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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


L'histoire de Moise (Musa) l'interlocuteur de Dieu, sur lui le salut partie 3

Publié par Baladislam sur 16 Mai 2011, 22:05pm

Catégories : #Les histoires des Prophètes

fond islam (39)

 

Dieu dit ensuite :

 

«Puis, lorsque Moise eut accompli la période convenue et qu'il se mit en route avec sa famille, il vit un feu du cote du Mont. Il dit à sa famille : "Demeurez ici. J'ai vu du feu. Peut-être vous en apporterai-je une nouvelle ou un tison de feu alors que vous vous réchauffiez". Puis quand il y arriva, on l'appela, du flanc droit de la vallée, dans la place bénie, à partir de l'arbre : "O Moise ! C'est Moi Dieu, le Seigneur de l'Univers". Et : "Jette ton bâton" ; Puis, quand il le vit remuer comme si c'était un serpent, il tourna le dos sans même se retourner. "O Moise! Approche et n'aie pas peur ; tu es du nombre de ceux qui sont en sécurité. Introduis ta main dans l'ouverture de ta tunique : elle sortira blanche sans aucun mal. Et serre ton bras contre toi pour ne pas avoir peur. Voila donc deux preuves de ton Seigneur pour Pharaon et ses notables. Ce sont vraiment des gens pervers. » (28, 29-32)

 

Nous avons vu plus haut que Moïse avait accompli la plus complète des périodes convenues d'après la parole de Dieu :

 

« Lorsque Moise eut accompli la période convenue ».

 

D'après Mujahid, il aurait accompli une période de dix ans à laquelle il aurait ajoute dix autres années. Cette parole de Dieu:

 

« et qu'il se mit en route avec sa famille »,

 

veut dire qu'il quitta les terres de son beau-père en direction de l'Égypte pour rendre, selon les exégètes, visite à sa famille sans qu'il soit reconnu. Au cours de ce périple avec sa famille et ses enfants, il perdit le chemin par une nuit obscure et froide ; c'est alors qu'il aperçut un feu qui scintillait du versant droit du mont Thor. Il dit à sa famille :

 

« Demeurez ici. J'ai vu un feu ».

 

C'est comme si ce feu et Dieu est plus Savant -n'était vu que par Moïse, car ce feu était en réalité la lumière de la Vérité et il ne sied pas à n'importe qui de la discerner.

 

«Peut-être vous apporterai-je une nouvelle »,

 

c'est-a-dire que je pourrai peut-être trouver une personne qui nous indiquera le bon chemin.

 

« Ou un tison de feu afin que vous vous réchauffiez»

 

cela montre qu'ils s'étaient égarés du chemin par une nuit froide et obscure selon l'autre verset :

 

«Le récit de Moise t'est-il parvenu? Lorsqu'il vit du feu, il dit a sa famille : "Restez ici ! Je vois du feu de loin; peut-être vous en apporterai-je un tison, ou trouverai-je auprès du feu de quoi me guider." » (20, 9-10)

 

Tous ces faits sont rappées dans la sourate 27 (Les Fourmis) :

 

«(Rappelle) quand Moise dit à sa famille : "J'ai aperçu un feu ; je vais vous en apporter des nouvelles, ou bien je vous apporterai un tison allumé afin que vous vous réchauffiez." » (27, 7)

 

En effet, Moise leur apporta des nouvelles et quelles nouvelles ! : il trouva auprès de ce feu un Guide et quel Guide ! ; il apporta une lumière et quelle lumière ! Dieu dit:

 

«Puis quand il y arriva, On l'appela, du flanc droit de la vallée, dans la place bénie, a partir de l'arbre : "O Moise! C'est Moi Dieu, le Seigneur de l'Univers !» (28,30)

 

Dieu dit ailleurs

 

«Lorsqu'il y arriva, On l'appela -béni soit Celui qui est dans le feu et Celui qui est tout autour, et gloire à Dieu, Seigneur de l'Univers. » (27, 8) ;

 

c'est-a-dire gloire a Dieu qui fait et décrété ce qu'Il veut.

 

«O Moise, c'est Moi, Dieu le Tout-Puissant, le Sage.» (27,9)

 

« Puis, lorsqu'il y arriva, il fut interpellé : "Moise! Je suis ton Seigneur. Enlève tes sandales : car tu es dans la vallée sacrée de Tuwa. Moi, Je t'ai choisi. Écoute donc ce qui va être révélé. Certes, c'est Moi Dieu : point de divinité que Moi. Adore-Moi donc et accomplis la prière pour te souvenir de Moi. L'Heure va certes arriver. Je la cache à peine, pour que chaque âme soit rétribuée selon ses efforts. Que celui qui n'y croit pas et qui suit sa propre passion ne t'en détourne pas. Sinon tu périras. » (20, 11-16)

 

De nombreux exégètes parmi les anciens et les modernes ont dit que lorsque Moise se dirigea vers le feu qu'il avait aperçu, i1 vit qu'il flamboyait dans une ronce verte. Plus le feu s'embrasait et plus la verdure de l'arbrisseau resplendissait. Moise resta là à regarder avec étonnement ce phénomène. L'arbrisseau se trouvait sur le versant ouest d'un Mont. Dieu dit:

 

«Tu n'étais pas sur le versant ouest (du Sinai), quand Nous avons décrété les commandements à Moise ; tu n'étais pas parmi les témoins. » (28, 44)

 

Moise était dans la vallée appelée Tuwa ; il faisait face à la Qibia et l'arbrisseau se trouvait à sa droite du coté ouest du Mont. Dieu l'interpella alors et lui ordonna d'enlever, au préalable, ses sandales, par respect et considération pour cet endroit sacré.

 

Les gens du Livre disent qu'il avait mis sa main sur son visage devant l'intensité de la lumière émanant de l'arbrisseau, pour préserver sa vue ; ensuite Dieu, exalte soit-Il, s'adressa à Lui en ces termes :

 

«C'est Moi Dieu, le Seigneur de l'Univers !» (28, 30) ;

 

«C'est Moi Dieu : point de divinité que Moi. Adore-Moi donc et accomplis la prière pour te souvenir de Moi. » (20, 14) ;

 

c'est-à-dire : Je suis le Seigneur de l'Univers, en dehors duquel il n'y a aucun autre dieu ; et la prière de même que tout acte d'adoration ne sont valables que s'ils Me sont consacrés.

 

Il l'informa ensuite que ce bas monde n'est pas la demeure ou l'on peut éternellement se fixer; la demeure impérissable se trouve dans l'au-delà, et c'est pour cela que l'Heure arrivera inéluctablement :

 

« pour que chaque âme soit rétribuée selon ses efforts» ;

 

c'est-à-dire bons ou mauvais.

 

Dieu incita alors Moïse à oeuvrer pour cette vie ultime et à ne pas suivre ceux qui n'y croient pas, désobéissent à leur Seigneur et suivent leurs passions. Puis, Il s'adressa à lui sur un ton empreint d'intimité en lui indiquant qu'Il est Celui qui est Capable de tout, qui dit à une chose « sois ! » et elle est!

 

«Et qu'est-ce qu'il y a dans ta main droite ô Moise? » (20, 17).

 

Il lui répondit : « C'est mon bâton sur lequel je m'appuie, qui me sert à effeuiller (les arbres) pour mes moutons et j'en fais d'autres usages» (20, 18),

 

Dieu lui dit : «Jette le, ô Moïse !" Il le jeta et le voici un serpent qui rampait» (20, 19-20).

 

C'est un fait extraordinaire et une preuve évidente qui montrent qu'il suffisait à l'Interlocuteur de Moïse de dire à la chose «sois ! »et elle est. lI est Celui qui fait ce qu'Il veut. Les gens du Livre disent que Moïse a demandé à Dieu de lui accorder des preuves de sa mission pour ceux qui en douteraient. Dieu lui dit alors :

 

« "Qu'est-ce qu'il y a dans ta main, ô Moise ?" Il lui répondit: "C'est mon bâton". Il lui dit : "Jette-le par terre" ; "Il le jeta ; et le voici un serpent qui rampait" » (20, 20).

 

Moïse s'enfuit en voyant son bâton devenir un serpent; mais Dieu le rappela et lui ordonna de saisir Il serpent par la queue; il fit ce qu'Il lui ordonna et voila que le serpent redevint Il bâton qu'il était. Dieu dit dans un autre verset :

 

« "Et jette ton bâton" ; puis quand il le vit remuer comme si c'était un serpent, il tourna le dos » (28, 31) ;

 

ce serpent a donc allié la forme impressionnante à la rapidité de mouvement. A la vue de ce miracle, Moise fut pris de panique et se sauva. Dieu l'appela alors :

 

« Ô Moise ! Approche et n'aie pas peur ; tu es du nombre de ceux qui sont en sécurité. » (28, 31)

 

Lorsqu'il revint, le Seigneur lui ordonna de le saisir dans sa main :

 

« Saisis-le et ne crains rien : Nous le ramènerons à son état premier. » (20,21)

 

On rapporte qu'il éprouva une grande frayeur à la vue de cette transformation et qu'il mit sa main dans la manche de sa robe avant de la placer dans la bouche du serpent. D'après les gens du Livre, il l'avait pris par sa queue et aussitôt il redevint un bâton a deux branches comme il était avant. Gloire à celui qui peut faire tout ce qu'Il veut, le Puissant, le Seigneur des Orients et des Occidents.

 

Dieu ordonna ensuite à Moïse d'introduire sa main dans l'ouverture de sa tunique puis de la faire sortir, et la voila qui scintillait comme la lune,

 

« sans aucun mal» ;

 

c'est-à-dire sans être atteinte de lèpre ou d'autre maladie. C'est pour cela qu'Il dit :

 

«Introduis ta main dans l'ouverture de ta tunique; elle sortira blanche sans aucun mal. Et serre ton bras contre toi pour ne pas avoir peur » (28, 32).

 

On rapporte que cela veut dire : Si tu as peur, mets ta main sur ton cœur et il s'apaisera. Même si cela est spécifique à Moïse, il n'en demeure pas moins que la bénédiction de la foi véritable et sincère en Dieu est utile à qui est saisi de frayeur et utilise cette méthode imitant ainsi les Prophètes. Dieu dit dans la sourate 27 (Les fourmis) :

 

«Et introduis ta main dans l'ouverture de ta tunique. Elle sortira blanche et sans aucun mal un des neuf prodiges à Pharaon et à son peuple, car ils sont vraiment des gens pervers. » (27, 12)

 

II s'agit de deux signes, le bâton et la main, qui sont les deux preuves citées ailleurs :

 

« Voila donc deux preuves de ton Seigneur pour Pharaon et ses notables. Ce sont vraiment des gens pervers. » (28, 32)

 

A ces deux prodiges s'ajoutent sept autres, ce qui fait en tout neuf signes, ceux-la même mentionnés à la fin de la sourate 17 (Le voyage nocturne) :

 

«Et certes, Nous donnâmes à Moise neuf miracles évidents. Demande donc aux Enfants d'Israël, lorsqu'il leur vint et que Pharaon lui dit : "O Moise, je pense que tu es ensorcelé". Il dit : ''Je sais fort bien que ces choses (les miracles), Seul le Seigneur des Cieux et de la Terre les a fait descendre comme autant de preuves illuminatrices ; et certes, O Pharaon, je te crois perdu." » (17, 101-102)

 

Ces signes sont tous cités dans la sourate 7 (al-A'rat) :

 

«Nous avons éprouvé les gens de Pharaon par des années de disette et par une diminution des fruits afin qu'ils se rappellent. Et quand le bien-être leur vint, Ils dirent : "Cela nous est du" ; et si un mal atteignait, ils voyaient en Moise et ceux qui étaient avec lui un mauvais augure. En vérité leur sort dépend uniquement de Dieu. Mais la plupart d'entre eux ne savent pas. Et ils dirent : "Quel que soit le miracle que tu nous apportes pour nous fasciner, nous ne croirons pas en toi". Et Nous avons alors envoyé sur eux l'inondation, les sauterelles, les poux (ou la calandre) les grenouilles et le sang, comme signes explicites. Mais ils s'enflèrent d'orgueil et demeurèrent un peuple criminel. » (7, 130-133)

 

Dieu rappelle ensuite la réponse de Moïse lorsqu'Il lui ordonna d'aller porter Son message a Pharaon, son ennemi, dont il avait fui l'autorité et l'injustice :

 

« Seigneur, dit (Moise), j'ai tué un des leurs et je crains qu'ils ne me tuent. Mais Aaron, mon frère, est plus éloquent que moi. Envoie le donc avec moi comme auxiliaire, pour déclarer ma véracité: je crains, vraiment, qu'ils ne me traitent de menteur» (28, 33-34) ;

 

c'est-a-dire : fais-en un auxiliaire, un soutien et un assistant pour moi, afin qu'il me seconde dans la transmission de Ton message aux Égyptiens, car il est plus éloquent que moi.

 

Dieu lui répondit :

 

«Nous allons, par ton frère, fortifier ton bras, et vous donner des arguments irréfutables ; ils ne sauront vous atteindre, grâce à Nos signes (Nos miracles) » (28,35) ;

 

c'est-à-dire qu'ils ne pourront vous faire aucun tort, car vous vous présenterez devant eux avec Nos signes, ou -selon une autre explication -grâce à la bénédiction de Nos signes.

 

«Vous deux et ceux qui vous suivront seront les vainqueurs ».

 

II dit aussi dans la sourate 20 (Taha) :

 

«Rends toi auprès de Pharaon car il a outrepassé toute limite. (Moise) dit : "Seigneur, ouvre-moi ma poitrine, et facilite ma mission, et dénoue un nœud en ma langue, afin qu'ils comprennent mes paroles." » (20, 24-28)

 

On rapporte que Moïse avait des difficultés d'élocution parce qu'enfant il s'était brulé la langue avec une braise: un jour, Pharaon voulut éprouver son intelligence car il lui avait tiré la barbe. D'abord, il avait voulu le tuer, mais sa femme Asia s'y opposa en lui disant qu'il ne s'agissait que d'un enfant et qu'il n'avait qu'à le mettre à l'épreuve en mettant devant lui une datte et une braise et voir ce qu'il allait choisir. L'enfant allait prendre la datte, mais un ange dirigea sa main vers la braise qu'il prit et mit dans sa bouche, blessant sa langue et provoquant le défaut d'élocution qu'il gardait encore. II demanda donc à Dieu d'alléger son défaut pour que les Égyptiens le comprennent bien, et ne demanda pas à ce qu'il en soit débarrassé complètement.

 

Al-Hasan al-Basri a dit : Les Prophètes adressent leurs demandes à Dieu en fonction de leurs besoins ; c'est pour cela que ce défaut persista. Et c'est pour cela aussi que Pharaon a décrit Moïse en ces termes croyant ainsi le déprécier :

 

« qui sait à peine s'exprimer» (43,52) ;

 

c'est-à-dire qui ne sait pas clairement s'exprimer, ni faire comprendre ce qu'il entend ou communiquer des sentiments et ses pensées. Moïse a dit ensuite :

 

« Et assigne-moi un assistant de ma famille ; Aaron mon frère, accrois par lui ma force! Associe-le à ma mission, afin que nous Te glorifiions et que nous T'invoquions abondamment. Et Toi, certes, Tu es très Clairvoyant sur nous." (Dieu) dit : "Ta demande est exaucée, o Moise." » (20, 29-32) ;

 

c'est-a-dire : Nous avons exaucé toutes tes requêtes et t'avons accordé tout ce que tu as souhaité. Ceci est la marque de sa noblesse auprès de son Seigneur, car n'était son degré, Dieu ne l'aurait pas exaucé lorsqu'il demanda que son frère Aaron reçoive au même titre que lui la révélation de Dieu. C'est la, certes, un grand honneur. Dieu dit :

 

« Il était honorable auprès de Dieu » (33, 69).

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