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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


La déviation dogmatique dans la vie humaine et un aperçu historique de la mécréance, de l’athéisme, du polythéisme et de l’hypocrisie

Publié par Baladislam sur 23 Avril 2012, 22:00pm

Catégories : #Tawhid et unicité d'Allah

 fond écran noms allah (40)

 

Ce chapitre comprend les parties suivantes :

 

Première partie : La déviation dogmatique dans la vie humaine.

 

Deuxième partie : Le polythéisme : sa définition et ses catégories.

 

Troisième partie : La mécréance: sa définition et ses catégories.

 

Quatrième partie : L’hypocrisie: sa définition et ses catégories.

 

Cinquième partie : Clarification des termes suivants : l’ignorance, la perversité, l’égarement, l’apostasie : leurs catégories et leurs règles.

 

ΦΦΦΦΦ

 

La déviation dogmatique dans la vie humaine

 

Allah a créé les créatures afin qu’ils l’adorent et leur a facilité les moyens de concrétiser cela comme la nourriture. Allah dit:

 

« Je n'ai créé les djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent. Je ne cherche pas d'eux une subsistance ; et Je ne veux pas qu'ils me nourrissent. »

(Celles qui éparpillent – 56)

 

L’âme, de par sa propre nature reconnaît la seule divinité d’Allah, l’adore par amour sans lui donner des associés. Malheureusement, la cause de sa déviation repose sur tout ce que les diables d'entre les hommes et les djinns lui enjolivent, s'inspirant trompeusement les uns aux autres de paroles embellies. L’unicité est donc fondée comme prédisposition naturelle alors que le polythéisme est contingent : Allah dit :

 

« Dirige tout ton être vers la religion exclusivement [pour Allah], telle est la nature qu'Allah a originellement donnée aux hommes - pas de changement à la création d'Allah »

(Les romains - 30)

 

Le prophète (saw) a dit: « Chaque enfant naît suivant la saine nature (fitra), ce sont ses parents qui ensuite, le rendent juif, chrétien ou mage » (rapporté par Boukhari et Mouslim).

 

L’origine (cultuel) chez les enfants d’Adam est donc l’unicité et la religion de l’islam sur laquelle Adam, que la paix soit sur lui, chemina ainsi que ceux qui vinrent après lui durant de longs siècles. Allah dit:

 

« Les gens formaient (à l'origine) une seule communauté (croyante). Puis, Allah envoya des prophètes comme annonciateurs et avertisseurs »

(la vache - 213)

 

La première apparition du polythéisme et de la dérivation dans la croyance fut chez le peuple de Noé, le premier des envoyés. Allah dit:

 

« Nous t'avons fait une révélation comme Nous fîmes à Noé et aux prophètes après lui. »

(Les femmes – 163)

 

Ibn Abass dit: "Il y avait entre Adam et Noé dix siècles, tous sous le règne de l’islam".

 

Ibn al Quayim dit : "cet avis est absolument juste sans aucune équivoque, car la lecture de Oubai ibn Ka’b (du verset précédent) :

 

« puis après qu’ils eurent divergé Allah envoya des prophètes ».

 

Le verset dans la sourate de Younouss :

 

« Les gens ne formaient (à l'origine) qu'une seule communauté. Puis ils divergèrent » (19)

 

témoigne de cette lecture.''

 

Ibn al Quayim veut dire que l’envoi des messagers a été la conséquence de leurs divergences à propos de leur authentique religion, comme cela était le cas des Arabes lorsqu’ils pratiquaient la religion d’Ibrahim jusqu’à que ‘Amr ibn Loubay al-Khouza’i changea cette religion en important des statues dans la terre des Arabes, la terre du hidjaz plus particulièrement. Elles (ces statues) furent adorées en dehors d’Allah ce qui engendra la propagation de l’associationnisme dans la terre sainte et ses alentours. Puis fut envoyé le prophète Mohammad (saw), le dernier des messagers. Il appela les gens à se conformer à la religion d’Ibrahim il combattit pleinement dans le sentier d’Allah jusqu’à ce que revint la croyance de l’unicité et la religion d’Ibrahim et que furent détruites les statues et que la religion fut par son biais parachevée et son bienfait sur les mondes complété. Les gens des meilleures générations cheminèrent sur cette voie jusqu’à l’expansion de l’ignorance dans les siècles qui suivirent et l’infiltration des autres religions. Alors réapparut le polythéisme dans cette communauté à cause des prêcheurs de l’égarement et l’édification faite au-dessus des tombes représentant la grandeur vouée aux proches d’Allah et aux pieux et le soi-disant amour porté à ces derniers au point où furent construites des mausolées au dessus de leurs tombes et furent pris en idoles adorées en dehors d’Allah, par différentes sortes d’adoration comme les invocations, la demande de secours, le sacrifice et les vœux en vue de leur rang. Ils nommèrent cet associationnisme : intercession (tawassoul) des pieux et manifestation de l’amour qu’ils leur portent, et ceci n’est point de l’adoration, d’après ce qu’ils prétendirent. Ils oublièrent que cette parole est la même que celle des polythéistes lorsqu’ils dirent :

 

« Nous ne les adorons que pour qu'ils nous rapprochent davantage d'Allah »

(Les groupes - 3)

 

Malgré l’avènement du polythéisme dans l’humanité d’aujourd’hui et d’hier, fort est de constater que la plupart des gens croient en la souveraineté d’Allah, en fait leur associationnisme n’est autre que dans l’adoration comme Allah dit :

 

« Et la plupart d'entre eux ne croient en Allah, qu'en lui donnant des associés. »

(Joseph - 106)

 

Personne ne conteste l’existence du souverain excepté une minorité insignifiante comme Pharaon, les athées (dahriyoune) et les communistes de notre époque. Leur reniement n’est autre qu’orgueil, car ils sont bel et bien contraints de l’admettre en eux-mêmes comme Allah dit :

 

« Ils les nièrent injustement et orgueilleusement, tandis qu'en eux - mêmes ils y croyaient avec certitude.»

(Les fourmis – 14)

 

Leurs raisons attestent que toute créature nécessite un créateur et que toute chose existante implique forcément un auteur à l’origine de son existence et que le système ordonné et précis de l’univers nécessite un gérant, sage, capable (de toute chose) et omniscient. Celui qui le nie est donc soit un aliéné, soit un prétentieux insensé et stupide. On ne prête donc pas d’importance à tout cela.

 

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Le polythéisme

 

1. Définition

 

Le polythéisme (chirk) est le fait de donner à Allah un associé dans sa souveraineté et sa divinité (ilahiya).

 

Le polythéisme dans la divinité est le plus souvent traduit par l’invocation d’un autre qu’Allah ou lui adresser une des formes d’adoration comme le sacrifice, les vœux, la peur, l’espoir et l’amour. Le polythéisme est le plus grand des péchés, et cela pour plusieurs raisons :

 

- Il constitue une comparaison de la créature avec le créateur dans ce qui est propre à la divinité. Celui qui a associé à Allah un autre que lui, l’a comparé à ce dernier. Ceci est la plus grande injustice, Allah dit :

 

« L’association à [Allah] est vraiment une injustice énorme »

(Louqman – 13)

 

L’injustice est de mettre une chose dans une place autre que la sienne. Par conséquent, la personne qui adore un autre qu’Allah, a placé l’adoration dans son mauvais emplacement et l’a pratiquée en vue de celui qui ne la mérite point, c’est donc cela la plus grande injustice.

 

- Allah nous a informés qu’il ne pardonne pas celui qui ne s’est pas repenti du polythéisme, le Très-Haut dit :

 

« Certes Allah ne pardonne pas qu'on Lui donne des associés. À part cela, Il pardonne à qui Il veut. Alors que quiconque donne à Allah des associés commet un énorme péché. »

(Les femmes – 48)

 

- Allah nous apprend qu’il interdit aux polythéistes l’entrée au paradis et qu’ils demeureront dans le feu de l’enfer éternellement, le très haut dit:

 

« Quiconque associe à Allah (d'autres divinités) Allah lui interdit le Paradis ; et son refuge sera le Feu. Et pour les injustes, pas de secoureurs ! »

(La table servie - 72)

 

- Le polythéisme annule l’ensemble des actions, Allah dit:

 

« Mais s'ils avaient donné à Allah des associés, alors, tout ce qu'ils auraient fait eût certainement été vain. »

(Les bestiaux - 88)

 

« En effet, il t'a été révélé, ainsi qu'à ceux qui t'ont précédé : ‹Si tu donnes des associés à Allah, ton oeuvre sera certes vaine; et tu seras très certainement du nombre des perdants. »

(Les groupes - 65)

 

- Le sang et les biens des polythéistes sont licites, Allah dit:

 

« Tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. »

(Le repentir - 5)

 

Le prophète (saw) a dit :"j’ai été ordonné de combattre les gens jusqu’à qu’ils disent qu’il n’y pas de divinité (méritant l’adoration) sinon Allah…"

 

- Le polythéisme est le plus grand des péchés, Le prophète (saw) a dit : "Ne vous mettrais je pas en garde du plus grand des péchés" Nous dîmes : "bien entendu Ô messager d’Allah" Il dit "l’associationnisme à Allah et la désobéissance aux parents…"

 

Le savant Ibn al Quayim dit : "Il nous a informé, pureté à lui, que le but de la création et de l’ordre est qu’on le reconnaisse par ses noms et attributs, qu’on l’adore sans lui donner d’associés et que les gens appliquent la balance qui n’est autre que la justice avec laquelle la terre et les cieux ont été dressés comme Allah dit :

 

« Nous avons effectivement envoyé Nos Messagers avec des preuves évidentes, et fait descendre avec eux le Livre et la balance, afin que les gens établissent la justice. »

(Le fer - 25)

 

Il nous a donc instruits qu’il a envoyé ses prophètes et fait révéler ses livres afin que les gens appliquent la juste mesure qui est la justice.

 

Et (l’application de) l’unicité est la plus grande des droitures, elle est la justice par excellence et son fondement, alors que l’associationnisme n’est autre que l’injustice comme Allah a dit:

 

« L’association à [Allah] est vraiment une injustice énorme »

(Louqman - 13)

 

L’associationnisme est la plus grande des injustices alors que l’unicité est la plus droite des justices. Ce qui est donc en totale opposition avec l’unicité est alors le plus grand des péchés", puis il dit (Ibn al Quayim): "Etant donné que l’associationnisme est en pleine contradiction avec l’essence même de cet objectif et qu’il constitue le plus grand péché, Allah a alors ainsi interdit le paradis à tout polythéiste et a rendu licite son sang, ses biens et sa famille pour les gens de l’unicité et qu’ils les prennent comme esclaves, car ils ont délaissé son adoration. Allah n’accepte en aucun cas les œuvres des polythéistes même par une intercession en leur faveur, ne répond en leurs invocations dans l'au-delà et ne leur laisse entrevoir à ce sujet aucun espoir. Le polythéiste est certes le plus ignorant des ignorants en Allah, car il lui a donné parmi ses créatures des égaux, et ceci est le comble de l’ignorance comme c’est la pire des injustices et même si en réalité le polythéiste n’a commis de tort à son seigneur, il a plutôt commis du tort à lui-même".

 

- Le polythéisme est une imperfection et un défaut dont Allah en a exalté sa propre entité. Celui qui associe à Allah a donc authentifié ce qu’Allah a éloigné de son propre être, ceci est la pire des scissions et obstinations devant Allah le Très-Haut.

 

2. Les différentes catégories du polythéisme

 

Le polythéisme est de deux catégories :

 

- La première catégorie : L’associationnisme majeur.

 

Il fait sortir son auteur de la religion et l’éternise en enfer dans le cas où il meurt sans se repentir. Il se traduit par la pratique des différentes formes de l’adoration pour un autre qu’Allah comme l’invocation d’un autre qu’Allah, se rapprocher des tombeaux, des djinns et des diables par des sacrifices, des vœux, la peur que les morts, les djinns ou les diables ne leur fassent du tort ou les rendent malades. L’espoir en un autre qu’Allah dans ce qui est de l’unique capacité d’Allah comme l’exécution des requêtes, la dissipation des peines de ce qui est fréquemment pratiqué autour des mausolées bâtis au-dessus des tombes des proches d’Allah (awliya) et des pieux.

 

« Ils adorent au lieu d'Allah ce qui ne peut ni leur nuire ni leur profiter et disent : ‹Ceux-ci sont nos intercesseurs auprès d'Allah›. Dis : ‹Informerez-vous Allah de ce qu'Il ne connaît pas dans les cieux et sur la terre ?› Pureté à Lui, Il est Très élevé au-dessus de ce qu'Ils Lui associent ! »

(Younous - 18)

 

- La deuxième catégorie : l’associationnisme mineur.

 

Il ne fait pas sortir de la religion par contre il dévalorise l’unicité, et il est une des causes qui mènent au grand associationnisme. Il se divise en deux parties :

 

- L’associationnisme apparent : qui apparaît sur la langue et les membres, par des paroles et actions. Parmi les paroles :

 

Le serment par un autre qu’Allah, de ce fait le prophète (saw) a dit : "Quiconque jure par un autre qu’Allah a commis un acte de mécréance ou de polythéisme".

 

Le fait de dire : "ce qu’Allah et toi ont voulu", le prophète (saw) a dit lorsqu’une personne s’adressa à lui en lui disant : "Ce qu’Allah et toi ont voulu" il (saw)répliqua : "m’as-tu placé en tant qu’égal à Allah, dis plutôt ce qu’Allah seul a voulu".

 

Dire : "s’il n’y avait eu Allah et untel". La parole juste est de dire : "ce qu’Allah a voulu puis ce que untel a voulu" ou "s’il n’y avait eu Allah puis untel", car "puis" indique un ordre chronologique et différé. Ainsi, la volonté de l’homme est subordonnée à celle d’Allah, comme le Très-Haut a dit :

 

« Mais vous ne pouvez vouloir, que si Allah veut, [Lui], le Seigneur de l'Univers »

(L’obscurcissement - 29)

 

Tandis que le "et" comprend le regroupement, l’association et il n’implique pas la chronologie ou la subordination, comme par exemple dire: "je n’ai qu’Allah et toi" ou "ceci est de la bénédiction d’Allah et de la tienne".

 

Ce qui est des actes : porter des anneaux ou fils afin de dissiper un malheur ou le repousser, s’accrocher des amulettes (tama-im) par crainte du mauvais oeil (de l’envieux), et bien d’autres encore. La personne qui a pour croyance que ces choses sont des causes permettant d’épargner des malheurs commet un associationnisme mineur, car Allah ne les a pas désignées comme étant des causes. Par contre, celui qui croit que ces choses dissipent ou repoussent les malheurs d’elles-mêmes commet un associationnisme majeur, car il s’est rattaché à un autre qu’Allah.

 

- L’associationnisme caché : c’est l’associationnisme dans les volontés et les intentions comme l’ostentation et la notoriété, à l’exemple d’une personne qui veut, en accomplissant une action avec laquelle on se rapproche d’Allah, obtenir les compliments des gens, comme parfaire sa prière ou donner l’aumône en vue d’éloges. Ou bien, il prononce des invocations et embellit sa voix lors de la récitation afin que les gens l’entendent et le félicitent. Lorsque l’ostentation se mélange à un acte, elle le rend nul, comme Allah dit :

 

« Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu'il fasse de bonnes actions et qu'il n'associe dans son adoration aucun à son Seigneur »

(La grotte - 110)

 

Le prophète (saw) dit : "Ce qui me fait le plus peur à votre sujet : l’associationnisme mineur" Ils dirent : "Ô envoyé d’Allah, qu’est-ce que l’associationnisme mineur ?" Il répondit : "l’ostentation" (rapporté par Ahmed, Tabari et al-Baghaoui)

 

Parmi cet associationnisme, œuvrer en vue d’accéder à la jouissance de la vie d’ici-bas comme accomplir le pèlerinage et présider la prière pour l’argent, apprendre la science religieuse ou combattre à des fins matérielles. Le prophète (saw) dit: "Que soit damné l’esclave des dinars, que soit damné l’esclave des dirhams, que soit damné l’esclave de la khamisa, que soit damné l’esclave de la khamila, si on lui donne, il est satisfait, sinon il s’irrite" (rapporté par Boukhari).

 

L’imam Ibn al Quayim cite: "L’associationnisme dans les intentions et volontés représente une mer sans côtes, peu de gens en ressuscitent. Celui qui veut, par son acte, autre que la face d’Allah et a pour intention une chose autre que de se rapprocher de lui et lui demander récompense, a associé à Allah dans son intention et sa volonté. La pure intention consiste à consacrer ses actes, ses paroles, sa volonté et ses intentions uniquement à Allah. Ceci est la hanifiya33, confession d’Ibrahim dont laquelle, Allah a ordonné ses serviteurs de suivre et dont il n’agrée d’autre qu’elle, comme Allah dit:

 

« Et quiconque désire une religion autre que l'Islam, ne sera point agrée, et il sera, dans l'au-delà, parmi les perdants. »

(La famille d’Imran - 85)

 

Elle est la religion d’Ibrahim, et quiconque s’en détourne est le plus idiot des sots".

 

D’après ce que nous avons vu précédemment, nous pouvons résumer les différences entre l’associationnisme majeur et mineur dans les points suivants :

 

- L’associationnisme majeur fait sortir de la religion alors que le mineur n’en fait pas sortir, par contre il dévalorise l’unicité.

 

- L’associationnisme majeur éternise son auteur en enfer contrairement au mineur.

 

- L’associationnisme majeur annule l’ensemble des œuvres à l’inverse du mineur, qui lui, invalide seulement les actes qui ont été accomplis par ostentation ou en vue de notoriété ou de biens matériels.

 

- L’associationnisme majeur cause la licéité du sang et des biens contrairement au mineur.

 

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La mécréance

 

Définition

 

Le mot mécréance (koufr) désigne, en langue arabe, le recouvrement, la dissimulation. Conventionnellement, il est contraire à la foi. La mécréance est donc l’incroyance en Allah, en son prophète (saw), que se soit en démentant ou non. Il suffit d’un simple doute, une suspicion, une aversion, une jalousie, un orgueil ou suivre quelques passions qui détournent du fait de suivre le message, tout en considérant que le plus grand des mécréants est celui qui dément ou qui nie par jalousie, tout en étant persuadé de la sincérité des messagers.

 

La mécréance est de deux catégories :

 

La première catégorie : la mécréance majeure qui fait sortir son auteur de l’islam, elle se compose de cinq formes :

 

- Le fait de démentir (koufr a-takdhib), la preuve de cela est le verset suivant :

 

« Et quel pire injuste que celui qui invente un mensonge contre Allah, ou qui dément la Vérité quand elle lui parvient ? N'est-ce pas dans l'Enfer une demeure pour les mécréants ? »

(L’araignée - 68)

 

- Le reniement et l’orgueil (koufr al-istikbar) (tout en reconnaissant la vérité), la preuve de cela est le verset suivant :

 

« Et lorsque Nous demandâmes aux Anges de se prosterner devant Adam, ils se prosternèrent à l'exception d'Iblis qui refusa, s'enfla d'orgueil et fut parmi les infidèles. »

(La vache - 34)

 

- Le doute (koufr a-chak) (mécréance dû au soupçon), la preuve de cela est le verset suivant :

 

« Il entra dans son jardin coupable envers lui-même [par sa mécréance]; il dit: ‹Je ne pense pas que ceci puisse jamais périr, et je ne pense pas que l'Heure viendra. Et si on me ramène vers mon Seigneur, je trouverai certes meilleur lieu de retour que ce jardin. Son compagnon lui dit, tout en conversant avec lui : ‹Serais-tu mécréant envers Celui qui t'a créé de terre, puis de sperme et enfin t'a façonné en homme ? Quant à moi, c'est Allah qui est mon Seigneur ; et je n'associe personne à mon Seigneur ? »

(La caverne – 35 à 38)

 

- Le détournement (koufr al-i’rad), la preuve de cela est le verset suivant :

 

« Ceux qui ont mécru se détournent de ce dont ils ont été avertis. »

(Les limbes - 3)

 

- L’hypocrisie (koufr a-nifaq), la preuve de cela est le verset suivant :

 

« C'est parce qu'en vérité ils ont cru, puis rejeté la foi. Leurs coeurs donc, ont été scellés, de sorte qu'ils ne comprennent rien. »

(Les hypocrites - 3)

 

La deuxième catégorie : La mécréance mineure qui ne fait sortir de l’islam, c’est la mécréance issue des actes (koufr ‘amali), ce sont tous les péchés nommés dans le coran et la sunna comme faisant partie de la mécréance. Cette catégorie n’atteint pas le degré de la mécréance majeure, comme le fait de renier les bienfaits, Allah dit à ce propos :

 

« Et Allah propose en parabole une ville : elle était en sécurité, tranquille ; sa part de nourriture lui venait de partout en abondance. Puis elle se montra ingrate aux bienfaits d'Allah. »

(Les abeilles - 112)

 

Comme combattre un musulman, le prophète (saw) a dit à ce propos : "Insulter un musulman est perversité et le combattre est mécréance", "n’apostasiez pas en vous entretuant après mon départ", comme le fait également de jurer par un autre qu’Allah, le prophète (saw) dit : "Celui qui jure par un autre qu’Allah a commis un acte de mécréance ou de polythéisme".

 

Allah a désigné celui qui commet un grand péché comme étant croyant, il, le très haut dit :

 

« Ô les croyants! On vous a prescrit le talion au sujet de ceux qui sont assassinés… »

(La vache -178)

 

Il n’a pas exclu celui qui commet un assassinat (du groupe) de ceux qui ont cru, et l’a même désigné comme étant le frère de celui à qui revient le droit du talion, il dit :

 

« … Mais celui à qui son frère aura pardonné en quelque façon doit faire face à une requête convenable et doit payer des dommages de bonne grâce. »

(La vache - 178)

 

La signification "son frère" désigne la fraternité religieuse sans nul doute. Allah dit:

 

« Et si deux groupes de croyants se combattent, faites la conciliation entre eux. »

« Les croyants ne sont que des frères. Établissez la concorde entre vos frères » 

(Les appartements – 9, 10).

 

Résumé des différences entre la mécréance majeure et mineure :

 

- La mécréance majeure fait sortir de l’islam et annule les actions, à l’inverse de la mécréance mineure qui elle ne fait pas sortir de l’islam et n’annule pas les actions, par contre il les diminue, et son auteur est sous la menace du châtiment.

 

- La mécréance majeure éternise son auteur en enfer, contrairement à la mécréance mineure qui dans le cas ou son auteur rentre en enfer, il n’y restera pas éternellement. Allah peut lui pardonner, il ne rentrera ainsi pas en enfer.

 

- La mécréance majeure rend licites le sang et les biens contrairement à la mécréance mineure.

 

- La mécréance majeure implique la haine entre son auteur et les croyants, il n’est donc permis à un croyant d’aimer les mécréants et de les prendre pour alliés et même s’ils sont des proches (parents). Quant à la mécréance mineure, elle n’interdit absolument pas cet amour, son auteur est aimé en fonction de sa foi et est détesté en fonction de sa désobéissance.

 

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L’hypocrisie

 

Définition

 

L’hypocrisie (nifaq) a pour origine, dans la langue arabe, le terme nafiq (marchandise qui se vend très bien) et le terme noufaqa qui est le terrier de la gerboise possédant deux issues, lorsqu’on essaye de la saisir d’une issue, elle s’enfuie par l’autre issue.

 

On dit également que ce terme est natif du mot nafaq, tunnel ou passage souterrain dans lesquels on se cache.

 

L’hypocrisie, dans la loi religieuse, a pour signification : "Manifester l’islam et le bien en apparence tout en dissimulant la mécréance et le mal. Il (l’hypocrite) a été nommé ainsi, car il rentre dans la loi religieuse par une porte et sort d’une autre. Allah nous en a mis en garde dans le verset suivant :

 

« En vérité, les hypocrites sont les pervers. »

(Le repentir-67)

 

"Les pervers" c'est-à-dire ceux qui sortent de la religion.

 

Allah a désigné les hypocrites comme étant pires que les mécréants:

 

« Les hypocrites seront, certes, au plus bas fond du Feu »

(Les femmes - 145)

 

« Les hypocrites cherchent à tromper Allah, mais Allah retourne leur tromperie (contre eux-mêmes). »

(Les femmes - 142)

 

« Ils cherchent à tromper Allah et les croyants ; mais ils ne trompent qu'eux-mêmes, et ils ne s'en rendent pas compte. Il y a dans leurs coeurs une maladie (de doute et d'hypocrisie), et Allah laisse croître leur maladie. Ils auront un châtiment douloureux, pour avoir menti. »

(La vache – 9, 10)

 

L’hypocrisie est de deux catégories :

 

- La première catégorie : L’hypocrisie dans la croyance (nifaq i’tiquadi), c’est l’hypocrisie majeure : son auteur manifeste l’islam et dissimule la mécréance, cette forme d’hypocrisie fait sortir totalement de l’islam et condamne son auteur à demeurer dans le plus bas fond du feu. Allah a décrit ses partisans par les pires des caractéristiques : la mécréance, l’absence de foi, la moquerie et la dérision de la religion et de ses adeptes, le penchant total vers les ennemis de l’islam par le fait qu’ils s’associent à eux dans leur aversion pour l’islam. Ils sont présents de tout temps, et particulièrement lorsque l’islam est à son point fort et qu’ils ne peuvent y faire face de manière apparente, alors ils feintent d’y rentrer afin de ruser contre lui et ses adeptes et afin de pouvoir vivre avec les musulmans et de protéger ainsi leurs sangs et leurs biens.

 

L’hypocrite manifeste sa foi en Allah, ses anges, ses livres, ses envoyés et le jour dernier alors que dans son for intérieur, il est complètement détaché (de cette croyance) et la dément, il ne croit pas en Allah, il ne croit pas qu’Allah puisse dire des paroles qu’il fait descendre sur un humain le désignant comme prophète afin qu’il guide les gens par son autorisation, les avertit de sa punition et leur fait peur de son châtiment. Allah a levé le rideau (sur la vérité) de ces hypocrites et a dévoilé leurs secrets dans le coran et mis en évidence leurs plans, dans le but que l’on prenne garde de ces plans et de ses auteurs. Dans le début de la sourate "la vache", Allah a cité les trois groupes de gens présents dans le monde : les croyants (4 versets), les mécréants (2 versets) et les hypocrites (13 versets) à cause de leur grand nombre, du fléau qu’ils provoquent et des dures épreuves qu’ils font subir à l’islam et à ses adeptes. L’adversité qu’éprouve l’islam de leur part est très intense, car ils se revendiquent de l’islam, de sa victoire, alors qu’ils sont, en vérité, ses ennemis, ils manifestent leur animosité dans une image telle que l’ignorant la considère comme science, moyen de réforme alors qu’elle est pure ignorance et corruption.

 

- Cette hypocrisie se compose de six formes :

 

+ Renier le prophète (saw).

+ Renier un de ses enseignements.

+ Haïr le prophète (saw).

+ Avoir de l’aversion pour un de ses enseignements.

+ Se réjouir de l’affaiblissement de sa religion.

+ Détester que sa religion triomphe.

 

- La deuxième catégorie : L’hypocrisie dans les actes (nifaq al ‘amali), c’est accomplir un des actes des hypocrites tout en ayant la foi, ceci ne fait pas sortir de l’islam, mais il est un moyen d’y parvenir. Son auteur a dans son cœur foi et hypocrisie, et si cette hypocrisie augmente alors il devient un pur hypocrite, la preuve de cela est la parole du prophète (saw) :"celui qui possède les quatre attributs suivants, est un pur hypocrite, et celui qui possède un de ces quatre attributs, possède un signe d’hypocrisie jusqu’à ce qu’il le laisse: lorsqu’on lui fait confiance il trahit, lorsqu’il parle il ment, il ne tient pas ses promesses, et lorsqu’il débat il s’écarte volontairement de la vérité".

 

Lorsque ces quatre attributs sont présents chez une même personne, c’est le mal qui s’est regroupé en lui et il s’est attribué les caractéristiques d’un hypocrite. Et celui qui possède un de ces attributs possède alors un signe d’hypocrisie. Il se peut que des attributs bons et mauvais, de foi, de mécréance et d’hypocrisie soient présents chez un serviteur, il méritera récompense et punition en fonction de ce qu’il a pratiqué (en fonction des bonnes et mauvaises actions qui impliquent récompense ou châtiment).

 

Parmi cela, la fainéantise d’accomplir la prière en groupe dans la mosquée, car cela est une propriété des hypocrites. L’hypocrisie est donc un mal et est très dangereux. Les compagnons avaient très peur d’être atteints de cela, Ibn abi Malika dit : "j’ai rencontré trente compagnons, tous avaient la crainte de l’hypocrisie".

 

Les différences entre l’Hypocrisie majeure et mineure :

 

- L’hypocrisie majeure fait sortir de l’islam contrairement à l’hypocrisie mineure.

 

- L’Hypocrisie majeure est la divergence entre la croyance apparente et cachée et l’hypocrisie mineure est la divergence entre les actes apparents et cachés sans la croyance.

 

- L’Hypocrisie majeure ne se manifeste pas d’un croyant, quant à l’hypocrisie mineure, elle peut apparaître chez un croyant.

 

- L’auteur de l’Hypocrisie majeure ne se repent généralement pas. Les savants ont même divergé sur l’acceptation de son repentir auprès du juge. Par contre, l’auteur de l’hypocrisie mineur peut se repentir à Allah, il accepte son repentir. Le cheikh de l’islam, Ibn Taimiya dit : "Plus que souvent, le croyant est exposé aux différentes branches de l’hypocrisie, et Allah accepte son repentir. Il se peut que son cœur soit opposé à ce qui implique l’Hypocrisie, et Allah le protège de cela. Le croyant est éprouvé par les tentations du diable et par les tentations de la mécréance qui lui serrent la poitrine, comme a dit un des compagnons : "Ô envoyé d’Allah, un de nous éprouve en lui-même des choses dont il préfère qu’on le projette du ciel à la terre plutôt que d’en parler" il dit: "ceci est la foi évidente", et dans une des versions :"ce qui lui semble monstrueux à prononcer" il dit : "Louange à Allah qui a déjoué la ruse de cette tentation",c'est-à-dire que l’apparition de cette tentation avec cette répulsion et ce rejet du cœur, relatent la véracité de la foi.''

 

Quant aux gens de l’hypocrisie majeure, Allah dit à leur sujet :

 

« Sourds, muets, aveugles, ils ne peuvent donc pas revenir. »

(La vache - 18),

 

c'est-à-dire revenir à l’islam.

 

« Ne voient-ils pas que chaque année on les éprouve une ou deux fois ? Malgré cela, ils ne se repentent, ni ne se souviennent. »

(Le repentir - 126)

 

Le cheikh de l’islam, Ibn Taimiya dit : "Les savants ont divergé sur l’acceptation de leur repentir apparent, car on ne peut en prendre connaissance et, car il manifeste l’islam de façon continue".

 

ΦΦΦΦΦ

 

Clarification des termes suivants : l’ignorance, la perversité, l’égarement, l’apostasie

 

L’ ignorance (djahilliya)

 

C’est la période dans laquelle ont vécu les Arabes avant l’avènement de l’islam, elle se traduit par l’ ignorance en Allah et ses prophètes, l’ignorance des rites religieux, la fierté en leurs lignées, l’orgueil, l’oppression, etc.38 En rapport à l’ignorance (djahl) qui est le fait de ne pas connaître ou de ne pas se conformer à la science. Le cheikh de l’islam, Ibn Taimiya dit : "Celui qui ne connaît pas la vérité est un simple ignorant, quant à celui qui a une croyance contraire à la vérité est doublement ignorant. Et s’il prononce ce qui est contraire à la vérité, qu’il la connaisse ou pas, est également ignorant. Si cela est clair, alors sache que les gens avant la mission du prophète (saw) étaient dans la djahilliya (en rapport au terme djahl, qui est l’ignorance). Leurs actes et paroles étaient la source de l’innovation d’un ignorant, et seul un ignorant peut faire cela. Il est ainsi de tout ce qui s’oppose à la mission des envoyés, que cela vienne du judaïsme ou du christianisme, tout cela est ignorance. Cela était la période de l’ignorance générale. Après la mission du prophète (saw) elle est demeurée dans quelques contrées, comme c’est le cas en terre de mécréance. Elle peut être l’attribut d’une personne sans être l’attribut d’une autre, comme c’est le cas de l’homme avant qu’il se convertisse à l’islam, il vit dans l’ignorance, et même s’il se trouve en terre d’islam. Et pour ce qui est du temps absolu, il n’y a pas de période d’ignorance après la mission du prophète (saw), car il ne cesse d’exister un groupe de gens de cette communauté, triomphant de la vérité jusqu’à ce que vienne l’heure du jugement. Par contre, l’ignorance restreinte se trouve dans quelques pays des musulmans et dans beaucoup de musulmans comme le prophète (saw) a dit: "quatre choses de l’ignorance resteront dans ma communauté…"et il dit à Abou dhar: "Il se trouve dans ta personne de l’ignorance".

 

Le résumé de cela est le suivant : La période d’ignorance se réfère au terme djahl (ignorance) qui est le manque de connaissance, elle se divise en deux parties :

 

- L’ignorance générale : c’est la période d’avant la venue du prophète (saw), elle s’est achevée par sa mission.

 

- L’ignorance relative à quelques états, contrées ou personnes, et elle ne cesse d’être présente. Cela nous éclaircit sur l’erreur de certaines personnes qui disent : "l’ignorance de ce siècle" ou "l’ignorance du vingtième siècle" et ce qui va dans ce sens, alors que la bonne expression est de dire "l’ignorance de certaines personnes de ce siècle" ou "la plupart des gens de ce siècle". Le fait de généraliser est une erreur et n’est pas permis, car il n’existe plus de période d’ignorance générale après la mission du prophète (saw).

 

La perversité (fisq)

 

La perversité dans la langue arabe a pour signification : "la transgression". Dans la loi religieuse, c’est la transgression de l’obéissance d’Allah. Elle englobe: la transgression totale (on dit dans le cas du mécréant qu’il est un pervers) et la transgression limitée (on dit dans le cas du croyant qui a commis un grand péché qu’il est un pervers).

 

La perversité est donc de deux formes : Perversité qui fait sortir de la religion et qui n’est autre que la mécréance. On dit qu’il est mécréant pervers, Allah lorsqu’il cita iblis dit:

 

« Excepté Iblis [Satan] qui était du nombre des djinns et qui transgressa l’ordre de son Seigneur. »

(La caverne-50)

 

Ceci fut de sa part une transgression qui l’amena à la mécréance. Allah dit:

 

« Et quant à ceux qui auront été pervers, leur refuge sera le Feu »

 

c’est à dire les mécréants, et la preuve de cela est la suite du verset :

 

« toutes les fois qu'ils voudront en sortir, ils y seront ramenés, et on leur dira : ‹Goûtez au châtiment du Feu auquel vous refusiez de croire›. »

(La prosternation - 20)

 

On nomme le croyant qui commet un grand péché : pervers, et sa perversité ne le fait sortir de l’islam, Allah dit:

 

« Et ceux qui lancent des accusations contre des femmes chastes sans produire par la suite quatre témoins, fouettez-les de quatre-vingts coups de fouet, et n'acceptez plus jamais leur témoignage. Et ceux-là sont les pervers »

(La lumière - 4)

 

« Le pèlerinage à lieu dans des mois connus. Si l'on se décide de l'accomplir, alors point de rapport sexuel, point de perversité, point de dispute pendant le pèlerinage »

(La vache - 197)

 

Les savants ont interprété le terme "perversité" par les péchés.

 

L’égarement (a-dalal)

 

Opposé à la guidance, l’égarement est la déviation du droit chemin, Allah dit :

 

« Quiconque prend le droit chemin ne le prend que pour lui-même ; et quiconque s'égare, ne s'égare qu'à son propre détriment. »

(Le voyage nocturne - 15)

 

L’égarement englobe plusieurs significations :

 

- Parfois, il signifie la mécréance, Allah dit :

 

« Quiconque ne croit pas en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers et au Jour dernier, s'égare, loin dans l'égarement. »

(Les femmes - 136)

 

- Parfois, il signifie le polythéisme, Le très haut dit :

 

« Quiconque donne des associés à Allah s'égare, très loin dans l'égarement. »

(Les femmes - 116)

 

- Parfois, il désigne tout ce qui s’oppose (à la voie droite), sans pour autant designer la mécréance, on dit : "c’est une secte égarée" c’est à dire qui est contraire (à la voie droite).

 

- Tantôt, elle désigne l’erreur, comme Moise dit :

 

« ‹Je l'ai fait (dit Moïse), alors que j'étais encore du nombre des égarés. »

(Les poètes - 20)

 

- dans certains cas, on l’emploie afin d’exprimer l’oubli, Allah dit :

 

« Et à défaut de deux hommes, un homme et deux femmes d'entre ceux que vous agréez comme témoins, en sorte que si l'une d'elles s'égare, l'autre puisse lui rappeler. »

(La vache - 282)

 

- Enfin, il exprime la perte et la disparition : "la chamelle égarée".

 

L’apostasie

 

Ses règles et ses catégories.

 

L’apostasie (ridda), en langue arabe a pour signification, le retour. Et dans la loi religieuse : la mécréance après l’islam, Allah dit: 

 

« Et ceux parmi vous qui adjureront leur religion et mourront infidèles, vaines seront pour eux leurs actions dans la vie immédiate et la vie future. Voilà les gens du Feu : ils y demeureront éternellement. »

(La vache - 217)

 

- Ses différentes catégories : l’apostasie se concrétise en commentant l’un des éléments qui annulent l’islam, lesquels sont nombreux et se résument en quatre points :

 

- L’apostasie par la parole, comme insulter Allah ou son prophète (saw) ou ses anges ou un de ses envoyés, ou bien prétendre connaître l’invisible ou prétendre être un prophète ou croire en celui qui déclare cela. Invoquer un autre qu’Allah, ou lui demander de l’aide dans ce que seul Allah peut réaliser et lui demander protection dans ceci.

 

- L’apostasie par l’acte, comme la prosternation devant les statues, les arbres, les pierres, les tombes, le sacrifice en vue de ces mêmes tombes. Jeter le coran dans des endroits pourris, la pratique de la sorcellerie, son apprentissage, son enseignement, juger par une loi différente de celle d’Allah tout en croyant sa validité.

 

- L’apostasie par la croyance, comme croire en un associé à Allah, croire que la fornication, l’usure et l’alcool sont des choses permises ou que le pain est interdit, croire que la prière n'est pas obligatoire, et tout ce qui est unanimement admis (par les musulmans) comme étant licite, illicite ou obligatoire, tout ce que personne ne peut ignorer.

 

- L’apostasie par le doute dans les choses que nous venons de voir, comme celui qui doute de l’interdiction du polythéisme ou de la fornication ou de l’alcool ou la permission de (manger) du pain, ou doute du message du prophète (saw) ou des autres envoyés, ou doute de sa sincérité, ou de la religion de l’islam ou de sa validité en notre temps.

 

- L’apostasie par l’abandon, comme celui qui délaisse la prière volontairement, le prophète (saw) dit : "entre le serviteur et la mécréance et le polythéisme : l’abandon de la prière" (rapporté par Mouslim) et d’autres preuves encore sur ce sujet.

 

Les lois qui découlent de l’apostasie après avoir été établie :

 

- La demande de repentir de l’apostat, s’il se repent et revient à l’islam avant l’écoulement de trois jours, son repentir sera accepté et il sera relâché.

 

- Au cas où il refuserait de se repentir, sa sentence (la peine de mort) sera exécutée, selon la parole du prophète (saw) :"celui qui change sa religion, tuez-le".

 

- On lui interdit d’utiliser son argent durant sa période de demande de repentir. S’il en réchappe alors son argent lui sera remis, sinon il appartiendra au trésor public au moment de la mise à exécution de sa peine ou au moment de sa mort causée par son apostasie. Un autre avis dit : au moment de son apostasie, la distribution de ses biens est en faveur des musulmans.

 

- La rupture de son héritage (son héritage ne sera pas attribué à ses proches). Ils n’héritent pas de lui et ne sont pas ses héritiers.

 

- Si son apostasie est la cause de sa mort, alors on ne le lave pas et on ne prie pas sur lui et on ne l’enterre pas dans le cimetière des musulmans. On l’enterre dans le cimetière des mécréants, ou on l’enfouira dans n’importe quel endroit de la terre sauf dans le cimetière des musulmans.

 

La Croyance de l’Unicité

Dr Saleh Ibn Fawzan Al-Fawzan

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