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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


Le Retour à Médine

Publié par Baladislam sur 17 Juin 2011, 22:02pm

Catégories : #Mohamed (Saw) Prophète de l'Islam

fond islam (178)

 

 

L'heureuse annonce de la victoire de la bataille de badr

 

Le Prophète (SB sur lui) s'empressa de rapporter aux musulmans à Médine, l'heureuse annonce de la victoire.

 

Il dépêcha 'AbdAllah ben Rawaha' à la partie supérieure de la ville et Zeyd ben Haritha à sa partie inférieure.

 

« La nouvelle de la victoire, dit Oussama ben Zeyd, nous parvint alors que nous venions d'enterrer Roqayya, fille du Prophète (SB sur lui), épouse d' 'Othman ben 'Affan, que Dieu lui accorde satisfaction.

Zeyd était debout dans la place où l'on accomplit la prière, les gens l'entouraient. rapporte Oussama, lorsque j'arrivai. Il disait :

Ont été tués 'Otba ben Rabi'a et son frère Cheyba, Abou Jahl, lam'a ben el Aswad. Abou el Bokhtouri, Omeyya ben Khalaf, Nabih et Mounabbih fils de Hajaj...

Est-ce que cela est sûr, père,demandai-je ?

- Par Allah oui, mon fils. »

 

Retour à Médine

 

Le Prophète (SB sur lui) revint vers Médine avec les prisonniers et les dépouilles. Il chargea 'AbdAllah ben Ka'b de la garde du butin.

 

Ayant dépassé le passage de Çafra, Il s'arrêta sur des dunes, près d'un grand arbre, et là, entre le passage et el Nazya, il procéda au partage du butin à parts égales entre les Musulmans. Ensuite, il repartit. Parvenu à Rawha, il vit venir les fidèles le féliciter, lui et ses compagnons, pour cette victoire éclatante.

 

En cours de chemin, exactement à Çafra. elNadr ben elHarith, l'un des prisonniers, fut tué de la main de 'Ali ben Abou Talib. Le même sort fut infligé à 'Oqbe ben Abi Mo'eyt, tué par 'Açim ben Thabet l'Ançarite. à la terre salée de Taybe. À cet endroit, Abou Hind, le poseur de ventouses du Prophète (SB sur lui), vint trouver celui-ci avec une outre de beurre mélangé de dattes. Il dit alors de lui :

« Voilà Abou Hind. C'est un homme parmi les Ançar. Mariez-le donc... » Et c'est ce qu'ils firent.

Il était l'affranchi de Farwa ben 'Amrou elBayadi.

 

Le Prophète (SB sur lui) continua sa route jusqu'à Médine. Il y arriva un jour avant les prisonniers.

 

Quelle décision prendre au sujet des captifs ?

 

Après la victoire des fidèles et la défaite des païens, ceux-ci prirent la fuite, laissant derrière eux soixante dix morts jetés dans le puits et soixante dix autres captifs.

 

Le Prophète(SB sur lui), en cours de route, dans une des haltes. demanda à ses compagnons ce qu'il fallait décider des prisonniers. Fallait-il les tuer, ou les rançonner pour constituer des fonds pour la poursuite du Jihad ? Il dit alors : « Dieu vous a rendus maîtres de ces captifs. qu'en décidez-vous ?

Omar se leva et dit : Envoyé de Dieu, achève-les! Ils t'ont démenti et chassé. Exécute-les ! »

Le Prophète (SB sur lui) se détourna de lui et demanda encore conseil.

Alors, Abou Bakr prit la parole et dit: « Je suis d'avis d'être indulgent à leur égard et d'accepter leur rachat. »

Le Prophète(SB sur lui) eut le visage rasséréné et accorda la vie à ces prisonniers moyennant rançon.

 

Allah Le Très Haut fit descendre une révélation

 

« Il ne sied pas à un apôtre qu'Il détienne des prisonniers jusqu'à Ce qu'Il redouble de combat sur la terre. Vous désirez les biens du bas-monde et Allah veut (pour vous la récompense de) la (Demeure) Dernière. » (8,87)

 

Ce verset étaya le point de vue d' 'Omar de tuer les prisonniers de celle bataille. Dieu excusa le Prophète (SB sur lui) et son compagnon Abou Bakr.

 

« Si Ce n'était un arrêt d'Allah qui précède, un châtiment Immense vous aurait louchés pour ce que vous avez pris (en rançon). Mangez (disposez) de ce que vous avez pris en butin, licite et bon et craignez Allah. Dieu est Pardonneur et Miséricordieux. » (8,88-69)

 

Il y eut un autre verset à propos des captifs.

 

« Prophète, dis aux captifs qui sont entre vos mains: si Allah voit du bien en vos cœurs, Il vous donnera mieux que ce qui vous a été pria et vous pardonnera. Allah est Pardonneur Miséricordieux. » (8,70)

 

Ainsi, Dieu stimule les captifs à payer leurs rançons et leur promit pardon et miséricorde s'ils embrassent sincèrement la foi. Parmi les captifs, se trouvaient 'Abbâs, oncle du Prophète, 'Aqil ben Abou Tâlib, son cousin, et d'autres. Dans ce combat. tuer les captifs était plus favorable que la rançon, car c'était le premier combat victorieux en Islam. Et dans l'un et l'autre, il y avait du bien, Dieu merci, puisque confirmé dans la sourate du Combat descendue ensuite.

 

«Lorsque vous affrontez en combat les impies, portez-leur des coups mortels, au point d'anéantir leurs forces. Alors, les captifs seront solidement enchaînés. Vous pourrez ensuite les libérer gracieusement ou les échanger contre rançon. Jusqu'à ce que la guerre lève son fardeau. » (47,4)

 

Grandeur d'âme du Prophète (SB sur lui).

 

En ramenant les captifs à Médine, le Prophète (SB sur lui) les répartit entre ses compagnons et leur donna l'ordre de les bien traiter en disant : « Prenez bien soin d'eux. » Ce comportement révèle la magnanimité du Prophète (S8 sur lui) et sa générosité.

 

Abou 'Aziz ben 'Omeyr, un prisonnier de la bataille de Badr, sous la garde d'un Ançarite, raconte ainsi :

« Mon frère Moç'ib ben 'Omeyr passa près de nous :

- Sois exigeant de sa rançon, dit-il à l'Ançarite. Sa mère dispose de beaucoup de biens et est capable de le racheter chèrement !

J'étais sous la garde d'un groupe d'Ançarites qui m'avaient ramené de Badr. Chaque fois qu'ils se mettaient à table, le matin ou le soir, ils me réservaient l'avantage du pain et se contentaient de dattes, se conformant en cela à l'ordre du Prophète qui leur avait recommandé de bien traiter les captifs. Chaque fois qu'ils disposaient du pain. ils me l'offraient. Je rougissais et le leur rendais. Mais ils me le remettaient sans y toucher. »

 

Y a t-il plus obéissant à l'Envoyé de Dieu que ses compagnons ! Que Dieu lui accorde salut et bénédiction, sa bonté a touché même ses ennemis ! Que Dieu accorde aussi satisfaction à ses compagnons vertueux et bienfaisants.

 

Le chapitre du Jihad, comme tout le Droit, est vaste et détaillé. Sur les combattants infidèles prisonniers, pour la plupart des Ulémas. il y a possibilité entre la rançon (ce qu'a fait l'envoyé à Badr), la libération gracieuse (comme l'a fait l'Envoyé avec Abou Gharra. À Badr, avec condition de ne plus combattre les musulmans. Mais. Abou Gharra recommença à Ohod et fut alors tué. A son propos, le Prophète a dit : « le croyant ne se fait pas mordre à un trou deux fois » ) , la mort (ce qui fut le cas pour 'Oqba ben Abi Mo'eyt) • l'échange de prisonniers (par analogie -qiyas· avec la rançon) ou la réduction en esclavage comme ce fut le cas pour les habitants de la Mecque, lors de sa conquête et que l'Envoyé affranchit alors). A cela. il faut noter le droit dont dispose tout musulman homme, femme, enfant, libre ou esclave de protéger (aman) des prisonniers.

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