus long et le meilleur, car lorsqu'un Messager de Dieu dit quelque chose, il s'y tient. » Rapporte aussi par an-Nasa'i.

 

Ibn Jarir a rapporté, d'après Ibn 'Abbas, que l'Envoyé de Dieu, sur lui la grâce et la paix, a dit : « J'ai demandé à Gabriel: "Laquelle des deux durées Moïse a-t-il accomplie ?" Il m'a répondu : "La plus complète et la plus achevée" » Rapporté aussi par al-Bazzar.

 

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