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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


Le Concept de la Moralité

Publié par Baladislam sur 29 Octobre 2011, 22:01pm

Catégories : #L'Islam

fond islam (11)

 

Le concept de la moralité en Islam se concentre sur certaines croyances et principes fondamentaux, dont:

 

(1) Dieu est Créateur et Source de bonté, de vérité et de beauté.

 

(2) L'Homme est un agent responsable, plein de dignité et honorable de son Créateur.

 

(3) Dieu a mis tout ce qu'il y a dans les cieux et sur la terre au service de l'humanité.

 

(4) Par Sa Grâce et Sa Sagesse, Dieu n'attend pas l'impossible de l'homme, ni le tient responsable de ce qui est au delà de sa capacité. Dieu n'empêche pas l'homme de jouir de bonnes choses de la vie.

 

(5) La modération la praticabilité, et l'équilibre sont les garanties de haute intégrité et de moralité saine.

 

(6) Tout est en principe permissive, sauf ce qui est distingué comme obligatoire et qui doit être observé, et ce qui est distingue comme défendu et qui doit être évité.

 

(7) L'homme est finalement responsable envers Dieu et son but suprême est de plaire à son Créateur.

 

La moralité, en Islam, à de nombreuses dimensions d'une grande portée et compréhensives. La moralité islamique traite de la relation entre l'homme et Dieu, l'homme et ses semblables, l'homme et les autres éléments et créatures de l'univers, l'homme et son for intérieur. Le Musulman doit surveiller sa conduite externe et ses actes manifestes, ses paroles et ses pensées, ses sentiments et ses intentions. Dans un sens général son rôle est de défendre le bien et de lutter contre le mal, chercher le vrai et abandonner le faux, chérir le beau et le sain et éviter l'indécent. La vérité et la vertu constituent son but. Sa seconde nature est faite de modestie et simplicité, courtoisie et compassion. Arrogance et vanité, rudesse et indifférence sont répugnantes, repoussantes et déplaisantes à Dieu.

 

Plus spécifiquement, la relation du Musulman avec Dieu est une d'amour et d'obéissance, d'entière confiance et égards, de paix et d'appréciation, de fermeté et de service actif. Sa haute moralité va, sans doute, encourager et renforcer la moralité humaine en générale. Car, dans ses relations avec ses semblables, le Musulman doit être bienveillant envers les parents et s'intéresser aux voisins, respecter les ainés et être compatissant aux jeunes, s'occuper des malades et faire vivre les besogneux, sympathiser avec les affligés et relever le moral des déprimés, féliciter les bénis et patienter avec les égarés, tolérer les ignorants et pardonner les faibles, désapprouver le mal et être au" dessus des banalités. De plus, il doit respecter les droits légitimes des autres autant qu'il respecte les siens. Son esprit doit s'occuper des idées constructives et de choses sérieuses; son cœur doit être rempli de compassion et de bonne volonté; son âme doit rayonner de paix et de sérénité; ses avis doivent êtres sincères et courtois.

 

Les obligations morales du Musulman doivent être un exemple frappant d'honnêteté et de perfection, remplir ses engagements et faire son travail bien, chercher la connaissance et la vertu par tous les moyens possibles, corriger ses erreurs et repentir pour ses péchés, développer un bon sens de conscience sociale et entretenir un sentiment de réaction humaine, pourvoir aux besoins de ses dépendants généreusement sans extravagances et satisfaire leurs besoins légitimes. La nature et le monde sont le champ d'exploration et l'objet de jouissance pour le Musulman. Il doit utiliser leurs éléments, réfléchir sur leurs merveilles, les considérer comme les signes de la grandeur de Dieu et préserver leur beauté, explorer leurs prodiges et découvrir leurs secrets. Mais qu'il s'en serve pour leur utilité ou pour le simple plaisir il doit éviter le gaspillage et l'excès. En tant qu'agent de Dieu et dépositaire consciencieux, il doit toujours être conscient des autres qui ont aussi leur part dans le monde et de ceux qui lui succéderont à l'avenir.

 

On décrit les principes moraux de l'Islam parfois comme des engagements positifs à être remplis et parfois comme des prescriptions négatives à éviter. Qu'ils soient pris positivement ou négativement, ils ont pour but de pourvoir l'homme d'un esprit sain, d'une âme paisible, d'une forte personnalité et d'un corps sain. Il n'y a pas de doute que ce sont là les nécessaires pour le bien-être général et la prospérité de l'humanité. Et pour aider l'homme à satisfaire ces besoins, l'Islam a établi entre autres, les règles suivantes:

 

1. Témoigner que Dieu est Unique et que Muhammad est Son messager avec intelligence et en s'engageant;

 

2. Observer régulièrement les prières quotidiennes;

 

3. Payer la taxe religieuse, connue comme aumone ou la taxe des pauvres (Zakah);

 

4. Jeuner durant le mois Sacré de Ramadan;

 

5. Faire un pèlerinage à la Cité Sacrée de la Mecque au moins une fois dans la vie.

 

Les implications morales et sociales de ses règles seront discutées en détail plus loin.

 

A côté de ces mesures positives, il y en a aussi d'autres qu'on peut appeler préventives et de précaution.

 

Pour protéger l'homme contre l'insanité et la dégradation, la faiblesse et l'indulgence, l'indécence et la tentation, l'Islam a interdit certaines choses concernant la nourriture, la boisson, la récréation et le sexe, dont les suivants:

 

1. Toutes sortes de boissons alcooliques: vins, liqueurs et spiritueux. (Coran 2:219; 4:43; 5:93-94)

 

2. La charcuterie (porc, bacon, jambon, lard), la chair d'animaux sauvages qui se servent de griffes ou de dents pour tuer leurs victimes (tigres, loups, leopards, etc), d'oiseaux carnassiers (faucons, vautours, corbeaux, etc.) de rongeurs, de reptiles, de vers et leurs semblables, d'animaux, d'oiseaux morts qui n'ont pas été convenablement abbattus. (Coran 2: 172-173; 5:4-6)

 

3. Toutes sortes et jeux de hasard et de divertissements vains. (Coran 2:219; 5:93-94)

 

4. Toute relation hors du mariage et toute conversation, toute démarche, tout regard et tout habit qui pourrait provoquer la tentation, exciter le désir, réveiller le soupçon ou indiquer l'immodestie et l'indécence. (Coran 23:5-7; 24:30-33; 70:29-31).

 

Dieu a établi cette Loi Prohibitive pour le bienêtre spirituel et mental de l'homme aussi que pour le bénéfice moral et matériel de l'humanité. Ce n'est ni un acte arbitraire, ni une intrusion où Dieu veut s'imposer. Au contraire, c'est un signe de l'intérêt que Dieu porte au bien-être de l'humanité et une indication de Son souci pour l'homme.

 

Quand Dieu prohibe certaines choses, ce n'est pas parce qu'Il veut priver l'homme d'une chose bonne ou utile. C'est parce-qu'il veut protéger l'homme et lui permettre de développer un bon sens de discrimination, un goût raffiné pour les meilleures choses de la vie et un intérêt soutenu dans les plus hautes valeurs morales. Pour y arriver, il faut prendre bon soin du moral et de l'esprit, de l'âme et du corps, de la conscience et des sentiments, de la santé et des biens, du matériel et de la morale. Prohibition n'est donc pas privation mais enrichissement, pas suppression mais discipline, pas restriction mais épanouissement.

 

Deux principes islamiques doivent être mentionnés. pour démontrer que toutes les prohibitions sont des actes de bonté et de sagesse. Primo, dans les circonstances extraordinaires, les urgences, les nécessités et les exigences le Musulman peut faire ce qui est normalement interdit. Il n'est pas à blâmer s'il n'arrive pas à observer les règles morales de Dieu aussi longtemps que ces circonstances persistent et dans la mesure ou il ne peut pas contrôler la situation. (Voir Coran 2:173; 5:4).

 

Secondo, Dieu s'est assigné la règle de la miséricorde: quiconque pèche par ignorance, mais par la suite, se repent et se corrige, sera pardonné; certes, Dieu est Clément et prêt à pardonner (Coran 6:54).

 

Dans un passage remarquable et typique, le Coran a établi les bases et la philosophie de conduite morale saine. Lé passage peut être traduit comme suit:

 

«O fils d'Adam! Portez vos parures en tout lieu de prière. Mangez et buvez; ne commettez pas d'excès. Dieu n'aime pas ceux qui commettent des excès. Dis: Qui donc a déclaré illicites la parure que Dieu a produite pour ses serviteurs, et les excellentes nourritures qu'il vous a accordées? Dis: Ceci appartient aux croyants durant leur vie de ce monde, mais surtout, le Jour de la Résurrection. Voilà comment nous expliquons les Signes à un peuple qui sait. Dis: Mon Seigneur à seulement interdit: les turpitudes apparentes ou cachées, le péché et la violence injuste. Il a interdit d'associer à Dieu ce qui n'a reçu de lui aucun pouvoir et de dire contre Dieu ce que vous ne savez pas.» (7:31-33)

 

Le champ de la moralité en Islam renferme tant de choses, est si complet qu'y sont inclus la foi en Dieu, les rites religieux, les pratiques religieuses, la conduite sociale; la prise des décisions, les travaux intellectuels, les habitudes de consommation, les façons de parler et tous les autres aspects de la vie humaine.

 

La moralité est à tel point indissociable de l'Islam que tous les passages du Coran ont un ton moral et l'accent est mis à plusieurs reprises sur les enseignements moraux en plusieurs endroits dans le Livre Saint. Cela rend difficile une classification raisonnablement courte de ces enseignements moraux d'après leurs citations dans le Coran. Chaque principe est mentionné plu- sieurs fois en divers endroits. Il parait soit comme un principe important isolé ou comme un élément de tout un système de moralité, qui est lui-même un élément un système religieux complet.

 

En considération de cela, les passages suivants doivent être considérés comme une sélection représentative tirée du Coran, traduite et interprétée grâce aux efforts humains et qui est inévitablement loin de la perfection de la version originale et complète du Livre.

 

«Adorez Dieu et ne l'associez à rien. Soyez bons envers vos parents, vos proches, les orphelins, les pauvres, vos voisins immédiats ou non, vos intimes, les voyageurs et vos esclaves. Dieu n'aime pas les vaniteux et les fanfarons. Dieu n'aime pas les avares et ceux qui préconisent l'avarice. Il n'aime pas ceux qui dissimulent les bienfaits dont Il les gratifie. Il prépara un Châtiment ignominieux pour les infidèles. Il n'aime pas ceux qui distribuent leurs biens avec ostentation et qui ne croient ni en Dieu ni au jugement dernier. Qui a Satan pour compagnon, a un bien triste compagnon.» (4:36-38)

 

«Dis: Venez que je vous énumère ce qui est sacré pour Dieu: ne Lui associez aucun être; traitez vos parents avec déférence; ne tuez pas vos enfants par peur de la misère car Nous vous donnerons de quoi vous nourrir vous et eux; évitez les turpitudes apparentes et cachées; ne tuez pas votre prochain, comme Dieu vous l'a défendu, sauf si la justice l'exige. Voilà ce que Dieu vous recommande. Finirez-vous par comprendre? Ne donnez vos soins aux biens de l'orphelin qu'autant qu'ils lui seront profitables et seulement jusqu'à ce qu'il devienne capable de les gérer lui-même. Donnez à chacun une juste mesure et un juste poids. Nous n'imposons à chaque âme que les charges qu'elle peut supporter. Soyez équitables dans vos propos, même s'ils doivent déplaire à vos proches. Soyez fidèles à Dieu. Voilà ce qu'Il vous recommande, si vous voulez vous améliorer. Voilà la voie droite. Suivez-la et ne suivez pas les sentiers qui l'avoisinent, car il vous éloigneraient d'elle. C'est la une recommandation qu'Il vous adresse. Peut-être Le craindrez-vous?» (6: 151-153)

 

«Dieu commande la justice et la philanthropie. Il commande de venir en aide à ses proches. Il reprouve l'indécence, le despotisme et l'iniquité. Vous voilà prévenues. A Vous d'en profiter. Soyez fidèles aux engagements que vous avez pris au nom de Dieu. Ne violez pas les serments devenus définitifs. N'oubliez pas, en effet, que vous en avec appèle au témoignage de Dieu. Il est informé de tout ce que vous faites. Quiconque fait bonne oeuvre, homme ou femme, et croit certainement Nous lui accorderons une nouvelle vie, une vie bonne et pure, et Nous les comblerons de meilleures récompenses pour leurs actions. » (16: 90-91; 97)

 

«Rallie les hommes au culte de ton Seigneur par de sages et persuasifs appels. Si tu discutes avec eux, sois modéré. Dieu connait mieux que quiconque ceux qui cherchent à s'écarter de Lui et ceux qui cherchent à s'en rapprocher »

(16:125).

 

«Quelles plus belles paroles que celles consacrées à la cause de Dieu par celui qui fait le bien et proclame sa soumission. Le bien et le mal ne saurait être confondus. Réponds au mal par le bien. Ton ennemi deviendrait bien vite ton meilleur soutien.» (41: 33-34)

 

«Tous les biens qui nous échoient en ce monde sont éphémères. Ceux que vous trouverez près de Dieu seront plus précieux et plus durables. Ils sont réservés aux croyants qui se fient à leur seigneur a ceux qui s'abstiennent des péchés capitaux et des turpitudes et qui pardonnent dans l'égarement de la colère, à ceux qui répondent à l'appel de leur seigneur, observent la prière, délibèrent en commun sur leurs affaires et font profiter les autres des biens que nous leur prodiguons, à ceux qui ne laissent pas impunies les offenses qui leur sont faites, à ceux qui ne rendent pas plus de mal qu'ils n'en reçoivent. Celui qui pardonne et cherche à se concilier sera récompense par Dieu. Dieu n'aime pas les méchants, celui qui se venge d'une injustice n'encourt aucune peine, sont punissables, en revanche, ceux qui oppriment leurs semblables et qui suivent en ce monde leurs mauvais instincts sans souci d'équité, ceux-la subiront un supplice douloureux. Âtre patient et pardonner, cela suppose de la fermeté d'âme.» (42: 36-43)

 

«Que ceux qui recherchent la vie de ce monde sachent que nous en accordons les plaisirs à qui nous voulons et dans la mesure que nous voulons, Qu'ils sachent aussi que nous leurs réservons l'enfer ou ils seront précipités, couvert d'opprobre et rejètes par tous. Celui qui désire la vie future, qui s'efforce de la mériter et qui a la foi, Dieu lui en saura gré. Nous accordons indifféremment nos bienfaits aux uns et aux autres. Nos bienfaits ne sont pas limités. Considère comment nous avantageons les uns, par rapport aux autres. Il y aura des différences plus marquées encore dans la vie future. Ne reconnais aucune autre divinité que Dieu sans quoi tu tomberais dans une disgrâce profonde. Ton seigneur ordonne de n'adorer que Lui, de bien se conduire avec ses parents, encore plus, dans leur vieil âge. Garde-toi de tout écart de langage ou de les contredire, parle leur avec respect. Montre-toi humble et tendre envers eux. Dix: Seigneur reçois-les dans le sien de ta miséricorde pour m'avoir élevé. Nul mieux que votre seigneur pénètre vos consciences. Si vous êtes bons, il le sait, il accepte toujours les repentirs sincères. Remplis tes obligations envers tes proches, les pauvres et les voyageurs. Ne sois point prodigue. Les prodigues sont les frères de satan, satan a renie son maitre. Si tu t'éloignes de tes semblables pour vaquer à tes affaires, aie pour eux un mot aimable. N'aie pas la main collée au cou, ni ne donne a pleines mains, si tu ne veux pas être blâme ou éprouver des regrets. Ton seigneur comble de ses bienfaits qui il veut ou les distribue avec parcimonie. n connait les hommes, il lit dans leurs cœurs. Ne tuez pas vos enfants pas peur de la vie. Nous leur donnerons de quoi vivre ainsi qu'a vous. Les tuer est un horrible forfait. Évitez l'adultère, c'est une abomination, c'est une voie pleine d'embuche. Ne tuez pas votre prochain - Dieu le défend – à moins d'un motif valable. Nous n'avons pas laissé sans recours les parents de celui qui est tué injustement. Qu'ils ne hâtent pas de se faire justice eux-mêmes! Car il y a une justice. Ne donnez vos soins aux biens de l'orphelin qu'autant qu'ils lui seront profitables et seulement jusqu'à ce qu'il devienne capable de les gérer. Remplissez vos engagements car les comptes vous seront demandés. Si vous mesurez, donnez bonne mesure. Ne pesez qu'avec une balance juste. C'est la conduite la plus sage et celle qui vous donnera le plus de satisfaction. Ne t'engages pas à la légère. L'ouïe, la vue, l'es- prit ne sont pas pour toi des facultés gratuites. Soi humble en face de la nature. Tu ne saurais transpercer la terre ni égaler la cime de ses montagnes. Ce sont là autant d'actes que reprouve ton seigneur. Tels sont les préceptes de sagesse que le seigneur le révèle. Ne reconnais pas d'autre Dieu que Lui si tu ne veux pas être précipité dans la géhenne, honni et avili. » (17: 18-39)

 

«Nous avons donné la sagesse à Louqman et Nous lui avons dit: 'Sois reconnaissant envers Dieu car la reconnaissance profite à qui la pratique. L'ingratitude n'atteint pas Dieu. Il est pleine de richesses et de gloire.' Louqman recommanda à son fils: 'O mon fils, ne donne pas d'associés à Dieu car c'est la un crime abominable.' Nous avons recommande à l'homme de respecter ses père et mère. Sa mère le conçoit dans la douleur. Elle l'allaite pendant deux ans. Sois reconnaissant envers Moi et envers tes parents. Tout revient à Moi. Toutefois s'ils te poussent à M'associer des divinités inconnues, ne les écoute pas. Agis envers eux en honnête compagnon, au cours de la vie. Sois avec ceux qui se rallient à Moi. C'est à Moi que vous reviendrez. Je vous expliquerez vos actes. '0 mon fils ajouta Louqman, un grain de moutarde serait-il dissimule dans un rocher, dans les cieux ou sur terre? que Dieu le retrouverai. Dieu est subtile et omniscient. 0 mon fils, fais ta prière, recommande le bien et condamne le mal. Supporte avec résignation les maux que Dieu t'envoie. Voilà la fermeté d'âme qu'il faut avoir. Ne méprise pas tes semblables. Ne te dandines pas avec ostentation. Dieu n'aime pas les fanfarons et les vantards. Sois modère dans ta démarche. Baisse ta voix. Rien n'est plus désagréable que le braiment de l'âne.» (31: 12-19)

 

«0 croyants, le vin, les flèches divinatoires sont exécrables inventions de Satan. Évitez-les, si vous voulez faire votre salut. Satan se sert du vin et des jeux de hasard pour semer la discorde et l'imité parmi vous et vous distraire de vos devoirs envers Dieu. Allez-vous cesser ces pratiques? » (5: 93-94)

 

«Emploi les biens que Dieu t'a accordés à gagner la demeure dernière, sans négliger pour cela ta part en ce monde. Montre-toi bon comme Dieu s'est montre bon envers toi. Ne favorise pas le vice sur terre. Dieu n'aime pas les pervers.» (28:77)

 

Ces passages choisis peuvent être appuyés d'autres du Coran et des Traditions de Muhammad. Ils suffisent pour illustrer la moralité fondamentale de l'Islam. Cette moralité est unique en sa nature dans toutes les circonstances. Elle été établie par Dieu pas pour être occasionnellement adjurée mais pour être imposée et effective. Elles ont pour but d'aider l'individu à développer sa personnalité et cultiver son caractère de la manière la plus saine, pour fortifier ses liens et consolider son association avec Dieu, la Source de toute Bonté. La moralité islamique n'a jamais eu pour but d'intimider l'individu et le rendre passif ou indifférent.

 

Un exemple illustre le point. Si un Musulman est victime d'injustice ou d'oppression, il est libre de résister et de se venger dans une même mesure ou de pardonner et se fier à Dieu pour juger de son acte. Il sait qu'il est autorisé à prendre l'une des deux actions et il sait aussi que pardonner est mieux pour lui.

 

Donc, s'il pardonne, il le fait de son propre gré pour l'amour de Dieu. De même, s'il se venge il ne viole pas la Loi, ni agit-il injustement; il défend ses droits, une attitude qui, en elle-même, est sacrée, et aide les autorités légitimes à établir l'ordre et la justice. Si l'islam réclamait le pardon absolu, comme le font en théorie certaines autres confessions, beaucoup de gens sans disciplines seraient tentés de faire du mal et dépasser toutes les limites. De même, si l'Islam ne réclamait que le vengeance comme renseignent sans pitié certaines autres confessions, il n'y aurait pas de place pour la bonté et la patience ni pour la réforme spirituelle et la maturité morale, dans lequel cas beaucoup de bonnes qualités de l'homme diminueraient et beaucoup de potentiels moraux pourraient ne pas se manifester.

 

Tout le monde sait que ceux à qui on enseigne de pardonner dans toutes les circonstances ne mettent pas, et ne peuvent probablement pas, mettre cet enseignement en pratique, car ce n'est, à la longue, pas dans l'intérêt de l'humanité, ni de la moralité elle même.

 

De même, ceux à qui on enseigné de pratiqué la vengeance sévère on peu ou n'ont pas de respect pour les vertus humaines et se moquent des valeurs morales en tant que règles universelles. Mais l'Islam, stimulant divin de la nature humaine, offre les solutions exactes aux problèmes humains. Aux méchants qui cherchent une seconde chance, qui peuvent améliorer ou bénéficier si on leur accordait le pardon, le pardon est recommandé et préférable. Mais contre ceux qui pourraient méprendre les motifs du pardon ou être tentes de poursuivre la mauvaise route, les représailles sont recommandées. Ainsi, l'attitude du Musulman, dans les deux cas, est saine et bénéfique. Quand il pardonne, il fait plaisir à Dieu, retient la main qui est au-dessus et contribue à la reforme du délinquant. Et quand il punit, il défend ses droits, établit l'ordre et la justice, et aide à arrêter le mal.

 

Quelle moralité est saine? L'attitude de celui qui se venge brutalement et sans discrimination? Ou l'attitude du Musulman qui fait place à la bonté et au pardon et qui fait abstraction de circonstances exceptionnelles.

 

Et qui moralement sain? Celui aui pardonne parce qu'il sait qu'il ne lui est pas permis de se venger. Ou un Musulman qui pardonne tandis qu'il sait très bien qu'il peut légalement se venger? Lequel est le vrai pardon? Celui dû à une obligation et une prohibition externes? Ou ce dû à la liberté du choix et d'action?

 

Ce n'est pas étonnant que les principes de moralité islamiques soient sains, uniques et souples. Ce sont les instructions de Dieu, Source du bien et de la moralité.

 

Tiré du livre Islam au cercle des lumière

Hamuddah Abdullati

 

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