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Baladislam

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Prêches et Sermons Extraits du Pèlerinage de l’Adieu : L’invocation adressée à Allah en faveur des porteurs de la Tradition qu’Il fasse resplendir leur visage

Publié par Baladislam sur 21 Juin 2012, 22:00pm

Catégories : #Exhortations et rappels

Fond coran et paysages (76)

 

Parmi les sermons du Prophète (saw) au cours du Pèlerinage de l’Adieu, il y a celui qu’il a prononcé à la mosquée de Khayf à Mina comme le précise le hadith de Jubayr ibn Mout’im (radiya Allahou `anhou) où il nous rapporte : « Le Messager d’Allah s’est tenu debout à Mina pour nous dire : Qu’Allah fasse resplendir le visage de l’individu qui a compris mes propos après les avoir entendus pour les transmettre à celui qui ne les a pas entendus. Le porteur d’un savoir peut très bien ne pas le comprendre ou peut le transmettre à quelqu’un plus apte à comprendre. Il y a trois choses envers lesquelles le coeur du croyant ne peut avoir de rancune (ou ne peut être irrité) : la sincérité à Allah dans les actes, le bon conseil envers le détenteur de l’autorité, et rester dans les rangs des musulmans car leur prêche (ou leur invocation) se tient derrière eux (comme un rempart). » Rapporté par Ahmed (4/80), ibn Madja (3056), e-Darimi (228), el Hakim (1/86-87) ; el Albani - Allah lui fasse miséricorde - l’a authentifié dans Sahih el Jami’ (6766).

 

D’après ‘Abd Allah ibn Mass’ûd (radiya Allahou `Anhou), le Prophète a dit : « Qu’Allah fasse resplendir le visage de l’individu qui a compris mes propos après les avoir entendus et les avoir mémorisés pour les transmettre ! Le porteur d’un savoir peut très bien le transmettre à quelqu’un plus apte à comprendre. Il y a trois choses envers lesquelles le coeur du musulman ne peut avoir de rancune : la sincérité à Allah dans les actes, le bon conseil prodigué aux gouverneurs des musulmans, et rester dans leurs rangs car leur prêche (ou leur invocation) est un rempart pour eux. » Rapporté par e-Tirmidhi (2658), ibn Madja (232), Ahmed (1/437), et ibn Hibben (66) ; el Albani - Allah lui fasse miséricorde - l’a authentifié dans Sahih Sounan e-Tirmidhi (61/3).

 

Abû Nu’aim l’a rapporté dans son oeuvre Akhbar Asbahan , selon ‘Abd Allah ibn Mass’ûd (radiya Allahou `anhou) qui nous raconte : « Le Messager d’Allah a fait un sermon dans cette mosquée – la mosquée de Khayf –…» Rapporté par Abou Nu’aim dans Akhbar Asbahane (90/2).

 

Selon Zayd ibn Thabit (radiya Allahou `Anhou) : « J’ai entendu dire le Messager d’Allah : Qu’Allah fasse resplendir le visage de l’individu qui a mémorisé mes propos après les avoir entendus pour les transmettre à autrui. Le porteur d’un savoir peut très bien n’être pas savant ou peut le transmettre à quelqu’un de plus savant. Il y a trois qualités envers lesquelles le coeur du musulman ne pourra jamais avoir de rancune (ou être irrité) : la sincérité à Allah dans les actes, donner le bon conseil aux détenteurs de l’autorité, et rester dans les rangs du groupe car leur prêche (ou leur invocation) est un rempart pour eux. Allah réuni les forces et la fortune de celui dont l’ambition est l’Au-delà. Il installe la richesse dans son coeur et celle-ci lui vient malgré elle. Celui qui ambitionne la vie terrestre voit ses biens dispersés pas Allah ; Il lui installe la pauvreté entre ses yeux bien qu’il n’ait de cette vie d’ici-bas que la part qui lui a été écrite. » Rapporté par Ahmed (5/183), e-Darimi (229), et ibn Hibben (67) ; el Albani - Allah lui fasse miséricorde - l’a authentifié dans Sahih Mawarid e-Zham-an (63).

 

Ce hadith a été rapporté par un certain nombre de Compagnons qui s’élève à plus de vingt, dont la plupart n’ont pas été cités précédemment à l’instar de Mu’adh ibn Jabal, Abû Darda, Anas ibn Mâlik, Nu’man ibn Bachîr, Abû Sa’îd al Khudrî, Abû Hurayra, ‘Abd Allah ibn ‘Omar, et Jâbir ibn ‘Abd Allah (radiya Allahou `anhou). C’est pourquoi, plus d’un savant l’a considéré comme propagé (Mutawatir) Mot à mot : successivement rapporté par un grand nombre de rapporteurs, de sorte qu’il est communément impossible que le Prophète ne l’aie pas dit, ce qui enlève toute suspicion quant à son non-authenticité.

 

L’une des raisons de cette propagation provient probablement du fait que ces propos ont été tenus en public dans la mosquée d’al Khayf à Mina.

 

A l’origine Al Khayf correspond au monticule dominant un cours d’eau et qui se trouve en pente du versant d’une montagne. La Mosquée de Mina porte le nom de Masjid al Khayf pour être située au pied de la montagne. Aujourd’hui, ce lieu de culte est reconnaissable grâce à sa grande superficie qui peut contenir des milliers de fidèles, avec tous les services inclus. Le gouvernement actuel, qu’Allah le préserve et le soutienne, s’est chargé de sa construction et de son entretien. A la saison du Pèlerinage, bon nombre de conférences y sont organisées.

 

En outre, plusieurs stands y sont tenus pour répondre aux questions des pèlerins et les orienter. Si le Prophète a choisi de faire son sermon à Mina, c’est qu’il était sûr de rencontrer une multitude de gens témoins de ses faits et gestes au cours de son Pèlerinage pour porter les préceptes de la religion à travers les horizons. Si l’on considère toutes les variantes de ce propos prophétique, on pourra dénombrer quatre thèmes principaux :

 

Le premier thème : comprend l’invocation en faveur des auditeurs, et des transmetteurs de son propos et autres.

Le deuxième thème : explique l’utilité de transmettre le hadith, qui est d'en déduire des lois puisées dans sa compréhension.

Le troisième thème : commence en ces termes : « Il y a trois choses envers lesquelles le coeur du musulman ne peut avoir de rancune… »

Le quatrième thème : commence en ces termes : « Allah réunit les forces et la fortune de celui dont l’ambition est l’Au-delà … »

 

Le début du discours porte sur une invocation propice et bénie que le Messager d’Allah consacre aux transmetteurs de ses paroles après les avoir entendues et comprises. S’il n’y avait que ce hadith pour décrire les faveurs de la science et ses vertus, il suffirait amplement pour exprimer ses mérites. Cette invocation prophétique généreuse et bénie concerne la beauté extérieure mais aussi intérieure.

 

En effet, la splendeur provient de l’éclat et de la beauté du visage illuminé par la foi. Elle implique la splendeur intérieure qui se traduit par la joie du coeur, sa gaieté, et son bien être. Cette splendeur, cette joie, et ce bonheur intérieur se répercutent automatiquement sur le visage. C’est pourquoi, Allah lui conjugue la joie, le bonheur, et la splendeur comme le révèle le Verset :

 

Allah les a alors protégé du mal de ce jour et leur a procuré l’éclat (réjouissance) et la joie

(S. L'Homme / V. 11).

 

L’éclat est au niveau du visage et la joie au niveau du coeur.

 

Par ailleurs, ces bienfaits et les récompenses que les croyants ont trouvés leur procurent l’éclat du visage comme nous en informe le Très-Haut : (Tu peux voir sur leur visage l’éclat des délices)

(S. Les tricheurs / V. 24).

 

Nul doute que cette imploration bénie en faveur des porteurs de la Tradition et de ses transmetteurs au reste de la nation, en leur souhaitant l’embellissement, porte en elle la bonne nouvelle pour celui qui s’investit et dépense tous ses efforts au service de la Tradition et de sa propagation. C’est une façon de susciter les aspirations, d’élever les ambitions, et d’inciter l’individu à l’effort et à la persévérance tout comme cela le pousse à endurer et à supporter la difficulté, et à mettre tout en oeuvre pour atteindre ce but. Ce hadith démontre que le savoir à l’origine de cette bonne nouvelle en faveur de ses possesseurs présente quatre étapes.

 

La première et la deuxième : est d’entendre le savoir et de le retenir dans son coeur, cela signifie: le saisir et l’ancrer dans le coeur à la façon d’une matière contenue dans un récipient et ne pouvant plus en sortir. Cela consiste pareillement, à le saisir comme un chameau – tenu par des liens – afin de ne pas le laisser s’échapper et s’enfuir.

La troisième étape : consiste à le réviser et à le mémoriser afin de ne pas l’oublier et le laisser s’en aller.

 

La quatrième étape : consiste à le transmettre et à le diffuser à travers la communauté dans l’intention de lui faire porter ses fruits et de lui donner sa raison d’être. Il est comparable à un trésor enterré : s’il n’est pas extrait, il s’expose à la ruine. De la même façon, le savoir risque de s’estomper s’il n’est pas exploité et enseigné. Par contre, en le cultivant, il va prendre du volume et donner ses fruits.

 

Le Prophète a demandé à Allah, en faveur des transmetteurs de la Tradition après l’avoir entendue, de leur octroyer la splendeur, en récompense de leurs efforts pour la propager, et pour la rendre ainsi accessible et compréhensible. En effet, ces derniers ont tout mis en oeuvre pour donner de la splendeur au savoir et pour revivifier la Tradition. Ils méritent, ainsi, en retour de se voir invoquer en leur faveur un état équivalent. Sufyân ibn ‘Uyayyna – qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit à ce propos : « Nul n’étudie le hadith sans que son visage ne resplendisse. »

 

Prêches et Sermons Extraits du Pèlerinage de l’Adieu

Ecrit par : ‘Abd er-Razzâq ibn ‘Abd el Muhsin el Badr 

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