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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


Le Pèlerinage (Hadj)

Publié par Baladislam sur 10 Novembre 2011, 23:00pm

Catégories : #L'Islam

 fond islam (168)

 

Le dernier pilier et l'une des plus belles institutions de l'Islam est le Hadj ou Pèlerinage à la Mecque.

 

L'accomplissement du Hadj est obligatoire, au moins une fois dans la vie, à tout Musulman, homme ou , qui en est mentalement, économiquement et physiquement capable. Le Musulman qui est d'.âge de responsabilité, en assez bonne santé, qui a le moyen financier et se trouve en sécurité doit accomplir le Hadj au moins une fois dans sa vie. Sécurité financière signifie ici qu'il doit avoir de quoi couvrir ses propres dépenses et celles de ses dépendants et de payer ses dettes, s'il en a, jusqu'à l'accomplissement du Hadj.

 

Le mode du Hadj est une autre caractéristique unique à l'Islam. Dieu ra enjoint pour servir plusieurs buts, dont les suivants:

 

1. C'est la plus grande convention religieuse annuelle ou les Musulmans se réunissent pour se connaitre, étudier leurs problèmes commun et promouvoir leur bien-être général. C'est aussi la plus grande conférence de paix régulière connue dans l'histoire de l'humanité. Au cours du Hadj, le thème dominant est la paix; paix avec Dieu et avec l'âme, paix avec les uns les autres et avec les bêtes, paix avec les oiseaux et même les insectes. Il est strictement défendu de troubler la paix avec quiconque ou toute créature sous quelque forme que ce soit.

 

2. C'est une belle démonstration de l'universalité de l'Islam et de la fraternité et l'égalité des Musulmans. Les Musulmans de toutes positions sociales, de toutes professions et classes et tous les coins du monde s'assemblent à la Meéque à l'appel de Dieu.

 

Ils s'habillent de la même façon simple, observent les mêmes règles, prononcent les mêmes supplications en même temps, de la même manière, dans le même dessein. Il n'y a pas de royauté, mais la loyauté de tous envers Dieu. Il n'y a pas d'aristocratie, mais humilité et dévotion.

 

3. C'est pour confirmer l'engagement des Musulmans envers Dieu et leur empressement d'abandonner les intérêts matériels pour le servir.

 

4. C'est pour faire connaitre aux pelerins l'environnement spirituel et historique du Prophète Mouhammad, afin qu'ils puissent s'en inspirer et fortifier leur Foi.

 

5. C'est pour commémorer les rituels divins observés pas Abraham et Ismaël (Ibrahim et Ismail) qui sont reconnus comme les premiers pèlerins à la maison de Dieu sur terre, c'est à dire, le Ka'ba à la Mecque (Makkah)

 

6. C'est un rappel de la Grande Assemblée au Jour du Jugement quand tous se tiendront égaux devant Dieu, dans l'attente de leur destinée finale, et ou on ne pourra pas faire valoir supériorité de race ou d'origine. C'est aussi un rappel que seule la Mecque, dans le monde entier, fut honorée par Dieu pour être le centre du monothéisme depuis le temps d'Abraham, et qu'elle continuera à être le centre de l'Islam, religion du monothéisme pur, jusqu'à la fin des temps.

 

On peut facilement apercevoir que l'accomplissement du Hadj est un cours d'enrichissement spirituel et de réarmement moral, au cours de dévotion intense et d'expérience de discipline un cours d'intérêts humanitaires et de connaissance inspiratrice - le tout renfermé dans une seule institution de l'islam.

 

La description des règles et étapes du Hadj est plutôt longue. Elles ne seront pas traitées ici. Pour plus de détail le lecteur peut consulter les ouvrages détaillés sur le sujet. Cependant, il faut faire ressortir que tout au long du Hadj il y a toujours des guides instruits pour donner les bonnes instructions aux pèlerins.

 

Il faut aussi faire ressortir que la dévotion est entièrement pour Dieu seulement. Les Musulmans vont à la Mecque pour glorifier Dieu, pas pour baiser pierre ou adorer un homme ou un demi-dieu. Baiser ou toucher la Pierre Noir de la Ka'ba est un geste facultatif, pas une obligation ou prescription. Ceux qui baise la Pierre Noire ou la touche ne le font pas parce qu'ils ont foi en elle ou lui attribuent quelque qualité spirituelle.

 

Leur foi est en Dieu seulement. Ils baisent ou touchent ou montrent du doigt la Pierre seulement un témoignage de respect ou comme symbole d'amour pour le Prophète Mouhammad, qui placa la Pierre sur la fondation de la Ka'ba quand elle fut reconstruite.

 

Cet évènement à une importance particulière. Il illustre Mouhammad comme un homme désigné pour la paix. Quand on reconstruisait la Ka'ba, quelques années avant l'avènement de l'Islam, la Pierre Noire fut posée sur sa fondation. Les chefs des tribus se querellèrent quand à celui devait avoir l'honneur de replacer la Pierre. C'était une affaire très sérieuse et la menace de guerre civile pesait sur le lieu saint. La Pierre jouissait d'une très grande révérence de la part des chefs, quoiqu'elle ne fut qu'un morceau de roche.

 

Cette révérence peut être due au fait que la Pierre avait une relation avec le Prophète Abraham, l'arrière grand-père des arabes, et qu'elle était peut-être sa seule pierre solide qui restait de la structure antique de l'Édifice Sacré. Quoiqu'il soit, la Pierre n'a aucune importance en ce qui concerne l'Islam et les Musulmans.

 

Les chefs n'ayant pu s'entendre, ils décidèrent de laisser le premier venu décider. Mouhammad fut le premier venu. Il décida d'envelopper la pierre dans un morceau de toile et demanda aux contestataires de la tenir ensemble et la remplacer de telle façon que chaque chef participerait à l'opération. Ils furent satisfaits de cette sage décision et la mirent en exécution tout de suite. Le litige fut ainsi réglé et la paix maintenue.

 

C'est la morale de l'histoire de la Pierre Noire. Aussi quand les pélerins baisent-ils ou montrent-ils du doigt la Pierre Noire, ils le font en souvenir de Mouhammad, le sage pacificateur. La question peut devenir plus claire par la comparaison. C'est naturel pour un bon patriote retournant de l'exile ou un soldat retournant du champs de bataille de faire certaines choses en arrivant à la frontière de sa patrie bien-aimée. Par exemple, il peut baiser le sol à la frontière, ou embrasser avec une profonde émotion les quelques premiers compatriotes qu'il rencontre, ou montrer de l'admiration pour certains points de repère. Cela est considéré comme normal et sensible, mais personne ne pensera que le patriote ou le soldat adore le sol ou deifie ses compatriotes ou qu'il attribue des qualités divines aux points de repère. La conduite des pèlerins doit être interpretée de la même façon. La ka'ba à la Mecque est le centre spirituel de l'Islam et la patrie spirituelle de tout Musulman. Quand le pèlerin atteint la Mecque, ses sentiments sont semblables à ceux d'un patriote rentrant d'exile ou d'un soldat victorieux revenant d'une bataille décisive. Ce n'est pas une interprétation métaphorique. Elle s'accorde avec les faits historiques.

 

Les premiers Musulmans furent chassés de leur patrie et forcés de vivre en exile des années durant.

 

On leur avait refusé le droit de prier dans la Ka'ba, la Maison de Dieu, la plus sacrée qui soit. Quand ils rentrèrent d'exile, leur destination principale fut la K'a'ba. Ils entrèrent joyeusement dans le Sanctuaire sacré, détruisirent toutes les idoles et images qui s'y trouvaient et accomplirent les rites du pèlerinage.

 

Quelques expériences exceptionnelles des gens extraordinaires illustrent cette interprétation. Par exemple un illustre écrivain hongrois s'enfuit de son pays envahi, emportant avec lui une poignée de terre.

 

Selon les annales littéraires, cet écrivain trouvait son plus grand réconfort et sa plus grande joie dans cette poignée de terre. C'était sa source d'inspiration et son symbole de l'espoir qu'il retournerait enfin dans une patrie libre.

 

De même, un documentaire intitulé «Les Palestiniens» préparée par le CBS fut projeté à la télévision de Samedi 15 Juin 1974. Il y avait l'interview d'un riche homme d'affaire dans sa très élégante demeure de Beirout. Quand on lui rappela sa bonne chance dans l'exile, il sourit, montrant du doigt une petite bouteille remplie de terre. Pour faire comprendre, il ajouta qu'il l'avait apporté avec lui de Jérusalem lors de sa fuite et qu'il donnerait tout ce qu'il possédait pour retourner en Palestine, sa patrie. Plus significatifs encore furent les sentiments profonds exprimés par la famille de cet homme. Il ne serait pas surprenant que cet homme représente beaucoup d'autres et que cette petite «trésor de terre» devienne une chose très spéciale et même sacrée dans les années à venir.

 

Avec plus de réalisme, le 14 Octobre 1973, L'Associated Press rapporta que «Les derniers bastions israéliens sur la rive orientale du Canal Suez se rendirent.... et 37 soldats israéliens fatigués et restés en arrière furent transportés, captifs, dans des canots sur l'autre rive. Quelque soldats égyptiens, sous l'émotion de la libération de ce dernier bastion (la ligne BarLev), saisirent des poignées de sable qu'ils mirent dans la bouche. D'autres baisèrent le sol.» (Dispatch Observer, p.2A)

 

Plus récemment, la même agence de presse, dans un compte-rendu sur le retour de prisonniers de guerre syriens, dit que le premier homme à débarquer de l'avion s'assit tout droit sur un brancard sur les moignons de ses jambes amputées: "les jambes ne sont rien. Nous sommes prêts à donner notre vie, s'écria t-il". Il insista qu'on l'enlevât du brancard et qu'on le posât sur le sol afin qu'il puisse se courber pour baiser la terre. (Dispatch Observer, le 2 Juin 1974 p.3A)

 

C'est dans cette perspective humaine qu'il faut regarder l'histoire de la Pierre Noire. Et c'est à la lumière de telles expériences humaines dans des conditions extraordinaires qu'elle est mieux comprise.

 

Remarques Concluantes

 

La visite au tombeau de Prophète Mouhammad à Medine (Madinah) n'est pas essentielle à la validité et l'accomplissement du Hadj. Mais il est conseillé et fortement recommandé à quiconque peut se rendre à Médine de faire visite au tombeau du Prophète pour rendre hommage au plus grand maitre que l'humanité ait jamais connu.

 

Il faut se rappeler que l'apogée du Hadj est l'offrande d'un sacrifice dans le chemin de Allah pour célébrer l'accomplissement de devoir religieux et de nourrir les pauvres afin qu'ils puissent ressentir la joie universelle par du Jour de ide. Ce devoir n'est pas accompli par les pèlerins seulement mais tous les Musulmans aisés du monde entier.

 

Certains Musulmans ont soulevé la sérieuse question que durant la saison du Hadj tant de bêtes sont immolées que de grandes quantités de viande sont gaspillées.

 

La chaleur, le manque de facilités de réfrigération, l'insuffisance de moyens de transport et l'approvisionnement excessif en viande pendant quelques jours font que la plus grande partie de la viande est inutilisée ou inutilisable. C'est une situation nouvelle aux problèmes nouveaux. Le Musulman consciencieux veut savoir ce qu'il doit faire dans ce cas.

 

Il n'est pas nécessaire d'engager des débats d'ordre légal sur les opinions des savants, classiques et moderne, en théologie. Mais nous devons nous rappeler que l'Islam ne tolère le gaspillage d'aucune sorte ni de quantité; qu'il répond d'abord au plus grand besoin et permet le recours au «moindre mal»; qu'il se sert d'un système de priorités: du plus important au moins important et du moins indésirable au plus désirable; et qu'il est plein de ressources et il est adaptable.

 

Sur ces principes, le problème peut être facilement résolu. La solution est puisée de l'esprit de l'Islam quoiqu'elle puisse paraître départir légèrement de certaines interprétations littérales. La solution peut être appliqué par étapes et à différents niveaux.

 

D'abord, les Musulmans doivent faire tout ce qui est possible pour offrir des facilités adéquates de réfrigération afin que l'excédant de viande puisse être conservé et utilisé par les pauvres dans et alentours des lieux saints tout le long de l'année. Deuxièmement, il faut faire des efforts pour transporter l'excédant de la viande chez les Musulmans besogneux où qu'ils soient.

 

Les bêtes de sacrifice peuvent être immolées à la Mecque et la viande peut être mise en boîte ou refrigérée et ensuite transportée à n'importe quelle partie du monde ou il y a des Musulmans besogneux.

 

Troisièmement, la viande en excès peut être vendue et l'argent utilisé à des fins charitables sur une échelle locale, régionale, nationale ou internationale. Ce sont là des mesures pratiques que les Musulmans doivent prendre simultanément. En attendant que ces mesures soient prises, un Musulman qui sent que l'excédent de viande sera gaspillée peut retarder ou avancer la date de son sacrifice. Il peut choisir le moment et le lieu convenables pour éviter le gaspillage. Ou il peut donner en charité, pour une cause légitime, la valeur en espèce de l'animal qu'il devait immoler à la Mecque lors du Hadj.

 

Une dernière remarque relative à la question du sacrifice et à ce qu'il symbolise. Comme il a déjà été dit en parlant des ides, ce n'est pas la chair ou le sang qui plait à Dieu. C'est l'expression de reconnaissance à Lui, l'affirmation de foi en Lui. Cet évènement historique où le Prophète Abraham (Ibrahim) reçut l'ordre d'offrir son fils en sacrifice, un ordre que le père et le fils étaient prêts à obéir sans hésiter. Mais la vie du fils fut sauvée et raçonné au moyen d'un mouton.

 

L'offrande du sacrifice est devenue une célébration annuelle pour commémorer l'évènement et remercier Allah de Ses faveurs. Il y a deux versions au sujet du fils d'Abraham qui devait être sacrifié: Ismael (Ismail) ou Issac (Ishaq).

 

Les Musulmans croient que c'est Ismael (Ismail), pas Issac (Ishaq) qui devait être sacrifié sur l'ordre de

Dieu. Mais il fut rançonné après que lui et son père furent prêts à obéir à la commande de Dieu. Il y a au moins vingt arguments en faveur de cette croyance.

 

Cependant, aucun n'est destiné à amoindrir le rôle historique des Enfants d'Israël ou la lumière et la sagesse que le Prophète Moise les apporta. Au contraire, le Coran le fait ressortir dans de nombreux énonces (par exemple 2:40, 47; 7:137; 17:2; 40:53; 45:16)

 

Parmi ces arguments il y a suivants:

 

1. Tout le contexte de l'évènement tel qu'il est décrit dans le Coran (37:101-113) ne laisse aucun doute que Ismael était le fils à être sacrifié par son père selon le commandement de Dieu.

 

2. L'Ancien Testament actuel (Gen. 12:5) dit que Isaac naquit quand son père Abraham avait 100 ans, tandis que Ismael naquit quand son père avait 86 ans (Gen. 21:16). Ainsi, quatorze au durant Ismaël était l'unique fils de son père. A aucun moment Issaac ne fut dans la même position.

 

Or, l'Ancien Testament (Gen. 22:2) dit que l'ordre fut donné à Abraham de «Prendre maintenant ton fils, ton unique fils Isaac ... et va au pays de Moriah et offre-le là-bas comme offrande brulée. La présence du nom de Isaac dans ce contexte parait être une insertion apparente. Et il n'est pas claire ou se trouvait le pays de Moriah à moins que ce fut le mont Marwah à la Mecque, ce qui soutient la version islamique.

 

3. Tout l'évènement eu lieu aux environs de la Mecque. Et nous savons que c'est Ismaël et sa mère qui accompagnèrent Abraham à la Mecque, s'y établirent, et l'aidèrent à élever la Ka'ba, un sanctuaire. (Coran 2:124-130; 14:35-40).

 

4. L'argument le plus important en faveur de la croyance islamique est peut-être ceci: la version judéo-chrétienne mène à des conclusions sérieusement contestables: (a) une discrimination entre frères simplement parce que la mère de l'un était une esclave et celle de l'autre était une femme libre, (b) discrimination entre les gens à cause de race, de croyance et de couleur, (c) prétendre à la supériorité spirituelle au nom de son ancêtre et (d) refuser à un enfant la légitimité parce que sa mère est une esclave. Toutes ces inférences et conclusions sont contraires à l'esprit de l'Islam. Tout ce qui y mène doit être rejeté par les Musulmans. Le statut des ancêtres, la noblesse ou la modestie de la mère, et l'origine sociale ou les nuances de couleur n'ont rien à voir avec la qualité spirituelle et humaine de l'homme, du moins pas devant Dieu.

 

'La préservation finale''

Dr Faysal Ibn Michaal Ibn Saoud Ibn Adel-Aziz Ali Saoud

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