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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


Les vertus que tout musulman doit avoir : La fidélité

Publié par Baladislam sur 28 Juillet 2011, 22:02pm

Catégories : #Vivre dans la Sunna

fond islam (187)

 

Au Nom d'Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux, et que le salut et la paix d'Allah soient sur le plus noble des messagers, notre prophète Mohamed.

 

Louange à Allah, nous recourons à Lui et nous Lui demandons de nous guider, nous pardonner, et nous préserver de nos mauvaises actions. Celui à qui Allah montre le bon chemin, il est guidé et celui qui s'égare, n'a ni maître ni conseiller.

 

La vertu dont nous parlerons aujourd’hui est la fidélité mais essayons d’abord de répondre à cette question que je pose à chacun d’entre vous : Etes-vous fidèles ? Bien sûr, me direz-vous, nous sommes fidèles ! Mais avant de me répondre avec cette assurance, laissez-moi vous poser la question avec plus de détails.

 

Avez-vous tenu les promesses que vous avez faites à Allah ? Avez-vous respecté les promesses que vous avez faites au prophète ? Etes-vous fidèles dans vos relations avec les autres ? Avez-vous été fidèle envers ceux qui ont été bons pour vous ?

 

Ce sont là de nombreux côtés de fidélité que nous expliquerons tout au long de notre discours.

 

Le prophète (que le salut et la paix soient sur lui) a bien précisé : “ Il n’est pas croyant celui qui ne tient pas ses promesses ”.

 

En disant cela le prophète ne nie pas le fait que tu sois musulman. Mais si tu ne respectes pas tes engagements, tu n’es pas un bon croyant, c’est-à-dire que ta croyance est incomplète.

 

 

Parce que si tu ne tiens pas tes promesses, si tu trahis, si tu trompes les autres comment peux-tu être fidèle envers ta religion?

 

Nous remarquons que toutes les fois que nous abordons une vertu, nous parlons toujours de notre relation avec Allah en premier, puis de notre relation avec le prophète , ensuite nous évoquons nos autres relations.

 

Si nous commettons l’erreur de parfaire notre caractère au dépend de nos adorations ou bien de nous occuper seulement de nos cultes, notre personnalité souffrira de graves défauts. Ceci parce que l’Islam est une religion qui régie tous les côtés de notre vie et surtout parce que les vertus ne se dissocient pas de la religion. Quand nous parlons de la bienveillance, nous disons qu’il faut adorer Allah le mieux que nous pouvons, de suivre notre prophète (que le salut et la paix soient sur lui) dans sa Sunna selon nos moyens, et de traiter les gens avec indulgence et bonté.

 

Ceci est encore valable pour la fidélité. Nous définirons donc toutes les formes de la fidélité et nous commencerons comme d'habitude par :

 

1) La fidélité envers Allah :

 

Mais, allez-vous me dire, nous n’avons fait aucune promesse à Allah , en quoi devrons-nous être fidèles et reconnaissants ? Si vous voyez quelqu’un renier les bienfaits de ses parents et les maltraiter, qu’allez-vous penser de lui ? Vous direz naturellement que c’est un ingrat. Figurez-vous que nous faisons la même chose envers Allah qui nous a créés et nous a dotés de tout ce dont nous avons besoin !

 

Allah nous a comblés de bienfaits et au lieu de Le remercier en exécutant Ses ordres et en étant de bons serviteurs, nous nous comportons avec ingratitude, les uns refusent d’effectuer leur prière, les unes hésitent quinze ans avant de porter le voile. Où est donc cette fidélité dont nous nous vantons haut et fort ? !

 

O enfants d'Israel, rappelez-vous Mon bienfait dont Je vous ai combles. Si vous tenez vos engagements vis-a-vis de Moi, Je tiendrai les miens. Et c'est Moi que vous devez redouter.”

[Al-Baqarah, 40]

 

La fidélité envers Allah consiste à : croire en Lui, être sincère dans nos adorations ainsi que toutes nos autres actions, obéir à Ses ordres et s’abstenir de Le mettre en colère en commettant les péchés.

 

Ceux qui te prêtent serment d'allégeance ne font que prêter serment à Allah : la main d'Allah est au-dessus de leurs mains. Quiconque viole le serment, ne le viole qu'à son propre détriment; et quiconque remplit son engagement envers Allah, Il lui apportera bientôt une énorme récompense. ” [Al-Fath, 10]

 

Nous avons en notre prophète (que le salut et la bénédiction soient sur lui) le plus bel exemple de fidélité. Il ne se passait jamais une nuit sans qu’il effectue la prière, Aicha que Dieu l’agrée a dit : « Le prophète se tenait debout en priant jusqu'à ce que ses pieds enflaient, je lui dis : “ Pourquoi agis-tu ainsi, o envoyé de Dieu alors que Dieu t’a pardonné Tes fautes antérieures et futures ? ». – « Ne devrais-je donc pas, répondit-il, être un serviteur reconnaissant ?. » »

 

Nous devons prouver que nous sommes reconnaissants envers Allah . Mais cela ne se fait pas avec des paroles, Allah nous indique comment Lui témoigner notre obéissance :

 

Et accomplissez la Salat, et acquittez la Zakat, et inclinez-vous avec ceux qui s'inclinent. "

[Al-Baqarah, 43]

 

Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C'est plus pur pour eux. Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu'ils font" [Al-Nùr, 31]

 

Il est, parmi les croyants, des hommes qui ont été sincères dans leur engagement envers Allah. Certain d'entre eux ont atteint leur fin, et d'autres attendent encore; et ils n'ont varie aucunement (dans leur engagement) ” [AlAhzab, 23]

 

Ce verset parle des martyrs de la bataille de Uhud, parmi eux le compagnon Anas Ibn Nadr . Il n’avait pas pu assister à la bataille de Badr parce qu’il était en voyage, il le regretta si fort qu’il dit : “ Si Allah me fait assister à une autre bataille, Allah verra ce que je ferai ! ”. Il assista effectivement à la bataille de Uhud, et alors que les musulmans pris de panique fuyaient vers Médine, lui se dirigeait dans l’autre sens comme une flèche, Saad Ibn Mouad le rencontra au milieu du chemin et lui cria étonné : “ Où vas-tu Anas ? ”, Il lui répondit avec ferveur : “ Vers le Paradis, Par Allah ; je peux le sentir près de la montagne de Uhud ”. Il fut en effet tué à l’endroit même qu’il a indiqué à Saad ; On compta sur son corps plus de quatre vingt coups, seule sa soeur put le reconnaître grâce à une ancienne blessure qu’il avait au doigt !

 

Inversement, il y a des gens qui ont fait des promesses à Allah mais qui ne les ont pas tenues. Allah que Son nom soit exalté dit : “Et parmi eux il en est qui avaient pris l'engagement envers Allah : “S'il nous donne de Sa grâce, nous payerons, certes, la Zakat, et serons du nombre des gens de bien. Mais, lorsque Il leur donna de Sa grâce, ils s'en montrèrent avares et tournèrent le dos en faisant volte-face. Il a donc suscite l'hypocrisie dans leurs cœurs, et cela jusqu'au jour ou ils Le rencontreront, pour avoir violé ce qu'ils avaient promis a Allah et pour avoir menti. ”

 

N’est-ce pas ce que nous faisons ? ! Il y a celui qui dit : je suis terriblement occupé en ce moment, dès que j’aurais du temps libre, je lirai le Coran. Et celui qui dit : si je me marie, je ne lèverai plus les yeux sur les autres femmes. Un autre jure : si Allah me donne de l’argent je le dépenserai sur les pauvres. Et il y a celle qui dit : si je me marie, je porterai mon voile et j’effectuerai mes prières à l’heure ! Malheureusement si Allah exauce leurs voeux, ils oublient leurs promesses.

 

Abou Horayra que Dieu l’agrée, a rapporté qu’il a entendu le prophète (que la paix et le salut soient sur lui) raconter cette histoire : “ il y avait parmi les Béni Israël trois hommes que Dieu voulut éprouver : un lépreux, un aveugle et un chauve. Il leur envoya un ange qui, s’adressant au lépreux, lui dit :

Quelle est la chose que tu désires le plus ? ”.

- Un beau teint, répondit-il, et une belle peau, car ma maladie fait fuir les hommes à mon approche. L’ange lui caressa la tête et fit disparaître les tâches de lèpre et lui donna un beau teint.

Quel bien, poursuit l’ange, désires-tu le plus ?

Les chameaux, répondit-il. On lui donna une chamelle pleine de dix mois en lui disant : Que Dieu te la bénisse ”. Puis l’ange vint trouver le chauve :

-Quelle chose désires-tu le plus ? ”.

Un belle chevelure, répondit-il, car les gens me trouvent répugnant ainsi. L’ange, après lui avoir passé sa main sur la tête, lui donna une chevelure opulente, et lui dit :

Quel est le bien que tu préfères ? ”

- Les vaches, répondit l’homme. On lui donna unevache pleine et l’ange lui dit : “ Que Dieu te la bénisse. ”

Ensuite l’ange alla trouver l’aveugle :

-Quelle est la chose, lui demanda-il que tu veux le plus ?

-Que Dieu me rende la vue, répondit-il. L’ange passa la main sur les yeux de l’homme et Dieu lui rendit la vue.

Quel est le bien, demanda encore l’ange, que tu désires le plus ? ”

-Les moutons, répondit l’homme. On lui donna alors une brebis qui allait mettre un agneau. Les femelles ayant mis bas, le premier des hommes eut une vallée remplie de chameaux, le deuxième une vallée remplie de vaches et le troisième une vallée remplie de moutons. Après un certain temps, l’ange reprenant la même figure et le même aspect que le lépreux, vint le trouver et lui dit :

Je suis un homme malheureux, j’ai perdu toutes mes ressources dans mon voyage, et je ne trouve plus personne à qui je puis m’adresser sauf Dieu puis toi. Je te demande par celui qui t’a donné ce beau teint, cette belle peau et tous ces biens, de me donner un chameau afin que je puisse achever mon voyage.

-J’ai beaucoup de charges, répondit l’homme.

Mais il me semble bien te reconnaître, reprit l’ange. N’étais-tu pas un lépreux que les gens répugnaient à approcher et un pauvre, et Dieu t’a accordé toutes ces richesses ?

Tu te trompes, moi j’ai hérité tout cela de mes ancêtres, répliqua le lépreux.

- si tu mens, que Dieu te fasse revenir comme tu étais. Lui dit l’ange puis s’en alla retrouver le chauve et lui fit la même requête et reçut la même réponse. L’ange se présenta ensuite à l’aveugle et lui fit la même demande. L’homme lui dit :

- J’étais aveugle et Dieu m’a rendu la vue. Prends ce que tu veux et laisse ce que tu veux. Par Dieu, je ne te demanderai pas compte de ce tu prends par égard pour Dieu à Lui la puissance et la gloire.

Gardes tes biens, lui dit l’ange, car Dieu vous a éprouvés tous les trois. Il est satisfait de toi et il est courroucé contre tes deux compagnons.

 

Nous avons aussi promis à Allah que nous serions des ennemis de Satan (Iblis), mais le sommes-nous vraiment ? Allah dit : “ Ne vous ai-Je pas engagés, enfants d'Adam, à ne pas adorer le Diable ? Car il est vraiment pour vous un ennemi déclaré ”

 

Allah a dit : “ Ils accomplissent leurs vœux et ils redoutent un jour dont le mal s'étendra partout. ”

 

Un homme est venu consulter le prophète au sujet d’un vœu que sa sœur avait fait et mourut avant de l'exécuter. Le prophète lui : “ Si ta sœur avait une dette, la payerais-tu ? Oui, répondit l’homme, alors le prophète lui dit : “ Alors, exauce le vœu de ta sœur, car les dettes envers Allah sont les premières qu’on devrait payer ”

 

Nous sommes aussi tenus d’exécuter nos serments, Allah que Son nom soit exalté dit : “ Soyez fidèles au pacte d’Allah après l’avoir contracté et ne violez pas vos serments après les avoir solennellement prêtés et avoir pris Allah comme garant [de votre bonne foi]. ”

 

Le prophète (que le salut et la paix soient sur lui) a dit : “ Dieu que son nom soit exalté a dit : “ Je serai l’ennemi de trois hommes le jour de la résurrection : un homme qui a promis de donner en mon nom et a manqué a sa promesse, … ”. Si nous ne sommes pas capables de tenir nos promesses, évitons de tromper les gens qui nous croient puisque nous leur promettons des choses au nom d’Allah. Nous devons donc à Allah , obéissance, soumission et sincérité.

 

2- La fidélité envers le prophète (que le salut et la paix soient sur lui) :

 

Les compagnons du prophète lui obéissaient et lui étaient très fidèles, mais comment pouvons-nous être fidèles envers le prophète alors qu’il n’est plus parmi nous ?

 

La seule façon que nous avons d’être fidèles envers notre prophète c’est de suivre sa Sunna. Nous allons voir auparavant des exemples de fidélité du prophète ainsi que de ses compagnons.

 

Lors du voyage du prophète et de son compagnon Abu Bakr vers Médine, ils furent pourchassés par un homme appelé Souraqa, le prophète en le voyant s’approcher d’eux, leva ses bras vers le ciel et dit : “ Grand Dieu, protège moi de cet homme, comme Tu veux et de la façon que Tu veux, certes, Tu es Omnipotent ”. A peine le prophète finit-il sa prière que le Cheval trébucha et Souraqa tomba par terre. Mais il se releva et monta sur son cheval et dirigea son cheval vers le prophète mais le cheval glissa de nouveau et l’homme tomba, après la troisième tentative, Souraqa comprit que le prophète était protégé par une force suprême mais il voulut lui parler, il lui cria : “ Permets moi de m’approcher ! ”. Le prophète lui fit signe d’avancer. L’homme lui dit : “ Donne moi quelque chose ”. “ je te donnerai les bracelets de Chosroês (roi de perse) ». Des années plus tard, après la mort même du prophète, paix et bénédiction sur lui, et celle d’Abu Bakr et au cours du règne d’Omar , la conquête de la Perse eut lieu et cet homme fut interpellé par le Calife qui lui remit les bracelets promis par le prophète devant tous les musulmans en disant : ’aujourd’hui c’est un jour de fidélité’- après 25 années-

 

Ce Hadith nous montre la fidélité du compagnon 'Omar . Djaber Ibn Abdillah, que Dieu l’agrée, a rapporté que le prophète lui a dit : “ Si l’argent de la Zakat de Bahreïn arrive, je te donnerai ceci, ceci et ceci (en faisant signe de trois poignées). Mais cet argent n’arriva pas de Bahreïn qu’après la mort du prophète (que le salut et la bénédiction soient sur lui). Lorsqu’on apporta l’argent, Abu Bakr que Dieu l’agrée annonça publiquement : Que celui qui a une créance ou une dette sur l’Envoyé de Dieu, vienne nous trouver. J’allai donc le trouver et lui dit exactement ce que m’a promis le prophète , alors il me tendit une poignée d’argent que je comptai aussitôt et trouvai que le montant s’élevait à cinq cent (dinars). Je me retournai pour m’en aller mais Abu Bakr me dit : “ Prends-en donc autant, deux fois encore. ”. –Pourquoi cela ? Demandais-je surpris. – Parce que le prophète (que le salut et la paix soient sur lui) t’a promis trois poignées, me dit-il.

 

Plus surprenant encore, la fidélité des compagnons du prophète dans le champ de bataille. Lors de la bataille de Uhud, et alors que les ennemis entouraient le prophète de tous les côtés, il dit : “ Qui les repousse et il aura le Paradis ? ”. Un jeune homme, Yazid Ibn Sakan –des Ançars- répondit promptement à l’appel et combattit jusqu’à ce qu’il soit tué. Le prophète s’agenouilla et dit : “ Posez sonvisage son mon genou, ne le posez pas sur la terre, puis il leva les yeux vers le ciel et dit : “ Allah, je Te prends en témoin que Yazid Ibn Sakan a rempli ses engagements. ”

 

La Sunna de notre prophète : c’est d’aller effectuer la prière à la mosquée, de

lire le Coran. Le prophète (que le salut et la bénédiction soient sur lui) dira le jour

du jugement en parlant de ceux qui auront négligé sa Sunna : “ Seigneur, mon

peuple a vraiment pris ce Coran pour une chose delaissee ! ”

 

3- La fidélité envers les gens :

 

Le prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dit : “ Les musulmans respectent leurs engagements ”. Il dit encore : “ Un des signes de l’hypocrisie c’est la trahison après la promesse ” .

 

Dans le verset :

 

Et remplissez l'engagement, car on sera interrogé au sujet des engagements ”

 

Prenons l’exemple de l’armée musulmane qui conquit la ville de Hems (Syrie). Ils ont chassé les Romains et ont pris le tribut (impôt) des gens qui ne se sont pas convertis à l’Islam. Cependant les Romains avaient rassemblés leurs forces et ont attaqué la ville. Les musulmans ont compris qu’ils ne pourraient pas défendre la ville et ont donc décidé de se retirer de Hems. Mais avant leur retraite, ils ont remboursés aux gens tout leur argent. Émus par cette preuve de bonne foi, tous les chrétiens ont embrassé l’Islam et ont décidé de se joindre à l’armée musulmane pour défendre leur ville contre les Romains.

 

Cela me rappelle l’homme qui avait embrassé l’Islam puis est allé à la Mecque pour effectuer le Pèlerinage, savez-vous ce qu’il a dit après son retour : “ Louange à Allah, car j’ai connu l’Islam avant de connaître les musulmans ! ”.

 

Les occidentaux ne savent rien au sujet de nos actes d’adorations et ne peuvent donc nous juger à partir de notre prière, jeûne ou autres. Mais ils nous jugent à partir des relations qu’ils ont avec nous : nos contrats, nos promesses, nos engagements. Notre problème réside en notre manque de fidélité et de loyauté. Ce sont ces défauts qui nous couvrent de honte aux yeux des gens et causent du tort à l’Islam partout dans le monde !

 

Le prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dit : « Toutes les fautes sont pardonnées au martyr excepté les dettes ».

 

S’acquitter de ses dettes est si important en Islam qu’en formant l’armée pour une bataille, le commandant donne l’ordre suivant aux combattants : « Que celui qui a une dette se retire ! »

 

Malheureusement, on voit des musulmans s’endetter pour des raisons futiles, sans se soucier de payer leurs dettes, alors que le prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dit : « Tout homme s’endette et n’a pas l’intention de payer ses dettes, sera considéré le jour de résurrection comme un voleur. »

 

4- Respecter ses rendez-vous :

 

Nous avons tous des problèmes à respecter nos rendez-vous. Nous pouvons y aller après deux heures ou ne pas y aller du tout sans que cela nous paraisse important ! Des parents promettent à leurs enfants de sortir avec eux et leur fixent un jour précis, mais le jour venu, ils inventent des prétextes pour ne pas sortir : Il fait trop froid, il fait trop chaud, etc. L’enfant ne développera jamais le sens d’être fidèle à ses promesses, il réagira de la même façon avec tout le monde et ne sera donc jamais respecté.

 

Le prophète (que la paix et le salut soient sur lui) bien avant sa mission, avait fait affaire avec un jeune homme qui lui paya la moitié et lui promit de lui régler l’autre moitié. Le jeune homme partit et ne revint qu’après trois jours. Le prophète lui dit sur un ton de reproche : « Tu m’as beaucoup retardé jeune homme, je t’attends ici depuis trois jours ! »

 

5- Être fidèle c’est être reconnaissant :

 

Alors que le prophète était encore à la Mecque, il eut l’histoire de la dissolution du pacte (assahifa) qui causa d’énormes préjudices aux musulmans. Un homme Abu Al Boukhtouri Ibn Hicham, indigné par ses clauses déshonorantes participa à l’annulation de ce pacte bien qu’il ne fût pas croyant. Après dix ans de ce fait, arriva la bataille de Badr, la première rencontre entre les musulmans et les infidèles. Ce jour là, le prophète donna l’ordre de ne pas tuer Ibn Hicham. Un des compagnons du prophète rencontra Abu Al Boukhtouri l’ignora et alla combattre un autre homme. Celui-ci surpris lui demanda : « Pourquoi m’as-tu évité? ». Il répondit : – Le prophète nous a ordonné de ne pas te tuer par reconnaissance au service que tu as rendu aux musulmans le jour du pacte. Mais l’homme insista à combattre et le compagnon fut obligé de le tuer pour se défendre. Il revint trouver le prophète et lui raconta ce qui s’est passé en tremblant. Le prophète lui dit : «Que Dieu te pardonne. »

 

6- La fidélité envers les enseignants :

 

L’Imam Ahmed Ibn Hanbal disait : « Depuis trente ans, je ne dors qu’après avoir prié pour l’Imam Shafi’i ». Un disciple de l’Imam Abu Hanifa disait : « Je prie toujours pour l’Imam Abu Hanifa avant de prier pour mon père. » Abu Hanifa lui-même disait : « Je n’ai jamais osé allonger mes jambes du côté de la maison de mon professeur Hamad, alors qu’il y a sept allées entre nos maisons ! »

 

En considérant ces exemples, je crains que nous ayons beaucoup d’imperfections dans nos comportements envers ceux qui nous ont éduqués et enseignés. Nos professeurs dont nous aimons nous moquer et nos parents que nous considérons vieux et démodés. Alors que même morts, nous devons continuer à leur être fidèles et reconnaissants.

 

Un homme est venu voir le prophète et lui demanda : « ô envoyé de Dieu ; Devrai-je encore montrer de la piété filiale après la mort de mes parents ? –Oui, répondit-il invoquer Dieu en leur faveur, demander pour eux le pardon de Dieu ; t’acquitter des engagements qu’ils ont contractés, maintenir le lien de parenté qui, sans eux, ne pourra être maintenu, et honorer leurs amis. »

 

7- La fidélité envers les compagnons :

 

J’entends par compagnons tout ceux qui t’ont accompagné durant ta vie, ton camarade de classe, tes amis, tes voisins, mais le compagnon le plus important est bien sûr l’épouse.

 

Le prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dit : » Les contrats du mariage sont les plus dignes à être remplis fidèlement. » Le mari doit donc s’acquitter de tous ses engagements financiers envers sa femme, il doit lui garantir une vie honorable et la traiter avec bonté et respect.

 

Un des compagnons du prophète ne pouvant supporter sa femme plus longtemps alla voir Umar Ibn Al Khattab le Calife des croyants pour lui en parler. Arrivé chez le Calife, il leva sa main pour frapper à la porte puis s’arrêta net. Il demeura stupéfait un moment puis se retourna et s’en alla. Au même moment, Umar ouvrit la porte et trouvant l’homme s’en allant l’appela et lui demanda la raison de sa venue et de son départ. –Et bien j’étais venu me plaindre de ma femme mais j’ai entendu ta femme te crier après comme ma femme fait avec moi! » Répondit l’homme. Umar lui dit : « C’est qu’elle me supporte depuis de longues années ; elle a élevé mes enfants ; elle a lavé mon linge, elle a nettoyé ma maison, tout cela sans qu’elle soit ordonnée de le faire. Ne pourrai-je pas la supporter à mon tour ?! ».

 

Le jour de la conquête de la Mecque, et alors que des dizaines de personnes venaient à la rencontre du prophète (que la paix et le salut soient sur lui), il aperçut parmi la foule, une vielle dame qui avançait vers lui. Le prophète sourit en la voyant et alla vers elle. Il lui parla pendant une heure. Aicha (que dieu l’agrée) observait cette scène de loin. Dès que le prophète rentra chez elle, elle lui posa la question : « Qui est donc cette femme avec qui tu parlais tout à l’heure? »

C’est une amie de Khadîdja.

« Mais de quoi parliez-vous donc tout ce temps ? » s’enquit Aicha étonnée.

- Nous évoquions le temps de Khadîdja

- Tu penses toujours à cette vielle, alors qu’elle est morte et que Dieu t’a donnée meilleure qu’elle ?! Dit Aicha jalouse.

« - Non, Par Allah, Dieu ne m’a pas donnée meilleure qu’elle. Elle m’a cru lorsque tout le monde me traitait de menteur et elle m’a consolé lorsque tous les autres m’ont abandonné. »

 

C’est un très bel exemple de fidélité, après 14 ans le prophète est resté fidèle à son épouse morte !

 

Le prophète (que la paix et le salut soient sur lui) nous prévient du châtiment de ceux qui trahissent le contrat du mariage.

 

« Tout homme qui se marie en promettant une dot (mahr) quelle que soit sa valeur et n’a pas l’intention de tenir sa promesse, trahit sa femme et meurt, sera considéré fornicateur le jour de résurrection. »

 

Lorsque le prophète (que la paix et le salut soient sur lui) vivait encore à la Mecque, il alla trouver l’homme qui détenait la clef de la porte de la Ka’ba Othman Ibn Talha et lui dit : « Tu veux bien me faire entrer pour que je fasse ma prière ? » -Non, je ne te ferai pas entrer. Répondit l’homme. –Je te demande de me faire entrer, peut être viendra un jour où la clef sera entre mes mains et alors je ne te la donnerai pas ! Mais l’homme refusa encore et le prophète s’en alla. Des années plus tard, lorsque les musulmans entrèrent à la Mecque en vainqueurs, le prophète rencontra Othman Ibn Talha qui avait entre temps embrassé l’Islam, et lui demanda la clef. L’homme alla chez lui et demanda à sa mère de lui donner la clef, mais cette dernière lui rappela les paroles du prophète et ayant peur de perdre la clef pour toujours, l’enfonça dans ses vêtements. Umar Ibn Al Khattab , vint voir Othman Ibn Talha chez lui et lui cria : « Othman, la clef ! ». La femme effrayée, sortit promptement la clef et la donna à son fils. Lorsque le prophète eut la clef entre les mains, il dit à Othman : « Tu te souviens du jour où je t’ai dit que je ne te rendrai pas la clef si elle tombait dans mes mains ? ». L’homme garda le silence. A ce moment Abbas , l’oncle du prophète vint lui demander la clef de la Ka’ba, mais le prophète lui dit : « Non, Abbas, c’est un jour de piété et de fidélité, puis il se tourna vers Othman et lui rendit la clef en disant : « Gardez la clef ô Beni Abd-Dar, il ne vous l’enlèvera qu’un injuste ». La clef est donc demeurée en la possession de Beni Abd-Dar. De nos jours, pas un roi, pas un prince ne peut entrer dans la Ka’ba sans leur permission !

 

Je conclue en vous rappelant qu’être fidèle suppose que cette vertu est présente dans tous les aspects de notre vie. Que Prière et Paix soient sur notre Prophète Mohammed et Louange à Allah, Souverain Maître de l’Univers.

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