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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


Le Sentiment de Foi et d'Autres Facteurs

Publié par Baladislam sur 13 Octobre 2011, 22:02pm

Catégories : #La foi en Islam

fond islam (135)

 

Il existe d'autres facteurs qui jouissent d'une grande importance. D'aucuns pensent qu'ils peuvent se contenter de ces facteurs sans avoir un fort sentiment de foi. Nous allons voir dans les lignes qui suivent l'impact de quelques uns de ces facteurs :

 

1- Le Sentiment de Foi et la Raison :

 

Se concentrer sur la force du sentiment de foi ne veut pas dire abandonner le côté rationnel ou le marginaliser, mais ilest plutôt recommandé de se préoccuper de ce côté convenablement parallèlement au sentiment de foi de façon équilibrée.

 

Dans la vie contemporaine, l'individu a besoin d'avancer avec deux ailes : le sentiment de foi et la raison.

 

Selon la nécessite, il fait primer l'un des deux sur l'autre. C'est ainsi qu'il pourra réaliser un équilibre exempt de toute négligence, de toute ennui et de tout désespoir.

 

L'imam Hassane al-Bannâ dit:

 

« Freinez les élans sentimentaux par les analyses de l'esprit et illuminez les rayons de l'esprit par les flammes des sentiments»

 

Les sentiments ont donc besoin d'un esprit raisonnable qui les règle, sinon, ils prennent le dessus et poussent l'individu à des situations fâcheuses.

 

Combien de fois, l'individu trop sentimental qui n'a pas recours à la raison regrette des actes qu'il a posés ! L'esprit raisonnable est donc le frein des sentiments et les sentiments sont les atténuateurs de la domination de l'esprit.

 

Il apparaît ainsi qu'aucun de ces deux extrêmes n'est louable; opter pour un mode de vie basé uniquement sur l'esprit comme si le coeur était inerte, ou alors opter uniquement pour les sentiments sans accorder d'importance au jugement raisonnable. En vérité, seule la voie de la modération islamique assure le salut.

 

'Abd al-Latîfas-Sobkî dit dans ce sens:

 

« L'on constate aisément que le Coran s'adresse aux esprits, dans le but de leur ouvrir le chemin de la recherche attentive et de la bonne observation. D'autre part, l'on trouve aussi que le Coran ne néglige aucunement les sentiments. Le Coran s'adresse aux sentiments dans le but stimuler la tendresse et constituer un appuie de taille pour l'esprit qui a souvent des moments de défaillance, qui peuvent être causes de fanatisme, d'ignorance et de snobisme. En ces moments de défaillance de l'esprit, seuls les sentiments arrivent à apporter une lumière à l'esprit. De même, les sentiments aussi, ont leurs moments de faiblesse qui se manifestent par un excès d'attendrissement et de snobisme aveugle. Pour sortir de ces moments d'inconscience, seul l'esprit est habilité à orienter les sentiments de façon rigoureuse dans le bon sens. L'esprit et les sentiments sont donc deux fenêtres à travers lesquelles la conscience s'illumine Tout individu qui est guidé par l'alliance de l'esprit et des sentiments, sera préservé de la perdition. Oui! L'union de ces deux guides qui sous-tendent la conduite de l'individu, est assurément à même de le prémunir contre l'égarement, tout comme· elle est à même de l'aider à parfaire son éducation. »

 

Un professeur dit un jour :

 

« En vérité, le Coran a deux méthodes fondamentales dans

sa prédication;

1- Une méthode dialectique rigoureuse

2- Une méthode de prêche éloquente qu. consiste à décrire de façon extraordinaire les incidences des méfaits et les récompense des bonnes œuvres à l'au delà.

En somme, la méthode du Coran consiste à apporter le salut en usant de deux grands moyens; la raison et 'les sentiments. Ceux qui jouissent d'un esprit sain et d'une bonne faculté de compréhension trouveront la lumière par des preuves irréfutables. Quant aux autres, le discours éloquent et illustratif des événements de l'au-delà seront toujours àmême d'avoir raison de leur obstination... »

 

L'on pourrait dire sans risque de se tromper qu'il n'y a point d'opposition entre la raison et les sentiments. L'individu pourrait toujours garder l'équilibre entre les deux, aussi longtemps que le mode de vie adopté a des fondements solides.

 

2- Le Sentiment de Foi et l'Obéissance :

L'obéissance, malgré son importance et sa délicatesse, ne peut se passer des sentiments, ni les sentiments de l'obéissance.

 

Le sentiment de foi est la belle apparence de l'obéissance comme un merveilleux jardin dont les fruits et les plantes correspondent à l'obéissance et la beauté et la clarté correspondent aux sentiments.

 

Combien est bon l'obéissant qui a un fort sentiment de foi et combien est mauvais celui qui a un sentiment de foi fort mais prend à la légère les ordres et les interdictions islamiques!

 

Par ailleurs, on remarque un mélange entre le sentiment de foi et l'obéissance absolue et l'amour du Prophète (prière et salut sur lui.)

 

En effet, il s'est propagé parmi les chercheurs de savoir que l'amour du Prophète (prière et salut sur lui) consiste à le suivre et à lui obéir. Mais en vérité, il faut le suivre, lui obéir et éprouver un grand sentiment envers lui.

 

Nos prédécesseurs, qu'Allah soit Satisfait d'eux, éprouvaient un grand sentiment envers le Prophète (prière et salut sur .lui.) Ils pleuraient quand ils l'évoquaient et ils étaient prêts à tout sacrifier pour lui, et avec cela, ils le suivaient minutieusement et plaçaient la- sunna avant leurs désirs.

 

Le vrai amour du Prophète (prière et salùt sur lui) ne saurait se' manifester autrement. Et toute prétention d'amour provenant d'une personne insensible, ne saurait aucunement exprimer la vérité.

 

Tout comme c'est le cas entre des gens qui ont des relations d'affaires ou d'emploi, qui ne saurait malgré leurs obligations mutuelles, parler de relations d'amitié sans qu'ils aient de forts sentiments les uns envers les autres.

 

L'on pourrait dire la même chose de notre amour du Prophète, qui n'aurait aucun sens si notre obéissance ne s'accompagne pas d'un fort sentiment d'affection. Mohammad ibn Sîrîn dit: «Quand Omar ibn al-Khattâb, arriva au Levant, Bilâl lança l'appel à la prière. La voix de Bilâl (qui était le muezzin du Prophète) raviva le souvenir du Prophète dans la mémoire des gens, et tous se mirent à pleurer. »

 

Quand Mohammad ibn Sirîn informa ~Abîda ibn ~Ammâr as-Salamânf, qu'ils possédaient une touffe de cheveux du Prophète, qu'ils ont eu par le biais d'Anas ibn Mâlik, Abîda lui dit Avoir un cheveu du Prophète m'est plus cher que tout l'or et l'argent de la terre

 

Commentant cette parole, l'imam adh-Dhahabî dit: Cette parole de Abîda est le critère de l'amour parfait du Prophète.

 

Imam Mâlik dit:« J'ai vu Ayyoub as-Sakhtiyânî à la Mecque durant deux pèlerinages sans le prendre comme enseignant. La troisième fois je l'ai vu dans la cour de Zamzam quand il évoquait le Prophète, prière et salut sur lui, il pleurait jusqu'à éveiller ma pitié. Depuis lors je décidai d'être son élève».

 

Tels étaient nos prédécesseurs dans leur amour du Prophète (prière et salut sur lui.)

 

Et ainsi devraient être les prédicateurs qui ont à charge d'orienter les gens vers Allah et son Messager.

 

Tiré du livre Le Sentiment de foi

Dr Mohammad Moussa Ach Charif

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