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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


L'histoire de Moïse (Musa) l'interlocuteur de Dieu, sur lui le salut partie 7

Publié par Baladislam sur 13 Juin 2011, 22:03pm

Catégories : #Les histoires des Prophètes

fond islam (102)

 

 

Il nous faut retenir ici que Dieu ne les a fait périr qu'après que les preuves de la véracité du Message leur aient été apportées:

 

« Nous avons éprouvé les gens de Pharaon par des années de disette et par une diminution des fruits afin qu'ils se rappellent. Et quand le bien-être leur vint, ils dirent : "Cela nous est dû ; et si un mal les atteignait, ils voyaient en Moise et ceux qui étaient avec lui un mauvais augure. En vérité leur sort dépend uniquement de Dieu, mais la plupart d'entre eux ne savent pas. Et Ils dirent : "Quel que soit le miracle que tu nous apportes pour nous fasciner, nous ne croirons pas en toi". Et Nous avons alors envoyé sur eux l'inondation, les sauterelles, les poux (ou la calandre), les grenouilles et le sang, comme signes explicites. Mais ils s'enflèrent d'orgueil et demeurèrent un peuple criminel. » (7, 130-133)

 

Dieu rappelle qu'Il a éprouvé Pharaon et son peuple -les coptes -par la disette qui dura des années et qui se caractérisa par une diminution des fruits,

 

« afin qu'ils se rappellent ».

 

Mais cela ne leur fut d'aucune utilité, car ils persistèrent dans la mécréance et l'opposition.

 

«Et quand le bien-être leur vint »,

 

c'est-à-dire la prospérité, ils dirent :

 

« Cela nous est dû »,

 

c'est-à-dire : c'est ce que nous méritons et c'est ce qui nous revient de droit.

 

« Et si un mal les atteignait, ils voyaient en Moise et ceux qui étaient avec lui un mauvais augure » ;

 

c'est-a-dire qu'ils disaient que c'est par la faute de Moïse et son mauvais augure que ce mal nous a atteints, mais lorsqu'un bien les touchait, ils ne disaient pas que cela était grâce aux bénédictions de Moïse et à sa présence parmi eux. C'est que leurs cœurs étaient scellés, refusaient la vérité et la fuyaient, attribuant le mal à Moïse et le bien à eux-mêmes. Dieu dit :

 

«En vérité, leur sort dépend uniquement de Dieu. » ;

 

c'est-a-dire qu'Il les rétribuera pour cela et davantage.

 

« Mais la plupart d'entre eux ne savent pas. Et ils dirent : "Quel que soit le miracle que tu nous apportes pour nous fasciner, nous ne croirons pas en toi »,

 

c'est-à-dire : quoique tu nous apportes comme miracles ou prodiges, nous ne croirons pas en toi et nous ne te suivrons pas. Cela est confirmé par les versets suivants :

 

«Ceux contre qui la parole (la menace) de ton Seigneur se réalisera ne croiront pas, même si tous les signes leur parvenaient, jusqu'à ce qu'ils voient le châtiment douloureux.» (10, 9697) ;

 

« Et Nous avons alors envoyé sur eux l'inondation, les sauterelles, les poux (ou la calandre), les grenouilles et le sang, comme signes explicites. Mais ils s'enflèrent d'orgueil et demeurèrent un peuple criminel»

(7, 133).

 

Quant à l'inondation, Ibn 'Abbas a dit qu'il s'agissait de pluies torrentielles qui détruisaient les cultures et les fruits. C'est aussi l'opinion de Sa'id Ibn Jubayr, Qatada, as-Suddi et ad-Dahhak. Dans une autre version attribuée à Ibn'Abba, il s'agit de l'augmentation du taux de mortalité. Quant à Mujâhid, il a dit : « L'inondation c'est les fortes précipitations et la peste. »

 

A l'inondation s'ajoutèrent les grenouilles qui investirent tous les lieux ; leur nombre était tel qu'il s'en trouvait partout, dans la nourriture, dans les ustensiles, et elles entrèrent même dans les bouches lorsqu'on les ouvrait. L'un des autres signes a été le sang qui s'est mélangé aux eaux, a tel point qu'à chaque fois que les coptes puisaient de I' eau du Nil ou d'un autre point d'eau, ils la trouvaient mélangée a du sang. Tout cela n'affectait en rien les Enfants d'Israël. Et c'est la la plénitude du miracle éblouissant et la preuve évidente que cela leur arrivait par le fait de Moise, sur lui le salut, car ces malheurs n'atteignaient que les coptes et aucunement les Enfants d'Israël. Muhammad Ibn Ishaq a dit : « Après que les magiciens aient cru en Dieu, Pharaon fut vaincu et humilié ; mais il persista dans la mécréance et dans le mal. Dieu lui envoya successivement les signes explicites : la disette, l'inondation, les sauterelles, les poux, les grenouilles, le sang. Les eaux envahirent les terres à tel point que les coptes ne pouvaient plus labourer ou faire quoi que ce soit. Ils endurèrent les tourments de la faim. »

 

« Et quand le châtiment les frappa, ils dirent : "O Moïse, invoque pour nous ton Seigneur en vertu de l'engagement qu'Il t'a donné. Si tu éloignes de nous le châtiment, nous croirons certes en toi et laisserons partir avec toi les Enfants d'Israël." » (7, 134)

 

Moïse invoqua Dieu qui leva aussitôt le châtiment, mais ils violèrent leur engagement. Dieu envoya alors contre eux les sauterelles qui décimèrent leurs arbres et rongèrent même les clous des portes et du bois soutenant leurs maisons qui s'effondrèrent aussitôt. Ils demandèrent de nouveau à Moïse d'invoquer Dieu pour qu'Il enlevat les sauterelles ; Il le fit, mais ils ne respectèrent toujours pas leur promesse. Dieu leur envoya alors les poux. Il m'a été rapporte qu'il fut ordonné à Moïse d'aller vers une dune immense et de la frapper avec son bâton, ce qu'il fit, et voila que surgit une quantité impressionnante de poux qui déferlèrent partout, dans les maisons, dans la nourriture et sur leurs corps ; ils les empêchèrent de dormir et de connaitre quelque paix. Une fois à bout, ils dirent à Moïse ce qu'ils lui avaient dit auparavant; il invoqua alors son Seigneur qui éloigna d'eux ce châtiment, mais ils violèrent de nouveau leur engagement. Dieu leur envoya ensuite les grenouilles qui entrèrent dans leurs maisons, passèrent dans la nourriture et dans les ustensiles à tel point qu'a chaque fois que l'un d'eux soulevait un vêtement ou un voile qui recouvrait une nourriture, il y trouvait des grenouilles. Une fois exténués, ils dirent à Moise la même chose que les fois précédentes. Il invoqua alors son Seigneur qui les délivra. Mais ils ne tinrent pas leur parole. Et Dieu leur envoya le sang qui se mélangea a leurs eaux à tel point que lorsqu'ils allaient puiser de l'eau d'un puits ou d'un fleuve, celui-ci se transformait en sang. Selon Ibn Abu Hatim, Zayd Ibn Aslam a dit que par châtiment du sang, il convenait d'entendre les saignements du nez.

 

Dieu dit :

 

« Et quand le châtiment les frappa, ils dirent : "O Moise, invoque pour nous ton Seigneur en vertu de l'engagement qu'Il t'a donné. Si tu éloignes de nous le châtiment, nous croirons certes en toi et laisserons partir avec toi les Enfants d'Israël. Et quand Nous fumes éloigner d'eux le châtiment jusqu'au terme fixé qu'ils devaient atteindre, voila qu'ils violèrent l'engagement. Alors Nous Nous sommes vengés d'eux ; Nous les avons noyés dans les flots, parce qu'ils traitaient de mensonges Nos signes et n'y prêtaient aucune attention» (7, 134·136).

 

Dieu rappelle, ici, la rébellion de Pharaon et de son peuple, leur obstination dans l'égarement, l'arrogance, et le refus de se plier aux signes de Dieu et de croire en Son Envoyé, malgré les signes imposants et les preuves décisives et irréfutables que Dieu leur a rendus visibles.

 

Chaque fois qu'ils voyaient un signe clair qui les accablait et leur rendait la vie pénible, les coptes faisaient le serment à Moïse que si son Seigneur éloignait d'eux le châtiment, ils croiraient en lui et laisseraient les Enfants d'Israël partir avec lui. Mais chaque fois que le châtiment était levé, leur conduite empirait et ils reniaient la vérité apportée par Moïse. Dieu leur envoyait alors un autre châtiment pire que le précèdent ; ils juraient de nouveau de renoncer ) leur mécréance si le fléau se dissipait, mais dès que Dieu exauçait Moïse, ils revenaient a leurs anciennes habitudes et croyances. A la fin, et lorsque tous les arguments furent établis contre eux, Dieu les châtia d'un châtiment plus pénible, afin qu'ils soient un exemple pour les générations futures.

 

Il dit, Lui le Plus Véridique des locuteurs :

 

«Nous avons effectivement envoyé Moïse avec Nos miracles, à Pharaon et à ses notables. Il dit : "Je suis le Messager du Seigneur de l'Univers". Puis, lorsqu'il vint a eux, avec Nos miracles, voila qu'ils en rirent. Chaque miracle que Nous leur montrions était plus probant que son précèdent. Et Nous les saisîmes par le châtiment, peut-être reviendront-ils (vers Nous). Et ils dirent : "O magicien ! Implore pour nous ton Seigneur au nom de l'engagement qu'Il a pris envers Toi. Nous suivrons le droit chemin". Puis quand Nous eûmes écarté d'eux le châtiment, voila qu'ils violèrent leurs engagements. Et Pharaon fit une proclamation à son peuple et dit : "O mon peuple ! Le royaume d'Égypte ne m'appartient-il pas ainsi que ses canaux qui coulent à mes pieds ? N'observez-vous donc pas? Ne suis-je pas Meilleur que ce misérable qui sait à peine s'exprimer ? Pourquoi ne lui a-t-on pas lancé des bracelets d'or ? Pourquoi les anges ne l'ont-ils pas accompagné ?" Ainsi chercha-t-il à étourdir son peuple et ainsi lui obéirent-ils car ils étaient des gens pervers. Puis lorsqu'ils nous eurent irrité, Nous Nous vengeâmes d'eux et les noyâmes tous. Nous fîmes d'eux un antécédent et un exemple (une leçon) pour la postérité. » (43,46-56)

 

Dieu mentionne l'envoi de Son noble serviteur Moïse vers Pharaon, l'ignoble et l'incroyant, assisté de nombreux signes évidents et incontestables. Or, c'est avec ironie que Pharaon et ses notables reçurent ces signes, détournant les gens du chemin de Dieu et s'opposant à la vérité. Dieu leur envoya alors des châtiments visibles, les uns après les autres, et chacun plus grand et plus éloquent que le précèdent.

 

« Et Nous les saisîmes par le châtiment, peut-être reviendront-ils (vers Nous). Et ils dirent : "O magicien ! Implore pour nous ton Seigneur au nom de l'engagement qu'il a pris envers toi Nous suivrons Le droit chemin." »

 

L' expression « magicien » n'était pas à leur époque un terme péjoratif ou une insulte, car leurs savants, à cette époque, étaient les magiciens ; et c'est pour cela qu'ils l'appelèrent ainsi lorsqu'ils avaient besoin de son intervention et qu'ils le sollicitaient. Dieu dit :

 

« Puis quand Nous eûmes écarté d'eux le châtiment, voila qu'ils violèrent leurs engagements ».

 

Dieu montre ensuite comment Pharaon se vanta de la grandeur et de la beauté de son royaume. II se vanta ensuite de sa propre personne et de sa richesse et méprisa l'Envoyé de Dieu, Moise, en se moquant de lui et en le traitant de

 

«misérable qui sait à peine s'exprimer »,

 

raison de ses difficultés d'élocution qui remontaient -comme nous l'avons déjà signalé- à son enfance. Or, ce défaut n'était pas pour Moise un affront à son honneur et à son apparence dans la mesure où cela ne l'a pas empêché d'être interpellé par Dieu, de recevoir Sa révélation, notamment la Thora. Pharaon méprisa Moise et chercha à le discréditer parce qu'il ne portait ni bracelet ni parure, or cela fait plus partie des habitudes vestimentaires des femmes et ne sied pas à la virilité des hommes, et à plus forte raison aux Envoyés qui sont les plus sages, les plus savants, les plus résolus, les plus ascètes, et les plus instruits quant à ce que Dieu a réservé à Ses alliés dans l'au-delà.

 

Quant à cette parole de Pharaon :

 

« Pourquoi ne lui a-ton pas lancé des bracelets d'or ? Pourquoi les anges ne l'ont-ils pas accompagné ? »

 

Moise n'en a aucunement besoin, si cela veut dire qu'il soit vénéré par les anges, car ces derniers sont pleins de respect et se montrent modestes devant des hommes occupant des rangs bien moindres que celui de Moïse, sur lui le salut.

 

En effet, conformément au hadith : « Les anges abaissent leurs ailes -par humilité -devant celui qui recherche la connaissance, en signe de satisfaction de ce qu'il fait » Abu Dawud et at-Tirmidhi. L'humilité des anges et leur respect à l'égard de Moise, l'interlocuteur de Dieu n'en seront que plus grands. Mais si l'intention de Pharaon est de dire que les anges doivent témoigner de la sincérité de Moïse, les prodiges, par lesquels celui-ci a été soutenu, suffisaient amplement aux gens doués d'intelligence, pour s'assurer de la véracité de sa mission. Seuls n'arrivent pas à déceler la vérité éclatante ceux dont les cœurs sont scellés et les yeux aveuglés, ceux qui sont rongés par le doute et qui s'arrêtent sur les apparences en omettant l'essence des choses. C'est le cas de Pharaon, l'aveugle et l'imposteur.

 

Dieu dit :

 

« Ainsi chercha-t-il a étourdir son peuple et ainsi lui obéirent-ils »

 

c'est-à-dire qu'il obnubila les esprits de ses sujets et les amena progressivement à croire qu'il était vraiment un dieu.

 

« ils étaient des gens pervers. Puis lorsqu'ils nous eurent irrité, Nous Nous vengeâmes d'eux »

 

par la noyade dans la mer, par l'humiliation, la perte de la puissance, l'avilissement ainsi que par le châtiment qui a succédé aux bienfaits divins, l'opprobre qui a supplanté la prospérité et le Feu où ils furent jetés après la vie d'aisance qu'ils menaient.

 

« Nous fîmes d'eux un antécédent »,

 

c'est-a-dire pour ceux qui veulent les imiter et suivre leur voie ;

 

« et un exemple pour la postérité »,

 

c'est-à-dire pour ceux qui veulent tirer les enseignements de ce qui leur est advenu et redouter la fin douloureuse qui fut la leur.

 

Dieu dit :

 

« Puis, quand Moïse vint à eux avec Nos prodiges évidents, ils dirent : "Ce n'est là que magie inventée. Jamais nous n'avons entendu parler de cela chez nos premiers ancêtres". Et Moise dit : "Mon Seigneur connait mieux qui est venu de Sa part avec la bonne voie, et à qui appartiendra la Demeure finale. Vraiment, les injustes ne réussiront pas". Et Pharaon dit : "0 notables, je ne connais pas de divinité pour vous, autre que moi. Haman, allume-moi du feu sur l'argile puis construis-moi une tour peut-être alors monterai-je jusqu'au Dieu de Moïse. Je pense plutôt qu'il est du nombre des menteurs". Et il s'enfla d'orgueil sur Terre ainsi que ses soldats, sans aucun droit. Et ils pensèrent qu'ils ne seraient pas ramenés vers Nous. Nous le saisîmes donc, ainsi que ses soldats, et les jetâmes dans le flot. Regarde donc ce qu'il est advenu des injustes ! Nous fîmes d'eux des dirigeants qui appellent les gens au Feu. Et au Jour de la Résurrection, ils seront parmi les honnis. » (28, 36-42)

 

Lorsque Pharaon et ses troupes s'enflèrent d'orgueil et refusèrent de suivre la Vérité ; lorsque leur monarque prétendit être Dieu et que les gens l'approuvèrent dans ses égarements et le suivirent, le courroux de Dieu, le Tout-Puissant, s'intensifia contre eux et Sa vengeance fut implacable. Il les noya, eux et leur potentat, en une seule matinée, sans en épargner aucun. Ils furent jetés en Enfer, et la malédiction les poursuivit dans ce monde et au Jour de la Résurrection ou ils seront au nombre des reprouvés. Quel affreux présent leur sera fait !

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