Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


La rencontre de Badr

Publié par Baladislam sur 17 Juin 2011, 22:03pm

Catégories : #Mohamed (Saw) Prophète de l'Islam

fond islam (147)

 

 

Le vendredi 17 Ramadan de la deuxième année de l'hégire, le camp de l'adoration unique rencontra celui de l'idolâtrie. Dieu minimisa à la vue de chacun le nombre du camp adverse, tel qu'il est rapporté dans la sourate elAnfal (8,44) .

 

« Et lorsqu'Il vous le fit apparaître au moment de la rencontre à vos yeux peu nombreux et qu'Il vous diminua à leurs yeux, afin qu'Allah mène à son terme un ordre déjà arrêté... »

 

Le combat s'engagea. Les impies décochèrent une flèche qui atteignit Mahja', l'affranchi d'Omar ben Khattâb, Allah soit satisfait d'eux, et le terrassa. Ce fut le premier tué parmi les musulmans.

 

Ensuite, Haritha ben Souraqa, des Beni'Ady ben Nadjâr, reçut une flèche au haut de la poitrine qui le tua, alors qu'il buvait de l'eau du bassin.

 

C'était lui dont la mère se présenta au Prophète (SB sur lui), à son retour à Médine et lui dit : « Envoyé de Dieu, informe-moi sur Haritha. S'il est au Paradis, je prendrai patience. Mais sinon que considère Dieu ce que je ferai (de pleurs et de lamentations) Ces pratiques. telles les pleureuses, sont interdites et ,éprouvées dans l'Islam.

-As-tu perdue raison! Ce sont huit Jardins et ton fils a atteint le Firdaws élevé.» Le Firdaws est le plus haut du Paradis et son centre.

 

Du camp associateur sortit el Aswad ben 'AbdelAsad \e Makhzoumite, un homme revêche et de mauvais caractère. Il dit " Je prend l'engagement devant Allah de boire de leur bassin ou de le détruire ou d'y mourir. » Hamza, Dieu l'ait en Son agrément, alla à sa rencontre. Quand ils furent face à face,Hamza lui asséna un coup au pied qui fut tranché au mollet. Il tomba sur le dos et son sang coulait à flots et se traina alors jusqu'au bassin, voulant tenir sa promesse. Hamza le suivit et l'acheva au bassin. Ce fut le premier tué, parmi les idolâtres à Badr.

 

Duel avant l'engagement

 

Il était d'usage chez les anciens, avant d'entamer le combat, d'exciter et de provoquer les combattants, en faisant appel au combat individuel.

 

Là, à badr, sortit 'Otba ben Rabi'a, flanqué de son frère Cheyba et de son fils Walid et provoqua les Musulmans au duel. Rapporté par Abou Daoud et el Boukhari. D'après 'Ali ben Abou Talib. De jeunes Ançarites répondirent au défi. C'était 'Awf, Mou'awwad ban 'Afra et 'Abdallah ben Rawaha.

« Qui êtes-vous, leur demandèrent-ils ?

- Des Ançar!

- Nous ne voulons pas de vous, dirent-ils. » Puis un homme annonça :

Mohammed ! Fais-nous sortir nos égaux, de notre peuple !

 

Alors, le Prophète (SB sur lui) désigna 'Obeyda ben elHarith, Hamza et 'Ali.

 

Quand ils s'approchèrent d'eux, ceux-ci demandèrent qui ils étaient. Et chacun de répondre son nom: « 'Obayda, Hamza, 'Ali ». « Certes, vous êtes bien nos semblables et nobles » reconnurent-ils alors.

 

'Obayda fut face à 'Otba, Hamza à Cheyba et 'Ali à Walid ben 'Otba.

 

Hamza et 'Ali ne firent pas attendre longtemps leurs adversaires. Mais 'Obeyda et 'Otba, l'un et l'autre, furent cloués au sol par un contre coup d'épée. Hamza et 'Ali chargèrent 'Otba et l'achevèrent rapidement puis portèrent leur compagnon. ('Obeyda ben elHarith mourut de sa blessure à Çafra sur le retour à Médine)

 

Le Prophète (SB sur lui) apparut à ses hommes et stimula leur ardeur au combat, proclamant: « Par celui qui a dans sa Main l'âme de Mohammed. Quiconque les combattra aujourd'hui avec patience. espérant la récompense d'Allah. faisant face et ne fuyant pas, Allah le fera entrer au Paradis. »

 

'Omeyr ben elHoumêm, des Beni Salama, avait dans la main das dattes qu'il mangeait. Il dit alors : « Il n'y a entre moi et l'entrée au Paradis que ma mort par ceux-là? » Il jeta les dattes et combattit jusqu'à être tué. Dieu l'ai en Son agrément.

 

Le fils de'Afra, 'Awl ben alHarith,quant à lui, demanda : « O Envoyé de Dieu,qu'est-ce qui fait sourire Le Seigneur de ses adorateurs ?

- C'est dit le Prophète (SB sur lui) , de plonger, de se main dans l'ennemi sans armures. »

Il retira alors sa cuirasse, prit son épée et combattit, avant d'être tué. Dieu soit satisfait de lui.

En vertu de sources diverses, pour la quasi-totalité (joumhoûr) des Ulémas, un acte semblable serait par contre interdit si c'est uniquement témérité futile, surtout si cela peut provoquer une faille ou un préjudice aux musulmans.

 

Le Prophète (SB sur lui) s'avança, prit une poignée de cailloux, fit face à Qoreych et dit : « Ces visages ont été enlaidis! » et la lança à vers eux. De cela il est question dans la sourate Al Anfal « Vous ne les avez pas tués mais c'est Allah qui les a tués et tu n'as pas lancé quand tu as lancé mas c'est Allah qui a lancé. » (8,17)

 

Puis, il ordonna à ses compagnons de tenir bon et revint à la tente.

 

Las deux camps s'affrontaient et les idolâtres furent mis en déroute. Dieu anéantit parmi leurs chefs qui Il anéantit et fit mettre en captivité parmi eux des notables.

 

À ce moment, l'Envoyé de Dieu se trouvait dans la tente.

 

Sa'd ben Mou'édh et un groupe ançarite en gardaient l'entrée, protégeant le Prophète (SB sur lui) contre un retour éventuel de l'ennemi.

 

Issu heureuse de la bataille

 

Des anges commandés par Gabriel, au nombre de mille, participaient au combat, sous la forme d'hommes. Ils étaient mille, coiffés de turbans blancs dont le pan était rejeté derrière le dos. Quelques uns étaient visibles aux gens. Le Prophète (SB sur lui) en a parlé et Allah Le Très Haut en a fait mention, notamment dans la sourate el Anfal.

 

« Lorsque vous imploriez le secours de votre Seigneur. » (8;9)

 

En effet, à la rencontre avec les païens, les fidèles se sont adressés avec ferveur au Seigneur, lui demandant secours.

 

« … et Il exauça votre prière: Je vous envoie mille parmi les anges se suivant (les uns les autres) » (8;9)

 

« Quand Révéla Ton Seigneur au Anges : Je suis avec vous, consolidez consolidez ceux qui ont cru. Je vais projeter dans le cœur de ceux qui ont été Infidèle l'effroi. Frappez au dessus des nuques et frappez en chaque bout de membres » (8,12)

 

Ainsi. des anges combattirent effectivement et d'autres consolidaient les cœurs des croyants pour qu'ils patientent au combat.

 

La bataille se termina par une victoire décisive des Musulmans: soixante dix infidèles parmi les plus intrépides y trouvèrent la mort ,parmi lesquels Abou Jahl, tyran et Pharaon de ce peuple. Soixante dix autres furent prisonniers.

 

Parmi les tués, il y avait :

'OIba ben Rabi'a, son fils Walid et son frère Cheyba; Hanzhala ben Abou Soufiân; 'Oqba ben Abi Mo'eyt; Abou eIBokhtouri; 'Obeyda ben Sa'id ben el'Aç; Nawfal ban Khouweylid, elNadr ban elHârith; el'Aç ben Hichêm; Omeyya ben Khalaf et d'autres.

 

Parmi les prisonniers figuraient:

el 'Abbâs, oncle du Prophète (SB sur lui); 'Aqil ben Abou Tâlib; Nawfal ben elHârith ben 'AbdeIMollalib; 'Amrou ben Abou Soufiân; Abou el'Aç ben elRabi', l'époux de Zeyneb, fille du Prophète (SB sur lui); Abou 'Aliz ben 'Omeyr, frère de Moç'ib ben 'Omeyr; Souheyl ben 'Amrou, l'un des politiciens remarquables de Qoreych

 

Prodiges de Badr

 

Alors que le combat faisait rage, l'épée de 'Okâcha ben Mohçin se brisa. Comment alors combattre ? Il alla donc en parler à l'Envoyé (SB sur lui) qui se trouvait alors dans la tente ouverte, centre pour le commandement. L'Apôtre lui remit un bâton et dit: « Combat avec cela,'Okacha. » Lorsqu'il le prit et le souleva, il redevint une longue épée à la lame dure et brillante. Il s'en servit jusqu'à la victoire et ne cessa d'en faire usage jusqu'à sa mort, Dieu l'ait en Son agrément, lors des guerres d'apostasie, plus tard, à l'époque d'Abou Bakr Çiddiq. Cette épée était appelée "el'Awn", le secours. Elle était une manifestation de la prophétie De Mohammed (SB sur lui).

 

Les cadavres des impies

 

Quand le calme revint, les Musulmans procédèrent à l'enterrement de leurs martyrs. Ils étaient au nombre de quatorze. Puis, on entraina les cadavres des associateurs et on les jeta dans un puit perdu du champ de bataille, mis à part le tyran Omeyya ben Khalaf qui se gonfla dans sa cuirasse et la remplit. On voulut le traîner, mais sa chair se déchira. On se contenta alors de le laisser sur place et de le couvrir de sable et de pierres.

 

Le Prophète (SB sur lui) blâme ses ennemis après leur mort

 

Au milieu de la nuit, on entendit l'Envoyé d'Allâh, debout, devant le puits aux cadavres des idolâtres, les appeler et les blâmer, en disant: « O vous qui gisez dans ce puits ! Quel mauvais peuple du Prophète vous fûtes pour votre Apôtre. Vous m'avez démenti, alors que m'ont cru les gens! Vous m'avez chassé et les gens m'ont donné refuge! Vous m'avez combattu et les autres m'ont soutenu! Avez-vous trouvé vrai ce dont vous a menacé votre Seigneur ? Moi, j'ai trouvé ce que m'a promis mon Seigneur, vérité. »

Des Compagnons lui dirent : « O Envoyé de Dieu, t'adresses-tu à des gens qui sont devenus cadavres?

- Vous n'entendez pas mieux qu'eux ce que je leur dis, dit le Prophète (SB sur lui), mais ils sont incapables de répondre »

 

Hassân ben Thâbet a relaté cette bataille dans sa poésie, notamment celle-ci, dont voici quelques vers :

 

« Laisse les soucis des jours,

la tourmente du cœur serré.

Dis plutôt la geste éclairée,

en sincère et sans détours.

 

Ce qu'offrit Le Roi, à Badr au matin,

en faveurs pour nous, contre eux, les païens.

Au jour, nous apparut leur nombre amoindri,

quand ils semblaient forts, à l'orée de la nuit.

 

Mais leurs bardes pouvaient-elles faire face,

aux lions des forêts terribles, pugnaces.

Au devant de Mohammed, Ils l'ont appuyé,

face aux ennemis, dans la bataille enflammée.

Entre leurs mains , épées fines et sûres.

ne ratent jamais des os la jointure.

 

Les nobles fils d'Aws ont été soutenus,

des Beni Nadjar de religion sincère.

Nous laissâmes là, Abou Jahl abattu,

et, ici, 'Otba gisait dans la poussière.

 

El là bas, Cheyba étendu, parmi d'autres.

ceux dont le rang a suivi la lignée.

L'Envoyé appelle les uns et les autres,

ils étaient alors, au puits, rejetés:

 

voyez ma parole, n'est-elle pas accomplie,

et l'ordre d'Allah, sur les cœurs, imposé ?

Ils ne purent parler mais alors auraient dit :

toi le sincère, ton jugement est le vrai... »

 

Règlement du différend entre les Compagnons par rapport au butin

 

La situation s'étant éclaircie après la bataille et la capture de prisonniers, le Prophète (SB sur lui) donna l'ordre de ramasser le butin. Les Compagnons se divisèrent à savoir qui en aurait priorité. «Il est à nous, dirent les ramasseurs. » Les combattants, qui étaient préoccupés par la poursuite de l'ennemi, s'en déclarèrent plus dignes. « Par Allâh, si ce n'était nous, affirmaient-ils, vous n'auriez pu l'amasser. Nous avons détourné l'ennemi de vous ! » Ceux qui étaient chargés de la défense du Prophète contre l'ennemi, dirent: « Vous ne devez avoir plus de privilège que nous ! »

 

Allah Le Très Haut, fit descendre une révélation qui en déchargea leurs mains à tous.

 

« Ils t'interrogent sur les dépouille. (AnfAl), Dis : ,les dépouilles sont à Allah et à l'Envoyé. Craignez Dieu, oeuvrez à la concorde parmi vous et obéissez à Dieu et à son Envoyé, si vous êtes croyantes» (8,1)

 

Et le Prophète,sur lui grâce et paix, partagea le butin entre eux, pour chacun à parts égales.

 

Ensuite, descendit la révélation expliquant le partage.

 

« Et sachez que sur ce que vous avez pris en butin, la clinquante est à AllAh, et à l'Envoyé, aux proches (de l'Envoyé), aux orphelins, aux pauvres et au voyageur, (sachez-le donc) si vous croyez en Dieu et à ce que Nous avons envoyé à Notre adorataur (Mohammed) le Jour de la Distinction (entre le vrai et le faux jour de Badr), le jour où se rencontrèrent les deux camps. Et Allah, sur toute chose, détient pouvoir. » (8,41)

 

Ainsi, ce différend lut définitivement tranché, Dieu merci.

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents