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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


Les moyens interdits que certaines personnes emploient pour se rapprocher d'Allah

Publié par Baladislam sur 6 Mai 2012, 22:01pm

Catégories : #La foi en Islam

Fond coran et paysages (36)

 

Après avoir passé en revue les moyens licites, nous citerons ci-après les moyens interdits, ceux-là mêmes qui ont éloigné un grand nombre de musulmans des moyens bénéfiques, les privant ainsi de l'imploration licite.

 

Nous visons par là à conseiller les musulmans et propager le message de l'Islam parmi les musulmans et les non-musulmans.

 

1- L'invocation des patrons et des vertueux

 

L'invocation des vertueux pour leur demander secours ne constitue point, dans la religion d'Allah, une bonne œuvre et un moyen d'imploration. C'est une forme de polythéisme dans l'adoration du Seigneur, donc illicite, apostasiant celui qui l'effectue et qui sera châtié par un séjour éternel dans la Géhenne. O mon maître Tel, aide-moi et sois pour moi telle chose, ou bien prie le Seigneur pour moi, je suis sous ta protetion, et ainsi de suite pour ne pas citer plus de mots d'ignorance illicites que l'Islam désavoue puisqu'il ne l'a point légiféré mais au contraire interdit quand le Seigneur a dit:

 

Dieu interdit le Paradis à quiconque attribue des associés à Dieu. Sa demeure sera le Feu. Il n'existe pas de défenseurs pour les injustes

Coran V, 72

 

2- Les vœux accordés aux patrons et aux vertueux

 

Les vœux que les musulmans ignorants formulent à l'égard des patrons et des vertueux décédés ne constituent pas un moyen licite pour se rapprocher du Seigneur et voir les désirs exaucés. C'est une forme d'association d'un autre à Dieu, péché commis par la nation islamique pour n'avoir pas étudié le Livre d'Allah et la Sunna du Messager, qu'Allah le bénisse et le salue.

 

Lorsqu'un homme dit: O maître un Tel, si Dieu m'accorde telle ; chose, je t'accorderai telle chose ou bien si mon désir se réalise, je t'accorderai telle chose.

 

Ceci est un vœu formulé à un autre qu'Allah et une adoration embrouillée par un polythéisme. L'Islam désavoue un tel acte car il n'est pas coutumier aux musulmans de se rapprocher d'un autre que le Seigneur et l'implorer en immolant des bêtes pour lui, lui construire un dôme, allumer des bougies sur son tombeau, et mettre des rideaux sur sa tombe au cas où ils obtiennent leurs désirs.

 

Tous ces actes contredisent l'unité et la finalité de l'Islam, à savoir n'adorer que le Seigneur en exclusivité.

 

3- L'immolation des bêtes pour les âmes des patrons

 

Les musulmans ignorants ont pris l'habitude d'immoler leurs bêtes sur les tombes des patrons lors des occasions fêtées à leurs intentions. Ces actes sont absolument illicites et le Seigneur les a interdits. Ce sont des actes qui étaient en vigueur durant la première ignorance (Jahiliyya) et associe ces patrons au Seigneur.

 

Le Seigneur les a interdits quand Il a dit:

 

Adorez Dieu! Ne Lui associez rien!

Coran IV, 36

 

N'attribuez pas à Dieu de rivaux, alors que vous savez

Coran II, 22

 

4-Les visites prolongées aux tombes des vertueux

 

Il n'est pas licite de déplacer les malades jusqu'aux tombeaux ? des patrons, ni demeurer ou passer la nuit près de ces tombes, ni y organiser des cérémonies. Il n'est pas permis non plus d'implorer les habitants de ces tombes d'intercéder en leur faveur ou les appeler à leur secours.

 

Tous ces actes constituent des formes de polythéisme interdit dérivant d'une complète ignorance de l'assise principale de la religion islamique, à savoir la croyance en l'unicité d'Allah et son adoration on toute exclusivité.

 

Tout homme qui continue à accomplir cet acte illicite est insensé et serait en train d'associer quelqu'un à Dieu, et de mécroire après avoir été croyant.

 

5- L'imploration du Seigneur par l'amour d'un Tel

 

Il n'est pas permis d'implorer le Seigneur pour se rapprocher de Lui ou Lui demander une requête en invoquant l'amour porté à autrui en disant: Je t'implore par l'amour de ton Prophète un Tel, ou Ton esclave un Tel.

 

L'Islam n'a pas introduit cette forme d'imploration dans son Livre, ni dans la Sunna de Son Prophète, qu'Allah le bénisse et le salue. Les croyants ne doivent implorer leur Seigneur qu'en utilisant les beaux noms d'Allah et Ses sublimes attributs en disant: - 0 Seigneur, Toi le plus miséricordieux de ceux qui font miséricorde. Toi qui es plein de Majesté et de Munificence. Le musulman serait ainsi en train d'obéir aux ordres du Seigneur qui dit:

 

Les plus beaux noms appartiennent à Dieu! Invoquez-le par ses noms

Coran VII, 180

 

6- L'imploration d'Allah par le droit d'un Tel.

 

Il est interdit d'implorer Allah par le droit d'un Tel car cette forme d'imploration n'est pas citée dans le Coran dans lequel le Seigneur dit:

 

Nous n'avons rien négligé dans le Livre

Coran 38

 

, ni même dans la Sunna du Prophète, qu'Allah le bénisse et le salue, qui a tout enseigné aux musulmans. Abou Hourayra rapporte à cet égard: «Le Messager, qu'Allah le bénisse et le salue, nous a tout appris même comment aller aux latrines». Rapporté par Moslim.

 

C'est donc une forme d'innovation illicite que les premiers musulmans ont interdit.

 

On rapporte qu'Abou Hanifa ou l'un de ses disciples, la miséricorde d'Allah soit sur eux, avait absolument désavoué.

 

L'imploration d'Allah par le droit d'un Tel: en fait, personne n'a de droit sur le Seigneur. Ce dernier est Celui qui dispense des grâces et l'on droit demander qu'il nous en accorde conformément au verset suivant:

 

Demandez à Dieu qu'il vous accorde sa grâce. Dieu connaît toute chose

Coran IV, 32

 

Au lieu que le musulman présente sa requête au Seigneur par un moyen interdit, il pourrait le faire de façon licite susceptible de le faire aboutir à une solution ou à son vœu; il pourrait par exemple dire:

«Seigneur, je t'implore par ma foi en Toi, en Ton Prophète, en Ton Livre, par mon amour pour Toi, pour Ton Prophète pour que tu exauces mon désir, me libères de mon chagrin, me délivres de mes problèmes» ou bien dire: «Seigneur, je t'implore et m'adresse à toi par mon amour pour toi et mon obéissance à Ton Prophète, le Prophète de la miséricorde, Mouhammad, qu'Allah le bénisse et le salue, pour que tu me délivres de mon malheur, exauces ma prière ou me donnes telle ou telle chose». Cette imploration licite pourrait aboutir à une réponse, satisfaisante si l'implorateur la mérite au cas où il est un bon croyant et musulman. Elle dispense, en plus, le croyant d'utiliser des façons d'implorations que ni le Coran ni la Sunna mentionnent.

 

Un important avertissement:

 

II serait opportun d'attirer l'attention sur trois erreurs que le musulman pourrait commettre lorsqu'il parle de l'imploration et de ses moyens. Le hadith relatif à l'homme aveugle, rapporté par Tirmizi, Ahmad et autres et considéré comme acceptable.

«Un homme frappé de cécité vint chez le Prophète, qu'Allah le bénisse et le salue, et lui dit:

- Prie pour que le Seigneur me guérisse.

- Je le ferai si tu le désires; et si tu désires patienter, ce sera mieux pour toi.

- Implore-le, redemanda l'aveugle.

Le Prophète lui ordonna de bien faire ses ablutions, accomplir deux rakats et implorer le Seigneur en disant:

- Seigneur, je t'implore et m'adresse à toi par l'intermédiaire de Ton Prophète, le Prophète de la miséricorde. O Mouhammad, je m'adresse au Seigneur par ton intermédiaire afin que ma requête soit satisfaite. Seigneur, accepte son intercession en ma faveur.

L'homme aveugle s'exécuta et recouvra la vue.»

 

Compte tenu de ce hadith, tout homme pourrait se dire: Puisque le Prophète a enseigné l'homme aveugle à dire: Seigneur je t'implore et m'adresse à Toi par l'intermédiaire de Ton Prophète, le Prophète de la miséricorde,... pourquoi ne puis-je pas faire de même?

 

Nous pouvons dire à celui qui se pose une telle question: cette forme d'imploration est constituée de divers facteurs absolument nécessaires. Mais quelques-uns de ces facteurs ne sont plus disponibles, vu le décès du Messager d'Allah, qu'Allah le bénisse et le salue, à savoir la prière du Messager pour l'un d'entre nous et son intercession auprès d'Allah en notre faveur puisqu'il est décédé.

 

Si, aujourd'hui, l'un d'entre nous dit: Messager d'Allah, implore le Seigneur pour qu'il satisfasse mon désir, il serait en train de prononcer des paroles illicites dénonçant un égarement inoui, car le Prophète ne l'entend pas, ne le voit pas et ne prie point le Seigneur pour lui. S'il dit, par exemple: Seigneur, je t'implore et m'adresse à Toi par l'intermédiaire de Ton Prophète, il serait en train de proférer des mensonges car il n'a pas formulé sa requête devant le Prophète qui a prié pour lui. Le Messager n'a donc pas intercédé en sa faveur puisqu'il ne se trouve pas à ses côtés.

 

Cette forme d'imploration n'est ni licite ni utile puisque l'un de ses facteurs les plus importants est perdu, à savoir la prière du Prophète, qu'Allah le bénisse et le salue, en faveur de l'homme qui présente sa requête.

 

Même si le croyant effectue cette forme d'imploration et guérit de sa maladie ou voit son désir exaucé, rien ne démontre que cette imploration est licite et permise, ce n'est que le destin qui l'a voulu ainsi. Il arrive que des hommes implorent l'intercession d'un mort et voit leurs désirs satisfaits; ils disent alors mon patron un Tel m'a aidé. Mais en vérité, le moyen qu'ils auraient utilisé serait un polythéisme interdit et leur satisfaction n'est due qu'au jeu du destin car ni le patron n'a prié pour lui, ni Allah a exaucé sa prière.

Il conviendrait pourtant que le musulman effectue une partie de ce moyen d'imploration: il pourrait bien faire ses ablutions, accomplir deux Rak'ats et dire: Seigneur, je t'implore et m'adresse par ma foi et mon amour pour Ton Prophète Mouhammad, le Prophète de la miséricorde pour que tu exauces ma prière telle. Il espère ainsi que le Seigneur répondra à son appel.

 

Je pourrais également citer en parlant de la grâce de Dieu un événement qui m'est personnellement .arrivé: Je me trouvai à Casablanca au Maroc vers la fin du mois de Ramadan quand j'éprouvai de désir d'effectuer une "Omra. J'essayai de réserver une place dans l'avion mais en vain. J'allai vraiment rater la période de l'Omra. Je décidai alors de faire mes ablutions, effectuai deux Rakats et dis: Seigneur, je t'implore et m'adresse à toi par ma foi en Ton Prophète, le Prophète de la miséricorde Mouhammad et mon amour pour lui afin que tu me facilites le voyage sur tel avion, tel jour afin d'accomplir une Omra. Je retournai à l'agence de voyage et y demeurai jusqu'à ce j'eus obtenu ce que je désirais.

 

2- Le hadith relatif à l'imploration des pluies effectuée par ' Omar par l'intercession d'Al "Abbas, qu'Allah les agrée.

 

Al Boukhari rapporte qu'en période de sécheresse Al 'Abbas bin "Abd Al Mouttaleb effectuait la prière d'imploration des pluies en disant: «Seigneur, nous t'implorions par notre Prophète et tu nous envoyais des pluies, nous t'implorons maintenant par l'oncle de notre Prophète, envoie-nous des pluies. Dieu leur envoyait des pluies». Ce hadith nous pousse à effectuer la déduction suivante: Puisque "Omar, qu'Allah l'agrée, avait dit: Seigneur, on t'implorait par notre Prophète et tu nous envoyais des pluies -'Omar reconnait ainsi qu'ils imploraient le Seigneur par le Prophète, qu'Allah le bénisse et le salue, -pourquoi on ne fait pas de même et n'implorons-nous pas le Seigneur par l'intermédiaire du Prophète, qu'Allah le bénisse et le salue?

 

La réponse à cette question est la suivante: Les musulmans imploraient le Seigneur par l'intermédiaire du Prophète, qu'Allah le bénisse et le salue, c'est-à-dire, ils demandaient à ce dernier qu'il prie le Tout Puissant pour qu'il leur envoie des pluies. Le Prophète s'exécutait et le Seigneur leur accordait des pluies.

 

Mais ils n'imploraient pas le Tout Puissant par l'être du Prophète, ni par sa dignité en disant: Seigneur, nous t'implorons par Ton Prophète ou par la dignité de Ton Prophète, qu'Allah le bénisse et le salue, alors que ce dernier se trouve absent et ne peut pas implorer le Seigneur pour eux. La preuve en est que "Omar avait imploré le Seigneur par Al 'Abbas, qu'Allah les agrée.

 

Seigneur, nous t'implorons par Ton Prophète ou par la dignité de Ton Prophète pour que tu nous envoies des pluies, il savait que le Prophète pouvait prier pour eux. Mais quand le Prophète, qu'Allah le bénisse et le salue, fut décédé, il ne pouvait plus prier pour eux, c'est alors qu'ils demandèrent à Al 'Abbas de prier pour eux. Il le faisait et Dieu répondait à son imploration.

 

Il est donc licite que les musulmans demandent à un pieux croyant d'implorer le Seigneur pour leur satisfaire un besoin. Mais il est illicite d'implorer leur Seigneur par l'intermédiaire d'un mort ou d'un absent en disant: Seigneur, nous t'implorons par un Tel ou la dignité d'un Tel.

 

Cette dernière imploration serait un mensonge illicite aussi longtemps que leur intermédiaire auprès de leur Seigneur est absent ou décédé, ignore donc leur état et ne prie pas pour eux. Dans ce cas, comment Dieu pourra répondre à leur appel?.

 

3- La formule suivante de l'imploration: «Seigneur, je t'implore par le droit que les implorateurs ont sur toi» Rapporté par Ahmad et Ibn Maja.

 

Pourquoi ne pouvons-nous pas faire de même et dire: Seigneur, nous t'implorons par le droit d'un Tel ou d'un Tel.

 

En réalité, la chaîne de transmission de ce hadith est jugée comme faible. Nous ne pouvons donc pas en puiser des décrets et notamment en matière de foi. Pourtant si cette formule avait été appliquée au Prophète, qu'Allah le bénisse et le salue, elle n'aurait pas désigné l'imploration du Seigneur pas le droit d'un tel ou un tel.

 

Car «le droit des implorateurs sur Toi» indique: Seigneur, réponds à mon imploration comme tu as répondu à celle des invocateurs car Tu as dit: Invoquez-moi, je répondrai à votre invocation.

 

Aussi longtemps que l'ordre divin adressé aux esclaves demeure en vigueur, accompagné de la promesse d'y répondre lorsque le Seigneur tout Puissant a dit dans la sourate du «Croyant»:

 

Votre Seigneur a dit: Invoquez-moi et je vous exaucerai

sourate XL, 60

 

tout invocateur a le droit de demander à son Seigneur d'exaucer ce qu'il lui avait demandé.

 

Aussi le Prophète, qu'Allah le bénisse et le salue, invoqua-t-il le Seigneur sur son chemin vers la mosquée pour célébrer la prière, et lui demanda de l'exaucer en disant: «Seigneur, je t'implore par le droit que les invocateurs ont sur Toi et par ma destination que voici».

 

Il invoqua le Seigneur en comptant sur un des attributs effectifs divins, à savoir exaucer les désirs des invocateurs et ceux qui Lui obéissent et récompenser ceux qui Lui obéissent, allant vers les mosquées pour y célébrer son culte.

 

Nous avons trouvé opportun de citer ce hadith mais étant donné qu'il est considéré comme faible, personne ne s'y fie à l'instar des paroles prononcées par Adam au Paradis lorsqu'il a commis le péché: «Seigneur, je t'invoque par Mohammad de me pardonner etc.,.».

 

Fatima bint Asad, mère de Ali, qu'Allah les agrée, rapporte que le Prophète, qu'Allah le bénisse et le salue, avait dit lorsqu'il s'était étendu dans sa tombe: «Allah qui fait vivre et qui fait mourir alors qu'il est vivant, immortel, pardonne à ma mère Fatima bint Asad, enseigne-lui les réponses qu'elle doit donner aux deux anges et élargis sa voie vers le Paradis pour l'amour de Ton Prophète et les prophètes qui m'ont précédé; Tu es le meilleur des miséricordieux».

 

Les traditionalistes ont jugé ces hadiths comme faibles et vains ; personne ne les utilise pour confirmer ses dires. Mais en fait, les invocations licites et authentiques citées par le Prophète, qu’Allah le bénisse et le salue, sont amplement suffisantes.

 

La Foi du Croyant

Par Abou Bakr Jaber Al Jazaeri

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