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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


L'histoire de Moise (Musa) l'interlocuteur de Dieu, sur lui le salut partie 6

Publié par Baladislam sur 30 Mai 2011, 22:00pm

Catégories : #Les histoires des Prophètes

fond islam (126)

 

Les dignitaires coptes incitent Pharaon a châtier Moise après la conversion des magiciens

 

Après que Pharaon et les coptes aient été confondus par Moïse, et que les magiciens, sur lesquels ils comptaient pour vaincre Moïse, eurent cru en celui-ci, cela ne fit qu'accroitre leur négation, leur obstination et leur égarement loin de la vérité. Dieu dit :

 

« Et les notables du peuple de Pharaon dirent : "Laisseras-tu Moïse et son peuple commettre le désordre sur la terre, et lui-même te délaisser, toi et tes divinités ?" Il dit : "Nous allons massacrer leurs fils et laisser vivre leurs femmes. Nous aurons le dessus sur eux et les dominerons." Moïse dit à son peuple : ''Demandez aide auprès de Dieu et soyez patients, car la terre appartient à Dieu. Il en fait hériter qui Il veut parmi Ses serviteurs. Et la fin (heureuse) sera aux pieux". Ils dirent : "Nous avons été persécutes avant que tu ne viennes à nous, et après ton arrivée". Il dit : "Il se peut que votre Seigneur détruise votre ennemi et vous donne la lieutenance sur Terre, et Il verra ensuite comment vous agirez"» (7, 127-129)

 

Dieu rappelle comment les notables du peuple de Pharaon incitèrent ce dernier à persécuter Moïse et à s'opposer à lui au lieu d'adhérer à son Message. Ils lui dirent :

 

« Laisseras-tu Moïse et son peuple commettre le désordre sur la Terre, et lui-même te délaisser, toi et tes divinités ? »

 

Ainsi ont-ils prétendu que l'appel de Moïse à l'adoration de Dieu l'Unique, et au rejet de tout ce qui est en dehors que Lui, est une forme de corruption. Certains exégètes ont avancé que cette parole de Dieu :

 

« [ ... ] te délaisser, toi et tes divinités »,

 

suppose deux sens : soit

 

« vas-tu le laisser renoncer à ta religion »,

 

soit

 

« le laisseras-tu renoncer à ton adoration »

 

puisque -nous l'avons vu précédemment -Pharaon prétendait être un dieu.

 

« Il dit : "Nous allons massacrer leurs fils et laisser vivre leurs femmes »

 

pour que leurs combattants ne soient pas en surnombre.

 

« "Nous aurons le dessus sur eux et les dominerons". Moïse dit à son peuple : "Demandez aide auprès de Dieu et soyez patients, car la Terre appartient à Dieu. Il en fait hériter qui Il veut parmi Ses serviteurs. Et la fin (heureuse) sera aux pieux." » (7, 127-128)

 

En d'autres termes, Moïse dit à son peuple : lorsqu'ils voudront vous persécuter et vous massacrer, sollicitez l'aide de votre Seigneur et faites preuve d'endurance dans l'épreuve.

 

« La Terre appartient a Dieu. Il en fait hériter qui Il veut parmi Ses serviteurs. Et la fin (heureuse) sera aux pieux» ;

 

c'est-à-dire : soyez pieux afin que la fin heureuse vous soit accordée. On retrouve la même chose dans ces autres versets :

 

« Et Moïse dit : "O mon peuple, si vous croyez en Dieu, placez votre confiance en Lui si vous (Lui) êtes soumis". Ils dirent : "En Dieu nous plaçons notre confiance. O notre Seigneur, ne fais pas de nous une cible pour les persécutions des injustes et délivre nous, par Ta miséricorde, des gens négateurs." » (10, 84-86)

 

Quant à ces paroles des Enfants d'Israël :

 

« Nous avons été persécutés avant que tu ne viennes à nous, et après ton arrivée »,

 

cela veut dire: nos enfants étaient massacrés avant et après ton arrivée. Moïse leur répondit :

 

« Il se peut que votre Seigneur détruise votre ennemi et vous donne la lieutenance sur Terre, et Il verra en suite comment vous agirez. » (7, 129)

 

Dieu dit aussi dans la sourate 40 (Le Pardonneur) :

 

« Nous envoyâmes effectivement Moïse avec Nos signes et une preuve évidente, vers Pharaon, Haman et Core. Mais Ils dirent : "Magicien ! Grand menteur ! » (40,23-24)

 

Pharaon était le roi et Haman son ministre. Quant à Core, il était issu du peuple de Moise mais il partageait les croyances de Pharaon et des notables. Il était très riche comme nous le verrons plus loin s'il plait à Dieu.

 

« Puis, quand il leur eut apporté la vérité venant de Nous, Ils dirent : "Tuez les fils de ceux qui ont cru avec lui, et laissez vivre leurs femmes". Et les ruses des négateurs ne vont qu'en pure perte » (40, 25).

 

En ordonnant le massacre des enfants des Juifs après que Moïse se soit présenté à lui comme étant l'Envoyé de Dieu, Pharaon visait à humilier et à réduire le nombre des Enfants d'Israël. Il voulait ainsi les maintenir dans un état de faiblesse pour qu'ils soient dans l'incapacité de tenir tête aux coptes. Mais ces manœuvres furent vaines et ne purent repousser le décret de Celui qui dit à la chose « Sois ! » et elle est.

 

« Et Pharaon dit : "Laissez-moi tuer Moïse. Et qu'il appelle son Seigneur! Je crains qu'il ne change votre religion ou qu'il ne fasse apparaitre la corruption sur Terre." » (40, 26)

 

« Moïse (lui) dit : "Je cherche auprès de mon Seigneur et le Votre, protection contre tout orgueilleux qui ne croit pas au jour du Jugement" » (40, 27) ;

 

c'est-à-dire : je me mets sous la protection de Dieu et demande Son assistance contre la puissance et le mal de Pharaon et tout être qui s'engage dans sa voie. Quant à cette parole :

 

« contre tout orgueilleux »,

 

cela veut dire qu'il cherche refuge auprès de Dieu contre tout tyran obstiné qui ne craint pas le châtiment de Dieu et qui ne croit ni en l'au-delà ni en la Rétribution. C'est pour cela que Moïse a dit :

 

« Contre tout orgueilleux qui ne croit pas au jour du Jugement ».

 

« Et un homme croyant de la famille de Pharaon, qui dissimulait sa foi, dit : "Tuez-vous un homme parce qu'il dit : 'Mon Seigneur est Dieu' alors qu'il est venu à vous avec les preuves évidentes de la part de votre Seigneur ? S'il est menteur, son mensonge sera à son détriment; tandis que s'il est véridique, alors une partie de ce dont il vous menace tombera sur vous. Certes, Dieu ne guide pas celui qui est outrancier et imposteur ! O mon peuple, triomphant sur la Terre, vous avez la royauté aujourd'hui. Mais qui nous secourra de la rigueur de Dieu si elle nous vient ?" Pharaon dit : "Je ne vous indique que ce que je considère bon. Je ne vous guide que vers le droit chemin." » (40, 28-29)

 

Cet homme était le cousin de Pharaon ; il cachait sa foi à son peuple de peur qu'on ne lui fasse du tort ou qu'on ne porte atteinte à sa vie. D'aucuns ont prétendu que c'était un israélite, mais cela est incompatible avec le contexte du récit tant au niveau de la forme qu'à celui de la signification. Et Dieu est plus Savant.

 

Ibn Jurayj a rapporté qu'Ibn 'Abbas a dit : « Seules trois personnes ont cru en Moïse parmi les coptes : cet homme, celui qui est venu du bout de la ville pour avertir Moïse, et la femme de Pharaon. » Abu Hatim Ad-Daraqutni a dit: «On ne connait d'autre Sham'un que le croyant de la famille de Pharaon ». Al-Tabad rapporte dans son Tarikh que son nom est Khayr. Et Dieu est le plus Savant.

 

L' essentiel est que cet homme cachait sa foi et, lorsque Pharaon voulait attenter à la vie de Moïse, et qu'il consulta les notables à ce sujet, ce croyant eut peur pour Moïse et tenta de dissuader Pharaon de son projet funeste en recourant dans son discours à la fois au conseil et à la menace indirecte. Il dit une parole de vérité voulant ainsi faire une recommandation à Pharaon et lui donner son avis.

 

Il est rapporte dans un hadith authentique que l'Envoyé de Dieu, sur lui la grâce et la paix, a dit : « Le meilleur combat est une parole de justice devant un gouverneur injuste » Abu Dawud. Ibn Muja ; il a été authentifié par al-Albani.

 

Le discours du croyant copte est le plus haut degré du combat sur la voie de Dieu, et il n'est pas plus justes paroles que les siennes car elles visaient à préserver la vie d'un Prophète face au plus inique gouverneur qui soit : Pharaon. Il se peut que ce croyant ait dévoilé sa foi, mais le plus probable reste qu'il ne l'a pas fait. Et Dieu est plus Savant.

 

«Tuez-vous un homme parce qu'Il dit : "Mon Seigneur est Dieu ?" »

 

Pareil témoignage doit au contraire être bien accueilli, respecté et ménagé, car Moise

 

«est venu à vous avec des preuves évidentes de la part de votre Seigneur »,

 

avec des prodiges et des miracles qui attestent de sa sincérité dans ce qu'il dit tenir de Dieu qui l'a envoyé. Ainsi, si vous suivrez cela, vous serez en sécurité, car

 

« s'il est menteur, son mensonge sera à son détriment »

 

et il ne vous nuira en rien,

 

« tandis que s'il est véridique »,

 

et que vous vous opposez à lui,

 

« alors une partie de ce dont il vous menace tombera sur vous » ;

 

c'est-a-dire : vous craignez qu'une partie de ce dont il vous menace ne vous touche, mais qu'adviendra-t-il de vous si tout ce dont il vous menace s' abat sur vous ?

 

Ces propos tenus dans pareil contexte constituent les plus hauts degrés de la courtoisie et de la prudence et indiquent une intelligence parachevée. Dans la parole suivante :

 

« O mon peuple, triomphant sur la Terre, vous avez la royauté aujourd'hui »,

 

ce croyant copte met en garde les siens contre la perte éventuelle de leur pouvoir et de leur puissance, car à chaque fois que des états se sont opposés à la religion, ils ont perdu leur pouvoir et leur souveraineté, subissant l'humiliation après avoir joui de la puissance. C'est ce qui arriva à Pharaon et à ses partisans. Ils ne cessèrent de persister dans le doute, le scepticisme, l'entêtement et l'opposition face à Moïse, jusqu'au moment ou Dieu les priva de la royauté, de leurs biens, de leurs palais, de leurs jardins et de l'opulence dans laquelle ils vivaient. Ils furent entrainés vers la mer ou ils périrent dans l'humiliation. Après avoir vécu dans la grandeur et la noblesse, ils furent rabaissés au plus bas.

 

C'est pourquoi cet homme croyant, sincère, pieux, intelligent qui a suivi la vérité a fait de bonnes recommandations à son peuple et dit :

 

« O mon peuple, triomphant sur la Terre, vous avez la royauté aujourd'hui »,

 

c'est-à-dire : vous avez la supériorité sur les gens qui vous sont soumis.

 

«Mais qui nous secourra de la rigueur de Dieu si elle nous vient ? »,

 

c'est-à-dire : même si vous étiez plusieurs fois supérieurs en nombre, en force et en puissance à ce que vous êtes maintenant, cela ne nous servirait à rien et ne saurait vous éviter le châtiment du Maitre de la Royauté.

 

«Pharaon dit : "Je ne vous indique que ce que je considère comme bon et je ne vous guide qu'au droit chemin." »

 

Certes, il a sans cesse menti, car il avait la certitude en son for intérieur que Moïse était venu avec la vérité provenant de Dieu ; mais il allait dans ses actes à l'encontre de cette vérité par esprit de tyrannie, d'arrogance, et de négation.

 

Dieu dit, rappelant l'entretien de Moïse avec Pharaon :

 

« Tu sais fort bien que ces choses (les miracles), Seul le Seigneur des Cieux et de la Terre les a fait descendre comme autant de preuves illuminatrices ; et certes, 0 Pharaon, je te crois perdu". (Pharaon) voulut donc les expulser du pays. Alors Nous les noyâmes tous, lui et ceux qui étaient avec lui. Et après lui, Nous dimes aux Enfants d'Israël : "Habitez la terre". Puis, lorsque viendra la promesse de la (vie) dernière, Nous vous ferons venir en foule. » (17, 102-104)

 

Dieu dit aussi :

 

« Et lorsque Nos prodiges leur parvinrent, clairs et explicites, ils dirent : "C'est là une magie évidente !" Ils les nièrent injustement et orgueilleusement, tandis qu'en eux-mêmes ils y croyaient avec certitude. Regarde donc ce qu'il est advenu des corrupteurs. » (27, 13-14)

 

Pharaon ment aussi lorsqu'il dit :

 

«Je ne vous guide que vers le droit chemin »,

 

car il n'était pas sur la bonne voie, mais bien dans celle de l'égarement, de la contestation et de la perte. Il était parmi les premiers à adorer les idoles et les statues avant d'appeler les gens de son peuple ignorant et égaré à le suivre dans cette voie ; ils le suivirent et ajoutèrent foi à ses élucubrations, même lorsqu'il prétendit être un dieu. Dieu dit :

 

«Et Pharaon fit une proclamation a son peuple et dit : "O mon peuple ! Le royaume d'Égypte ne m'appartient-il pas ainsi que ces canaux qui coulent à mes pieds ? N'observez-vous donc pas? Ne suis-je pas meilleur que ce misérable qui sait à peine s'exprimer? Pourquoi ne lui a t-on pas lancé des bracelets d'or ? Pourquoi les anges ne l'ont-ils pas accompagné ?" Ainsi chercha-t-il a étourdir son peuple et ainsi lui obéirent-ils car ils étaient des gens pervers. Puis lorsqu'ils Nous furent irrité, Nous Nous vengeâmes d'eux et les noyâmes tous. Nous fîmes d'eux un antécédent et un exemple (une leçon) pour la postérité. »

(43,51-56) ;

 

« Il lui fit voir le très grand miracle. Mais il le qualifia de mensonge et désobéit ; ensuite, il tourna le dos, s'en alla précipitamment, rassembla (les gens) et leur fit une proclamation, et dit : "C'est moi votre Seigneur, le Très-Haut". Alors Dieu le saisit de la punition exemplaire de l'au-delà et de celle d'ici-bas. II y a certes là un sujet de réflexion pour celui qui craint.» (79, 20-26) ;

 

« Et Pharaon dit : "O Haman, bâtis-moi une tour: peut-être atteindrai je les voies des Cieux, et apercevrai-je le Dieu de Moise ; mais je pense que celui-ci est menteur". Ainsi la mauvaise action de Pharaon lui parut enjolivée ; et il fut détourné du droit chemin; et le stratagème de Pharaon n'est voue qu'a la destruction. » (40, 36-37)

 

Pharaon a nié que Moise soit un Messager de Dieu, et a déclaré devant le peuple qu'il était le seul dieu :

 

« Je ne connais pas de divinité pour vous, autre que moi. Haman, allume-moi du feu sur l'argile puis construis-moi une tour, peut-être monterai-je jusqu'au Dieu de Moise. Je pense plutôt qu'il est du nombre des menteurs » (28, 38).

 

Il a dit aussi :

 

« Peut-être atteindrai-je les voies des Cieux »,

 

c'est-à-dire les chemins et les aces qui y mènent ;

 

« et apercevrai je le Dieu de Moise; mais je pense que celui-ci est un menteur ».

 

Ce verset suppose deux sens : Pharaon traite Moïse de menteur soit parce qu'il prétend que cet univers à un Seigneur autre que lui; soit parce qu'il prétend être envoyé par Dieu. Le premier sens est plus conforme à l'état de Pharaon qui niait, en apparence, l'existence du Créateur, le deuxième est quant à lui plus conforme à la lettre du verset puisque Pharaon dit :

 

« et apercevrai-je le Dieu de Moise »,

 

c'est-a-dire : je L'interrogerai pour savoir s'Il a réellement envoyé Moïse;

 

« ... mais je pense que celui-ci est un menteur» ;

 

c'est-à-dire dans ce qu'il prétend être. En effet, l'intention de Pharaon était d'empêcher les gens de croire en Moïse et de les inciter à le traiter de menteur.

 

Dieu dit :

 

« Ainsi la mauvaise action de Pharaon lui parut enjolivée ; et en fut détourné du droit chemin ; et le stratagème de Pharaon n'est voué qu'à la destruction ».

 

Ibn 'Abbas ainsi que Mujahid ont dit : "C'est-à-dire que Pharaon est voué à la perte, et aucun de ses buts ne se réalisera, car il n'est pas possible aux humains d'atteindre -par les moyens dont ils disposent -le ciel terrestre, et a plus forte raison les Cieux élevés qui sont au dessus de lui et l'espace qu'il y a au-dessus de ceux-ci et que Seul Dieu connait". Certains exégètes ont dit que la tour -dont il est question dans le verset 28 de la sourate 38 -est un palais que Haman avait bâti ; on n'avait jamais vu de construction aussi élevée auparavant. Il était construit de briques cuites au feu. C'est pour cela qu'il a dit :

 

« Haman, allume-moi du feu sur l'argile puis construis-moi une tour ».

 

Revenons maintenant sur l'exhortation que le croyant copte fait à Pharaon et aux notables ainsi que sur les arguments développés par lui. Dieu dit :

 

« Et celui qui avait cru dit : "O mon peuple, suivez-moi. Je vous guiderai sur le droit chemin. O mon peuple, cette vie n'est que jouissance temporaire, alors que l'au-delà est vraiment la demeure de la stabilité. Quiconque fait une mauvaise action ne sera rétribué que par son pareil ; et quiconque, homme ou femme, fait une bonne action tout en étant croyant, alors ceux-là entreront au Paradis pour y recevoir leur subsistance sans compter» (40, 38-40).

 

Ce copte a appelé les gens à la bonne voie qui consiste à suivre le Prophète de Dieu, Moïse, à croire en son Message, a renoncer à ce monde éphémère et périssable et a aspirer à la récompense de Dieu qui ne fait jamais perdre les œuvres de bien. C'est Lui le Puissant, qui possède toute chose, qui donne beaucoup sans rien attendre en retour et qui, dans Sa grande justice, ne rétribue la mauvaise action que par une action similaire. Il leur a aussi rappelé que l'au-delà est la demeure de la stabilité où les croyants qui font les bonnes œuvres auront les Paradis élevés, les chambres de paix et de sérénité, les biens considérables et la subsistance perpétuelle et inépuisable.

 

II se mit, ensuite, à réfuter leurs croyances et à leur faire craindre ce qui les attend dans l'au-delà :

 

« O mon peuple, mais qu'ai-je à vous appeler au salut, alors que vous m'appelez au Feu? Vous m'invitez à nier Dieu et à Lui donner des associés sur lesquels je n'ai aucun savoir, alors que je vous appelle au Tout-Puissant, au Grand Pardonneur ! Nul doute que ce à quoi vous m'appelez ne peut exaucer une invocation ni ici-bas ni dans l'au-delà. C'est vers Dieu qu'est notre retour, et les outranciers sont eux les gens du Feu. Bientôt vous vous rappellerez ce que je vous dis; et je confie mon sort à Dieu. Dieu est, certes, Clairvoyant sur les serviteurs. Dieu donc le protégea des méfaits de leurs ruses, alors que le pire châtiment cerna les gens de Pharaon : le Feu, auquel ils sont exposés matin et soir. Et le jour où l'Heure arrivera (il sera dit) : "Faites entrer les gens de Pharaon au châtiment le plus dur."» (40, 41-46)

 

Ce copte a appelé les siens à l'adoration du Seigneur des Cieux et de la Terre, alors qu'eux l'ont appelé à l'adoration de Pharaon l'ignorant, l'égaré, le maudit. C'est pour cela qu'il leur a dit sur le ton du reproche :

 

« O mon peuple, mais qu'ai-je à vous appeler au salut, alors que vous m'appelez au Feu? Vous m'invitez à nier Dieu et à Lui donner des associés sur lesquels je n'ai aucun savoir, alors que je vous appelle au Tout-Puissant, au Grand Pardonneur ».

 

II leur démontra ensuite qu'ils se sont égarés en adorant de faux dieux -les idoles et les statues -dont on ne peut tirer ni bien ni mal. Il leur a dit :

 

« Nul doute que ce à quoi vous m'appelez ne peut exaucer une invocation ni ici-bas ni dans l'au-delà. C'est vers Dieu qu'est notre retour, et les outranciers sont eux les gens du Feu. »

 

c'est-à-dire : si ces idoles et ces statues que vous adorez n'ont aucun pouvoir en ce bas monde, comment peuvent-elles en avoir dans l'au-delà ? Alors que Dieu, qu'Il soit glorifié, est le Créateur et le Dispensateur de biens aux créatures -pieuses ou libertines -, II est Celui qui a crée les êtres, qui les fait mourir et qui les fait revivre. II fait entrer les obéissants, parmi eux, au Paradis, et les rebelles en Enfer.

 

II les menaça ensuite, en leur rappelant que l'obstination leur sera néfaste :

 

« Bientôt vous vous rappellerez ce que je vous dis ; et je confie mon sort à Dieu. Dieu est, certes, Clairvoyant sur les serviteurs ».

 

Dieu dit :

 

« Dieu donc le protégea des méfaits de leurs ruses »

 

c'est-à-dire qu'en se détournant des croyances des coptes, Dieu le préserva du châtiment qui les toucha à cause de leur négation et parce qu'ils détournaient la masse des gens de la voie de Dieu par toutes sortes d'artifices.

 

« Le pire châtiment cerna les gens de Pharaon : le Feu, auquel ils sont exposés matin et soir »

 

c'est-à-dire que leurs âmes qui se trouvent dans l'isthme sont exposées, matin et soir, au Feu.

 

« Et le jour ou l'Heure arrivera (il sera dit) : "Faites entrer les gens de Pharaon au châtiment le plus dur."»

 

Nous avons indiqué dans notre tafsir que ce verset est une preuve de la réalité du châtiment de la tombe. Et à Dieu appartient la louange.

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