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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


Le Mariage et le Divorce

Publié par Baladislam sur 10 Décembre 2011, 23:01pm

Catégories : #L'Islam

fond islam (121)

 

Un des concepts de l'Islam qu'on a le plus déformé est la vraie signification du mariage. En sus du bref exposé fait plus haut dans cette étude quelques remarques additionnelles seraient utiles. Le mariage en Islam n'est pas une transaction commerciale conclue entre deux associés, ni est-ce un contrat temporel en vertu duquel des bénéfices et obligations matériels sont évalués en se mettant en contraste. C'est quelque chose de solennel; de sacré, et il serait erroné de la définir en des termes simplement physiques ou matériels et séculiers. La charité morale, l'élévation spirituelle, l'intégrité sociale, la stabilité humaine, la paix et la miséricorde sont les éléments majeurs du mariage. C'est un contrat dont Allah Lui-même est le Premier Témoin et le Premier en cause; c'est conclu en son Nom, pour Lui obéir et selon Ses décrets. C'est une camaraderie humaine décente, autorisée et supervisée par Allah. C'est un signe de Ses bienfaits et sa bonté abondante comme Il le dit clairement dans leCoran (30:21).

 

Il est donc évident que le mariage en Islam est un moyen de relation permanente et d'harmonie perpétuelle non seulement entre l'homme et la femme mais aussi entre eux et Allah. Il est aussi clair que lorsque deux musulmans négocient un contrat de mariage, ils ont l'intention d'en faire un succès durable pour le bon ou pour le mauvais, pour le meilleur DU pour le pire.

 

Pour garantir ce résultat, l'Islam a promulgué certains règlements pour donner toute l'assurance possible que le mariage servira pleinement son dessein.

 

Parmi ces règlements il y a ceux-ci:

 

1. Les deux parties doivent se connaitre assez mais sans qu'il y ait de comportement immoral du décevant et exploitant.

 

2. Il est particulièrement recommandé à l'homme de choisir sa partenaire sur la base des valeurs permanentes, c'est à dire, dévotion religieuse, intégrité morale, caractère, etc, et non en se basant sur sa fortune, sur le prestige de sa famille ou simple attraction physique.

 

3. La femme à le droit de s'assurer que le prétendant est un partie convenable, digne de son respect et de son amour et capable de la rendre heureuse. A ce titre, elle peut refuser la proposition d'un homme qu'elle trouve au dessous de Son niveau ou inconvenante, car cela peut l'empêcher de remplir ses obligations d'épouse et peut même rompre son mariage projeté.

 

4. La femme a le droit de réclamer une dot à son soupirant selon sa convenance et aussi selon les moyens de celui-ci. Si elle désire renoncer à ce droit et l'accepter avec une petite dot du rien, elle peut le faire. L'obligation de la dot sur l'homme sert à assurer la femme qu'elle est désirée, demandée, et que l'homme est prêt et désireux de prendre ses responsabilités, financières ou autres.

 

5. Le mariage doit être annoncé aux gens et célébré avec grande joie. Le libre consentement des deux parties est une condition essentielle, faute de quoi le mariage n'est pas valide.

 

6. Tout mariage, pour être légal, doit être témoigné par deux adultes et consigné dans des documents officiels.

 

7. Il incombe au mari de subvenir à tous les besoins de la femme. Elle en a droit en vertu du mariage. Si elle possède des biens, ceux-ci lui appartiennent à elle avant et après le mariage; le mari n'a aucun droit sur les biens de sa femme. Cela sert à restreindre le mariage a ses buts nobles et le libérer de tous objectifs indignes.

 

Toutes ces mesures montrent que l'Islam a donné toutes les assurances pour faire du mariage une vie conjugale heureuse et un fondement solide d'harmonie perpétuelle et de paix permanente. Mais, prenant en considération le fait que le comportement humain peut changer et parfois imprévisible, l'Islam considère la vie d'un point de vue réaliste et fait des provisions pour tout évènement inattendu. Le mariage, comme il a été mentionné, a des fins décentes et nobles qui doivent être servies. L'Islam n'accepte pas et ne reconnaît pas tout mariage qui n'est pas fonctionnel et effectif. Il ne peut y voir de mariage nominal ou non fonctionnel.

 

Il faut un mariage réussi ou pas de mariage. Le mariage est un contrat trop solennel pour être stationnaire ou non-effectif. Aussi, s'il n'atteint pas son but ou ne fonctionne pas convenablement, il peut être dissout par le divorce, les parties concernées conservant tous leurs droits. C'est parce qu'il n'y a lieu de maintenir un contrat nominal et sans valeur et d'empêcher les humains d'être liés par des serments qu'ils ne peuvent honorer.

 

Quand le mariage islamique, qui est sujet aux règlements précités et régi par les précautions susmentionnées, ne fonctionne pas convenablement, il doit y avoir de sérieux obstacles, quelque chose d'irréconciliable.

 

Dans une telle situation, le divorce est applicable.

 

Cependant, c'est le dernier recours car le Prophète l'a décrit comme la chose la plus détestable à Allah parmi les choses licites. Mais avant d'arriver à cette étape finale et malheureuse, il faut faire des efforts dans l'ordre suivant:

 

1. Les deux parties concernées doivent essayer de s'entendre et de résoudre leurs problèmes entre eux-mêmes.

 

2. S'ils échouent, deux arbitres, un parmi les parents du mari et l'autre parmi ceux de la femme, doivent être chargés d'essayer de les réconcilier et régler leurs différends.

 

3. Si cet effort aussi échoué, on peut avoir recours au divorce.

 

Lors du divorce dans ce cas difficile, la Loi islamique exige que les deux parties soient d'accord et accorde a chacune le droit de demander le divorce.

 

Elle ne donne pas à l'homme seulement ou à la femme seulement le droit de demander le divorce. Si l'une des deux parties ne se sent pas en sécurité ou heureuse avec l'autre qui refuse arbitrairement d'accorder le divorce, et si la demande du divorce est justifiée, les tribunaux doivent intervenir et aider la partie lésée à obtenir le divorce. Il échoue aux administrateurs de la Loi de s'assurer que les droits sont respectés et qu'il y a le moindre mal.

 

Après le prononciation du divorce, il y a une période d'attente - normalement de trois à douze mois - durant laquelle la divorcée est entièrement à la charge de son ex-mari. Elle ne peut épouser un autre homme avant l'expiration de ce délai. La période d'attente est une occasion pour les deux de considérer leurs attitudes plus sérieusement et de réfléchir sur leur séparation. Si, durant cette période, ils décident de s'unir de nouveau, cela leur est permis. En fait, on les encourage de s'unir car ce moyen de séparation les aide d'ordinaire à s'apprécier davantage. A la fin de la période d'attente, la divorcée est libre d'épouser un autre homme. Ils n'ont plus d'obligations mutuelles.

 

Si la divorcée et son ex-mari s'unissent, leur mariage sera comme nouveau. Si leur relations ne s'améliorent pas, ils peuvent avoir recours à la solution du divorce, après quoi ils peuvent être réunis par un nouveau mariage. Mais si cette seconde réunion ne réussit pas, le divorce final peut être alors prononcé.

 

En permettant le premier divorce, l'islam annonce son attitude qu'il ne peut tolérer des mariages stationnaires qui sont beaucoup plus pernicieux que le divorce. Par le deuxième divorce, suivi du premier, avec le choix pour les parties de se réunir, il offre toutes les occasions concevables pour rendre le mariage effectif et utile. L'Islam est ici prêt de s'attaquer à toutes sortes de problèmes et de faire face à toutes les situations. Il ne met pas le mariage en danger en permettant le divorce. Au contraire, grâce à cette mesure, il garantit le mariage car le fautif saura que la partie lésée peut se libérer de l'injustice et du danger au moyen du divorce. En se rendant compte que le mariage ne lie que s'il est fonctionnel et réussi, les deux parties s'efforceront d'en faire un mariage accompli avant de faire quoique ce soit qui puisse affecter la continuité du mariage. Il fait chaque partie choisir l'autre partenaire avec soin avant le mariage et, après le mariage, traiter ce partenaire avec attention.

 

Quand l'Islam rend possible le divorce par consentement mutuel ou par l'intervention des tribunaux en faveur de la partie lésée, il garantit avec fermeté la moralité et la dignité humaine. Il ne force pas une personne à subir l'injustice et le mal d'un partenaire infidèle.

 

Il ne pousse pas les gens à l'immoralité et à l'indécence. II leur dit ceci: vivez ensemble dans la légitimité et avec bonheur ou séparez-vous de façon digne et décente. Ce qui est le plus remarquable du point de vue moral et humain chez l'Islam à cet égard c'est qu'il n'oblige personne d'abaisser sa dignité et dégrader sa moralité tout simplement pour obtenir un divorce. Il n'est pas nécessaire pour un musulman (ou une musulmane) de se séparer de son (ou sa) partenaire pendant quelques années avant que le divorce lui soit accordé. La prononciation du divorce n'est pas non plus conditionnées par l'adultère. La «séparation» telle qu'elle est approuvée par beaucoup de systèmes peut donner lieu et donne actuellement lieu, à des actes immoraux et indécents. En cas de «séparation» de ce genre, la personne peut ni jouir de ses droits, ni remplir ses obligations du mariage. Il (ou elle) est officiellement marié, mais à quel point jouit-il (ou elle) de la vie matrimoniale? Lié aussi fermement que possible, il est cependant si libre qu'aucune restriction ne peut l'affecter. Il ne peut obtenir un divorce ou se remarier, mais y a-t-il quelque limite légale à l'étendue de ses relations extra-maritales. Il peut sortir avec qui il veut sans contrôle ni restriction. Ce sont des choses qui arrivent tous les jours et n'ont pas besoin d'être élaborée. La «Séparation» de ce genre peut aider quelqu'un à obtenir un divorce en fin de compte, mais combien cher cela coûte à la moralité et quel prix élevé la société doit-elle payer! C'est quelque chose que l'Islam ne peut jamais accepter ou approuver, car il violerait tout le système des valeurs morales chères à l'Islam.

 

Au sujet de l'adultère et de son acceptation par certains systèmes comme raison de divorce, nous ne dirons que ceci: c'est très humiliant pour la dignité humaine et très nuisible à la moralité qu'une personne doit commettre l'adultère ou prétendre de l'avoir commis pour obtenir un divorce. Le point de vue de l'Islam sur l'adultère a déjà été donné plus haut. Ce qui arrive, cependant, dans la plupart des cas, c'est que les gens n'obtiennent pas le divorce, parce qu'ils ont commis ou prétendent avoir commis l'adultère, mais ils commettent l'adultère ou le prétendant afin d'obtenir un décret de divorce qui n'est pas autrement accordé.

 

Quel cours rétrograde et disgracieux de relations humaines!

 

Voilà la position de l'Islam sur cette question. Si le divorce doit être obtenu comme dernier recours, il doit être accordé avec dignité et tout le respect voulu. Quand l'Islam est appliqué à la vie matrimoniale, il n'y aura pas de place pour la «séparation» ou «l'adultère » comme raisons du divorce. Ni y aura-t-il le divorce facile à la Hollywood qui apparut comme réaction extrême à une rigidité extrême. Tout système ayant à faire avec la nature humaine doit être réaliste et modéré et faire des provisions pour toutes les circonstances et être prêt à faire face à toutes les situations.

 

Faute de quoi, il sera auto-destructif et sans fondement, ce dont l'Islam est absolument libre. (Voir Coran: 2: 224-232; 4: 43-35; 4: 127-130).

 

Une dernière remarque pour conclure ce débat.

 

Pratiquement dans toute société et religion connues il y a des moyens d'annuler un mariage. Dans le monde industrialisé, le taux de divorce va en croissant et les lois du divorce deviennent de plus en plus libérales.

 

Cependant, en Islam le divorce demeure un acte moral.

 

Il est enjoint aux époux d'être gentils et patients et on leur rappelle qu'on peut ne pas aimer quelque chose en son époux (ou épouse) en qui Dieu a placé beaucoup de bien et de vertu. Dieu leur assure de Son aide s'ils ont de bonnes intentions et restent ensemble.

 

Mais s'ils doivent divorcer, ce doit être fait sans intention de blesser ou de faire du tort. S'ils se séparent gentiment et honorablement, Dieu atteignent tout.

 

Tout le contexte marital, du commencement à la fin, est centré sur la croyance en Dieu et y est orienté. Les versets concernant le divorce ne sont pas des stipulations légales sèches; ils débutent et se terminent par des exhortations morales d'une haute valeur . Les engagements moraux des parties durent bien au-delà de la date du divorce.

 

En effet, toute la question s'insère si bien dans un système moral très élevé que le divorce est considère avec raison comme un acte surtout moral.

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