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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


Les défauts de l'âme et sa guérison (partie 1)

Publié par Baladislam sur 20 Février 2012, 23:02pm

Catégories : #Rappels sur les pêchés

fond islam (47)

 

Louange à Allâh premièrement et dernièrement et que la grâce et la paix soient infiniment et durablement sur Muhammad intérieurement et extérieurement.

 

Louange à Allâh qui a fait connaître aux gens de Son élite les défauts de leur âme, les a honorés par la connaissance de sa traîtresse. Il a fait d’eux les gens dotés de vigilance et d’attention face aux états spirituels qui envahissent leurs âmes. Il leur a accordés la réussite pour remédier à leurs défauts et soigner les foyers de leurs maux par des remèdes qui échappent à tout le monde sauf à ceux qui sont attentifs parce qu’ils connaissent le mal de leurs âmes et ne cessent de chercher le remède approprié. Ainsi, Allâh a rendu pour eux aisé ce qui est difficile par Sa grâce et la bonne réussite qu’Il octroie.

 

Soit, l’un des maîtres spirituels m’a demandé de composer pour lui quelques chapitres sur les défauts de l’âme qui peuvent éclairer sur sa réalité foncière. J’ai donc répondu favorablement à sa demande en composant ces chapitres dont j’espère qu’Allâh ne les prive pas de Ses bénédictions. Je l’ai fait après avoir consulté1 Allâh à ce sujet. Allâh me suffit et Il est le Meilleur soutien. Et que la grâce et la paix soient infiniment sur Muhammad et sur les membres de sa Famille !

 

Les catégories d’âmes

 

Sache que l’âme est de trois sortes : une âme instigatrice du mal (ammâra), une âme qui ne cesse de faire des reproches (lawwâma) et une âme apaisée (Mutma’inna).

 

S’agissant de l’âme apaisée, c’est celle qui a eu la certitude qu’Allâh est son Seigneur, qui est rassurée par la Promesse d’Allâh, qui a cru à la Parole d’Allâh et qui a enduré Son commandement. Il s’agit de l’âme croyante à qui Allâh illumine la face et lui remet son livret dans sa main droite. Ainsi elle se montre apaisée et contente du Décret d’Allâh et de Son Arrêt dans le bien et le mal, dans ce qui est bénéfique et ce qui est dommageable. C’est l’âme au sujet de laquelle Allâh a dit :« Retourne vers ton Seigneur satisfaite et agréée. » (Coran) c'est-à-dire satisfaite d’Allâh et agréée par Lui en raison de son œuvre bonne et de sa reconnaissance de la promesse d’Allâh.

 

S’agissant de l’âme qui ne cesse de se blâmer, c’est celle qui se fait des reproches à propos du bien et du mal et qui manque de patience dans les moments de joie et de peine. Elle regrette souvent ce qui s’est passé et se fait des reproches en se disant : Si seulement je l’avais fait ou si seulement je ne l’avais pas fait. Il s’agit de l’âme perverse et pernicieuse. Car il n’y a pas une seule âme, qu’elle soit bonne ou perverse, qui ne se fasse pas des reproches. Si elle fait du bien elle se dit : si seulement j’avais fait encore davantage, et si elle fait du mal elle se dit : si seulement je ne l’avais pas fait. Donc c’est l’âme qui se fera des reproches dans la vie future pour ce qu’elle avait négligé dans le bas monde.

 

Et c’est l’âme par laquelle Allâh a juré en disant :

 

« Je jure par l’âme qui ne cesse de blâmer »

(Sourate 75, verset 2).

 

Pour ce qui est de l’âme instigatrice du mal, c’est celle qu’Allâh a évoqué dans le récit relatif à Yûssuf (Joseph) -‘aleyhi sallâm- en disant par sa bouche :

 

« L’âme est instigatrice du mal »

(Sourate 12, verset 53).

 

Allâh a dit également :

 

« Tandis qu’il blâmait son âme contre la passion »

(Sourate 51, verset 40).

 

Allâh a dit aussi :

 

« N’as-tu pas vu celui qui prend sa passion pour une divinité ? »

(Sourate 45, verset 23),

 

Et ainsi de suite parmi les versets qui vont dans le même sens. Tout ceci prouve la nocivité de l’âme et son désir insignifiant de faire le bien. Ibn Abî ‘Amrû nous a rapporté d’après Abdul Jabbâr ibn Sîrîn, d’après Ahmad ibn al-Hussein ibn Abban, d’après Abû ‘Âsim, d’après Sh‘ba et Sufyân, d’après Kuhayl, d’après Abû Salam, d’après Abû Hurayra -qu’Allâh l’agrée- que le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm- a dit : « Les épreuves, la passion et le désir sont pétris dans la constitution originelle du fils d’Adam -‘aleyhi sallâm ».

 

Allâh a dit également :

 

« Combattez pour Dieu comme Il mérite que l’on combatte pour Lui ».

(Sourate 22, verset 78)

 

C'est-à-dire combattez l’âme et empêchez-la de succomber aux passions.

 

••●● 1●●••

 

Parmi les défauts de l’âme il y a le fait qu’elle s’imagine qu’elle se maintient devant la porte du salut du fidèle qui frappe à la porte, grâce à toutes sortes d’œuvres pies, sous forme de Dhikr (Mention de Dieu) et d’actes d’obéissance. Certes la porte est bien ouverte mais le fidèle l’a refermée devant la reconversion de son âme à cause de la multitude de ses actes de désobéissance. Ceci conformément à ce que m’a apporté al-Hussein, d’après Yahyâ, d’après Ja‘far ibn Muhammad, d’après Masrûq qui disait : « En passant près de Salâh al-Mariy qui répétait dans sa séance de dikhr : « celui qui frappe à la porte est sur le point de voir la porte s’ouvrir pour lui », la sainte Rabi‘a al ‘Adawiyya lui dit : « La porte est bien ouverte, Ô paresseux ! Mais c’est toi qui la fuies ! Comment peux-tu parvenir à une destination lorsque tu rates sa direction dès les premiers pas ? »

 

Autrement dit, comment le serviteur peut-il échapper aux défauts de l’âme lorsque c’est lui qui lui a laissée la bride de ses désirs ?

 

Ou comment celui qui ne s’interdit pas de succomber aux péchés peut-il échapper à l’emprise de la passion ?

 

J’ai entendu Muhammad Ibn Ishâq al-Thaqafî rapporter la sentence suivante d’un sage que lui a transmise Ibn Abî al-Dunya : « N’ambitionne pas d’être vigilant alors que tu portes en toi un défaut et n’ambitionne pas de te sauver alors que tu as un péché à ta charge ! »

 

Il faut dire que le remède de cet état réside dans ce que prescrit Sari al-Saqatî, à savoir le fait de suivre le chemin de la guidance, d’avoir une nourriture licite et de parfaire la piété et la crainte révérencielle.

 

••●● 2●●••

 

Parmi ses autres défauts il y a le fait que lorsque l’âme pleure, elle se réjouit et se détend. Or son remède approprié consiste à garder le chagrin tout en pleurant pour que les pleurs ne débouchent pas sur la détente et le relâchement. Autrement dit il convient de pleurer dans le chagrin et de ne pas pleurer de chagrin. En effet celui qui pleure de chagrin se libère de ses lamentations et des ses pleurs tandis que pour celui qui pleure dans le chagrin ses lamentations ne font qu’intensifier sa tristesse et son chagrin.

 

••●● 3●●••

 

Parmi ses autres défauts il y a le fait qu’elle découvre le dommage chez celui qui ne possède pas le pouvoir de le provoquer et espère l’utilité auprès de celui qui n’a pas le moyen de l’accorder et qu’elle se soucie beaucoup de ses subsistances bien qu’Allâh se charge de les lui assurer. Or son remède consiste à revenir à l’authenticité de la foi en ce qu’Allâh a annoncé dans Son livre en disant :

 

« Si Allâh te frappe d’un malheur, nul autre que Lui ne l’écartera de toi. S’Il voue un bien pour toi, nul ne détournera de toi Sa faveur »

(Sourate 10, verset 107) ;

 

« Il n’y a pas de bête sur la terre dont la subsistance n’incombe pas à Dieu qui connaît son gîte et son repaire »

(Sourate 11, verset 6).

 

On a demandé à al-Ahnaf ibn Qays : « Par quoi es-tu devenu le chef de ton peuple alors que tu n’es pas le plus âgé ? »

Il a répondu : « Je n’ai pas fait preuve de manquement pour ce qui est de mes obligations et je n’ai pas fait preuve d’affectation pour ce qui me suffit. » 

 

Allâh a dit également :

 

« Adore- Le donc et confie-toi à Lui »

(Sourate 11, verset 123).

 

Cet état se réalise pour le serviteur lorsqu’il regarde la faiblesse des créatures et leur incapacité et constate que celui qui est dans l’indigence est incapable de satisfaire le besoin d’autrui et que celui qui est frappé d’incapacité ne peut assurer les moyens d’autrui. Ainsi ce serviteur échappe au péché et revient totalement vers Son seigneur.

 

••●● 4●●••

 

Parmi ses autres défauts il y a le fait que l’âme se relâche par rapport à l’observance de droits qu’elle assumait dans le passé. Mais le défaut le plus grave consiste chez le serviteur à ne pas se soucier de ses négligences et de son relâchement. Il y a cependant un défaut plus grave en ce sens qu’il ne voit plus son relâchement et ses manquements. Enfin il y a un défaut qui est encore plus grave : c’est lorsque le serviteur croit qu’il épargne ses bonnes œuvres à côté de son relâchement et de ses négligences. Or ceci relève du manque de son action de grâce aux moments favorables pour observer ces droits. Ainsi comme son action de grâce devient rare il est transféré de la station de l’abondance vers celle de la négligence. Et comme Dieu a voilé ses négligences il a apprécié ses forfaits et ses turpitudes.

 

Allâh a dit :

 

« Qu’adviendra-t-il de celui pour qui la laideur de son action aura été revêtue d’apparences trompeuses et qui la considérera comme un bien ? »

(Sourate 35, verset 8).

 

Il a dit également :

 

« Dis : vous vous ferai-je connaître ceux dont les actes sont les plus inutiles ? Et ceux dont l’effort se perd dans la vie de ce monde alors qu’ils pensent avoir bien agi ? »

(Sourate 18, verset 103-104).

 

Il a dit aussi :

 

« Nous avons embelli aux yeux de chaque communauté ses propres actions. Ceux qui en font partie retournent ensuite vers leur Seigneur ; Il leur fera alors connaître ce qu’ils faisaient »

(Sourate 6, verset 108).

 

Il a dit encore :

 

« Mais ils se sont divisés en sectes : chaque fraction s’est réjoui de ce qu’elle détenait »

(Sourate 23, verset 53).

 

Il a dit enfin :

 

« Nous conduisons par des chemins détournés qu’ils ignorent, ceux qui traitent Nos signes de mensonges »

(Sourate 7, verset 182).

 

Le salut devant tout cela consiste pour le serviteur à se réfugier auprès d’Allâh, à s’attacher à Son invocation, à méditer Son Livre, à explorer son sens, à respecter le côté sacré des musulmans et à demander aux saints d’invoquer Allâh en sa faveur pour qu’Il le ramène à son état initial. Peut-être qu’Allâh le comblera en lui accordant le moyen de Le servir et de Lui obéir.

 

••●● 5●●••

 

Parmi ses autres défauts il y a le fait que le serviteur obéit à Allâh mais ne retrouve aucun plaisir dans son obéissance en raison de la duplicité qui se mêle à son obéissance et de son manque de sincérité à cet égard ou de la négligence d’un aspect de la Sunna. Le remède en la matière en la matière consiste à exiger de l’âme de faire preuve de sincérité, de s’attacher à la Sunna dans les actes et d’améliorer les fondements des choses pour le serviteur pour que leur finalité lui soit assurée.

 

••●● 6●●••

 

Parmi ses autres défauts il y a fait que le serviteur espère pour lui-même le bien dans la participation aux témoignages du bien. Pourtant, s’il le réalise bien, les gens habitués aux témoignages du bien seraient désespérés de la malédiction de sa participation. Il faudrait qu’il soit comme cet ancien pieu qui a dit lorsqu’on lui a demandé : Comment vois-tu les gens au moment du grand rassemblement final ?

 

Je vois des gens qui, si je n’avais pas été au milieu d’eux, j’espère qu’Allâh leur pardonnerait. Voilà comment devrait être l’opinion que les gens vigilants se font d’eux-mêmes. Le remède approprié en la matière consiste en ceci : le serviteur doit savoir que même si Allâh lui a pardonné ses péchés, Il l’a déjà vu commettre les fautes et les forfaits. Ainsi, il sera honteux et il aura une mauvaise opinion de lui-même. Telle était l’attitude exemplaire d’al-Fudhayl ibn ‘iyadh qui disait : « Malheur à moi à Ton égard même si Tu as pardonné ! Ceci parce qu’il réalisait qu’Allâh savait tout de lui et qu’Il le voyait. »

 

••●● 7●●••

 

Parmi ses autres défauts il y a le fait que tu ne la revivifies que si tu la mortifies et tu l’uses. C’est-à-dire que tu ne lui redonnes vie pour la vie future que si tu l’anéantis par rapport à la vie d’ici-bas. Yahyâ ibn Mu‘adh al Râzi disait : « Pour celui qui se rapproche d’Allâh en usant son âme, Allâh la préserve pour lui.- Ceci consiste à lui interdire ses plaisirs et à l’obliger à supporter ce qu’elle n’aime pas. »

 

Le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm- a dit : « Le paradis est entouré de désagréments et l’enfer est entouré de plaisirs ». Le remède en la matière consiste à veiller, à avoir faim et soif, à s’engager dans ce qui répugne au tempérament de l’âme et à lui interdire les plaisirs.

 

J’ai entendu Muhammad ibn Ibrâhim ibn al-Fadhl dire : « J’ai entendu Muhammad ibn al-Rumi répéter que Yahyâ ibn Mu‘âdh al-Râzî disait : « la faim est une nourriture par laquelle Dieu donne la force aux corps des justes. ». »

 

••●● 8●●••

 

Parmi ses autres défauts il y a le fait que l’âme ne s’habitue jamais à la vérité et que l’obéissance constitue le contraire de sa nature et de son tempérament. Dans la plupart des cas ceci provient de l’attachement au désir et aux plaisirs. Aussi, tant que le serviteur ne l’immole pas avec les couteaux de la mortification, il ne pourra pas vivre spirituellement. Allâh a dit à un groupe de gens israélites :

 

« Revenez à votre Créateur et tuez vos âmes (charnelles) »

(Sourate 2, verset 54).

 

Le remède en la matière consiste à sortir complètement l’âme pour aller vers son Seigneur. Voilà pourquoi Dieu a ordonné à son Ami Ibrâhîm d’immoler son fils :

 

« Après que tous deux se furent soumis, et qu’Abraham eut jeté son fils, le front à terre »

(Sourate 37, verset 103)

 

On lui dit :

 

« Ô Abraham ! Tu as cru en ce songe et tu l’as réalisé ».

(Sourate 37, verset 104-105).

 

Puis Dieu a racheté son fils par un sacrifice solennel. Al-Junayd disait : « Dieu a interdit le Paradis à celui qui garderait d’autres attaches en dehors de Lui. » Donc le remède approprié consiste à quitter complètement l’âme pour aller vers son Seigneur.

 

J’ai entendu Muhammad ibn Abdullâh al-Râzî dire : J’ai entendu Abul Qâsîm al- Misrî qui répétait ceci à Bagdad : « On l’a interrogé ; pour aller vers Dieu quel est le principe sur lequel on fonde sa quête ? »

Il a répondu : « Sur l’engagement de ne jamais revenir à ce qu’on a quitté et de préserver son âme contre la tentation de jeter un regard sur ce dont on s’est affranchi. »

On lui a dit : « Ceci est le statut de celui qui s’est affranchi à partir de l’existence, quel serait le statut de celui qui s’est affranchi à partir du néant ? »

Il a répondu : « Le fait de retrouver de la douceur dans ce qui est ultérieur à la récompense, et l’amertume ressentie dans ce qui est antérieur. »

 

••●● 9●●••

 

Parmi ses autres défauts, il y a le fait qu’elle s’habitue aux mauvaises idées qui traversent l’esprit (al-Khawâtir), ce qui l’expose à l’empire des fautes et des forfaits. Le remède en la matière consiste à renvoyer dès leur début les idées qui traversent l’esprit (al-Khawâtiri) pour qu’elles ne s’enracinent pas. Ceci grâce au Dhikr (Mention d’Allâh) permanent, à l’attachement, à la crainte et à la connaissance qu’Allâh sait tout ce que renferme ton intérieur comme les créatures savent ce que manifeste ton extérieur. Ainsi tu réprouves de la honte à améliorer pour les créatures l’objet de leur regard sans améliorer l’objet du regard du Créateur. Car le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm- a dit : « Allâh ne regarde pas vos formes et vos œuvres mais regarde vos cœurs ».

 

De même j’ai entendu Abû Bakr al-Râzî dire : « j’ai entendu Abul Hassan al-Alawî, le compagnon d’Ibrâhîm al- Khawâs dire : j’ai entendu d’Ibrâhîm al-Khawâs dire : « Le commencement du péché réside dans l’idée qui traverse l’esprit (al-Khatra), si celui qui s’y expose ne parvient pas à lui opposer la répugnance et la lutte.

Elle devient de l’opposition et de la résistance, s’il ne parvient pas à lui opposer le refus ; elle devient une obsession et une phobie, s’il ne parvient pas à lui opposer la lutte spirituelle, elle déclenche un torrent de désirs et de plaisirs qui s’empare de l’intelligence, du savoir et de la connaissance. ». » En effet on rapporte dans les Traditions que le désir et le plaisir dominent la science, l’intelligence et la clairvoyance.

 

••●● 10●●••

 

Parmi ses autres défauts, il y a le fait que l’âme s’occupe des défauts d’autrui et s’aveugle devant ses propres défauts. Le remède en la matière consiste pour le serviteur à voir ses propres défauts, à en être conscient et à connaître les ruses et les machinations de son âme. Pour y remédier, il doit multiplier les pérégrinations, les retraites, la fréquentation des saints et la soumission à leurs recommandations. S’il n’œuvre pas pour soigner les défauts de son âme, qu’il garde au moins silence à propos de ceux des gens en les excusant et en cachant les leurs dans l’espoir qu’Allâh améliore de ce fait ses propres carences. Car le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm- a dit : « Pour celui qui cache les nudités de son frère en Islam, Dieu préserve ses propres nudités ».

 

Le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm- a dit également : « A celui qui prospecte les nudités de son frère en Islam, Allâh inspecte ses propres nudités et le met à nu même au fond de sa maison ».

 

De même j’ai entendu Muhammad Ibn ‘Abdullâh ibn Shadhan qui disait : « J’ai entendu Yazdan al- Muda’ini qui disait : « J’ai vu des gens qui avaient leurs défauts mais ils ont fermé les yeux sur les défauts d’autrui. Aussi, Allâh a préservé leurs propres défauts et ils ont pu ainsi s’en débarrasser. Et j’ai vu des gens qui étaient sans défauts. Comme ils se sont occupés des défauts d’autrui ils ont acquis leurs propres défauts. ». »

 

••●● 11●●••

 

Parmi ses propres défauts il y a l’insouciance, le relâchement, l’obstination, l’ajournement de la repentance, l’espoir démesuré et le repoussement du terme final. Le remède approprié réside en ceci :

 

J’ai entendu al-Hussein ibn Yahyâ dire : « J’ai entendu Ja‘far al-Khuldi dire : On a interrogé al-Junayd : « Quel est le moyen pour se consacrer à Allâh ? »

 

Il a répondu : « Par une repentance qui détruit l’obstination, une crainte qui dissipe l’ajournement de la repentance (al-taswîf), un espoir qui réduit la fausse espérance sur le sentier des œuvres, une mention d’Allâh dans les différents moments et par un mépris de l’âme du fait de sa proximité du terme final et de son éloignement par rapport au faux espoir. »

 

On lui a demandé : « Par quel moyen le serviteur atteint-il cela ? » Il a répondu : « Par un cœur solitaire qui est rempli d’affirmation de l’unicité divine (tawhîd) qui est complètement dépouillée. ». »

 

••●● 12●●••

 

Parmi ses autres défauts il y a le fait de la voir et d’avoir pitié d’elle. Le remède en la matière consiste pour le serviteur à voir la faveur d’Allâh à son égard dans tous les moments et les instants pour que cela le débarrasse de la vision et de la considération de l’âme.

 

J’ai entendu Abû Bakr al-Râzi dire : « J’ai entendu al-Wâsiti qui disait : « Rien n’est plus méprisable pour Allâh comme la vision et la considération de l’âme et de ses actes. ». »

 

••●● 13●●••

 

Parmi ses autres défauts il y a son occupation à embellir l’extérieur, à affecter le recueillement sans se recueillir vraiment et à se lancer dans l’adoration sans présence. Le remède approprié consiste pour le serviteur à s’occuper de la préservation de l’intériorité pour que ses lumières intérieures embellissent les actes de son extérieur. Il devient ainsi embelli sans ornement apparent, respecté sans suite et aimé sans être entouré de clan. Voilà pourquoi le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm- a dit : « A celui qui améliore son intérieur Dieu améliore son extérieur ».

 

••●● 14●●••

 

Parmi ses autres défauts il y a le fait qu’elle réclame une compensation pour ses œuvres. Le remède approprié consiste pour le serviteur à voir ses manquements dans son œuvre et le peu de sincérité qu’il montre car l’homme sagace dans son œuvre est celui qui se détourne de la recherche des compensations par convenance spirituelle dans la mesure où il sait pertinemment qu’Allâh lui a alloué une part, que ce qu’Il lui a alloué lui parviendra dans ce bas monde et dans la vie future, et que pour ce qui s’impose à lui, il ne peut s’en acquitter qu’au moyen de la sincérité.

 

••●● 15●●••

 

Parmi ses autres défauts il y a le manque du plaisir que procurent les actes d’obéissance. Ceci en raison de la maladie du cœur et de la traîtrise de l’âme. Le remède approprié consiste à consommer du licite, à pratiquer le Dhikr (mention d’Allâh) en permanence, à servir les saints et à s’en approcher, et à implorer Allâh à ce sujet afin que Allâh Comble le cœur du serviteur par la bonne santé en chassant les ténèbres du mal. Ainsi, le serviteur parvient à retrouver le plaisir que procurent les actes d’obéissance.

 

••●● 16●●••

 

Parmi ses autres défauts il y a la paresse qui est générée par la satiété. En effet lorsque l’âme se rassasie elle prend de la force et de la vigueur. Lorsqu’elle prend de la force elle prend sa part et lorsqu’elle prend sa part elle domine le cœur en accédant à sa part. Le remède approprié pour elle réside dans l’action de l’affamer. Car en supportant la faim l’âme se prive de sa part. Lorsqu’elle se prive de sa part elle faiblit. Lorsqu’elle faiblit elle est dominée par le cœur et lorsqu’elle est dominée par le cœur il l’oblige à assumer l’obéissance et la débarrasse de la paresse. Voilà pourquoi le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm- a dit : « Jamais le fils d’Adam n’a remplit un récipient de mal comme son ventre. Il suffit pourtant pour le fils d’Adam de toucher à quelques bouchées pour se maintenir. S’il ne peut faire autrement qu’il réserve un tiers à la nourriture, un tiers à la boisson et un tiers au souffle ».

 

••●● 17●●••

 

Parmi ses autres défauts il y a la recherche de la primauté et de la maîtrise au moyen du savoir, de l’orgueil et de la fierté de l’avoir, ainsi que de la vantardise de le posséder devant les autres. Le remède approprié pour l’âme consiste chez le serviteur à voir et à considérer le bienfait d’Allâh en sa faveur en faisant de lui un réceptacle pour Ses dispositions ainsi que le manque d’action de grâce dont il fait preuve pour le bienfait de la science et de la sagesse qu’Allâh, lui accorde, à s’attacher à la modestie et à l’abaissement de l’aile, à avoir de la compassion pour les créatures et à leur prodiguer le bon conseil.

 

En effet on rapporte que le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm- a dit : « Celui qui recherche le savoir pour se mesurer fièrement avec les savants ou pour engager des disputes et des querelles avec les imbéciles ou pour s’attirer la considération des gens, qu’il s’installe dans son siège en Enfer ! ».

 

Voilà pourquoi quelqu’un parmi les anciens pieux disait : « Que la crainte d’Allâh soit plus intense chez celui qui augmente sa science car Allâh a dit :

 

« Parmi les serviteurs de Dieu, les savants sont seuls à Le redouter ».

(Sourate 35, verset 28). »

 

De même à un homme qui s’est adressé à lui en ces termes : « Ô savant ! Sha‘bi lui a dit : Le savant est celui qui craint Allâh. »

 

••●● 18●●••

 

Parmi ses autres défauts il y a le bavardage. Ceci provient de deux choses :

 

Soit la recherche de la primauté par laquelle le serviteur veut que les gens voient sa science et son éloquence, soit du manque de la science qui le pousse à compenser par le bavardage inutile.

 

Le remède approprié consiste en ceci : Le serviteur doit réaliser parfaitement qu’il est tenu par ce qu’il dit, que cela est enregistré contre lui et qu’il en est responsable parce qu’Allâh dit :

 

« Vous traitez de mensonge le Jugement, alors que les gardiens veillent sur vous : de nobles scribes qui savent ce que vous faites ».

(Sourate 82, verset 9-12).

 

Allâh dit également :

 

« L’homme ne profère aucune parole sans avoir auprès de lui un observateur prêt à l’inscrire ».

(Sourate 50, verset 18).

 

De même l’Envoyé d’Allâh -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm- a dit : « Que celui qui croit en Allâh et au Dernier jour dise du bien ou garde le silence ».

 

Le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm- a dit également :« Les épreuves sont liées à la parole ».

 

Il -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm- a dit aussi : « Qu’est-ce qui fait tomber les gens en enfer sur le nez sinon la moisson de leurs langues ? ».

 

Il -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm- a dit encore : « Les propos du fils d’Adam sont contre lui, non en sa faveur, sauf s’il s’agit d’une recommandation du bien ou d’une interdiction du mal et d’une mention d’Allâh ».

 

Ceci trouve d’ailleurs son illustration dans la Parole d’Allâh :

 

« La plupart de leurs entretiens ne comportent rien de bon, sauf la parole de celui qui ordonne une aumône ou un bien notoire ou une réconciliation entre les hommes ».

(Sourate 4, verset 114).

 

••●● 19●●••

 

Parmi ses autres défauts il y à le fait que lorsqu’elle est satisfaite et contente elle loue celui qui la satisfait et la contente d’un éloge qui dépasse la mesure. Le remède approprié consiste à exercer l’âme pour qu’elle n’outrepasse pas la mesure en louant celui dont elle est contente et en dénigrant celui contre lequel elle se courrouce. Car cela provient généralement de la négligence des ordres et des interdits. D’autant plus qu’Allâh dit :

 

« Ne poursuis pas ce dont tu n’as aucune connaissance. Il sera sûrement demandé compte de tout : de l’ouïe, de la vue et du cœur ».

(Sourate 17, verset 36),

 

Et que le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm-, a dit :« Jeter du sable aux visages des flatteurs ».

 

••●● 20●●••

 

Parmi ses autres défauts il y à le fait qu’elle consulte Allâh à propos des ses actes. Ensuite elle se courrouce lorsqu’Allâh choisit pour elle. Le remède approprié consiste en ceci :

 

Le serviteur doit savoir qu’il ne sait des choses que leurs aspects extérieurs et que Dieu connaît leurs réalités intérieures et que le bon choix d’Allâh pour lui est meilleur que son propre choix. Car jamais un serviteur ne choisit un état sans qu’il ne renferme une épreuve. Il saura ainsi qu’il est régi et que ce n’est pas lui qui régit, que son courroux contre ce qui est décrété ne change rien au décret divin. Il imposera ainsi à son âme la voie du contentement devant le décret divin et connaîtra le repos.

 

Le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm- a dit : « Chacun a une subsistance qui lui parvient. A celui qui se contente de sa subsistance elle sera bénie pour lui et le comblera. Quant à celui qui ne s’en contente pas, elle ne sera pas bénie pour lui et ne le comblera pas ».

 

L’un des Prophètes, Dâwûd (David) -‘aleyhi sallâm- ou quelqu’un d’autre a dit : « Mon Dieu ! Qui est le pire de Tes serviteurs ? »

Allâh -Subhânahu wa ta‘âlâ- répondit :« Celui qui Me consulte lorsque Je choisis pour lui il M’accuse et ne se contente pas de Mon jugement ».

 

••●● 21●●••

 

Parmi ses autres défauts il y a la multiplication des souhaits. Or les souhaits constituent une objection contre Allâh à propos de Ses décrets et de Ses arrêts. Le remède approprié consiste en ceci : Le serviteur doit se rendre compte qu’il ne connaît pas les conséquences du souhait : est-ce qu’il le conduit au bien ou au mal ?

 

À ce qui le contente ou à ce qui le courrouce ?

 

Ainsi, lorsqu’il réalise l’ambiguïté des conséquences de son souhait il se débarrasse de cette manie et revient au contentement et au consentement et retrouve le repos.

 

C’est la raison pour laquelle le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm- a dit : « Qu’aucun de vous ne souhaite la mort à cause d’un mal qui l’a frappé. Qu’il dise plutôt : Ô mon Dieu ! Fais-moi vivre tant que la vie est meilleur pour moi et fais-moi mourir tant que la mort est meilleure pour moi ! ».

 

••●● 22●●••

 

Parmi ses autres défauts il y a le fait qu’elle aime verser dans les affaires du bas monde et dans la discussion avec les gens. Le remède approprié pour elle consiste à s’occuper en permanence de la mention d’Allâh (dhikr) dans tous ses moments pour que cela détourne le serviteur de l’évocation du bas monde et de ses adeptes et l’empêche de verser dans ce qui les occupe. Il saura ainsi que cela relève de ce qui ne le concerne pas et il l’abandonne parce que le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm- a dit :« Le bon islam de l’individu consiste à ne pas s’occuper de ce qui ne le concerne pas ».

 

••●● 23●●••

 

Parmi ses autres défauts il y a le fait qu’elle manifeste son obéissance et son amour pour que les gens le sachent et le voient et qu’elle s’en embellit à leurs yeux. Le remède approprié pour elle consiste en ceci : le serviteur doit savoir qu’il ne revient pas aux créatures de lui nuire ou de lui être bénéfiques. Il doit plutôt redoubler d’effort pour réclamer la sincérité à son âme dans ses œuvres pour pouvoir se débarrasser de cette tare parce qu’Allâh a dit :

 

« On leur avait seulement ordonné d’adorer Dieu comme de vrais croyants qui Lui rendent un culte pur ».

(Sourate 98, verset 5).

 

De même le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm- rapporte que son Seigneur a dit : « Pour celui qui accomplit une œuvre dans laquelle il M’associe à autrui, Je m’en innocente et cette œuvre sera dédiée à l’associé ».

 

••●● 24●●••

 

Parmi ses autres défauts il y a la convoitise. Son remède approprié c’est que le serviteur sache que sa convoitise le plonge dans le bas monde, lui fait oublier la douceur de l’adoration et le rend un serviteur des serviteurs alors qu’Allâh l’a créé libre et affranchi de leur servitude.

 

En effet le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm- a cherché refuge auprès d’Allâh contre la convoitise en disant : « Je cherche refuge auprès de Toi contre une convoitise qui affecte la nature (de l’homme) et contre une convoitise sans but ».

 

Il s’agit de la convoitise qui imprègne le cœur du serviteur et l’amène à apprécier le bas monde et renoncer à la vie future. On rapporte que l’un des anciens pieux a dit : la convoitise c’est la pauvreté. Le riche qui convoite est un pauvre et le pauvre continent est un riche. Et c’est la convoitise qui mène l’homme à sa perte.

 

Allâh dit dans le Hadith Qudsi : « Je n’ai confié une créature à une autre qu’en raison de ce qu’elle espère en elle. Et si personne n’espère en aucun autre en dehors de Moi, je ne confierai jamais une créature à une autre ».

 

Le poète dit :

Tu convoites Layla et tu sais pourtant

Que se sont les convoitises qui mènent les hommes à leur perte.

Il dit aussi :

J’ai obéi à mes convoitises qui m’ont asservi

Et si j’avais le contentement je serais libre.

 

••●● 25●●••

 

Parmi ses autres défauts il y a sa cupidité à entretenir le bas monde et à amasser ses biens. Son remède approprié consiste en ceci : Le serviteur doit savoir que le bas monde n’est pas une demeure pour un séjour éternel et que c’est la vie future qui est la demeure du séjour éternel. Or l’homme raisonnable est celui qui œuvre pour la demeure de son séjour éternel non pour les étapes de son voyage. Car les étapes finiront par être ravalées tandis que le séjour dans le lieu de fixation définitive demeure. Ainsi, le serviteur œuvre pour sa destination finale.

 

Allâh a dit :

 

« Sachez que la vie dans ce monde n’est que divertissement, vaine parure, lutte et vanité entre vous, rivalité dans l’abondance des richesses et des enfants »

(Sourate 57, verset 20).

 

C’est aussi parce qu’Allâh dit :

 

« Vous préférez la vie dans ce monde alors que la vie dernière est meilleure ».

(Sourate 87, verset 17).

 

Allâh dit également :

 

« La vie de ce monde n’est que jeu et divertissement. La demeure de la vie future est sûrement meilleure pour ceux qui craignent Allâh »

(Sourate 6, verset 32).

 

••●● 26●●••

 

Parmi ses autres défauts il y a le fait qu’elle apprécie les choses qu’elle accomplit et qu’elle déprécie les actes de celui auquel elle s’oppose. Le remède approprié consiste à accuser l’âme parce qu’elle est instigatrice du mal et à avoir une bonne opinion des créatures en raison de l’incertitude à propos de l’issue finale.

 

••●● 27●●••

 

Parmi ses autres défauts il y a le fait d’avoir pitié d’elle et le fait de l’entretenir. Le remède approprié consiste à se détourner d’elle et à ne s’occuper que très peu d’elle. En effet j’ai entendu mon grand-père qui disait : Pour celui qui honore trop son âme sa foi devient méprisable.

 

••●● 28●●••

 

Parmi ses autres défauts il y a le fait de se venger pour elle, de disputer pour elle et de s’emporter pour elle. Le remède approprié consiste à lui vouer de l’hostilité et à la détester, à aimer la revanche pour la foi et à montrer sa colère lorsque les interdits religieux sont violés. Car on rapporte que le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm-, ne s’est jamais vengé pour lui-même sauf si les interdits d’Allâh sont violés. En effet dans ce cas il se vengeait pour Dieu.

 

••●● 29●●••

 

Parmi ses autres défauts il y a le fait qu’elle s’occupe de l’amélioration de l’extérieur pour que les gens le constatent et le voient et qu’elle se montre insouciante quant à l’amélioration de l’intérieur qui représente l’objet du regard d’Allâh. Or cela mérite plus qu’on l’améliore. Son remède approprié consiste pour le serviteur à avoir la certitude que les gens ne l’honorent qu’en fonction de ce qu’Allâh a mis dans leurs cœurs, et à savoir que son intérieur constitue l’objet du regard d’Allâh et qu’il mérite d’être amélioré plus que l’extérieur qui constitue l’objet du regard des gens.

 

Allâh a dit :

 

« Dieu vous observe »

(Sourate 4, verset 1).

 

De même le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm- a dit : « Allâh ne regarde ni vos formes (vos silhouettes), ni vos œuvres mais regarde (sonde) vos cœurs (vos intentions) ».

 

••●● 30●●••

 

Parmi ses autres défauts il y a le fait qu’elle se soucie des subsistances alors qu’Allâh les lui a garantie et qu’à l’inverse elle se soucie peu d’une œuvre qu’Allâh lui a imposée et que personne ne peut l’assumer à sa place. Son remède approprié consiste en ceci : Le serviteur doit savoir que Dieu qui l’a créée lui a assuré la garantie de lui offrir les subsistances.

 

Il a dit à ce sujet :

 

« C’est Dieu qui vous a créées. Il vous a ensuite accordé vos moyens de subsistances »

(Sourate 30, verset 40).

 

Ainsi, de même qu’on ne doute pas de la création, de même on ne doit pas douter à propos des subsistances.

 

J’ai entendu Muhammad ibn Abdullâh rapporter le propos suivant de Hâtim al Assam : « Il ne se passe pas un jour sans que Satan me susurre : Que manges-tu aujourd’hui, que mets-tu et où habites-tu ?

Je lui réponds chaque fois : Je mange la mort, je mets le linceul et j’habite la tombe. »

 

••●● 31●●••

 

Parmi ses autres défauts il y a le nombre élevé des péchés et des forfaits au point que le cœur s’endurcit. Son remède approprié réside dans la multiplication des demandes de pardon, la repentance à chaque souffle, l’observance régulière du jeûne, les prières nocturnes, le respect des gens de bien, la fréquentation des saints et la participation aux séances de Dhikr. En effet un homme s’est plaint au Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm-, de l’endurcissement de son cœur.

 

Il -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm- lui dit : « Rapproche-le séances du dhikr et multiplie les demandes de pardon. Car moi-même je demande chaque jour soixante- dix fois pardon à Allâh ».

 

Il a dit également : « Lorsque le serviteur commet un péché un point noir s’imprime dans son cœur. S’il se repent et demande pardon ce point s’efface. S’il pèche une deuxième fois un autre point noir s’imprime dans son cœur. Ceci jusqu’à ce que le cœur devienne incapable de reconnaître un bien et de réprouver un mal ».

 

Ensuite le Prophète -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallâm- récita le verset suivant :

 

« Non ! Leurs cœurs ont été endurcis par ce qu’ils ont accompli »

(Sourate 83, verset 14).

 

Les défauts de l'âme et sa guérison « ‘Uyûbu al-Nafs wa Mudawâtuhâ »

"Exposé des vices de l'âme et les moyens de la guérir" Par l’Imâm Abdel Rahmân as-Sulamî

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