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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


La Polygamie (Pluralité d'épouses)

Publié par Baladislam sur 9 Décembre 2011, 23:00pm

Catégories : #L'Islam

fond islam (177)

 

Strictement parlant, polygamie signifie la pluralité de compagnons ou compagnes. Plus spécifiquement, quand un homme a plus d'une épouse en même temps, cela s'appelle polygamie. Mais puisque le lecteur moyen ne fait aucune distinction entre les deux termes, ils seront utilisés ici invariablement. Quand nous dirons polygamie dans le texte elle signifiera polygamie proprement parlé. D'autre part, quand une femme a plus d'un compagnon, cela s'appelle polyandrie.

 

Si c'est un mélange d'hommes et des femmes, c'est un mariage par groupe ou communale.

 

Ces trois types fondamentaux de mariage multiple ont été plus ou moins pratiqués par des différentes sociétés, aux différentes époques dans différentes circonstances.

 

La forme la plus commune est la polygamie; cependant, elle est nécessairement limitée à une très petite minorité d'une population comme pour plusieurs raisons. C'est l'unique type permis par l'Islam.

 

Les deux autres, la pluralité d'époux (polyandrie) et le mariage en groupe, sont absolument interdits par Islam.

 

Cependant, il n'est pas vrai que le Judaïsme et le Christianisme ont toujours été monogames ou catégoriquement opposés à la polygamie. D'éminents savants juifs nous apprennent, par exemple Goiten (pp 184-185), que les immigrants juifs polygames donnent aux autorités israéliennes d'hébergement beaucoup de difficulté et d'embarras. La position des chrétiens mormons est bien connue. Telle est aussi l'opinion des évêques afro-asiatiques qui préfère la polygamie à l'infidélité, la fornication et l'échange de compagnes. Aux États Unis seulement le nombre de ceux qui échangent de compagnes est estimé à des centaines de milliers.

 

Un examen de la corrélation entre la monogamie formelle et la fréquence de la prostitution, de l'homosexualité, d'illégitimité, d'infidélité et du relâche..: ment des mœurs serait révélateur. Les annales historiques des civilisations gréco-romaines et judéo-chrétiennes sont encore plus révélatrices à cet égard, comme n'importe quelle histoire sociologique classique le démontre.

 

Se tournant vers l'Islam, on trouve beaucoup de gens dans le monde occidental qui pensent qu'un Musulman est un homme qui est possédé par des passions physiques et qu'il possède lui-même nombre d'épouses et de concubines, limité ou illimité.

 

Beaucoup de ces gens manifestent de la surprise quand ils voient un musulman ayant une seule épouse ou un Musulman célibataire. Ils croient que le Musulman est tout à fait libre de se débarrasser d'une ou de plusieurs épouses pour en prendre une autre ou d'autres, et que cela est aussi facile que de déménager d'un appartement à un autre, ou même de changer de costume. Cette attitude est aggravée en partie par les films sensationnels et les brochures à bon marché, et en partie par la conduite irresponsable de certains individus musulmans. La conséquence inévitable de cette situation est que des barrières immobiles ont empêché des millions de gens de voir les brillantes lumières de l'Islam et sa philosophie sociale. Et c'est pour ces gens-là qu'un effort sera fait pour débattre la question du point de vue islamique, après quoi chacun sera libre de tirer ses propres conclusions.

 

La polygamie comme telle a été pratiquée tout le long de l'histoire de l'humanité. Il fut pratiqué par les prophètes tel que Abraham, Jacob, David, Solomon, etc; par des rois et des gouverneurs; par les peuples de l'Orient et de l'Occident dans les temps anciens aussi bien que modernes. Même de nos jours elle est pratiquée parmi les Musulmans et les non-Musulmans de l'Orient et de l'occident sous diverses formes, dont certaines sont licites et d'autres sont illicites et hypocrites; certaines discrètement et certaines publiquement.

 

On n'a pas besoin de rechercher beaucoup pour découvrir où et comment un grand nombre de gens mariés entretiennent des maîtresses en secret, ou tiennent des amourettes de rechange, ou fréquentent leurs amours, ou simplement sortent avec d'autres femmes, sous la protection du droit civil. Qu'il plaise aux moralistes ou non, le point reste que la polygamie est pratiquée et on la rencontre partout et à toutes les époques de l'histoire.

 

Au temps des révélations bibliques, la polygamie était généralement acceptée et pratiquée. Elle était acceptée du point de vue religieux, social et moral; et il n'y avait pas d'objection à cela. Peut être c'est pour cette raison que la Bible elle-même ne traita pas le sujet car c'était alors un fait établi, normal. La Bible ne l'interdit pas, la régularise pas ou même la limite pas.

 

Certains gens ont interprété l'histoire des dix vierges de la Bible comme une sanction pour l'entretien de dix épouses à la fois. Les histoires des prophètes, des rois et des patriarches bibliques à cet égard sont incroyables.

 

Quand l'Islam fut présenté à nouveau par Muhammad, la pratique de polygamie était généralisée et profondément ancrée dans la vie sociale. Le Coran n'a pas ignoré cette pratique, ni l'a-t-il négligée, ni a-t-il permis qu'elle continuât sans contrôle ou restriction. Le Coran ne pouvait être indifférent au problème ou tolérer le chaos et l'irresponsabilité associés à la polygamie. Comme pour les autres coutumes et pratiques sociales courantes, le Coran intervint parce qu'il devait être réaliste et ne pouvait tolérer de chaos dans la structure de la famille qui est le fondement même de la société. L'intervention bénévole du Coran introduisit les règles suivantes:

 

1. La Polygamie est permise à certaines conditions et dans certaines circonstances. C'est une permission conditionnelle, pas un article de Foi, ni une nécessité.

 

2. Cette permission est valide pour un maximum de quatre épouses. Avant l'Islam il n'y avait pas de limite, ni quelque sorte d'assurance.

 

3. La deuxième ou troisième épouse, si jamais elle est prise, jouit des mêmes droits et privilèges que la première. Elle a plein droit à tout ce qui est du à la première. Égalité de traitement, de provisions et de bonté est une nécessité préalable à la polygamie et une condition qui doit être remplie par quiconque entretenant plus d'une épouse. Cette égalité dépend en grande partie de la conscience interne de l'individu en question.

 

4. Cette permission est une exception au cours ordinaire. C'est le dernier ressort, la dernière tentative pour résoudre certains problèmes sociaux et moraux et de traiter des difficultés inévitables.

 

Bref, c'est une mesure d'urgence, et elle doit être prise dans ce sens restreint.

 

Le passage Coranique qui se rapporte à ce sujet lit comme suit:

 

«Si vous craignez de n'être pas équitable envers les orphelins (que vous épousez ou dont les mères vous prenez pour épouses), épousez deux, trois ou quatre femmes, à votre convenance, parmi les autres . Si vous craignez de ne pas les traiter avec égalité, n'en épousez qu'une ou une captive. C'est pour vous le moyen d'être le plus juste possible.» (4:3)

 

Ce passage fut révélé après la bataille d'Uhud où beaucoup de Musulmans furent tués. laissant des veuves et des orphelins dont les Musulmans survivants devraient s'occuper. Le mariage était un moyen de protéger ces veuves et ces orphelins. Le Coran a lancé cet avertissement et offert ce choix pour protéger les droits des orphelins et interdire aux tuteurs de commettre de l'injustice à l'égard de leurs pupilles.

 

Sur ce fond, il est évident que l'islam n'a pas inventé la polygamie, et qu'en introduisant ces règles il ne l'encourage pas en principe. Elle ne sera pas abolie car si elle était abolie, ce ne serait qu'en théorie, et les gens auraient continué la pratique telle qu'elle est observée de nos jours parmi les autres peuples dont les constitutions et les normes sociales n'approuvent pas la polygamie. L'Islam est venu pour être mis en vigueur, pour être vécu, pour être pratiqué, et non pour rester en suspens ou être considéré comme une simple théorie. Il est réaliste et sa perspective de la vie est des plus pratiques. Et c'est pourquoi il permet la polygamie conditionnelle et restreinte; car s'il était dans le meilleur intérêt de toute l'humanité de se passer de cette institution, Dieu aurait certainement ordonnée son abolition. Mais qui sait mieux que Lui?

 

Il y a diverses raisons pourquoi l'Islam permet la polygamie. On n'a pas besoin d'imaginer ces raisons ou de faire des hypothèses. Elles sont réelles et se voient tous les jours partout. Examinons quelques-unes de ces raisons.

 

1. Dans certaines sociétés les femmes sont plus nombreuses que les hommes. Cela est surtout vrai pour les régions industrielles et commerciales, et aussi pour les pays qui s'engagent dans les guerres. Or, si une société musulmane tombe dans cette catégorie et si l'Islam interdisait la polygamie et limitait le mariage avec une seule femme, que feraient les femmes célibataires?

 

Où et comment trouveraient-elles la compagnie naturellement désirable. Où et comment trouveraient-elles de la sympathie, de la compréhension, du soutien et de la protection? Les implications du problème ne sont pas simplement physiques; elles sont aussi morales, sentimentales, sociales, émotionnelles et naturelles. Toute femme normale - qu'elle soit dans les affaires ou en service à l'étranger, ou dans le service secret - à la nostalgie du foyer, d'une famille à elle. Elle a besoin d'aimer quelqu'un.

 

Elle désire appartenir à une famille, et une société.

 

Même si nous le considérons d'un point de vue strictement physique, les implications sont toujours très. sérieuses, et nous ne pouvons tout simplement les ignorer; sinon des complexes psychologiques, des épuisements nerveux, le dégout de la société et l'instabilité mentale se développeraient comme conséquences légitimes de laisser le problème non-résolu. Les évidences cliniques en sont accablantes.

 

Ces désirs naturels et aspirations sentimentales doivent se réaliser. Ces besoins d'appartenir, d'aimer et d'être aimée doivent être satisfaits d'une façon ou autre. Les femmes qui sont dans une telle situation ne transforment pas généralement leur nature ou ne mènent pas une vie angélique. Elles ressentent qu'elles ont tous les droits de jouir de la vie et d'obtenir leur part. Si elles ne peuvent pas en avoir de façon licite et décente, elles ne manquent jamais de trouver d'autres voies, quoique risquées et temporaires. Très peu de femmes peuvent se passer de la compagnie permanente et rassurée d'un homme. La majorité écrasante des femmes célibataires dans une telle société trouvent moyen de rencontrer des hommes. Elles donnent des réceptions grandioses, organisent des cocktails sociaux, assistent aux conférences d'affaires, prennent des chemins de sortie, ainsi de suite. Les résultats de cette chasse désespérée ne sont pas toujours moraux ou décents. Un homme marié peut plaire à une femme et elle tentera de le conquérir licitement ou autrement. De même, une femme peut plaire à un homme, qui peut être démoralisé ou déprimé pour quelque raison. Un tel homme tentera d'avoir des relations intimes avec elle ouvertement ou discrètement, de façon décente ou autrement, sous une forme licite ou tout simplement en vertu du droit civil. Cela aura certainement de sérieux effets sur la vie familiale de l'homme marié impliqué, et ruinerait de l'intérieur la moralité de la société. Des épouses seront abandonnées ou négligées; des enfants abandonnés; des foyers brisés, etc.

 

La femme qui rencontre un compagnon dans de telles circonstances n'a pas de sécurité, de dignité et n'a aucune sorte de droits. Son compagnons ou amant professionnel peut lui tenir compagnie, l'entretenir et fréquenter sa demeure, apportant des présents et peut être prêt à la combler de ses passions. Mais qu'elle certitude a-t-elle? Comment pourra-t-elle l'empêcher de la quitter ou la laisser tomber à des moments ou elle a le plus besoin de lui et elle désire sa compagnie le plus? Qu'est-ce qui l'empêchera de mettre fin à cette idylle secrète? La Moralité? La Conscience? La Loi? Rien ne sera de secours; la moralité reçut le coup de grâce quand ils ont commencé ce genre d'intimité. La conscience fut paralysée quand il s'est embarquée dans cette relation contre tous les règles de Dieu et des hommes. La Loi de la société ne reconnait aucune intimité sauf avec la femme unique. Par conséquent, le mâle peut jouir cette compagnie facile aussi longtemps qu'il le désire, et une fois refroidi, il peut aller à la rencontre d'une autre femme et· répéter la même tragédie sans responsabilités règlementées ou obligations de sa part.

 

La femme qui a eu cette expérience peut être encore attirante et sympathique ou désirable. Elle peut même chercher un autre homme et faire un second essai. Mais cela lui donnera-t-il quelque sécurité ou assurance ou dignité ou droit? Elle tournera tout le temps dans le même cercle vicieux recherchant et souhaitant d'être recherchée. Sa charge continuera à s'alourdir, surtout si des enfants sont impliqués.

 

Cependant, on finira par l'oublier. Cela ne sied pas à la dignité humaine ou à la pudeur féminine. N'importe quelle femme dans cette situation doit finir par avoir les nerfs détraqués, ou devenir une vengeresse rebelle et destructrice de la moralité.

 

D'autre part, nul ne peut prétendre que tous les hommes font un mariage heureux, réussi et qui leur donne satisfaction. Que ce soit sa propre faute ou celle de sa femme. le mari malheureux cherchera une autre sorte de compagnie et la consolation de quelqu'une d'autre. Cela lui est facile si les femmes sont plus nombreuses que les hommes. S'il ne peut en avoir par des moyens honnêtes, il en aura par d'autres moyens ayant pour conséquence des intimités immorales et indécentes, ce qui pourrait donner lieu à illégitimité, à l'avortement et d'autres ennuis sans fin. Ce sont peut-être des faits disgracieux et cruels, mais ce sont des problèmes réels et aigus. Ils doivent être résolus de manière à sauver l'individu, mâle et femelle, et à protéger la société.

 

La solution que l'islam offre à cet égard, c'est la permission à l'époux malheureux et insatisfait de prendre une seconde épouse et de vivre avec elle ouvertement et de façon responsable et en remplissant également ses responsabilités envers la première épouse et la seconde. De même, elle aide les femmes célibataires à répondre à leurs besoins de réaliser leurs envies et de satisfaire leurs aspirations et ·leurs désirs naturels. Elle leur accorde la permission de s'unir aux hommes dans le mariage et de jouir de tous les droits et privilèges d'épouses légitimes. De la sorte, l'Islam n'essaie pas d'esquiver la question ou d'ignorer le problème. Il est réaliste et franc, loyal et pratique. La solution qu'offre l'Islam est légitime, décente et bienfaisante.

 

Il suggère cette solution parce qu'il ne peut jamais tolérer l'hypocrisie dans les relations humaines.

 

Il ne peut accepter comme licite et morale l'attitude d'un homme qui est légalement marié à une femme et qui, en réalité, a le champ tout a fait libre d'avt>ir des relations intimes secrètes. D'autre part, il s'oppose avec acharnement à l'adultère et ne peut la tolérer. La punition des hommes et femmes adultères peut être aussi sévère que la peine capitale et celle des fornicateurs peut être aussi dure que cents coups de fouets à chacun. L'hypocrisie, l'infidélité et l'adultère étant interdits, il n'y à d'autre alternative que de permettre légalement la polygamie. Et c'est ce que l'Islam a fait à travers les règles et conditions sus-mentionnées.

 

Si certaines gens la trouve inacceptable, ils n'ont qu'a avoir recours aux alternatives que l'Islam n'accepte pas, ni encourage particulièrement. Est-il recommandable de laisser le chaos et la conduite irresponsable ruiner les fondements mêmes de la société, ou d'accepter et de mettre en pratique la résolution islamique? Est-ce dans l'intérêt de la société que d'ignorer ses grives problèmes, de tolérer l'hypocrisie et l'indécence, de pardonner l'adultère et l'intimité secrète?

 

Est-ce salutaire que de supprimer les désirs légitimes et les envies naturelles des hommes et des femmes de compagnie, suppression qui ne peut être réellement effective et qui ne les pousserait qu'aux issues illicites et indécentes? Que la question soit considérée d'un point de vue social ou moral ou humanitaire ou spirituel ou n'importe quel autre, on réalisera qu'il est beaucoup mieux pour la société de permettre à ses membres de s'associer sur une "base légale et d'une manière responsable, avec la. protection de la Loi et sous la supervision des autorités concernées.

 

Même si nous considérons le problème d'un point de vue de la femme, il sera clair que grâce à cette même résolution, l'Islam assure à la femme le respect qui lui est dû, garantit ses droits et son intégrité, reconnaît son désir légitime de compagnie décente, lui fait de la place dans la société à laquelle elle peut appartenir, et lui donne l'occasion d'aimer quelqu'un et d'être aimée. Cela peut paraître déplaisant à une femme qui à déjà un mari et qui s'offense de voir une autre femme avoir accès à sa compagnie et sa protection, ou partager avec elle son soutien et sa bonté.

 

Mais que ressentent les autres femmes qui n'ont pas de maris ou de compagnons sûrs. Devons-nous tout simplement ignorer leur existence et croire qu'elles n'ont droit à aucune sorte de sécurité et de satisfaction?

 

Et si nous les ignorons, est-ce que cela résoudra t-il leur problème ou leur donnera-t-il quelque satisfaction?

 

Quels sentiments éprouverait cette même épouse si elle était dans une situation semblable à celle des femmes seules? Ne voudrait-elle pas appartenir à quelqu'un être respectée et reconnue? N'accepterait elle pas une demi-tasse ou un demi-mari, pour ainsi dire, faute de l'avoir en entier? Ne serait-elle pas plus heureuse avec un peu de protection et de sécurité, au lieu d'en être tout a fait dépourvue? Qu'arrivera-t-il à elle et à ses enfants si son cher époux est attiré par une de ces femmes «en excés» à un cocktail social ou un bal? Qu'adviendra-t-il d'elle s'il déserte sa famille ou s'il néglige ses responsabilités pour trouver du temps pour pourvoir aux besoins de sa nouvelle séduction. Quels sentiments éprouverait-elle si elle apprenait que le seul homme de sa vie à des commerces avec d'autres femmes et entretient secrètement une autre personne ou qu'il voit une autre amoureuse de rechange? Un tel homme n'est pas seulement une perte mais aussi une menace. Il est mesquin et méchant. Soit! Mais est-ce que cette malédiction, sera t- elle de quelque secours à quiconque concerné? C'est la femme - l'épouse légitime aussi bien que la compagne illicite - qui souffrira de cet état des choses.

 

Mais n'est-il pas mieux pour les deux femmes concernées de partager également l'amour et le soutien de l'homme et d'avoir accès, au même titre, à sa compagnie et d'être toutes deux également protégées par la loi? Un tel homme n'est plus, en réalité; l'époux d'une femme. C'est un sale hypocrite mais le mal est fait et l'âme est blessée. C'est pour protéger tous ceux qui sont concernés, pour combattre le manque de chasteté, pour prévenir de tel mal et sauver les âmes des blessures que l'islam intervient bienveillamment et permet à l'homme marié de se remarier s'il y a une bonne raison ou une justification.

 

2. Dans certains cas de mariage l'épouse peut être incapable d'avoir des enfants pour une raison ou autre.

 

La présence des enfants est fondamentale pour une vie de famille dans le plein sens du terme et pour contribuer à la préservation de la race humaine. D'ailleurs c'est une des raisons majeures de mariage, et l'homme désire naturellement avoir des enfants pour préserver son nom et consolider les liens familiaux.

 

Dans une situation pareille, un homme a d'ordinaire une de ce s. trois alternatives:

 

L'oublier et réprimer ses désirs naturels d'avoir des enfants; se séparer de sa femme stérile par le divorce, l'adultère ou autrement; adopter des enfants et leur donner son nom.

 

Aucune de ces alternatives ne s'accorde avec le point de vue global de l'Islam sur la vie et la nature.

 

L'Islam n'encourage pas, ni approuve la répression des désirs légitimes et aspirations naturelles de quelqu'un.

 

Il aide à la réalisation de ces aspirations et désirs d'une façon décente et licite car la répression dans un tel cas ne fait pas partie de son système. Le divorce n'est pas justifiable dans ces circonstances car ce n'est pas la faute de la femme si elle ne peut pas avoir d'enfants. D'ailleurs, le divorce est la chose la plus détestable à Allah et n'est permis que lorsqu'il n'y a pas d'autres alternatives. D'autre part, la femme peut avoir besoin du soutien et de la compagnie du mari. C'est cruel de la laisser tomber quand elle est dans la gêne et sans secours et quand personne ne s'intéresse à elle, sachant qu'elle est stérile.

 

L'adoption est aussi hors de question, car l'Islam ordonne que chaque enfant doit porter le nom de son père réel et si le nom est inconnu, il faut l'appeler frère en religion (Coran 33: 4-5). Cela ne signifie certainement pas qu'un enfant de père inconnu ou qui n'a pas de soutien doit souffrir de privations ou de manque de soins. Loin de là. Cela signifie que l'adoption, telle qu'elle est pratiquée de nos jours, n'est pas la façon d'assurer à cet enfant la sécurité et la prospérité dans la vie. Personne ne peut réellement remplacer le père et la mère réels de façon intégrale. Les évènements quotidiens, les procédures et procès compliqués, et les disputes entre les familles attestent que l'adoption ne résous jamais un problème. Combien de procès n'y a-t-il pas en cour à présent ou les vrais parents réclament leurs enfants qui ont été adoptés par des familles étrangères et introduits dans des environnements différents? Pendant combien de temps peuvent une mère normale ou un père normal voir son enfant dans une maison étrangère? A quel point peuvent-ils faire confiance aux parents artificiels pour élever leur enfant convenablement et lui donner les soins nécessaires? Quels seront les sentiments de l'enfant lui-même quand en grandissant, il apprendra que ses vrais parents l'avaient abandonne et qu'il aeu des parents artificiels? Quelle sera sa réaction en découvrant que ses vrais parents sont inconnus, ou que sa mère l'avait abandonné par crainte de pauvreté ou honte ou manque de sécurité? A quel point l'enfant adoptif est-il aimé des autres membres de la famille adoptive? Aiment-ils voir un enfant étranger prendre leur nom et hériter des biens dont ils sont les héritiers potentiels? Quels seront les sentiments de ceux qui ont élevé l'enfant si les vrais parents réclament le retour de leur enfant,ou si l'enfant lui-même désire retourner auprès de ses parents véritables? Il y a là beaucoup de complications. Cette institution n'est, sans aucun doute, pas salutaire et elle peut faire beaucoup de tort à l'enfant, aux parents,artificiels et réels, à d'autres relations de la famille adoptive, et à la société en général. L'adoption est une des raisons majeures qui encouragent beaucoup de gens à s'adonner aux activités et intimités irresponsables. On en fait un commerce actuellement. Il y a des gens qui offrent 'à vendre' leurs enfants ou à les 'commercialiser', comme le montre les moyens d'information. Cela ne se passe pas dans les jungles africaines ou asiatiques, mais bien ici au Canada et en Amérique. Voilà pourquoi l'islam n'acepte pas cette institution et ne tolère pas sa pratique parmi les Musulmans (Voir Coran 33: 4-6).

 

Écartant ces trois alternatives pour les raisons mentionnées, l'Islam offre sa propre solution. Il permet à un homme dans une telle situation de se remarier, de satisfaire ses besoins naturels et, en même temps, d'entretenir sa femme stérile, qui a probablement besoin de lui maintenant plus qu'à n'importe quel autre moment. Ce n'est qu'une permission, un cours qu'un homme désespéré peut prendre, au lieu de l'adoption ou du divorce ou de répression non-naturelle de ses aspirations. C'est un autre cas ou le remariage est le meilleur choix que l'on puisse faire, une autre façon de sortir d'une situation difficile pour aider les gens à mener une vie normale en sécurité dans tous les domaines.

 

3. Il y a des cas et des moments ou l'épouse est incapable de remplir ses devoirs matrimoniaux. Elle peut ne pas être une compagne aussi agréable qu'elle devrait être ou qu'elle voudrait être. Elle peut être dans un état ou elle ne peut donner à son mari toute l'affection, toute la satisfaction et toute l'attention qu'il mérite ou désire. Tout cela peut arriver et arrive dans le fait. Ce n'est pas tout le temps la faute à la femme, cela peut être dans sa nature. Cela peut être dû à une longue maladie ou un accouchement ou des règles périodiques. Là aussi, tous les hommes ne peuvent pas souffrir ou exercer le contrôle de soi ou adopter une ligne de conduite angélique. Certains hommes tombent dans le piège de l'immoralité, de la déception, de l'hypocrisie et de l'infidélité. Il y a actuellement des cas ou certains maris tombent follement amoureux de leurs belles-sœurs ou leurs gouvernantes ou bonnes qui viennent s'occuper de la famille pendant la maladie de la femme ou ses couches. Il arrive quelques fois que tandis que les épouses subissaient les difficultés de l'accouchement ou d'opération chirurgicale, certains maris goutaient à un amour nouveau avec d'autres, femmes~' La sœur ou' l'amie de"'la dame malade est plus fréquemment le caractère d'un tel roman.

 

Elle vient, peut être avec les plus nobles intentions, pour aider sa sœur ou chère amie malade et s'occuper des enfants ou simplement pour s'occuper temporairement du ménage, et à partir de la les choses se développent et se compliquent. Quand la femme est malade à la maison ou à l'hôpital, le mari se sent seul et déprime. L'autre femme qui est dans la maison - que ce soit la sœur ou l'amie de l'épouse ou quelqu'une d'autre, considère que c'est une partie de son devoir de montrer de la sympathie ou de la compréhension envers le mari, ce qui peut être sincère et honnête ou autrement. Certains hommes et certaines femmes exploitent ce simple début de sympathie et l'utilise jusqu'au bout. Le résultat en est un cœur brisé quelque part et probablement un foyer aussi brisé.

 

Les problèmes de ce genre sont ni imaginaires ni même rares. Ils sont courants parmi les gens. Les journaux traitent ces problèmes de temps à autre. Des dossiers judiciaires témoignent aussi de ce fait. On peut qualifier l'acte de l'homme à cet égard de mesquin, d'immoral, d'indécent, de vicieux, etc. D'accord! Mais cela sert-il à quelque chose? Change-t-il le fait ou modifie-t-il la nature humaine? L'acte est perpétré, une offense est commise à plusieurs reprises et un problème aigu réclame une solution praticable et décente. Les législateurs, doivent-ils se satisfaire d'une franche condamnation d'un tel homme et de ses actes?

 

Doivent-ils le laisser ruiner sa propre intégrité et détruire les fondements de la société? Doivent-ils permettre à l'hypocrisie et à l'immoralité de remplacer J=l'honnêteté et la fidélité? La prohibition et la condamnation franches n'ont pas empêché certains hommes de commettre l'offense, ou éveillée leurs conscience. Au contraire, elles ont donné lieu à l'hypocrisie, l'infidélité secrète et l'irresponsabilité, face auxquelles la loi et les législateurs sont impuissants.

 

Or, l'islam ne peut être sans ressource. Il ne peut faire des compromis sur les normes morales ou tolérer l'hypocrisie et l'infidélité. Il ne peut se tromper ou tromper les hommes avec de fausses et prétendues satisfactions. Ni, l'islam peut-il nier l'existence du problème ou simplement avoir recours à la condamnation et la prohibition franches, car cela ne minimise même pas le mal. Pour sauver un tel homme de son propre moi, pour protéger la femme impliquée – que ce soit l'épouse ou l'aimée secrète - contre des complications superflues, pour maintenir l'intégrité morale de la société, et pour minimiser le mal, l'Islam a permis la polygamie avec les réserves et les conditions sus-mentionnées. Cela doit être appliqué comme mesure d'urgence et c'est certainement plus sain que la monogamie nominale et les relations irresponsables entre hommes et femmes. Les hommes et les femmes se trouvant dans une situation désespérée ou dans un grand embarras peuvent avoir recours à cette solution.

 

En cas de crainte d'injustice ou de tort à quelqu'un, la monogamie est la règle.

 

4. La nature elle-même a besoin de certaines choses et de certains actes de l'homme. C'est l'homme qui, en générale, voyage beaucoup pour affaires et s'absente de la maison pendant des périodes variables, en grands et petits voyages, dans son propre pays et à l'étranger. Personne ne peut prendre la responsabilité de s'assurer que tous les hommes demeurent fidèles et purs dans de telles circonstances. L'expérience montre que la plupart des hommes succombent et commettent des offenses immorales avec des femmes étrangères durant leur période d'absence de la maison, ce qui peut durer des mois ou des années. Certains sont faibles et ne peuvent résister même à des tentations facilement résistibles. En conséquence, ils tombent dans le péché, et cela peut provoquer une rupture dans la famille. C'est un autre cas où la polygamie restreinte peut s'appliquer. C'est mieux pour un tel homme d'avoir un deuxième foyer avec une seconde femme légitime que d'être libre de commettre des offenses immorales et irresponsables .. C'est beaucoup mieux pour la femme elle-même: quand elle sait que son homme est intimement lié à une autre femme selon la loi et les principes de la moralité, elle est vraisemblablement moins irritée que lorsqu'il jouit de la même intimité autrement. Naturellement, elle n'aime pas partager son homme avec quiconque. Mais face à une situation où l'homme à le choix entre la responsabilité légal et l'union morale ou l'association illicite et immorale avec une autre, elle choisira certainement la première alternative et acceptera la situation. Cependant, si ses intérêts sont lésés ou ses droits sont violés elle peut toujours avoir recours à la loi ou obtenir le divorce si c'est dans son meilleur intérêt.

 

L'application de la polygamie islamique dans ce cas sauvegarderait davantage l'intégrité de l'homme, la dignité de la seconde femme et les valeurs morales et de la société. Il n'y a pas lieu de traiter en détail ces cas. Ce sont des faits de tous les jours. Ils peuvent être rares, mais la pratique de la polygamie parmi les musulmans est plus rare. Ces musulmans qui ont recours à la polygamie sont beaucoup plus rares que les maris et femmes infidèles qui vivent dans les sociétés monogames.

 

Quoique hasardeuse et dépendante de plusieurs conditions comme expliquées plus tôt, la polygamie est beaucoup mieux que la négligence et l'infidélité, l'hypocrisie et l'insécurité, l'immoralité et l'indécence.

 

Elle aide les hommes et les femmes à résoudre leurs problèmes difficiles sur une base réaliste et responsable.

 

Elle réduit au minimum beaucoup de complications psychologiques, naturelles et émotionnelles de la vie humaine. C'est une mesure de précaution à être appliquée dans le meilleur intérêt de toutes les parties concernées. Néanmoins, c'est ni un article de Foi en Islam, ni une injonction; c'est tout simplement une permission de Dieu, une solution à certains des problèmes les plus difficiles des relations humaines. Les Musulmans maintiennent que la polygamie légale et conditionnelle est préférable aux autres cours que prennent de nos jours beaucoup de gens qui se vantent du mariage nominal et de la monogamie superficielle.

 

L'attitude du Musulman est ceci: dans les circonstances normales, la monogamie est non seulement préférable, mais la règle. Au cas contraire, on peut considérer et appliquer la polygamie si c'est nécessaire.

 

Pour compléter le débat ont doit examiner les mariages du Prophète Muhammad. Ces mariages ne posent aucun problème au Musulman qui comprend le caractère idéal du Prophète et les circonstances dans lesquelles ses mariages furent contractés. Mais assez souvent ils constituent une pierre d'achoppement empêchant les non-Musulmans de comprendre la personnalité du Prophète, et donnent lieu à des conclusions irresponsables et prématurées qui ne sont pas à l'honneur de l'islam ou du Prophète. Ici, nous ne donnerons pas nos propres conclusions, ni critiquerons nous les conclusions des autres. Nous présenterons certains faits, laissant les lecteurs voir pour eux-mêmes.

 

1. L'institution du mariage comme telle jouit d'un statut très élevé en Islam. Elle a un très grand mérite et elle est essentielle à la survie saine de la société.

 

2. Muhammad n'a jamais dit qu'il était immortel ou divin. A plusieurs reprises, il mit l'accent sur le fait qu'il était un mortel choisi par Allah pour transmettre le message de Allah à l'humanité. Quoiqu'unique et distingué dans sa vie, il vécut comme un homme et mourut comme un homme. Le mariage lui était donc naturel, et pas une hérésie ou un anathème.

 

3. Il vivait sous un climat extrêmement chaud ou les désires physiques exercent une forte pression sur l'homme, ou les gens développent la maturité physique à un jeune âge, et ou la satisfaction facile était chose commune parmi les gens de toutes les classes.

 

Néanmoins, Muhammad n'avait touché aucune femme jusqu'à l'âge de vingt-cinq ans, quand il se maria pour la première fois. Dans toute l'Arabie, il était connu pour son caractère inattaquable et surnommé AlAmine, un titre qui signifiait le niveau le plus élevé de la moralité.

 

4. Il épousa à cet âge exceptionnellement tardif, Dame Khadija, une dame âgée, deux fois veuve, qui était son ainée de quinze ans. C'est elle-même qui prit l'initiative du contrat et il accepta la proposition malgré son âge plus avancé et malgré qu'elle fut deux fois veuve. Il aurait pu facilement trouver beaucoup de jeunes filles plus belles et des épouses plus jeunes, s'il avait de la passion ou s'il se lançait après les choses physiques.

 

5. Il vécut au-delà de l'âge de cinquante ans avec cette dame seulement et d'elle, eut tous ses enfants, à l'exception de Ibrahim. Elle vécut avec lui jusqu'à son décès à l'âge de soixante cinq ans, et aussi longtemps qu'elle était vivante, il ne fit aucun autre mariage, ni eut-il de relation intime avec une autre que son unique épouse.

 

6. Il avait proclamé le message de Dieu, avait dépassé la cinquantaine et elle avait plus de soixante-cinq ans. Lui et ses disciples subissaient continuellement des persécutions et étaient continuellement en danger. Au milieu de ces troubles, son épouse mourut. Après sa mort, il resta sans épouse pendant quelque temps. Il y eut alors Saudah qui avait émigré avec son mari en Abyssinie au début des persécutions.

 

Quand ils retournaient son mari mourut en route et elle chercha une protection. C'était naturel pour elle de se tourner vers le Prophète car c'était pour sa mission que son mari trouva la mort. Le Prophète lui offrit sa protection et l'épousa. Elle n'était pas particulièrement jeune, ni belle ou agréable. Elle était une veuve ordinaire, irascible et prompte à la colère. Plus tard au cours de la même année le Prophète proposa à une mineure âgée de sept ans, Aicha, la fille de son cher compagnon Abou Bakr. Le mariage ne fut consommé que plus tard après l'emigration à Médine. Les raisons de ces deux mariages, on peut le comprendre, étaient autres que passions et attractions physiques.

 

Cependant, il vécut avec ces deux épouses pendant cinq à six ans, jusqu'à l'âge et cinquante-six ans, sans prendre d'autre épouse.

 

7. Entre cinquante-six ans et soixante ans, le Prophète contracta neuf mariages les uns après les autres. Durant les trois dernières années de sa vie il ne contracta aucun mariage. La plupart de ces mariages furent contractés durant une période d'environ cinq ans, quand il traversait l'étape la plus dure de sa mission.

 

A cette époque là les Musulmans s'engageaient dans des batailles décisives et devaient faire face à des troubles sans fin à l'intérieur aussi bien que de l'extérieur.

 

C'était en ce temps-là que la législation islamique était en train de se faire et les fondements d'une société islamique posés. Le fait que Muhammad était la personnalité la plus dominante de ces évènements et le centre autour duquel ils se tournaient, et que la plupart de ses mariages eurent lieu durant cette période particulière est un phénomène extrêmement intéressant. Il réclame l'attention sérieuse des historiens, des sociologues, des législateurs, des psychologues etc. Il ne peut être simplement interprété en termes d'attraction physiques et de passions ardentes.

 

8. Muhammad vécut de façon très simple, austère et modeste. Le jour, il était l'homme le plus occupé de son temps car il était Chef d'Etat, Chef Juge, Commandant-en-Chef, Enseignant etc., tout en même temps. La nuit il était l'homme le plus dévot. Il passait un à deux tiers de la nuit dans la prière et la méditation (Coran 73:30). Pour effets il n'avait que des nattes, des pots, des couvertures, et des choses simples, quoiqu'il fut le roi et souverain de l'Arabie. Sa vie était tellement dure et austère qu'une fois ses épouses lui réclamèrent des conforts mondains mais elles n'en obtinrent jamais. (Coran 33:48) Évidemment, ce n'était pas là la vie d'un homme passionné de plaisirs charnels.

 

9. Toutes les épouses qu'il prit étaient soit veuves, soit divorcées, à l'exception d'une mineure, Aicha. Aucune de ces veuves et divorcées n'était connue pour son charme physique ou sa beauté. Certaines d'entre elles étaient plus âgées que lui, et pratiquement toutes avaient recherché sa main et sa protection, ou lui étaient offertes en cadeau mais il les avait prises comme épouses légitimes.

 

Voilà le fond général des mariages du Prophète, et on ne peut jamais y dégager l'impression que ces mariages n'étaient pas pour répondre à des besoins physiques ou des pressions biologiques. C'est inconcevable de penser qu'il entretint un si grand nombre d'épouses à dessein personnel ou pour satisfaire des besoins physiques. Quiconque, ami ou ennemi, qui doute de l'intégrité morale ou de l'excellence spirituel- le de Muhammad à cause de ses mariages doit trouver des explications satisfaisantes aux questions comme celle-ci: Pourquoi se maria-t-i1 pour la première fois à l'âge de vingt-cinq ans, n'ayant pas eu de liaison avant cela? Pourquoi choisit-il une dame âgée, deux fois veuve et qui était de 15 ans son ainée? Pourquoi· restât- il avec elle seule jusqu'à sa mort quand lui il avait plus de cinquante ans? Pourquoi accepta-t-il toutes ses veuves et divorcées sans ressources et qui ne possédaient pas d'attraits particuliers? Pourquoi mena-t-il une vie si dure et austère quand il aurait pu vivre à l'aise et dans le confort? Pourquoi contracta-t-il la plupart de ses mariages durant les cinq années de sa vie ou il était le plus pris, quand sa mission et sa carrière étaient en jeu? Comment réussit-il à être ce qu'il fut, s'il était plongé dans la vue du harem et des passions?

 

Beaucoup d'autres points peuvent être soulevés. Le problème n'est pas aussi simple qu'on peut l'interpreter en termes d'amour d'homme et de désir des femmes. Il réclame une étude sérieuse et honnête.

 

En considérant les mariages de Muhammad un par un, on ne manquera pas de trouver les raisons réelles de ces mariages. On peut les classifier comme suit:

 

1. Le Prophète vint au monde. comme modèle idéal pour l'humanité et il le fut dans tous les aspects de sa vie. Le mariage est en particulier une illustration frappante. Il fut l'époux le plus gentil, le partenaire le plus aimable et tendre. Il devait passer par toutes les étapes d'expérience humaine et d'épreuve morale. Il vécut avec une épouse et aussi plus d'une épouse, avec la vieille et la jeune, avec la veuve et la divorcée, avec l'agréable et l'irascible,avec la renommée et l'humble; mais dans tous les cas il fut le modèle de la bonté et de la consolation. Il avait été désigné pour connaître tous ces divers aspects du comportement humain. Pour lui, cela ne pouvait être un plaisir physique; c'était une épreuve morale aussi bien qu'un devoir humain, et un devoir dur aussi.

 

2. Le Prophète vint établir la moralité et assurer à chaque Musulman sécurité, protection, intégrité morale et une vie décente. Sa mission fut mise à l'épreuve de son vivant et ne resta pas dans la forme statique et théorique. Comme d'habitude, il se chargea de la partie la plus dure et accomplit sa part de la façon la plus convenable. Il y a beaucoup de veuves, d'orphelins et de divorcées parmi les Musulmans dû aux guerres et aux persécutions. Les hommes Musulmans survivants devaient les protéger et les maintenir. Il avait l'habitude de réhabiliter ces femmes en les mariant à ses compagnons. Certaines femmes étaient renvoyées par les compagnons et d'autres recherchaient son patronage et sa protection. Comme il comprenait parfaitement leurs conditions et leurs sacrifices, pour la cause de l'Islam, il devait faire quelque chose pour les soulager. Un moyen de les soulager était de les épouser et relever le défi des grandes responsabilités. Il le fit et entretint plus d'une épouse à la fois, ce qui n'était pas la rigolade, ou de cours facile. Il devait participer à la réhabilitation de ces veuves, ces orphelins et ces divorcées car il ne pouvait demander à ses compagnons de faire ce que lui-même n'était pas prêt à faire ou à y participer. Ces femmes étaient aux soins des Musulmans et tout le monde devait les maintenir.

 

Ce qu'il fut alors, c'était décharger sa part de responsabilité, et comme toujours sa part était la plus grande et la plus lourde. C'est pourquoi il avait plus d'une épouse, et plus d'épouses que n'importe lequel de ses compagnons.

 

3. Il y avait beaucoup de prisonniers de guerre pris par les Musulmans et qui avaient droit à la sécurité et à la protection. On ne les tuaient pas, ni leur refusait-on quelque droit, humain ou physique. Au contraire, on les aide à s'établir dans le mariage légal avec les Musulmans au lieu d'être prises comme concubines ou maîtresses. C'était aussi un autre fardeau moral pour les Musulmans et qu'on devait épauler ensemble comme une responsabilité commune. Là encore Muhammad épaula sa part et pris des responsabilités en épousant deux de ces captives.

 

4. Le Prophète contracta certains de ses mariages pour des raisons socio-politiques son souci principal était l'avenir de l'Islam. Il s'intéressait beaucoup à rendre les Musulmans forts au moyen de tous liens. C'est pourquoi il épousa la fille mineure d'Abou Bakr, son premier successeur, et la fille d'Omar, son second successeur.

 

C'était par son mariage à Djouwairah qu'il gagna le soutien, pour l'Islam, de tout le clan BanalMoustaliq et des tribus alliées au clan. C'était grâce à son mariage à Safiyah qu'il neutralisa une large section des juifs hostiles d'Arabie. En acceptant Marie la Copte d'Égypte comme épouse, il forma une alliance politique avec un roi important. Muhammad épousa Zainab que le Négus d'Abyssinie, dont le territoire servit de refuge aux premiers Musulmans, lui avait présentée, comme geste d'amitié à l'égard d'un roi voisin.

 

5. En contractant la plupart de ces mariages, Prophète a voulu éliminer le système de castes, les vanités raciales et nationales et les préjugés religieux.

 

Il épousa certaines femmes les plus humbles et les plus pauvres. Il épousa une jeune fille Copte d'Égypte, une juive de religion et de race différentes, une jeune fille nègre d'Abyssinie. Il n'était pas satisfait d'enseigner tout simplement la fraternité et l'égalité mais elles voulait et les mettre en pratique.

 

6. Certains des mariages du Prophète furent pour des raisons législatives et pour abolir certaines traditions corrompues. Tel fut son mariage avec Zainab, divorcée de l'esclave émancipé, Zaid. Avant l'Islam, les arabes ne permettaient pax aux divorcées de se remarier.

 

Muhammad avait adopté Zaid et l'appelait son fils selon la coutume des Arabes avant l'Islam.

 

Mais l'Islam abrogea cette coutume et désapprouva sa pratique. Muhammad fut le premier à exprimer sa désapprobation d'une manière pratique. Aussi" épousa-t-il la divorcée de son fils «adoptif» pour montrer que l'adoption ne fait pas de l'enfant adopté le fils réel du père adoptif et aussi pour montrer qu'il est licite pour les divorcées de se remarier. Incidemment, cette même Zainab était la cousine de Muhammad et elle lui avait été offerte en mariage avant son union avec Zaid. Il l'avait alors refusée, mais après qu'elle fut divorcée il l'accepta pour deux raisons législatives: le mariage légal des divorcées et le vrai statut des enfants adoptés. L'histoire de cette Zainab a été associée par certaine à des fabrications ridicules au sujet de l'intégrité morale de Muhammad. Ces fabrications vicieuses ne méritent même pas d'être considérées ici. (Voir Coran 33:36,37,40).

 

Voilà les circonstances liées aux mariages du Prophète. Pour les Musulmans, il n'y aucun doute que Muhammad possédait le plus haut degré de moralité et fut le modèle parfait pour l'humanité dans toutes les circonstances. Aux non-musulmans, nous faisons un appel pour un débat sérieux de la question. Ils pourront alors arriver à des conclusions saines.

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