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Baladislam

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L'histoire de Moise (Musa) l'interlocuteur de Dieu, sur lui le salut partie 8

Publié par Baladislam sur 13 Juin 2011, 22:02pm

Catégories : #Les histoires des Prophètes

fond islam (180)

 

La mort de Pharaon et de ses soldats

 

Les coptes d'Égypte s'entêtèrent dans la vengeance, l'égarement, suivant ainsi aveuglement leur monarque, Pharaon, et rejetant le Message du Prophète et interlocuteur de Dieu, Moise fils de 'Imran, sur lui le salut, nonobstant les arguments décisifs et les prodiges évidents qui éblouissent les regards et étonnent les esprits. Peu d'entre eux crurent en Moïse, il s'agirait de trois personnes dit-on : l'épouse de Pharaon, que les gens du Livre ne mentionnent pas, le croyant de la famille de Pharaon dont nous avons parlé plus haut et l'homme qui vint du bout de la ville pour mettre en garde Moïse en lui disant :

 

« O Moïse, les notables sont en train de se concerter à ton sujet pour te tuer. Quitte (la ville). C'est le conseil que je te donne» (28, 20).

 

Cet avis que l'on doit à Ibn 'Abbas ne tient pas compte des magiciens qui étaient eux aussi des coptes.

 

Selon un autre avis, nombreux sont les coptes qui ont cru en lui, en sus des magiciens et du peuple des Enfants d'Israël. La preuve en est cette parole de Dieu :

 

«Personne ne crut (au message) de Moïse, sauf un groupe de jeunes gens de son peuple, par crainte de représailles de Pharaon et de leurs notables. En vérité,Pharaon fut certes orgueilleux sur Terre et il fut du nombre des extravagants » (10, 83).

 

Le fragment: «Sauf un groupe de jeunes de son peuple », s'applique, ici, au peuple de Pharaon, car le contexte l'indique. On rapporte aussi que cela renvoie à Moïse, mais la première hypothèse est la plus plausible comme nous l'avons souligné dans notre exégèse. Les coptes qui ont ajouté foi au Message de Moïse, ont tenu leur foi secrète par crainte de Pharaon et de sa tyrannie ; ils avaient aussi peur que les notables signalent leur rejet de leur ancienne religion a Pharaon qui n'aurait pas manque de tenter de les éloigner de leur nouvelle religion.

 

Dieu dit en parlant de Pharaon, et Il suffit comme témoin :

 

« Pharaon fut certes orgueilleux sur Terre »,

 

c'est-à-dire oppresseur, arrogant et insolent ;

 

« et il fut du nombre des extravagants »

 

dans toutes ses affaires et ses états. Mais il était un fruit pourri qu'il fallait arracher et une âme maudite dont il fallait débarrasser le monde. Moïse a dit ensuite :

 

«"O mon peuple, si vous croyez en Dieu, placez votre confiance en Lui si vous (Lui) êtes soumis". Ils dirent : "En Dieu nous plaçons notre confiance. O notre Seigneur, ne fais pas de nous une cible pour les persécutions des injustes. Et délivre-nous, par Ta miséricorde, des gens négateurs." » (10, 84-86)

 

Moïse demanda aux Enfants d'Israël de placer leur confiance en Dieu, de solliciter Son soutien et de se tourner vers Lui ; ils le firent, et Dieu leur aménagea alors une issue et les délivra.

 

« Et Nous révélâmes à Moïse et à son frère : "Prenez pour votre peuple des maisons en Égypte, faites de vos maisons un lieu de prière et soyez assidus dans la prière. Et fais la bonne annonce aux croyants. » (10, 87)

 

Dieu révéla à Moïse et à Aaron, sur eux le salut, de prendre pour leur peuple des maisons distinctes de celles des coptes afin qu'ils soient prêts à partir lorsque l'ordre leur en sera donné et afin que chacun puisse reconnaître la maison de l'autre. Dieu dit :

 

« Faites de vos maisons un lieu de prière » (10, 87),

 

c'est-à-dire, selon certains, des mosquées (des lieux de prosternation) ou, selon notamment Mujahid, Abu M§Jik, Ibrahim an-Nakh'i, ar-Rabi', ad-Dahhak, Zayd Ibn Aslam et son fils 'Abdur-Rahman, des lieux ou ils prieraient assidûment. Le sens serait alors : cherchez le soutien dans la constance dans la prière contre le mal, la difficulté et la gène. Dieu dit à ce sujet :

 

« Et cherchez secours dans l'endurance et la prière : certes, la prière est une lourde obligation, sauf pour les humbles» (2, 45).

 

Dans cette optique, on rapporte que lorsque l'Envoyé de Dieu, sur lui la grâce et la paix, avait un souci, il se réfugiait dans la prière.

 

On rapporte également que les Enfants d'Israël ne pouvaient pas, en ce temps-là, manifester leur foi et leur culte dans leur société et leurs lieux de culte. Il leur fut alors ordonné de prier dans leurs demeures pour compenser leur incapacité à le faire publiquement par crainte de Pharaon et de ses soldats. Mais le premier sens est le plus fort en vertu de ce verset :

 

« Et fais la bonne annonce aux croyants »,

 

même s'il ne contredit pas le second. Et Dieu est plus Savant.

 

Sa'id Ibn Jubayr a dit au sujet de cet ordre : « [ …] faites de vos maisons un lieu de prière », c'est-à-dire des maisons se faisant face les unes aux autres.

 

« Et Moise dit : "O notre Seigneur, Tu as accordé à Pharaon et ses notables des parures et des biens dans la vie présente, et voila, O notre Seigneur, qu'avec cela ils égarent (les gens loin) de Ton sentier. O notre Seigneur, anéantis leurs biens et endurcis leurs cœurs, afin qu'ils ne croient pas, jusqu'à ce qu'ils aient vu le châtiment douloureux."Il dit : "Votre prière est exaucée. Restez tous deux sur le chemin droit, et ne suivez point le sentier de ceux qui ne savent pas." » (10, 88-89)

 

C'est une invocation intense que Moise adressa à son Seigneur, à l'encontre de Pharaon qui avait refusé la Vérité claire tant matérielle que morale. Les arguments pourtant convaincants ne faisaient qu'éloigner les gens de la voie de Dieu, qui faisaient sans cesse preuve d'obstination, d'arrogance, et de rébellion:

 

« O notre Seigneur, To as accorde a Pharaon et ses notables »,

 

par notables, il convient d'entendre les coptes et tous ceux qui se conformaient a la religion de Pharaon.

 

« Des parures et des biens dans la vie présente, et voila, O notre Seigneur, qu'avec cela ils égarent (les gens loin) de Ton sentier »

 

c'est-à-dire que cela ne peut abuser que les ignorants qui accordent beaucoup d'importance ace bas monde, en les poussant à penser que Pharaon et les notables sont sur la bonne voie, eu égard aux biens qu'ils possèdent, aux vêtements somptueux, aux attelages riches et confortables, aux palais et résidences luxueux, aux mets succulents et variés, à leurs aspects agréables, enfin à leur pouvoir, leur puissance et leur noblesse.

 

« O notre Seigneur, anéantis leurs biens»

 

Ibn 'Abbas et Mujahid ont dit : « c'est-a-dire ne leur laisse rien ». De leur cote, Abu al-'Aliya, ar-Rabi' Ibn Anas et a,d-Dahhak ont dit : « Transforme-les en pierres ». Qatada a dit pour sa part: « On rapporte que leurs cultures sont devenues des pierres ». Quant à Muhammad Ibn Ka'b, il a dit : « Leur sucre est devenu de la pierre» ; il a dit aussi : « Tous leurs biens sont devenus de la pierre ».

 

Et Dieu dit :

 

« Et endurcis leurs cœurs, afin qu'ils ne croient pas, jusqu'à ce qu'ils aient vu le châtiment douloureux ».

 

Ibn 'Abbas a interprété ces paroles par: « Mets un sceau sur leurs coeurs ». C'est là une invocation inspirée par la colère pour Dieu, Sa religion et Ses arguments. Et Dieu l'exauça comme Il avait exaucé auparavant l'invocation de Noé contre son peuple, lorsqu'il avait dit :

 

« Seigneur, ne laisse sur la Terre aucun infidèle. Si tu les laisses (en vie), ils égareront Tes serviteurs et n'engendreront que des pécheurs infidèles » (71, 26-27).

 

C'est pour cela que Dieu dit à Moïse et à son frère Aaron qui avait approuvé l'invocation de Moïse:

 

« Votre prière est exaucée. Restez tous deux sur le chemin droit, et ne suivez point le sentier de ceux qui ne savent pas. » (10, 89)

 

Les exégètes ainsi que les gens du Livre ont dit que les Enfants d'Israël avaient demandé à Pharaon l'autorisation de sortir dans le désert pour célébrer une de leurs fêtes, ce qu'il accepta à contre-coeur. Les israélites avaient l'intention de quitter le pays et de ne plus y revenir. Les gens du Livre ajoutent que Dieu ordonna aux Enfants d'Israël de demander aux Égyptiens de leur prêter des bijoux ; ils partirent de nuit en direction de la Grande Syrie. En apprenant leur départ, Pharaon fut pris d 'une grande colère et ameuta ses armées pour les poursuivre et les exterminer. Dieu dit :

 

« Et Nous révélâmes à Moise (ceci) : "Pars de nuit avec Mes serviteurs, car vous serez poursuivis". Puis, Pharaon envoya des rassembleurs (dire) dans les villes : ce sont, en fait, une petite bande, mais ils nous irritent, tandis que nous sommes tous vigilants". Ainsi, Nous les fîmes donc sortir des jardins, des sources, des trésors et d'un lieu de séjour agréable. Il en fut ainsi ! Et Nous les donnâmes en héritage aux Enfants d'Israël. Au lever du soleil, ils les poursuivirent. Puis, quand les deux partis se virent, les compagnons de Moise dirent : "Nous allons être rejoints". Il dit : "Jamais, car j'ai avec moi mon Seigneur qui va me guider". Alors Nous révélâmes à Moise: "Frappe la mer de ton bâton". Elle se fendit alors, et chaque versant fut comme une énorme montagne. Nous fîmes approcher les autres (Pharaon et son peuple). Et Nous sauvâmes Moïse et tous ceux qui étaient avec lui; ensuite Nous noyâmes les autres. Voilà bien là un prodige, mais la plupart d'entre eux ne croient pas. Et ton Seigneur, c'est en vérité Lui le Tout-Puissant, le Très Miséricordieux » (26, 52-68).

 

Les exégètes ont dit : «Pharaon partit a la poursuite des Enfants d'Israël avec une immense armée qui comptait plus d'un million d'hommes et cent mille étalons noirs, mais Dieu est le plus Savant. On rapporte aussi que les israélites étaient près de six cent mille combattants, sans les enfants. Quatre cent vingt-six années solaires s'étaient passées entre leur arrivée en Égypte avec leur alleu Israël (Jacob) et le moment ou ils durent la quitter avec Moïse ».

 

Pharaon les rattrapa avec ses soldats au lever du soleil. Une fois les deux parties face à face, l'affrontement devint inévitable. Voyant la puissance des armées égyptiennes, les israélites furent saisis d'une grande crainte et dirent :

 

«Nous allons être rejoints ».

 

La direction qu'ils avaient prise, les menait tout droit a la mer et ils n'avaient point d'autre issue, car à leur droite ainsi qu'à leur gauche se trouvaient de hautes et infranchissables montagnes, et derrière eux les armées de Pharaon. Ils étaient donc là en face des armées de Pharaon, impressionnantes tant par leur nombre que par leur arsenal. La crainte et la frayeur s'emparèrent d'eux au souvenir des persécutions qu'ils avaient subies sous le joug de Pharaon. Ils avouèrent leur peur à leur Prophète sincère et véridique qui leur répondit :

 

«Jamais, car j'ai avec moi mon Seigneur qui va me guider ».

 

Moïse qui menait son peuple, s'avança et regarda vers la mer aux vagues déchainées en disant : «C'est vers cet endroit que j'ai reçu l'ordre de me diriger ». II y avait avec lui son frère Aaron, Josué fils de Nun, qui était alors l'un des seigneurs, grands savants et dévots israélites. Josué fils de Nun reçut plus tard la révélation et devint Prophète après la mort de Moïse et de Aaron, sur eux le salut. Était aussi présent à leurs cotés le croyant de la famille de Pharaon. Ces quatre hommes étaient debout, tandis que les Enfants d'Israel les entouraient. On rapporte que le croyant copte s'est mis à se lancer dans la mer avec son cheval pour vérifier s'il était possible de la traverser; il disait a Moise: «O Prophète de Dieu, est-ce bien là que tu as reçu I' ordre de venir ? » Et Moise lui répondait : « Oui. »

 

Lorsque la situation devint intenable et désespérée, alors que les armées impressionnantes de Pharaon s'approchaient davantage d'eux, les regards des Enfants d'Israël se détournèrent de terreur et leurs cœurs remontèrent dans les gosiers. Le Tout-Puissant, le Compatissant et l'Omnipotent révéla alors à Moïse cet ordre :

 

« Frappe la mer de ton bâton» (26, 63).

 

On rapporte que lorsqu'il la frappa, il dit :

 

« Fends-toi avec la permission de Dieu ! »

 

Dieu dit :

 

« Alors Nous révélâmes a Moïse: "Frappe la mer de ton bâton". Elle se fendit alors, et chaque versant fut comme une énorme montagne.» (26, 63)

 

On rapporte que la mer se fendit en une douzaine de sentiers, et chaque tribu prit un sentier. C'est ainsi que les eaux de la mer se figèrent par la volonté du Tout-Puissant qui dit a une chose « Sois ! » et elle est, et devinrent pareilles a des montagnes majestueuses. Dieu ordonna au vent de l'ouest de souffler et de cingler le fond de la mer qui devint sec afin de ne pas coller aux sabots des montures et empêcher leur avancée.

 

Dieu dit :

 

«Nous révélâmes à Moïse: "Pars la nuit, à la tête de Mes serviteurs, puis, trace-leur un passage à sec dans la mer; sans craindre une poursuite et sans éprouver aucune peur." Pharaon les poursuivit avec ses armées. La mer les submergea bel et bien. Pharaon égara ainsi son peuple et ne le mit pas sur le droit chemin. » (20, 77-79)

 

Ainsi, par la volonté du Tout-Puissant, la mer se fendit, et Moïse fut sommé de s'y engager en compagnie des Enfants d'Israël. Ces derniers, qui voyaient là un prodige de nature à éblouir les yeux et à orienter les cœurs des croyants, s'empressèrent de s'engouffrer dans la mer figée par la volonté de Dieu. Ils la traversèrent jusqu'au dernier avant que les premiers soldats de Pharaon n'arrivent au bord de la mer. Moïse, craignant que les soldats de Pharaon ne la traversent à leur tour, à leur poursuite, voulut frapper la mer avec son bâton pour qu'elle redevienne comme avant, mais l'Omnipotent et le Tout-Puissant lui ordonna de laisser la mer telle quelle en lui disant:

 

«Laisse la mer calme» (44, 24)

 

c'est-a-dire : laisse la telle qu'elle est et ne change pas son état. C'est l'avis d'Ibn 'Abbas, Mujahid, 'Ikrima, ar-Rabi', ag-Dahhak, Qatada, Ka'b al-Ab.bar, as-Sammak Ibn Harb, 'Abdur-Rahman Ibn Zayd Ibn Aslam et d'autres.

 

Pharaon arriva avec ses armées sur le rivage. Voyant ce spectacle ahurissant, il fut pris d'épouvante et sut, au fond de lui-même, que ce prodige ne pouvait être que l'œuvre du Seigneur du Trône sublime. Il regretta alors en son for intérieur d'avoir poursuivi les Enfants d'Israël, mais le regret, dans pareille situation, est vain. Cependant, son arrogance fut plus forte que son regret et son ame rebelle et corrompue reprit le dessus. Il se tourna alors vers ses soldats et, ne voulant pas perdre la face devant eux, il leur dit : « Regardez comment la mer s'est figée devant moi afin que je reprenne mes es laves qui ont été induits en erreur par ces rebelles et ces imposteurs ! »Il se mit alors à hésiter entre les poursuivre et revenir sur ses pas pour sauver sa personne. On rapporte que l'ange Gabriel, qui avait pris la forme d'un cavalier monté sur une jument, passa à cote de l'étalon de Pharaon qui, en voyant la jument, la suivit ; celle-ci, menée par Gabriel, s'engagea dans la mer, poursuivi par l'étalon de Pharaon qui entraina son maitre vers la mer. En voyant leur monarque s'engager dans la mer, les soldats coptes le suivirent et, lorsqu'ils furent tous au milieu des vagues figées, Dieu ordonna à Moïse de frapper la mer avec son bâton. Moise exécuta l'ordre de son Seigneur et frappa la mer qui retrouva sa forme initiale. Ainsi, les flots submergèrent les soldats de Pharaon qui furent tous noyés et engloutis.

 

Dieu dit :

 

« Et Nous sauvâmes Moise et tous ceux qui étaient avec lui ; ensuite Nous noyâmes les autres. Voila bien la un prodige, mais la plupart d'entre eux ne croient pas. Et ton Seigneur, c'est en vérité Lui le Tout-Puissant, le Très Miséricordieux » (26, 65-68) ;

 

c'est-à-dire que Dieu sauva Ses serviteurs et Ses adorateurs, dont aucun ne se noya. Quant à Ses ennemis, aucun d'entre eux ne put s'enfuir. C'est là un grand signe et un argument probant quant à la Toute Puissance de Dieu et à la sincérité de Son Messager.

 

Dieu dit:

 

« Et Nous fîmes traverser la mer aux Enfants d'Israël. Pharaon et ses armées les poursuivirent avec acharnement et inimitié. Puis, quand la noyade l'eut atteint, il dit : "Je crois qu'il n'y a d'autre divinité que Celui en qui ont cru les Enfants d'Israël. Et je suis du nombre des soumis". (Dieu) dit: "Maintenant? Alors qu'auparavant tu as désobéi et que tu as été du nombre des corrupteurs ! Nous allons aujourd'hui épargner ton corps, afin que tu deviennes un signe pour tes successeurs. Cependant beaucoup de gens ne prêtent aucune attention a Nos signes (d'avertissement). » (10, 90-92)

 

Dieu consigne dans ces versets la manière dont Pharaon, le chef des négateurs coptes, se noya. Lorsque les vagues se mirent le soulever et à l'engloutir, Pharaon, voyant sa dernière heure arriver, proclama sa foi au Dieu des Enfants d'Israël. Tout ceci se passait sous les yeux des Israélites qui assistaient, médusés, à la déroute de leur ennemi acharné et de ses soldats. Pharaon annonça son repentir, à un moment ou le repentir n'avait plus aucune valeur. A ce sujet, Dieu dit :

 

« Ceux contre qui la parole (la menace) de ton Seigneur se réalisera ne croiront pas, même si tous les signes leur parviennent, jusqu'à ce qu'ils voient le châtiment douloureux » (10, 96-97) ;

 

« Puis, quand Ils virent Notre rigueur, Ils dirent : "Nous croyons en Dieu Seul, et nous renions ce que nous Lui donnions comme associée." Mais leur croyance, au moment où ils eurent constaté Notre rigueur, ne leur profita point. Telle est la régie de Dieu envers Ses serviteurs dans le passé. Et c'est là que les négateurs se trouvèrent perdants. » (40, 84-85)

 

Moïse avait fait une invocation contre Pharaon et les notables afin que Dieu anéantisse leurs biens et endurcisse leurs cœurs

 

« afin qu'ils ne croient pas jusqu'à ce qu'ils aient vu le châtiment douloureux» (10, 88) ;

 

c'est-à-dire jusqu'à l'instant ou la foi ne leur servirait plus a rien et qu'ils déploreraient d'avoir reniée la Verite. Dieu agréa l'invocation de Moise et à Aaron en leur disant:

 

«Votre prière est exaucée ».

 

L' imam Ahmad a rapporté, d'après Ibn 'Abbas: L'Envoye de Dieu, sur lui la grâce et la paix, a dit : « Gabriel m'a dit : "Lorsque Pharaon dit : "Je crois qu'il n'y a d'autre divinité que Celui en qui ont cru les Enfants d'Israël", je pris du limon noir et je lui en ai Mis dans la bouche de peur que la Miséricorde divine ne le touche." » Rapporté aussi par at-Tirmidhl, Ibn Jarir, Ibn Abu Hatim at-Tirmidhi a dit : « C'est un hadith hasan (bon) ».

 

La parole de Dieu :

 

« Maintenant ? Alors qu'auparavant tu as désobéi et que tu as été du nombre des corrupteurs ? » (10, 91)

 

renferme une interrogation désapprobatrice et le rejet du repentir tardif de Pharaon. En effet -et Dieu est plus Savant à ce sujet -, si celui-ci était ramené à la vie, il renouerait avec sa conduite passée, comme le confirme Dieu au sujet des négateurs qui, en voyant le Feu, disent :

 

«Hélas ! Si nous pouvions être renvoyés (sur la Terre), nous ne traiterions plus de mensonges les versets de notre Seigneur et nous serions du nombre des croyants » (6, 27) ;

 

« Mais non ! Voila que leur apparaitra ce qu'auparavant ils cachaient. Or, s'ils étaient rendus (a la vie terrestre), ils reviendraient sûrement a ce qui leur était interdit. Ce sont vraiment des menteurs. » (6, 28)

 

Quant à ce que Dieu dit :

 

« Nous allons aujourd'hui épargner ton corps, afin que tu deviennes un signe à tes successeurs »,

 

Ibn Abbas ainsi que d'autres ont dit : "Certains israélites avaient douté de la mort de Pharaon au point qu'ils dirent qu'il était immortel. Dieu ordonna alors à la mer de le soulever sur un monticule".

 

On rapporte aussi que sa dépouille flotta a la surface de la mer; d'aucuns ont dit qu'il fut déposé sur un monticule de terre, tandis qu'il avait sur lui sa cotte de maille qu'ils connaissaient, afin qu'ils puissent s'assurer de sa mort et reconnaitre la puissance de Dieu et Sa capacité à défaire Pharaon. C'est pour cela que Dieu dit :

 

« Nous allons aujourd'hui épargner ton corps »,

 

c'est-à-dire couvert de la cotte de maille avec laquelle on t'identifie

 

« afin que tu deviennes un signe à tes successeurs »,

 

c'est-à-dire aux Enfants d'Israël afin qu'ils aient une preuve de la Toute-Puissance de Dieu. Pharaon et ses soldats périrent le jour de Ashûra.

 

L'imam al-Bukhari a rapporté dans son sahih, d'après Ibn 'Abbas : «Lorsque le Prophète arriva a Médine, les Juifs jeûnaient le jour de Ashura. On lui dit : "C'est en ce jour que Dieu a donné la victoire a Moïse sur Pharaon". Il répondit : "Vous avez plus de droits sur Moïse qu'eux ;jeûnez donc !"»

 

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