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Baladislam

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La prière des deux fêtes: celle de la rupture du jeûne ('Aïd Al-Fitr) et celle du sacrifice ('Aïd AI-Adhâ)

Publié par Baladislam sur 20 Avril 2011, 22:03pm

Catégories : #La femme en Islam

fond article femme (17)

 

Lorsque le Prophète a émigré à Médine l'Illuminée, il a trouvé ses habitants qui célébraient des fêtes païennes. Or, comme de nombreux habitants de la ville avaient embrassé l'Islam, la célébration des deux fêtes fut instituée la première année de l'Hégire afin de les substituer aux fêtes païennes qui étaient imprégnées de choses illicites. Ainsi, les deux fêtes sont des jours de réjouissance, de festin, de visites entre les musulmans, de consolidation des liens familiaux ... C'est aussi des jours de dévotion et de rétribution, de prière et de sacrifice.

 

La fête de la rupture du jeûne

 

C'est la fête des prix et récompenses qu'Allah distribue aux jeûneurs du mois de Ramadhân et de ceux qui passent ses nuits en prière. Ce mois est celui qui contient la nuit qui est meilleure à mille mois et au cours de laquelle Allah pardonne aux pécheurs de la communauté de l'Islam. C'est une fête où le musulman sort avec sa récompense promise par le Prophète dans son hadith suivant: «Celui qui jeûne le mois de Ramadhân avec foi et espoir d'être récompensé par Allah, ses péchés lui seront pardonnés.»

 

Les sunen de la fête de la rupture du jeûne

 

Se laver et se parfumer, puis porter ses plus beaux habits; donner l'aumône de la rupture du jeûne avant la prière de la fête ; honorer les musulmans et donner des aumônes à leurs pauvres ; manger avant de partir faire la prière ; on rapporte que le Prophète mangeait quelques dattes impaires avant de sortir de chez lui. En effet, selon Anas, le Prophète ne sortait jamais de chez lui, le jour de la rupture du jeûne, avant de manger des dattes en nombre impair. Rapporté par Ahmed et Al-Boukhâri.

 

En outre, le Prophète avait l'habitude de retarder la prière de la rupture du jeûne, de même que ni lui ni ses compagnons ne faisaient de prières surérogatoires avant ou après la prière de la rupture du jeûne.

 

Par ailleurs, la prière de la rupture du jeûne se fait sans appel à la prière ni iqâma et elle se compose de deux inclinaisons avant le prêche ; avant la première inclinaison, l'imam suivi des fidèles répète sept fois «Allah est Grand! » après la Takbirat AI-Thrâm puis cinq fois avant la deuxième inclinaison.

 

Après la fin de la prière, l'imam fait un prêche en deux parties. La prière de la rupture du jeûne est un devoir pour tout musulman et musulmane, qu'elle soit petite ou grande, en état de purification, de menstrues ou de métrorragie. Sa présence à cette fête est un devoir.

 

Selon Oum 'Atiyya, le Prophète a dit: «Faites sortir les jeunes filles afin qu'elles assistent à la prière et aux invocations des musulmans et faites en sorte que les femmes en menstrues évitent l'endroit où les musulmans prient.» Rapporté par AI-Boukhâri, Mouslim et autres.

 

Oum 'Atiyya a dit aussi: «On nous ordonnait de sortir le jour de la fête de l'Aïd, Y compris les vierges de leurs chambres et les femmes en menstrues. Elles se mettaient derrière les fidèles, en glorifiant Allah avec eux et en invoquant avec eux, en espérant la bénédiction de ce jour et sa purification.»

 

Il est permis, le jour de la rupture du jeûne, de se réjouir, de chanter des chansons licites, de s'adonner à des jeux sains, de manger et de boire des choses agréables et de s'échanger des vœux et des invocations les uns les autres en priant Allah de combler les musulmans de bénédictions, de pardon et de satisfaction.

 

Il est rapporté que les compagnons du Prophète se disaient les uns aux autres: Puisse Allah accepter nos oeuvres et les vôtres !

 

La fête de la rupture du jeûne dure un jour.

 

La fête du sacrifice

 

La sunna (rite) de la fête du sacrifice a été instituée par le père des prophètes, Ibrahim (sur lui le salut) en s'apprêtant à sacrifier son fils Ismaël (sur lui le salut), par obéissance et soumission à Allah. Il est, certes, évident que la chose la plus chère que l'homme puisse donner en sacrifice est son propre enfant. Allah a, alors, remplacé son offrande par un grand mouton du paradis comme récompense pour son obéissance. Les musulmans suivent ce rite d'Ibrahim le Hanff.

 

C'est ainsi que le Prophète a suivi ce rite béni par inspiration de la part d'Allah. Allah nous a ordonné dés lors de le suivre dans cette voie, en vertu de Sa parole:

 

Si vous aimez Allah, suivez-moi et Allah vous aimera et vous pardonnera (vos péchés).

 

En outre, ce jour de fête est un jour de réjouissance pour les musulmans et les pèlerins qui accomplissent l'obligation du pèlerinage. En effet, tous les musulmans du monde entier partagent avec leurs frères en pèlerinage le sacrifice de leurs moutons, en vertu de Sa parole:

 

Prie donc ton Seigneur et sacrifie (avec humilité). (S 108, V2)

 

La prière de la fête du sacrifice est semblable à celle de la fête de la rupture du jeûne, c'est-à-dire qu'elle est composée de deux inclinaisons, de sept puis cinq takbirats (glorifications d'Allah) et de deux prêches ; la différence entre elles est que cette dernière s'accomplit après le lever du soleil de la mesure d'une lance, c'est-à-dire plus tôt, afin que les fidèles puissent sacrifier leurs bêtes, en faire des aumônes et en manger.

 

D'après Burayda, le Prophète ne sortait jamais pour la prière de la fête de la rupture du jeûne sans avoir mangé quelque chose et il ne mangeait rien le jour de la prière du sacrifice jusqu'à ce qu'il retourne chez lui. Rapporté par At-tirmidhî et Ibn Mâjah.

 

De son côté, Ibn 'Abbâs rapporte que le Prophète a dit: «Il n'y a pas de jours meilleurs pour les bonnes oeuvres aux yeux d'Allah que ces jours-là.» Rapporté par Ennisâï.

 

De son côté, l'Imam Ahmed rapporte que le Prophète a dit : « Les jours qui suivent la fête du sacrifice sont des jours de nourriture, de boisson et d'évocation d'Allah.»

 

Il y a lieu de préciser que la fête du sacrifice dure trois jours ; ces jours sont appelés «Ayyâm Attachrîq». Celui qui rate la prière et n'arrive qu'au moment du «Tachahhoud» doit se relever après les salutations et faire les deux inclinaisons de la prière qu'il a manquée. Il est permis de faire la prière du sacrifice dans un lieu spécial, un stade ou dans la mosquée. Au cours de ces trois jours, les musulmans s'échangent des voeux de bonheur et de bonne santé pour l'année prochaine, de même qu'ils se pardonnent tous les différends et qu'ils distribuent le tiers de leurs offrandes aux pauvres et aux nécessiteux et en offrent aux amis et aux voisins même s'ils ne sont pas musulmans.

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