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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


La Vie Économique islamique

Publié par Baladislam sur 6 Décembre 2011, 23:04pm

Catégories : #L'Islam

 fond islam (187)

 

La vie économique islamique aussi est bâtie sur des fondations solides et selon les instructions divines.

 

Gagner sa vie honnêtement n'est pas seulement un devoir mais aussi une grande vertu. Pour une personne capable de dépendre, sans effort de sa part, sur un autre pour ses moyens d'existence est un péché, une stigmate sociale et une humiliation disgracieuse.

 

Dieu ordonne au Musulman de vivre de son propre travail et de se garder d'être un fardeau pour quiconque. L'Islam respecte tout travail comme gagne-pain pourvu qu'il n'y ait pas d'indécence, ni de mal. La conscience claire et respecté par la société, le Musulman peut s'attacher à n'importe quelle besogne pour subvenir à ses besoins et à ceux de ses parents.

 

On rapporte que le Prophète Muhammad a dit qu'il est même beaucoup mieux pour quelqu'un de prendre sa corde, de couper du bois, l'empiler et le vendre afin de se nourrir et de faire la charité que de mendier aux autres qu'ils lui en donnent ou non. Selon l'Islam, le genre de gagne-pain n'avilit pas les travailleurs honnêtes.

 

Cependant, les travailleurs peuvent améliorer leur sort et lever leur niveau de vie autant que possible sans restriction. Ils ont les mêmes opportunités et jouissent de la liberté d'entreprise.

 

Ce que gagne l'individu par des moyens licites lui appartient et ni l'État ni personne ne peuvent ·le lui réclamer. En retour de ce droit à la propriété privée il n'a qu'à remplir certaines obligations envers la société et payer certains impôts à l'État. Ayant fait cela, il a plein droits à la protection de l'État, et la liberté d'entreprise lui est assurée et garantie. Sous le système islamique, il n'y a jamais la menace du capitalisme cupide ni du communisme destructif. L'individu entreprenant est responsable de la prospérité de l'État, et l'État à son tour est responsable de la sécurité de l'individu. La lutte des classes fait place à la coopération et a l'harmonie, la peur et la suspicion à la sécurité mutuelle et à la confiance.

 

Le système économique de l'islam n'est pas établi à la lumière des calculs arithmétiques et des capacités de production seulement. Il est plutôt établi et conçu à la lumière d'un système compréhensif de moralité et de principes. Allah ordonne à la personne qui travaille pour une autre personne, ou firme ou institution, de travailler avec compétence et honnêteté.

 

Le Prophète a dit que lorsqu'un de vous entreprend une tâche, Allah aime le voir s'en acquitter bien et avec compétence.

 

Une fois la tâche accomplie, le travailleur a droit à un salaire raisonnable pour ses services. Défaut de la part de l'employeur de payer la salaire juste, ou tentative de la réduire et d'esquiver est un acte délictueux selon la Loi de Dieu.

 

L'Islam accorde beaucoup d'attention aux transactions commerciales. Dieu permet et bénit le commerce honnête. Cela peut se faire à travers des individus, des compagnies, des agences et autres.

 

Mais toute transaction commerciale doit être conclue avec franchise et honnêteté. Décevoir, cacher les défauts de la marchandise aux commerçants, exploiter les besoins des clients, le monopole d'approvisionnement pour imposer ses prix sont tous des péchés et sont punissables par la Loi islamique. Si l'on veut gagner son pain décemment, il faut le faire par des moyens honnêtes et par l'effort. Sinon, le bien mal acquis ne profite jamais, et ce n'est pas tout: quiconque se nourrit de provisions illicites sera, selon le Prophète, un combustible brûlant de l'enfer au Jour du Jugement.

 

Pour combattre la fraude et l'exploitation l'Islam exige l'honnêteté dans le commerce, met en garde les fraudeurs, encourage le travail honnête et interdit l'usure ou l'intérêt sur le prêt aux nécessiteux. C'est pour montrer à l'homme qu'il n'est propriétaire légitime que de ce qu'il acquiert par le travail et que l'exploitation des besoins pressants d'autrui est irréligieuse, inhumaine et immorale. Allah dit dans le Coran:

 

«Ceux qui pratiquent l'usure se lèveront au jour de la résurrection comme un convulsionné possédé par le Démon. Et cela parce qu'ils assimilent l'usure à une vente. Or, Dieu a permis la vente mais Il a interdit l'usure. Celui qui, averti par Dieu cessera cette pratique, n'aura pas à rendre compte du passé et son sort relèvera désormais de Dieu. Celui qui récidivera, celui-là sera voué au feu éternel. Dieu ruine l'usure et protège l'aumône, Dieu a de l'aversion pour les incréduleset les pécheurs.» (2:274-276)

 

«lI a créé le ciel et conçu la balance, pour éviter les fraudes dans la mesure.» (55: 7-9).

 

C'est pour guider l'homme à être juste et franc dans tous ses commerces et transactions. L'avenir des fraudeurs est triste et leur sort est affreux. Voici comment le Coran traite ce sujet:

 

«Malheur aux fraudeurs qui, lorsqu'ils reçoivent, exigent pleine mesure, et qui, lorsqu'ils mesurent ou pèsent pour les autres, les font perdre. Ne pas qu'ils seront ressuscités, au grand jour? Au jour où les hommes comparaîtront devant le Maître de l'univers.»(83: 1-6)

 

En sus, de nombreuses Traditions du Prophète excluent les fraudeurs, ceux qui exploitent et monopolisent

et les hommes d'affaires malhonnêtes du groupe de vrais Musulmans.

 

Toute transaction où il y a injustice ou fraude ou exaction est strictement inhibée et annulée par la Loi même après sa conclusion.

 

Le but principal des législations islamiques sur l'économie et le commerce est d'assurer les droits de l'individu et de maintenir la solidarité de la société, d'introduire la haute moralité dans le monde des affaires et de mettre en vigueur la Loi de Dieu dans l'entreprise.

 

Il est logique que l'Islam s'intéresse à ces aspects, car ce n'est pas une simple formule spirituelle mais un mode de vie complet dans toutes les sphères.

 

Il est constamment rappelé aux propriétaires qu'ils ne sont en fait que des agents nommés par Dieu pour administrer leurs propriétés. Rien en Islam n'empêche le Musulman de faire fortune et chercher à améliorer sa situation matérielle par des moyens licites et décents. Cependant, le fait reste que l'homme vient en ce monde les mains vides et en repart de même.

Le vrai maître de toute chose est en effet Allah seul dont tout propriétaire n'est que simplement un agent, un simple curateur. Ce n'est pas seulement un fait de la vie mais cela a aussi une portée sur la conduite de l'humain. Il rend le propriétaire toujours prêt à dépenser dans le chemin de Dieu et de contribuer aux causes valables. Il le rend sensible aux besoins de sa société et lui donne un rôle important à jouer, une mission sacrée à accomplir. Il l'arrache de l'abime de l'égoïsme, de la cupidité et de l'injustice.

 

Voilà le vrai concept de la propriété en Islam, et le statut réel des propriétaires. Le Coran considère la possession des biens comme une dure épreuve, et non une marque d'excellence en vertu ou de noblesse privilégiée ou un moyen d'exploitation. Allah dit:

 

«C'est Lui qui vous a appelés à prendre sur terre la place des générations passées et qui a établi entre vous des hiérarchies pour vous éprouver dans vos tâches respectives. Votre Seigneur est rapide dans la répression mais Il est Bon et Miséricordieux.»(6:165)

 

De plus, le Coran fait à l'humanité le compte rendu d'une conversation intéressante entre Moise et son peuple. En voici:

 

«Moise dit à son peuple: 'Cherchez refuge auprès de Dieu et soyez constants. La terre est à Dieu. Il y fait succéder qui Il veut. L'avantage restera aux croyants.' Ils répondirent: 'Nous étions malheureux avant ta venue et nous n'avons pas cessé de l'être après.' 'Peut être, répliqua Moise, est-il dans le dessein de votre Seigneur d'abattre vos ennemis et de vous attribuer leur succession pour voir comment vous vous comporterez'?'»(7: 128-129)

 

Cette conversation entre Moise et son peuple n'implique aucunement. la reconnaissance d'un genre privilégié d'humains dû à l'origine raciale ou à l'identité ethnique. Elle ne signifie pas aussi que le Coran approuve complètement la conduite et les conceptions des adeptes de Moise dans les siècles postérieurs.

 

Le ton du texte est plutôt celui de reproche et de critique à l'égard de ceux qui avaient de doute, et rassurant du fait que tout sur la terre appartient à Dieu, qui en parmi Ses serviteurs sous forme de concessions héritées et de causes d'épreuve. Ce point est rappelé de temps à autre tout au long du Coran. Par exemple:

 

«Il est le Maître des cieux et de la terre. C'est à Lui que tout aboutit. Croyez en Dieu et à Son prophète. Donnez sur les biens que Dieu vous a confiés. Ceux qui croient en Dieu et mettent leurs biens à Son service recevront une belle récompense. Pourquoi ne pas consacrer vos biens à la cause de Dieu alors qu'Il est l'héritier des cieux et de la terre?» (57: 5,7,10).

 

A la différence du Communisme, l'Islam remplace la suprématie totalitaire artificielle de l'État par la suprématie salutaire de Dieu; et la théorie communiste de lutte des classes par la moralité saine, les responsabilités mutuelles et la coopération. D'autre part, il donne les meilleures assurances contre le capitalisme cupide et l'exploitation impitoyable des propriétaires.

 

Le système économique de l'Islam reconnaît pleinement l'entité indépendante de l'individu et ses aspirations naturelles au travail et à la propriété. Mais il ne le conçoit pas comme absolument indépendant de Dieu ou de l'univers. Il ne déifie pas l'homme ou son capital, ni déifie-t-il le prolétariat et abolit-il la libre entreprise. Il accepte l'homme tel que celui-ci est créé et s'en occupe conséquemment, faisant la part de ses aspirations instinctives et de son pouvoir limité.

 

L'homme est un humain et il faut l'accepter et agir avec lui comme tel. Il n'est pas un dieu ou un demi-dieu pour s'arroger des pouvoirs absolus et l'infaillibilité dont on ne peut se douter. Ni est-il une entité qui ne compte pas ou qui est insignifiant. C'est un être qu'il faut reconnaitre, mais à sa propre mesure, et à sa nature ni exagéré, ni diminuée. Il est ni au dessus, ni exclu du reste de l'Univers, mais une partie de tout un système, un des éléments fondamentaux de l'Univers.

 

Quoiqu'on encourage l'homme à travailler, qu'il possède la liberté d'entreprise, qu'il aie droit à gagner et posséder, le fait qu'il n'est que simple concessionnaire sert de norme pour assurer l'emploi approprié de ses possessions, ses dépôts. Il possède l'autorité de gagner, d'investir et de dépenser. Mais en cela il est guidé par de hauts principes qui l'empêchent de s'égarer. Un exemple peut suffire pour illustrer le point. Les propriétaires ne sont pas complètement libres de dépenser leur argent ou disposer de leurs propriétés à leur guise.

 

Il y a certaines règles de dépense à suivre. Dans le Coran, Allah ordonne au propriétaire de remplir certaines obligations financières envers ses semblables et de modérer ses dépenses personnelles. Il lui est constamment rappelé qu'en fait c'est Dieu qui est le Vrai Pourvoyeur et Vrai Possesseur. Voici la déclaration du Coran:

 

«Remplis tes obligations envers tes proches, les pauvres et les voyageurs. Ne sois point prodigue. Les prodigues sont les frères de Satan. Satan a renié son Maitre.»

 

«N'aie pas la main collée au cou, ni ne donne à pleines mains, si tu ne veux pas être blâmé ou éprouver des regrets. Ton Seigneur comble de ses bienfaits qui Il veut ou les distribue avec parcimonie. Il connait les hommes. Il lit dans leurs cœurs,» (17: 26-27; 29-30)

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