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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


Premières directives du Prophète (SB sur lui) dans l'édification et la consolidation à Médine; première année de l'Hégire.

Publié par Baladislam sur 11 Mars 2011, 23:02pm

Catégories : #Mohamed (Saw) Prophète de l'Islam

Fond écran islam coran (68)

 

La première étape fut la construction de la noble mosquée ainsi que des appartements de lumière pour recevoir la famille du Prophète (SB sur lui).

 

En effet. il fit venir à Médine les deux honorables familles, la sienne et celle d'Abou Bakr. Lorsque le guide, 'AbdAllah ben Orayqat, dont le Prophète (SB sur lui) et Abou Bakr louèrent le service, retourna à la Mecque, l'Apôtre d'Allah (SB sur lui) envoya avec lui ses deux affranchis, Zeyd ben Hâritha el Abou Râfi', avec montures et argent, pour ramener à Médine le reste de la noble famille. Et de lait, les filles du Prophète, grâces et salut de Dieu sur lui, Fâtima et ses sœurs, sauf Zeyneb, marié à alors à Abou el'Aç ben elRabî rejoignirent Médine.

 

Vint aussi Sawda beni Zam'a, l'une des épouses du Prophète (SB sur lui). Abou Bakr fit de même: son fils 'AbdAllah ramena sa famille à Médine, y compris 'Aïcha. Il ramena aussi Oum Ayman, la femme de Zeyd.

 

Ainsi le Prophète (SB sur lui) s'installa définitivement à Médine, connue dès lors sous le nom de "La Médine du Prophète" (SB sur lui).

 

Une autre étape fut la prise de contact avec les Juifs de Médine par l'intermédiaire de 'AbdAllah ben Salim, que Dieu lui accorde satisfaction.

 

Dès que l'Envoyé(SB sur lui) arriva à Médine, 'AbdAllah ben Salâm, un docteur de la loi juive à Médine, se présenta à lui et lui dit : « Je vais te poser trois questions. Seul un prophète est capable d'y répondre. Quel est le premier signe de l'Heure? Quel est le premier mets consommé par les gens du paradis ? Pourquoi l'enfant tend-il à ressembler à son père ou à sa mère? »

- A l'instant Gabriel est venu m'en informer, dit le Prophète (SB sur lui).

- Gabriel?

- Oui, dit l'Envoyé (SB sur lui) .

- C'est l'ennemi des Juifs, parmi les anges, répondit 'AbdAllah.

 

Le Prophète (SB sur lui) se mit à expliquer le secret de ces questions:

 

- Le premier signe de l'Heure, dit-il, est un feu qui surgit aux gens, à l'Orient, et les poussera vers l'Occident. Le premier mets consommé par les gens du Paradis est un lobe du foie de la baleine.

Quant à l'enfant, si l' "eau" (le sperme) de l'homme précède "l'eau" de la femme, l'enfant tiendra de son père et lorsque l'eau de la femme a précède l'eau de l'homme, l'enfant tiendra plus de sa mère. »

 

Là dessus 'AbdAllah ben Salâm dit: « J'atteste qu'il n'y a de Dieu qu'Allah et que tu es l'Envoyé d'Allah. »

 

'AbdAllah ben Salâm entré dans l'Islam et y agissant bien, c'était une occasion d'appeler les Juifs à l'Islam. 'AbdAllah dit au Prophète (SB sur lui) :

« Envoyé de Dieu, les Juifs sont un peuple calomniateur et ils savent que je suis le plus distingué, fils du plus distingué parmi eux, le plus érudit, fils du plus érudit. Convoque-les et demande-leur ce qu'ils pensent de moi avant qu'ils ne sachent mon adhésion à l'Islam, car s'ils l'apprennent, ils diront du mal de moi que je ne mérite pas. »

 

Le Prophète (SB sur lui) les convoqua. Ils se présentèrent.

 

"Peuple juif, leur dit-il, prenez garde, craignez Allah! Par Le Dieu avec Lequel il n'est d'autre divinité, vous savez que je suis l'Envoyé d'Allah, en vérité, et que je vous viens avec la vérité. Entrez dans l'Islam !

- Nous l'ignorons, répondirent-ils"

 

Il leur fit cet appel trois fois. Ensuite, il leur dit:

 

"Que pensez-vous d'AbdAllah ben Salam ?

- Il est notre maître, fils de notre maître répondirent-ils. Il est le plus érudit, fils du plus érudit parmi nous !

- Que vous en semble-t-il s'il est entré dans l'Islam, dit le Prophète (SB sur lui).

- C'est impossible !

Alors, l'Envoyé demanda à 'AbdAllah de paraître et 'AbdAllah sortit.

« Peuple juif, leur dit·il, craignez Dieu ! Je jure par Dieu l'Unique que vous êtes convaincus de sa qualité de prophéte et que ce qu'il vous annonce est vrai !

- Tu es le plus mauvais, fils du plus mauvais, lancèrent-ils! Et ils le dénigrèrent.

- C'est ce qua je craignais, dit-il au Prophète (SB sur lui).

 

« Lorsque l'Envoyé, Dieu l'a béni et salué. entra à Médine, dit encore 'AbdAllah ben Salim, j'ai regardé son visage. Je sus alors qu'il n'avait pas le visage d'un menteur. Ses premières paroles étaient les suivantes : "O gens, répandez le salut, donnez à manger, priez la nuit quand les gsns dorment, vous entrerez au Paradis avec la salut." » Rapporté par Tirmidhi qui le dit bon et authentique

 

Une autre démarche fut la conclusion d'une charte concernant les Emigrés (Mouhâj'rln) et les Ançâr et comprenant un accord avec les Juifs de Médine. Ce fut l'un des plus grands efforts d'édification et de resserrement des liens entre les habitants de Médine. Y compris leurs voisins, tribus juives diverses. Ils les a unifiés pour en faire un seul bloc capable de faire face à quiconque voudrait leur faire du mal.

 

En voici l'introduction et des éléments de cette charte: « Par La Nom d'Allah. Le Bienfaiteur, Le Miséricordieux. Cet écrit émane de Mohammed, le Prophète Illettré, (il fixe) entre les croyants de Qoreych al da Yathrib (Médine) et ceux qui les rejoindront et combattront avec eux, qu'ils sont une seule communauté distincte des autres ...»

 

Voici les clauses les plus saillantes qu'il renferme :

 

- Les croyants ne laissent pas parmi eux quelqu'un lourdement endetté sans lui donner, de la manière reconnue convenable, pour payer une rançon ou s'acquitter du prix du sang.

- Le croyant ne doit contracter alliance avec l'esclave d'un croyant qu'avec consentement de celui-ci.

- Les croyants vertueux forment un bloc, contre quiconque parmi eux faisant preuve de tyrannie, commet du mal ou use injustement de violence ou sème la discorde entre les croyants. Tous doivent s'unir contre lui, fût-il le fils de l'un des leurs.

- On ne tue pas un croyant pour un infidèle ni on ne soutient un infidèle contre un croyant. L'engagement de Dieu est le même pour tous.

L'engagement contracté par le dernier d'entre eux est applicable au reste.

- Les croyants font allégeance entre eux à l'exclusion des autres. Les Juifs qui passent un accord avec eux sont secourus. On ne doit ni les léser, ni soutenir contre eux leurs ennemis.

- Le paix conclue par les croyants est une. Ne doit la conclure un d'entre eux au combat dans la voie de Dieu, sauf à être juste pour tout le monde, sans exclusion.

- En cas d'homicide prouvé contre la vie d'un croyant, tous les musulmans doivent faire bloc contre le meurtrier. Celui-ci doit subir le Talion, à moins que les ayants droit du défunt se désistent par le pardon ou la rançon.

- Tant que durent les hostilités, les Juifs doivent assumer avec les croyants les charges de la guerre. Les juifs Beni 'Awf sont une communauté avec les croyants.

Aux Juifs leur religion et aux Musulmans leur religion. Leurs subordonnés et eux-mêmes. Sauf qui aura été injuste et malfaisant, celui-là se perd et fait perdre ceux de sa maison.

- Aux Juifs d'assumer leurs dépenses et aux Musulmans les leurs et ils doivent se soutenir mutuellement contre tout agresseur de ce pacte et se donner conseil. Ils doivent agir honnêtement, de la manière la plus loyale.

L'homme n'est pas responsable des fautes de son allié. L'oppressé doit être secouru. Le voisin doit être traité comme on se traite soi-même, sans préjudice, ni pour l'un ni pour l'autre.

- Quelque soit le chose pour laquelle vous êtes en désaccord. Il faut s'en référer à Allah Puissant et Majestueux et à Mohammed, l'Envoyé d'Allah. Dieu l'a béni et salué.

 

Autre étape: fraternisation des Mouhâjirin et des Ançâr.

 

C'est une marque de perfection, de maturité politique et de sagesse que ce pas fait par le Prophète Mohammed (SB sur lui) en décrétant la fraternisation entre les Ançâr et les Émigrés, d'autant que ces derniers pouvaient ressentir le besoin d'être soulagés des maux du dépaysement, de l'indigence et de la séparation des leurs. En effet, ils avaient quitté maisons, biens et familles.

 

Cette fraternisation établie par le sage Prophète, grâce et salut sur lui, fut telle, que l'un des Ançâr proposa à son frère émigré en lui disant : Voici mes épouses! À toi de choisir celle qui te plait, je m'en désisterai en ta faveur. Lorsqu'elle aura accompli la période légale de ses règles, tu l'épouseras.

 

Cette fraternisation a formé une société solidaire et solide. En voici quelques exemples:

 

Abou Bakr Siddiq (Mouhajir) et Khârija ben Zouheyr (Ançârite)

'AbdelRahmân ben 'Awf(Mouhâjir) et Sa'd ben elRabr(Ançarite)

'Omar ben Khattâb et 'Otbân ben Malik...

 

Vos frères ont laissé biens et enfants et sont venus vers vous, a dit l'Envoyé d'AllAh. Scellant ainsi cette fratemité.

 

Aussitôt ces mots prononcés que les Ançârs s'empressèrent de répondre au Prophète (SB sur lui) :« Envoyé de Dieu nos biens seront partagés entre nos frères et nous !

- N'y a t-il pas une autre solution, dit le Prophète?

- Laquelle, Envoyé de Dieu ?

- Vos frères. Mouhajirin ne sont pas initiés au travail (de la terre). Vous les en dispenserez et partagerez les fruits avec eux.

- Bien volontiers, répondirent-ils ! »

 

Cette conduite des Ançâr avait amené les Émigrés à dire au Prophète (SB sur lui) : « Nous sommes descendus chez des gens qui sont les meilleurs altruistes dans la gêne, et les plus généreux dans l'abondance. Il est fort probable qu'ils vont accaparer toute la récompense divine à eux seuls.

- Non, répondit le Prophète (SB sur lui), tant que vous les remerciez et priez pour eux. »

 

Tel fut le fruit de cette fraternisation dans ces circonstances difficiles. Mais quand les Musulmans furent plus aisés, l'héritage entre Émigrés et Ançâr fut abrogé. Seule la fraternité spirituelle fut maintenue. (Sourate 33 _ Les Coalisés_ 6 )

 

Conclusion et Ieçons

 

- En Islam la mosquée est source de tout bien et de perfection auxquels tend la communauté musulmane. En effet, c'est là qu'on traite l'ignorance. L'immoralité et les mauvais instincts qui résident encore dans le coeur de l'homme.

- La sagesse du Prophète (SB sur lui) est manifeste dans chacune de ces cinq étapes.

- Les stipulations énoncées dans la fraternisation entre Mouhâjirfn et Ançâr et l'écrit de la charte, avec ce qu'il comporte d'aspect politique et de renforcement des liens, semblent annoncer une longue confrontation. En effet, le combat a duré presque dix ans, jusqu'à la mort du Prophète, et s'est poursuivi après lui, par ses successeurs. Et il durera tant qu'existera en même temps l'unicité de l'adoration et l'idolâtrie, la foi et l'infidélité et tant qu'existera qui adore d'autres qu'AllAh.

 

« Et combattez-les afin que nulle tentation ne persiste (d'associer à Dieu) et que le culte tout entier soit rendu à Dieu » 8- elAnfal (Les dépouillés)

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