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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


L’unicité d’Allah dans l’adoration

Publié par Baladislam sur 21 Avril 2012, 22:00pm

Catégories : #Tawhid et unicité d'Allah

 fond écran noms allah (81)

 

Ce chapitre contient les parties suivantes :

 

Première partie : Explication de "l’unicité dans l’adoration" (tawhid al-oulouhiya), et mise en évidence qu’elle représente l’objectif de la mission des prophètes.

 

Deuxième partie : Les deux témoignages : définition – piliers – conditions – obligations – annulations.

 

Troisième partie : La législation : le licite – l’illicite – droit d’Allah.

 

Quatrième partie : L’adoration : sa définition – ses catégories – son étendue.

 

Cinquième partie : Mise en évidence de la mauvaise compréhension de la détermination de l’adoration.

 

Sixième partie: Clarification des bases du culte authentique.

 

ΦΦΦΦΦ

 

Explication de “l’unicité dans l’adoration” (tawhid al-oulouhiya), et mise en évidence qu’elle représente l’objectif de la mission des prophètes.

 

- Tawhid al-oulouhiya: al-oulouhiya est l’adoration

 

L’unicité dans l’adoration par définition : est le fait de rendre Allah le Très-Haut unique en lui vouant un culte exclusif par le biais des actions juridiquement admises, consistant à se rapprocher (d’Allah) comme les invocations, les vœux, les sacrifices, l’espoir, la peur, la confiance, le souhait et la crainte, le repentir sincère. Cette catégorie de l’unicité est l’objectif du prêche des premiers et des derniers prophètes, Allah dit:

 

« Nous avons envoyé dans chaque communauté un messager (pour leur dire) : ‘Adorez Allah et écartez-vous du rebelle’ »

(Les abeilles - 36)

 

« Et Nous n’avons envoyé avant toi aucun messager à qui nous n’ayons révélé : point de divinité (méritant l’adoration) en dehors de moi. Adorez-moi donc »

(Les prophètes – 25)

Chaque prophète a commencé à prêcher son peuple en leur ordonnant d’appliquer l’unicité dans l’adoration, comme Noé, Houd, Salih et Chouaib:

 

« Adorez Allah, vous n’avez en dehors de lui d’autres divinités »

(Les limbes-59, 65, 73, 85)

 

« Et Ibrahim, quand il dit à son peuple : ‘Adorez Allah et craignez-le’ »

(L’araignée - 16)

 

Le verset suivant fut descendu sur Mohammed :

 

« Dis : ‘Il m’a été ordonné d’adorer Allah en lui vouant un culte exclusif’ »

(Les groupes - 11)

 

Le prophète (Saw) a dit : "J’ai été ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’y a d’autre divinité (méritant l’adoration) qu’Allah et que Mohammed est son envoyé"

 

La première obligation dont est tenue d’accomplir la personne responsable de ses actes (moukalif) est de témoigner qu’il n’y a pas d’autre divinité (méritant l’adoration) qu’Allah (la ilaha illallah), et de le mettre en pratique, Allah a dit:

 

« Sache donc qu’il n’y a point de divinité (méritant l’adoration) à part Allah, et implore le pardon pour ton péché »

(Mohammed – 19)

 

Lorsque quelqu’un désire se convertir à l’islam, la première chose qu’il doit faire : la prononciation des deux témoignages.

 

Il résulte de cela que l’unicité dans l’adoration est le but du prêche des envoyés. Elle a été nommée ainsi (unicité dans l’adoration) car la divinité (oulouhiya) est attribut d’Allah le Très-Haut, qui est désigné par son nom (Allah). Allah est donc celui qui possède cette oulouhiya, c’est à dire l’adoré.

 

On désigne cette forme d’unicité par tawhid al-’ibada, en tenant compte que la servitude est une caractéristique du serviteur du fait qu’il lui est obligatoire d’adorer Allah avec une intention pure, car il est en constant besoin de son seigneur.

 

Le cheikh de l’islam ibn Taymiya, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit : "Sache que le besoin du serviteur envers son seigneur est qu’il l’adore et ne lui associe rien, il n’a pas de semblable pour qu’il soit comparé, pourtant il ressemble de quelques aspects au besoin qu’a le corps de la nourriture et de la boisson avec tout ce qu’il y a entre eux de différences. La vérité sur ce qui concerne le cœur et l’âme du serviteur (‘abd) est qu’ils ne peuvent être en bon état que grâce à leur divinité, Allah, qui est celui avec qui il n’y a d’autre divinité (méritant l’adoration) sinon lui. Alors, il n’y a de calme (de la tranquillité d’esprit) dans cette vie d’ici bas qu’avec son rappel. Et s’il arrive au serviteur de jouir et de s’enchanter sans (se rappeler) Allah, ceci ne saura alors être que temporaire, et cela variera d’une catégorie à une autre, d’une personne à une autre, contrairement au besoin que l’on ressent envers son Dieu qui est constant et dans toutes les situations, où que l’on puisse être, il est avec nous".

 

Cette forme d’unicité est donc l’objectif du prêche des prophètes, car elle est le fondement sur lequel est édifié l’ensemble des actes, sans son application, les actions ne sont valides et il en résulte le contraire qui est l’associationnisme (chirk). Allah dit:

 

« Certes Allah ne pardonne pas qu’on lui donne des associés »

(Les femmes - 48,116)

 

« Mais s’ils avaient donné à Allah des associés, alors, tout ce qu’ils auraient fait eut certainement été vain. »

(Les bestiaux - 88)

 

« Si tu donnes des associés à Allah, ton œuvre sera certes vaine et tu seras très certainement du nombre des perdants »

(Les groupes - 65)

 

Cette forme d’unicité est le premier devoir que doit accomplir le serviteur, comme Allah dit :

 

« Adorez Allah et ne lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers père et mère »

(Les femmes - 36)

 

« Et ton seigneur a décrété de n’adorez que lui et (d’agir) envers les parents avec bonté »

(Le voyage nocturne - 23)

 

« Dis : ‘Venez, je vais réciter ce que votre seigneur vous a interdit : Ne lui associez rien et soyez bienfaisant envers vos père et mère’ »

(Les bestiaux - 151)

 

ΦΦΦΦΦ

 

Éclaircissement de la signification des deux témoignages, des fautes commises (envers eux) , de leurs piliers, de leurs conditions de validation, de leurs obligations et annulations

 

Signification des deux témoignages

 

Signification du témoignage : "il n’y a pas de divinité sinon Allah" (la ilaha ilallah) : La croyance et la ferme attestation qu’Allah, seul, mérite d’être adoré, et se conformer à cela en l’appliquant.

 

- "Il n’y a pas de divinité": refus d’admettre le mérite de l’adoration pour un autre qu’Allah, quel qu’il soit.

 

- "Sinon Allah": attestation qu’Allah seul mérite l’adoration.

 

La phrase complète a donc pour signification : Pas d’être adoré, à juste droit, sinon Allah (la ma’boud bi-haq illallah).

 

Le terme "à juste droit" (bi-haq) ne doit être remplacé par le terme "existant" (mowjoud), car cela contredit ce qui est d’actualité. En fait, les êtres adorés par les gens en dehors d’Allah sont présents en très grand nombre, cela implique donc que l’adoration de ces choses revient à l’adoration d’Allah, ce qui est complètement faux. Ceci représente l’école de pensée de ceux que l’on surnomme les partisans de "l’unicité de la présence absolue" (wahdatou al-woujoud) qui sont en fait les plus mécréants des hommes.

 

Cette phrase a été également interprétée par de faux commentaires, parmi lesquels :

 

"Il n’y a pas d’être adoré sinon Allah": Ceci est faux, car cela voudrait dire que tout ce qui est adoré à juste droit ou non est Allah (comme cela a été précédemment expliqué).

 

"Pas de créateur sinon Allah": Ceci n’est qu’une partie de la vraie signification, mais ce n’est pas ce qui est voulu. Il n’est qu’attestation de l’unicité dans la souveraineté, forme d’unicité qu’attestent les polythéistes, ceci est donc insuffisant.

 

"Pas de juge (hakimiya) sinon Allah": ceci est également une partie de sa signification et c’est insuffisant, car si une personne a pris Allah comme unique juge et a invoqué un autre que lui, ou a pratiqué une forme d’adoration pour un autre que lui, il n’est pas, dans ce cas, des monothéistes.

 

Tous ces commentaires sont faux ou incomplets, pourtant nous les avons cités, car on les trouve dans quelques livres répandus.

 

L’explication authentique de cette phrase chez les prédécesseurs est :

 

- Pas d’être adoré à juste droit sinon Allah

 

Signification du témoignages: "Mohammed est l’envoyé d’Allah": C’est reconnaître, intérieurement et extérieurement, qu’il est le serviteur d’Allah et son envoyé à l’ensemble des gens. Agir suivant ce que cela implique : Obéir à ce qu’il ordonne, croire à ce qu’il nous a informé, s’écarter de ce qu’il nous a interdit et réprimer, adorer Allah qu’avec ce qu’il nous a légiféré.

 

Les piliers des deux témoignages

 

Il n’y a pas de divinité (méritant l’adoration) sinon Allah” comprend deux piliers : la négation et l’affirmation.

 

La négation : "il n’y a pas de divinité": cela abroge l’associationnisme et toutes ses formes et implique de mécroire en tout ce qui est adoré en dehors d’Allah

 

L’affirmation : "sinon Allah": l’attestation que seul Allah est digne d’adoration et la mise en pratique de cela.

 

Le sens de ces deux piliers a été énuméré dans de nombreux versets, comme Allah dit:

 

« Quiconque mécroit au rebelle tandis qu’il croit en Allah saisit l’anse la plus solide »

(La vache - 256)

 

« quiconque mécroit au rebelle » : ceci est la signification du premier pilier "il n’y a pas de divinité"

 

« tandis qu’il croit en Allah » : ceci est la signification du deuxième pilier "sinon Allah"

 

Et comme Ibrahim a dit :

 

« Je désavoue totalement ce que vous adorez, à l’exception de celui qui m’a créé »

(L’ornement - 26, 27)

 

« Je désavoue totalement ce que vous adorez » signifie la négation du premier pilier.

 

« À l’exception de celui qui m’a créé » représente l’affirmation du deuxième pilier.

 

Les piliers du témoignage: "Mohammed est le messager d’Allah" 

 

Il comporte également deux piliers compris dans notre parole: son esclave et son prophète. Ces deux termes réfutent tout excès et toute négligence dans le droit du prophète (saw) car il est son esclave et son serviteur et il est la plus parfaite des créatures dans ces deux attributs d’honneur.

 

La signification du terme esclave (abdou): personne qui est la propriété d’autrui (mamelouk) et qui est à son service. Il est donc un être humain qui a été créé comme ont été créés les autres êtres humains et qui est sujet aux choses courantes de la vie, comme Allah a dit:

 

« Dis ‘Je suis un être humain comme vous’ »

(La caverne - 110)

 

Il (saw) a assumé sa servitude (envers Allah) comme il se doit, et Allah l’a félicité de cela:

 

« Allah ne suffit-il pas à son esclave »

(Les groupes - 36)

 

« Louange à Allah qui a fait descendre sur son serviteur le livre »

(la caverne-1)

 

« Pureté à celui qui de nuit, fit voyager son serviteur de la mosquée Al Haram »

(Le voyage nocturne – 1)

 

La signification du terme “prophète” : l’envoyé à l’ensemble des hommes, prêchant en Allah, tout en leur annonçant bonne nouvelle et en les prévenant.

 

Le témoignage de ses deux caractéristiques (envoyé et esclave) réfute tout excès et toute négligence dans son droit (saw). Malheureusement, beaucoup de ceux qui se réclament de sa communauté ont excédé dans son droit et l’ont ainsi élevé de son rang de serviteur au rang de divinité adorée en dehors d’Allah. Ils lui ont demandé secours en dehors d’Allah et lui ont demandé ce dont seul Allah est capable, comme l’accomplissement des requêtes et la dissipation des malheurs.

 

D’autres ont renié sa mission ou ont renoncé à le suivre et se sont basés sur des avis et des paroles contraires aux siennes et ont abusé dans l’interprétation de ses dires et édits.

 

Les conditions de validation des deux témoignages

 

Les conditions de “Il n’y a pas de divinité (méritant l’adoration) sinon Allah”

 

Sept conditions sont obligatoirement requises pour ce témoignage. Celui qui le prononce devra donc réunir ces sept conditions pour que son témoignage lui soit profitable. Elles sont, de manière globale :

1-la science (s’opposant à l’ignorance)

2- la certitude (incompatible avec le doute)

3- l’acceptation (contraire au reniement)

4- la résignation (s’opposant à l’absence d’exécution)

5- l’intention pure (s’opposant à l’associationnisme)

6-la sincérité (s’opposant au mensonge)

7- l’amour (s’opposant à la haine, le mépris)

 

Développement de ces conditions :

 

La science (‘ilm): la connaissance de sa signification, de son contenu, de ce qu’il réfute et de ce qu’il affirme, contrairement à l’ignorance. Allah dit:

 

« A l’exception de ceux qui auront témoigné de la vérité en pleine connaissance de cause »

(L’ornement - 86)

 

-“Auront témoigné” qu’il n’y a pas de divinité (méritant l’adoration) sinon Allah.

 

- “En pleine connaissance de cause” c'est-à-dire que leurs cœurs savent ce que leurs langues ont témoigné. Dans le cas où ils auraient prononcé ce témoignage sans en connaître la détermination, cela ne leur aurait été d’aucune utilité, car ils n’auraient cru au contenu de ce témoignage.

 

La certitude (al-yaquine): il faut que celui qui prononce ce témoignage soit totalement convaincu de ce qu’il renferme. S’il demeure dans le doute, ce témoignage ne lui saura en aucun cas profitable. Allah a dit:

 

« Les croyants sont uniquement ceux qui ont cru en Allah et en son messager puis qui ne doutent point »

(Les appartements – 15)

 

Celui qui est dans le doute est en fait un hypocrite. Le prophète (saw) a dit: "celui que tu rencontreras de derrière ce mur témoignant qu’il n’y a pas de divinité (méritant l’adoration) sinon Allah avec un cœur plein de certitude, fais lui alors la bonne annonce du paradis".

 

Celui dont le cœur n’est pas convaincu de cela ne méritera pas l’accès au paradis.

 

L’acceptation (al-quaboul): l’acceptation de ce qu’implique cette phrase en ce qui concerne l’adoration d’Allah seul, ainsi que l’abandon de toute autre adoration en dehors de lui. Celui donc qui la prononce, mais n’accepte pas son contenu et ne le met en pratique, alors il est de ceux qu’Allah a dit à leur propos :

 

« -Quand on leur disait : “point de divinité à part Allah” ils se gonflaient d’orgueil et disaient “Allons- nous abandonner nos divinités pour un poète fou” »

(Les rangés - 35, 36)

 

Ceci est le cas des adorateurs de tombes, en effet ils disent"il n’y a pas de divinité (méritant l’adoration) sinon Allah" puis dans le même temps ils n’abandonnent pas l’adoration des tombes. Ils n’ont donc pas accepté le sens de "il n’y a pas de divinité (méritant l’adoration) à part Allah".

 

La résignation (al-inquiyad): la résignation à ce qu’elle inclut, Allah dit:

 

« Et quiconque soumet son être à Allah tout en étant bienfaisant, s’accroche alors à l’anse la plus ferme »

(Louqman - 22)

 

L’anse la plus ferme”: "il n’y a pas de divinité (méritant l’adoration) sinon Allah"

 

Soumet son être”: il se résigne (aux ordres d’) Allah avec une intention pure.

 

la sincérité (a-sidq): cette phrase doit être prononcée avec le cœur en toute sincérité. Celui qui la prononce avec sa langue sans aucune sincérité du cœur, fait partie des hypocrites et des menteurs, Allah dit:

 

«- Parmi les gens, il y a ceux qui disent : “Nous croyons en Allah et au jour du jugement dernier !” tandis qu’ils n’y croient pas. Ils cherchent à tromper Allah et les croyants, mais ils ne trompent qu’eux-mêmes et ils ne s’en rendent pas compte. Il y a dans leurs cœurs une maladie, et Allah laisse croître leur maladie. Ils auront un châtiment douloureux pour avoir menti »

(La vache - 8, 9, 10).

 

L’intention pure (ikhlass) : c’est la purification des actes de toutes impuretés de l’associationnisme. C’est à dire ne pas convoiter (lorsque l’on prononce ce témoignage) les plaisirs de la vie d’ici bas, et ne pas chercher la notoriété et l’ostentation. Comme il est indiqué dans le hadith de ‘itbane: "Allah a interdit au feu de brûler celui qui dit “il n’y a pas de divinités (méritant l’adoration) sinon Allah”, ne voulant par là que le visage d’Allah"

 

L’amour (al-houb) : l’amour pour cette phrase, son contenu et ceux qui la pratiquent. Allah dit:

 

« Parmi les gens, il en est qui prennent en dehors d’Allah des égaux à lui, en les aimant comme on aime Allah. Or les croyants sont ceux qui aiment le plus Allah »

(La vache - 165)

 

Les gens de "il n’y a pas de divinité (méritant l’adoration) sinon Allah" aiment Allah d’un amour pur, et les gens de l’associationnisme l’aiment et aiment avec lui d’autres divinités. Ceci est en pleine contradiction avec ce qu’implique le témoignage.

 

Les conditions de validation du témoignage "Mohammed est le messager d’Allah" :

 

Admettre et croire (du fond du cœur) en son message.

 

Le prononcer et le reconnaître par la langue (reconnaître son authenticité).

 

Le suivre en mettant en pratique la vérité qu’il a apportée en renonçant au faux qu’il a interdit.

 

Avoir foi aux informations du passé et du futur qu’il a portées à notre connaissance et relevant de l’invisible.

 

L’aimer par-dessus tout d’un amour étant plus fort que celui que l’on éprouve pour soi-même, pour ses biens, pour son enfant, son père et l’ensemble des gens.

 

Mettre en avant sa parole et la préférer à toutes autres paroles et mettre en pratique sa sunna.

 

Les implications des deux témoignages

 

Les implications du témoignage "il n’y a pas de divinité (méritant l’adoration) sinon Allah":

 

Renoncer à toute adoration autre que celle d’Allah, et quelque soit l’objet adoré, ceci est sous-entendu dans la négation "il n’y a pas de divinité"

 

Adorer Allah seul, sans associé, ceci est sous-entendu dans l’affirmation "sinon Allah".

 

Beaucoup de ceux qui prononcent ce témoignage agissent contrairement à ses implications, ainsi ils adressent l’adoration (due à Allah) à des créatures, des tombes, des diables, des pierres et des arbres. Ils ont cru que l’unicité est une innovation et ont blâmé ceux qui militent pour cela. Ils ont incriminé ceux qui ont voué un culte pur à Allah.

 

Les obligations du témoignage "Mohammed est le messager d’Allah" :

 

Lui obéir et le croire avec sincérité, s’abstenir de ce qu’il a interdit et se contenter de pratiquer sa sunna, abandonner les innovations et les hérésies et devancer sa parole sur toute autre parole.

 

Ce qui annule les deux témoignages :

 

Elles représentent les annulations de l’islam car avec les deux témoignages l’homme entre dans l’islam, de plus le fait de les prononcer implique l’acceptation de leur contenu ainsi que l’application de leurs règles, comme l’accomplissement des rites de l’islam. Si l’on manque aux règles alors on délaisse l’engagement qui a été pris lors de la prononciation des deux témoignages. Les annulations de l’islam sont nombreuses, les juristes leur ont consacré un chapitre spécial intitulé "chapitre de l’apostasie (ridda)". Les plus importantes sont au nombre de dix comme les a énumérées le cheikh de l’islam Mohammed ibn Abdel Wahhab:

 

L’associationnisme (chirk) dans l’adoration d’Allah.

 

« Certes Allah ne pardonne pas qu’on lui donne des associés, et il pardonne en dehors de cela à qui il veut »

(Les femmes – 48 et 116)

 

« Quiconque donne des associés à Allah, Allah lui interdira alors le paradis et son refuge sera le feu. Et pour les injustes, pas de secoureurs ! »

(La table servie - 72)

 

Et parmi cela, le sacrifice pour un autre qu’Allah, comme les sacrifices qui sont fait en faveur des tombeaux ou des djinns.

 

Celui qui place des intermédiaires entre lui et Allah, les invoque et leur demande l’intercession et place sa confiance en eux. Celui-ci devient mécréant à l’unanimité (idjma’).

 

Celui qui ne reconnaît pas la mécréance des polythéistes ou a un doute sur cela ou authentifie leurs confessions est lui-même mécréant.

 

Celui qui croit que la voie d’un autre que le prophète (saw) est plus complète, ou bien que la loi d’un autre que lui est meilleur, comme c’est le cas pour ceux qui préfèrent la loi des diables (tawaghith) à celle du prophète (saw), ou ceux qui préfèrent la législation (humaine) à celle de l’islam.

 

Celui qui déteste une chose venant du prophète (saw) est un mécréant et même s’il la met en pratique.

 

Celui qui prend en dérision une chose de la religion du prophète (saw), de sa récompense ou de son châtiment est un mécréant. La preuve de cela est le verset suivant :

 

« -Dis est-ce d’Allah, de ses versets et de son messager que vous vous moquiez ? Ne vous excusez pas : vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru »

(Le repentir – 65 et 66)

 

La sorcellerie (a-sihr) et ce qu’elle contient comme le fait de détourner (sarfoun) ou de rattacher, lier (‘atfoun) (il entend par cela le fait d’agir afin de détourner l’Homme de l’amour de sa femme ou d’agir afin qu’ils s’aiment l’un et l’autre). Celui donc qui la pratique ou en est satisfait devient mécréant. La preuve en est le verset suivant :

 

« Mais ceux-ci n’enseignaient rien à personne, qu’ils n’aient dit d’abord : “Nous ne sommes rien qu’une tentation, ne sois pas mécréant »

(La vache - 102)

 

L’aide et le soutien des polythéistes contre les musulmans, la preuve de cela est le verset suivant :

 

« Et celui d’entre-vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs, Allah ne guide pas le peuple injuste »

(La table servie - 51)

 

Celui qui croit que certaines personnes peuvent sortir de la loi (chari’a) de Mohammed comme Khadir a pu sortir de la loi de Moise Je dis (l’auteur): "comme c’est le cas des extrémistes soufis qui croient que lorsqu’ils atteignent un certain niveau, ils n’ont plus besoin de se conformer à la sunna du prophète".

 

Se détourner de la religion d’Allah sans l’apprendre ni la pratiquer, la preuve de cela est le verset suivant :

 

« Ceux qui ont mécru se détournent de ce dont ils ont été avertis »

(Les dunes - 3)

 

« Qui est plus injuste que celui à qui les versets sont rappelés et qui ensuite s’en détourne ? Nous nous vengerons certes des criminels”

(La prosternation - 22)

 

Le cheikh de l’islam Mohammed ibn abdel-Wahhab, qu’Allah lui face miséricorde, a dit: "Il n’y a pas de différence, dans l’ensemble de ces annulations, entre celui qui plaisante, qui est sérieux ou qui a peur, sauf celui qui est obligé ou forcé de le faire. Tout ceci (ces annulations) est ce qu’il y a de plus dangereux et de plus fréquent, le musulman doit donc y prendre garde et craindre que cela ne l’atteigne. Nous demandons protection à Allah de ce qui encoure sa colère et son dur châtiment".

 

ΦΦΦΦΦ

 

La législation

 

La législation est un droit d’Allah, le Très-Haut. Ce qui est entendu par législation : la ligne de conduite qu’Allah a fait descendre pour ses serviteurs, afin qu’ils se conforment à elle dans ce qui est en rapport à la croyance, aux relations humaines et autres. Et parmi cela, le fait de rendre licite ou illicite, il n’appartient donc à personne de rendre licite ou illicite excepté Allah. Allah dit:

 

« Et ne dites pas, au gré du mensonge de vos langues : “Ceci est licite, et cela est illicite” blasphémant le mensonge contre Allah »

(Les abeilles - 116)

 

« Dis : “Voyez-vous la substance qu’Allah a fait descendre pour vous? Et vous y désignez ensuite l’illicite et le licite!...” Dis : “ Est-ce Allah qui vous a autorisé (cela) ? Ou blasphémez-vous contre Allah »

(younous – 59)

 

Allah a donc interdit de rendre les choses licites ou illicites sans une preuve du coran et de la sunna, et a informé que cela relate du mensonge sur Allah. De même, il a cité que celui qui rend une chose obligatoire ou l’a rend interdite, c’est comme s’il avait placé sa personne comme étant associé avec Allah dans ce qui est une de ses spécificités: la législation.

 

Allah dit:

 

« Ou bien auraient-ils des associés (à Allah) qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu’Allah n’a jamais permises ? »

(La consultation – 21)

 

Celui qui obéit à ce législateur en dehors d’Allah tout en étant conscient et en accord avec son acte, alors il l’a associé à Allah. Allah dit:

 

« Si vous leur obéissez, vous deviendrez certes des polythéistes »

(Les bestiaux - 121)

 

C’est à dire : ceux qui obéissent à ceux qui ont rendu la viande des animaux morts licite alors qu’Allah l’a interdit sont alors des polythéistes. Comme Allah a informé que celui qui obéit aux rabbins et aux moines dans les choses qu’ils déclarent licites alors qu’Allah les a interdites, et ceux qu’ils les interdisent alors qu’Allah les a autorisées, dans ce cas, ils les ont pris comme des seigneurs en dehors d’Allah. Allah dit:

 

« Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le christ fils de Marie comme seigneurs en dehors d’Allah, alors qu’on ne leur a commandé que d’adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part lui ! Gloire à lui ! Il est au-dessus de ce qu’ils (lui) associent »

(Le repentir - 31)

 

Lorsque ‘Adi ibn hatim entendu ce verset, il dit au prophète (saw): "Nous ne les adorions pas". Le prophète (saw) lui dit alors :"Ne rendaient-ils pas licite ce qu’Allah a interdit, alors vous le considériez licite? Ne déclaraient-ils pas illicite ce qu’Allah a autorisé alors vous l’interdisiez" il dit: "certes", alors il (saw) répliqua:"Ainsi étaient l’adoration que vous leur consacriez".

 

Le cheikh Abdel Rahman ibn Hassan, qu’Allah lui fasse miséricorde, dit: "Dans ce hadith, il y a la preuve que l’obéissance aux rabbins et aux moines dans ce qu’Allah a interdit, est en fait une adoration consacrée à ces derniers, vouée à un autre qu’Allah et que cela fait parti du grand associationnisme qu’Allah ne pardonne. Également (comme preuve) le verset suivant:

 

« Alors qu’on ne leur a commandé que d’adorer un Dieu unique. Pas de divinité (méritant l’adoration) à part lui ! Gloire à lui ! Il est au-dessus de ce qu’ils (lui) associent »

(Le repentir - 31)

 

« Et ne mangez pas de ce sur quoi le nom d’Allah n’a pas été prononcé, car ce serait une transgression. Les diables inspirent à leurs alliés de polémiquer avec vous. Si vous leur obéissez, vous deviendrez certes des polythéistes »

(Les bestiaux - 121)

 

Et ceci est le cas actuel de beaucoup de gens qui suivent d’autres aveuglements, car ils ne prennent pas en compte les preuves juridiques lorsqu’elles contredisent ces derniers, et ceci fait partie de l’associationnisme".

 

Alors, accroche-toi à la loi d’Allah et délaisse la loi d’un autre que lui. Ceci fait partie des implications de "Il n’y a pas de divinité (méritant l’adoration) sinon Allah". Nous demandons à Allah de nous secourir.

 

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L’adoration : sa signification et ce qu’elle englobe

 

Signification de l’adoration

 

Étymologiquement, le mot adoration signifie : la soumission et l’obéissance.

 

Dans la loi musulmane : elle possède plusieurs définitions qui reviennent, en fin de compte à une signification commune :

 

L’adoration est l’obéissance à Allah par la pratique de ce qu’il a ordonné par le biais des prophètes.

 

L’adoration est la soumission à Allah, pureté à lui, elle est l’humiliation extrême vouée à Allah accompagnée d’un amour pur.

 

La définition la plus complète est la suivante : L’ensemble des paroles et des actes apparents et cachés qu’Allah aime et en est satisfait.

 

Elle est partagée entre le cœur, la langue et les membres extérieurs :

- la peur, l’espoir, l’amour, la confiance, l’appréhension et le désir : adoration du cœur.

 

- Glorifier Allah (tasbih), proclamer sa grandeur (takbir), le louer et le remercier par la langue et le cœur : adoration du cœur et de la langue.

 

- La prière, l’impôt rituel, le pèlerinage, la guerre sainte (djihad) : adoration du corps et du cœur.

 

L’adoration est le but pour lequel Allah a créé les êtres:

 

« Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils m’adorent. Je ne veux pas d’eux une subsistance, et je ne veux pas qu’ils me nourrissent. En vérité, c’est Allah qui est le grand pourvoyeur, le détenteur de la force, l’immuable »

(Celles qui éparpillent - 56, 57, 58)

 

Allah nous a informés que la sagesse de la création des êtres humains et des djinns est l’accomplissement du culte d’Allah. Allah se dispense de leur adoration, contrairement à eux qui en ont besoin, car ils ne peuvent pas se passer d’Allah. Ils doivent donc l’adorer en pleine conformité avec ce qu’il a légiféré.

- Quiconque refuse de l’adorer n’est autre qu’un orgueilleux (moustakbir).

- Quiconque l’adore tout en adorant un autre que lui, est un polythéiste.

- Quiconque l’adore uniquement, sans se conformer à sa législation, est un innovateur. (moubtadi’).

- Quiconque l’adore uniquement tout en respectant et se conformant à sa loi, est un croyant, un monothéiste (mouwahid).

 

L’adoration: ses formes et sa portée générale

 

L’adoration a différentes et nombreuses formes, elle comprend toutes les formes d’obéissance apparentes sur la langue et les membres extérieures, ainsi que celles qui résultent du cœur comme le rappel (dhikr), la glorification (tasbih), le tahlil20, la récitation du coran, la prière, la zakat, le jeune, le pèlerinage, la guerre sainte, ordonner le bien et interdire le mal, la bonté envers les proches et les orphelins, les pauvres et le voyageur, également l’amour d’Allah et de son prophète, la crainte d’Allah, le repentir sincère, vouer un culte exclusif, la patience dans ce qu’il a ordonné et la satisfaction de ce qu’il a décrété, la pleine confiance en lui, l’espoir dans sa miséricorde et la peur de son châtiment.

 

L’adoration englobe toutes les actions du croyant, à condition que son intention soit de se rapprocher d’Allah ou de trouver les moyens qui lui permettront d’aboutir à ce noble but, ou de ce qui est préalablement désigné (comme étant une adoration). Même les habitudes, lorsqu’elles sont accomplies dans le but d’avoir la force de faire de bonnes œuvres comme le sommeil, le repos, l’alimentation, la vente et l’achat, la recherche d’un salaire et le mariage. Toutes ces habitudes accompagnées d’une intention pieuse deviennent des adorations et sont récompensées. L’adoration n’est donc pas restreinte aux rites religieux connus.

 

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Mise en évidence de la mauvaise compréhension de la détermination de l’adoration

 

L’adoration est limitée aux preuves juridiques (tawquifiya), c'est-à-dire qu’on ne peut légiférer une adoration qu’en présence d’une preuve du livre et de la sunna. Ce qui n’est pas légiféré est considéré comme une innovation (bid’a) rejetée, comme le prophète (saw) a dit: "celui qui accomplit un acte qui n’est pas conforme à notre loi, alors cet acte est rejeté". C'est-à-dire qu’il est rejeté contre lui, non accepté, il lui est compté comme péché, car il est considéré comme désobéissance, non comme obéissance. La voie droite dans l’accomplissement des adorations conformes à la loi est le juste milieu entre la négligence et la fainéantise d’une part, la dureté et l’excès d’autre part. Allah dit:

 

« Demeure sur le droit chemin comme il t’est commandé, ainsi que ceux qui sont revenus (à Allah) avec toi. Et ne commettez pas d’excès »

(Houd - 112)

 

Ce verset trace la voie saine dans l’accomplissement des adorations et ceci en respectant la ligne droite basée sur le juste milieu dans l’exécution de ces adorations, sans excès et négligence, conformément à la loi « comme il t’es commandé », insistant sur cela en disant « et ne commettez pas d’excès ». L’excès ou l’abus (toughiane) est le dépassement de la limite de manière outrée, cela est en fait le ghoulou.

 

Lorsque le prophète (saw), appris de trois de ses compagnons qu’ils considéraient insignifiant leurs actions, l’un d’eux dit : "moi je jeûne sans interruption", le deuxième dit: "moi je prie sans me reposer", enfin le troisième dit: "moi je m’abstiens du mariage". Ayant appris cela, le prophète (saaw) répliqua: "par contre moi je jeûne et je mange et je me marie, celui qui se détourne de ma sunna, n’est pas des miens".

 

De nos jours, on trouve, au sujet du culte, deux groupes de gens situés aux deux extrêmes :

 

Ceux qui ont manqué à leurs devoirs en matière de culte, et ont négligé son accomplissement au point où ils délaissèrent complètement la plupart de ses formes, se contentant de seulement quelques rites religieux accomplis à la mosquée. Ils n’ont pas consacré de place au culte dans leurs maisons, leurs bureaux, leurs commerces, la rue, leurs relations, dans la politique, dans le règlement de leurs différends et dans toutes autres choses des affaires de la vie. Bien entendu, les mosquées ont un privilège, et accomplir dans leurs enceintes les cinq prières est obligatoire. Cependant, l’adoration englobe les différents aspects de la vie du musulman, à l’intérieur de la mosquée comme à l’extérieur.

 

Ceux qui ont excédé dans l’application du culte à un point d’extrémisme, ils ont rendu le surérogatoire obligatoire, et ont parfois interdit ce qui est toléré. Ils ont jugé ceux qui ont contesté leur voie comme étant dans l’erreur et l’égarement, et ont condamné leur compréhension.

 

La meilleure des voies est celle du prophète (saw) et les pires des œuvres sont celles qui ont été inventées.

 

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Clarification des bases du culte authentique

 

L’adoration est fondée sur trois piliers ou bases : l’amour, la peur et l’espoir. L’amour avec l’humilité et la peur avec l’espoir : assemblage indispensable en matière de culte. Allah dit au sujet de ses serviteurs croyants:

 

« Il les aime et ils l’aiment »

(La table servie - 54)

 

« Or les croyants sont ceux qui aiment le plus Allah »

(La vache -165)

 

Il dit également à propos de ses envoyés et ses prophètes :

 

« Ils concouraient au bien et nous invoquaient par amour et par crainte. Et ils étaient humbles devant nous »

(Les prophètes - 90)

 

Certains prédécesseurs dirent :

Celui qui adore Allah avec l’amour uniquement est un faux dévot (zinediq).

Celui qui adore Allah avec l’espoir uniquement est un mourdji

Celui qui adore Allah avec la peur uniquement est un harouri

Celui qui adore Allah avec amour, peur et espoir est croyant monothéiste".

Citation présente dans le livre du cheikh de l’islam intitulé : "l’adoration" (al-’ouboudiya).

 

Il dit également : "La religion d’Allah: son adoration, son obéissance et la soumission en lui. Le sens étymologique du mot adoration : L’humilité, on dit : "un chemin frayé ou foulé lorsqu’il a été "humilié", c’est à dire piétiné par les pas. L’adoration qui a été ordonnée de pratiquer, contient la notion d’humilité et d’amour. Elle comprend donc l’humilité par excellence accompagnée d’un amour pur. Celui qui est soumis à une personne tout en la détestant n’est pas considéré comme son adorateur. Même cas pour celui qui aime une personne sans être soumis à elle, comme l’amour de l’homme pour son enfant ou son ami. Il ne suffit donc pas un des deux (l’humilité et l’amour) pour l’adoration d’Allah. Il faut obligatoirement qu’Allah soit le plus aimé et le plus vénéré auprès du serviteur de toutes autres choses. De plus, personne n’est digne d’amour et d’humilité parfaits sinon Allah".

 

Ce sont les bases sur lesquelles est centrée l’adoration. Le savant Ibn al-quayim cite dans la nouniya :

« L’adoration du Très Miséricordieux est l’amour par excellence

Avec l’humilité du serviteur, ce sont les deux pôles

Autour desquels tourne la sphère de l’adoration

Son mouvement de rotation n’est possible qu’avec la présence des deux pôles

Et son axe de rotation : les directives du Prophète (saw)

Non la passion, la propre opinion ou le diable »

 

Il a comparé les deux pôles de l’adoration (l’amour et l’humilité) par les deux pôles d’une sphère autour d’un cercle polaire. Il rappelle que les deux pôles de la sphère de l’adoration sont régis par les directives du prophète (saw) et ce qu’il a légiféré, non pas par la passion et ce que dicte son propre être et le diable, car ceci n’a aucune relation avec l’adoration. Ce que le prophète (saw) a légiféré est ce qui permet (entraîne) la rotation de la sphère de l’adoration. Ce ne sont certainement pas les innovations, les hérésies et l’imitation aveugle des ancêtres qui lui permettent de pivoter.

 

La Croyance de l’Unicité

Dr Saleh Ibn Fawzan Al-Fawzan

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