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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


La Vie Familiale de l'homme : La vie maritale

Publié par Baladislam sur 5 Décembre 2011, 23:03pm

Catégories : #L'Islam

 fond islam (189)

 

1. La Signification du Mariage

 

Nonobstant les significations que les gens donnent au mariage, l'Islam le considère comme un lien solide (mithaqoun ghaliz), un engagement plein de défi dans le sens le plus complet du terme. C'est un engagement envers la vie elle-même, envers la société, et envers la survivance de la race humaine dans la dignité et le bon sens. C'est un engagement que les mariés prennent envers l'un l'autre et envers Dieu. C'est le genre d'engagement ou ils trouvent satisfaction mutuelle et réalisation du soi, amour et paix, compassion et sérénité, confort et espoir. Tout cela parce qu'en Islam le mariage est considéré avant tout comme un acte de vertu, un acte de dévouement responsable. Le contrôle sexuel peut être un triomphe moral, la reproduction une nécessité sociale, ou un service social, et la bonne santé un état d'esprit agréable. Cependant, ces valeurs et buts de mariage auraient une signification spéciale et seraient renforcés s'ils sont entremêles de l'idée de Dieu, conçus aussi comme des engagements religieux et pris· intérieurement comme des bénédictions divines. Et cela parait être la visée du mariage en Islam.

 

Pour paraphraser quelques versets coraniques,

 

l'appel est lancé de remplir ses devoirs envers Allah, qui les a créés du seul être, puis de cet être tira sa compagne et de ce couple tira des hommes et des femmes (4:1).

 

C'est Dieu qui a créé l'humanité d'un être et de cet être tira une épouse afin qu'il trouve auprès d'elle confort et repos(7:107).

 

Et c'est un signe de Dieu qu'Il a créé pour les hommes, d'eux-mêmes, des épouses pour qu'ils trouvent paix et tranquillité auprès d'elles, et a suscité entre eux affection et tendresse. Certes, il y a là des signes pour ceux qui réfléchissent.(30:21)

 

Même pendant les périodes les plus sombres de la vie matrimoniale, et dans les disputes légales et des procès, le Coran rappellent aux parties la loi de Dieu; il les ordonne d'être bons l'un envers l'autre, sincèrement charitable l'un envers l'autre, et surtout de remplir leurs devoirs envers Dieu.

 

Il est remarquable que les provisions islamiques de mariage s'appliquent également aux hommes et aux femmes. Par exemple, si le célibat n'est pas recommandé à l'homme, il ne l'est pas à la femme non plus.

 

C'est en reconnaissance du fait que les besoins de la femme sont aussi légitimes et ils sont pris sérieusement en considération. En effet, l'Islam considère que le mariage est normal et naturel pour la femme autant que pour l'homme. Il l'est d'autant plus pour la femme car il lui assure, entre autres choses, une sécurité économique relative. Cet important avantage additionel pour la femme ne fait cependant pas du mariage une transaction économique. En fait, le facteur économique est de moindre importance dans le mariage en Islam, quelque puissant que ce facteur puisse être. 

 

 On rapporte que le Prophète a dit qu'une femme est d'ordinaire demandée en mariage pour sa fortune, pour sa beauté, pour la noblesse de son origine ou pour sa religiosité; mais béni et heureux est celui qui choisit une compagne à cause de sa piété par dessus tout. Le Coran recommande que l'on épouse les célibataires vertueux même qu'ils soient de pauvres serviteurs. (24:32).

 D'autre part tout cadeau de noce qu'un homme donne à sa fiancé appartient à celle-ci; et tout ce qu'elle acquiert avant ou après le mariage est à elle seule. Il n'y a pas nécessairement communauté des biens entre mari et femme. De plus, c'est le mari qui est responsable du maintien et de la sécurité économique de la famille. Il doit procurer à la femme la même aide et le même service qu'elle recevait avant le mariage, et, selon certains érudits, elle n'est pas légalement tenue de faire les travaux du ménage, quoi qu'elle puisse le faire et le fait d'ordinaire pour une raison quelconque, par exemple par esprit de coopération, d'économie etc.

 

2. La Permanence du Mariage

 

Puisque l'Islam considère que le mariage est un engagement très sérieux, il a prescrit certaines mesures pour rendre le lien matrimonial aussi permanent qu'il est humainement possible'. Les parties doivent s'efforcer de remplir les conditions d'âge approprié, de compatibilité générale, de dot raisonnable, de bonne volonté, de libre consentement, de tutelle désintéressée, d'intentions honorables et de discrétion judicieuse.

 

Quand les parties font un contrat de mariage, l'intention doit être claire de faire un lien permanent, libre de toute désignation casuelle et temporaire. Pour cette raison, l'Islam interdit les mariages d'essai, les mariages à terme et tout mariage qui parait être expérimental, casuel ou temporaire. Dans un de ses déclarations sans équivoque, le Prophète (que la bénédiction et le salut de Allah soient sur lui) a condamné les hommes et les femmes qui aiment changer fréquemment de partenaire matrimonial, c'est à dire, les «gourmets» qui jouissent d'un partenaire pendant quelque temps, puis prennent un autre, puis un troisième, ainsi de suite.

 

Cependant, l'accent sur le caractère permanent du mariage ne signifie pas que le contrat matrimonial est absolument indissoluble. Le Coran désigne les Musulmans comme la Nation de Centre (Wasatan) et l'Islam est en vérité une religion du Juste Milieu, le système bien équilibré et très complet. Cela est particulièrement clair dans le cas du mariage que l'Islam considère ni comme un sacrement, ni comme un simple contrat social. Le mariage en Islam est plutôt quelque chose d'unique, ayant des caractères sacrés aussi bien que contractuels. Il est aussi vrai que l'alternative à cet extrême casuel ou temporaire n'est pas l'autre extrémité de l'indissolubilité du contrat matrimonial.

 

La voie islamique est celle de modération équitable et réaliste. Le contrat du mariage doit être considéré comme un lien sérieux et permanent. Mais s'il ne marche pas bien pour quelque raison valable, il peut être dissout avec gentillesse et honneur, avec équité dans la paix.

 

3. La Relation entre Mari et Femme

 

Les époux choisis sur la base de piété et réellement satisfaits avec les conditions du mariage, doivent être bien sur la voie du bonheur et de la plénitude.

 

Cependant l'Islam va plus loin en établissant le code de conduite du mari et de la femme. Plusieurs versets du Coran et plusieurs Traditions (Sunnah) prescrivent la bonté et l'équité, compassion et amour, sympathie et considération, patience et bonne volonté. Le Prophète va aussi loin jusqu'à déclarer que le meilleur Musulman est celui qui est le meilleur envers sa famille,et la plus grande et la plus bénie des joies est une femme bonne et vertueuse.

 

La consommation du mariage crée de nouveaux rôles pour les parties concernées. Chaque rôle est un ensemble de droits et d'obligations équitables et proportionnelles.

 

Le rôle du mari tourne autour de principe moral que c'est son devoir solennel envers Allah de traiter sa femme avec bonté, honneur et patience, de la retenir honorablement ou de la libérer du lien matrimonial honorablement, et de lui causer ni de mal, ni de chagrin (Coran 2: 229232; 4:19).

 

Le rôle de la femme est résumé dans le verset que les femmes ont des droits aussi bien que des devoirs, de façon équitable; mais les hommes ont un pas sur elles (2:228).

 

Ce pas est interprété par les savants musulman en conjonction avec un autre passage qui dit, entre autres choses, que les hommes sont les tuteurs, gardiens et protecteurs des femmes car Allah a élevé les uns au dessus des autres et parce que les hommes ont les charges de la famille (Coran 4:34).

 

Ce pas peut être lié à ce que les Sociologues appellent «fonction contributive de chef» ou autorité externe dans la famille due à la division du travail et à la différentiation de rôle. Il ne signifie cependant pas une discrimination catégorique ou supériorité d'un sexe sur l'autre.

 

A. Les Droits de la Femme: Les obligations du Mari.

 

Traduis en règles de conduite, ces principes éthiques accordent à la femme certains droits et des obligations correspondantes. Parce que le Coran et la Sounnah du Prophète commandent la gentillesse envers la femme, il est du devoir du mari de concerter avec sa femme avec équité et bonté. Une conséquence spécifique de ce commandement divin est sa responsabilité pour l'entretien de la femme, un devoir qu'il doit accomplir avec joie, sans reproche, injure ou condescendance.

 

Ce que comprend l'Entretien: L'entretien signifie les droits de la femme au logement, à l'habillement, à la nourriture, aux soins et au bien-être général. Le logement de la femme doit être adéquat pour lui procurer l'intimité à un niveau raisonnable, confort et indépendance.

 

Le bien-être de la femme et la stabilité du mariage occupent le premier plan. Ce qui est vrai pour la résidence l'est aussi pour l'habillement, la nourriture et les soins généraux. La femme à le droit d'être vêtue et nourrie, par le mari qui doit prendre soin d'elle selon ses moyens et le niveau de vie de sa femme. Ces droits doivent être exercés sans extravagance, ni avarice.

 

Les Droits non-matériels: Les droits matériels de la femme ne sont pas ses seules assurances et sécurités.

 

Elle a d'autres droits de nature morale qui sont également obligatoires et spécifiques. La loi de Dieu commande à l'homme de traiter sa femme avec équité, de respecter ses sentiments et d'être bon et plein d'égards envers elle. Le mari ne doit lui manifester de l'aversion ou la tenir en suspens et dans l'incertitude.

 

Un corollaire ,de cette règle est ceci: aucun homme n'a le droit de retenir sa femme avec l'intention de lui faire du mal ou d'entraver sa liberté. S'il n'a pas d'amour ou de sympathie pour elle, elle a le droit de réclamer sa liberté du lien matrimonial, et personne ne peut l'empêcher de refaire sa vie.

 

B. Les Obligations de la Femme: Les Droits de l'époux.

 

L'obligation principale de la femme en tant que partenaire de l'union matrimoniale consiste à contribuer au succès et au bonheur du mariage autant que possible. Elle doit être soucieuse du confort et du bien-être de son époux. Elle doit ni l'offenser, ni blesser ses sentiments. Peut-être rien ne peut éclairer ce point mieux que l'énonce coranigue qui décrit les gens vertueux comme ceux qui prient:

 

«Seigneur, fais que la vue de nos épouses et de nos enfants nous remplisse de joie. Fais que nous prenions la tête des croyants.» (25:74)

 

C'est le fondement où découlent les obligations de l'épouse. Pour s'acquitter de ce devoir fondamental, l'épouse doit être fidèle, loyale et honnête.

 

Plus spécifiquement, elle ne doit pas décevoir son époux en évitant délibérément la conception afin de ne pas le priver de progéniture légitime. Elle ne doit pas aussi permettre à un autre d'avoir accès à ce qui est le droit exclusif de son mari, c'est à dire, l'intimité sexuelle. Un corollaire en est qu'elle ne doit recevoir ou admettre des hommes étrangers chez elle sans qu'il le sache ou qu'il y consente. Ni doit-elle accepter des présents d'eux sans son approbation. C'est probablement pour éviter de la jalousie, de la suspicion, des cancans etc. et aussi pour sauvegarder l'intégrité de toutes les parties concernées. Elle est dépositaire des possessions du mari. Si elle a accès à une partie d'elle, ou si quelque somme d'argent lui est confiée, elle doit remplir ses obligations avec sagesse et avec économie.

 

Elle ne doit pas prêter ses avoirs ou en disposer sans sa permission.

 

En ce qui concerne l'intimité, l'épouse doit se faire désirable et doit être attirante, sensible et coopérative. Une femme ne doit pas se refuser à son mari car le Coran parle d'eux comme un confort pour l'un et l'autre. Il faut bien sûr faire attention à la santé et à la décence. Cependant, la femme ne doit rien faire qui rende sa compagnie moins désirable ou moins satisfaisante. Si elle fait quelque chose dans ce sens ou qu'elle ne soigne pas son apparence, le mari a le droit d'interférer dans sa liberté pour rectifier la situation. Pour s'assurer la pleine satisfaction de deux parties, il ne lui est pas permis de faire quoique ce soit qui puisse empêcher la satisfaction de la femme.

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