Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


Salomon (Sulayman) fils de David sur lui le salut par Ibn Kathir

Publié par Baladislam sur 18 Octobre 2011, 16:09pm

Catégories : #Les histoires des Prophètes

fond islam (170)

 

L'érudit Ibn 'Asakir a dit : «C'est Salomon, fils de David, fils d'Isa"i, fils d'Obed, fils de Booz, fils de Salma, fils de Nahasson, fils d'Aminadab, fils de Ram, fils de Hesron, fils de Phares, fils de Juda, fils de Jacob, fils d'Isaac, fils de l'ami intime Abraham ». Certaines traditions rapportent qu'il est enterre a Damas.

 

Dieu dit :

 

« Et Salomon hérita de David et dit : "O hommes ! On nous a appris le langage des oiseaux ; et on nous a donné part de toutes choses. C'est là vraiment la grâce évidente." » (27, 16) ;

 

c'est-a-dire qu'il a hérité de David la Prophétie et la royauté et non les biens matériels, car il avait d'autres fils, et il ne pouvait le faire hériter à l'exclusion des autres.

 

On rapporte dans ce même ordre d'idées que le Prophète, sur lui la grâce et la paix, a dit, d'après ce qui est rapporté dans les Recueils Authentiques : « Nous [les Prophètes] ne laissons rien en héritage; les biens que nous laissons derrière nous sont une aumône ».

 

Dans une autre version, on rapporte : « Nous, assemblée des Prophètes, ne léguons rien en héritage » Al-Bukhari, Muslim, Ahmad, Abu Dawud et Malik.

 

Le Prophète, sur lui la grâce et la paix, nous informe ainsi que les biens que laissent les Prophètes, ne sont pas considères en tant qu'héritage comme c'est le cas du commun des mortels ; au contraire, leurs biens, sont des aumônes et sont distribués aux pauvres et aux nécessiteux, sans que leurs proches n'en reçoivent rien. Ce bas monde était pour eux insignifiant et revêtait peu d'importance à leurs yeux, tout comme pour Celui qui les a envoyés, élus et préférés à toute l'humanité.

 

Cette parole de Dieu :

 

« O hommes ! On nous a appris le langage des oiseaux [ ...]»

 

veut dire que Salomon connaissait le langage des oiseaux dont il exprimait les intentions et les desirs aux gens.

 

« [ …] Et on nous a donne part de toutes choses »,

 

c'est-à-dire tout ce dont a besoin un roi pour gouverner. Salomon avait à sa disposition équipement, outils, armées d'hommes, de génies, d'oiseaux, d'animaux et de démons. Il maitrisait sciences et connaissances et il avait la capacité de comprendre et d'exprimer les idées des créatures, qu'elles soient douées ou non de parole. II a dit ensuite :

 

« C'est là vraiment la grâce évidente [ ... ]»,

 

de la part du Créateur des Cieux et de la Terre qui a décrit cela :

 

« [ …] Et furent rassemblés pour Salomon, ses armées de génies, d'hommes et d'oiseaux, et furent placés en rangs. Quand ils arrivèrent à la vallée des Fourmis, une fourmi dit : "O fourmis, entrez dans vos demeures, (de peur) que Salomon et ses armées ne vous écrasent (sous leurs pieds) sans s'en rendre compte." Il sourit, amusé par ses propos et dit : "Permets-moi Seigneur, de rendre grâce pour le bienfait dont Tu m'as comblé ainsi que mes père et mère, et que je fasse une bonne œuvre que Tu agrées et fais-moi entrer, par Ta miséricorde, parmi Tes serviteurs vertueux." » (27, 17-19)

 

Dieu rappelle que Son serviteur et Prophète, Salomon, fils de Son prophète David, est sorti un jour accompagné de son armée de génies, d'humains et d'oiseaux. Les humains et les génies marchaient a ses cotés, tandis que les oiseaux le survolaient, le protégeant de leurs ailes de la chaleur du soleil. A la tête de chacune de ces trois armées, il y avait des chefs qui organisaient et assuraient la discipline. Dieu dit ensuite :

 

« Quand ils arrivèrent à la vallée des Fourmis, une fourmi dit: «O fourmis, entrez dans vos demeures, (de peur) que Salomon et ses armées ne vous écrasent (sous leurs pieds) sans s'en rendre compte ».

 

Cette fourmi a mis en garde ses semblables, car Salomon et ses armées pouvaient les écraser sans le vouloir.

 

Salomon, sur lui le salut, comprit les paroles et les conseils sages qu'adressa cette fourmi a sa communauté et il sourit, heureux de cette faveur que Dieu lui a accordée à l'exclusion de tout autre humain. Cependant, il y a lieu d'infirmer les propos de certains ignorants qui prétendent qu'avant Salomon, les animaux s'adressaient aux humains et que Salomon prit d'elles l'engagement de ne plus parler aux gens. De tels propos ne peuvent être que ceux de gens ignorants, car si tel avait été le cas, Salomon n'aurait eu aucun mérite à connaitre le langage des animaux. En outre, s'il avait vraiment pris un engagement d'eux pour ne pas parler avec autre que lui, alors que lui comprenait leur langage, il n'y aurait aucun avantage à faire valoir ce don incomparable. C'est pour cela qu'il a dit :

 

« Permets-moi Seigneur »,

 

c'est-a-dire inspire-moi et guide-moi

 

« [ ... ] afin de rendre grâce pour le bienfait dont Tu m'as comblé ainsi que mes père et mère, et que je fasse une bonne œuvre que Tu agrée et fais-moi entrer, par Ta miséricorde, parmi Tes serviteurs vertueux ».

 

Il demanda ainsi à Dieu de lui permettre de Lui rendre grâce pour les bienfaits qu'Il lui a accordé et pour la faveur dont Il lui a fait don, à l'exclusion des autres. Par ailleurs, Il le pria de lui faciliter la voie aux bonnes œuvres et de le ressusciter le jour de la Résurrection, avec Ses serviteurs vertueux. Dieu exauça toutes ses invocations. Par l'expression

 

« mes père et mère »,

 

il faut entendre David, sur lui le salut, et sa mère, qui était une croyante vertueuse.

 

As-Suddi raconte que, durant le règne de Salomon, la sècheresse sévit quelque temps. Salomon ordonna alors aux gens de sortir de leurs demeures (pour demander à Dieu la pluie), et ils virent une fourmi qui disait : « Mon Dieu, nous sommes Tes créatures, et nous ne pouvons nous passer de Tes bienfaits ! » Il ajouta : «Dieu fit descendre alors la pluie ».

 

Dieu dit :

 

« Puis il passa en revue les oiseaux et dit : "Pourquoi ne vois-je pas la huppe ? Est-elle parmi les absents? Je la châtierai sévèrement ! Ou je l'égorgerai ! Ou bien elle m'apportera un argument explicite." Mais elle n'était restée (absente) que peu de temps et dit : "J'ai appris ce que tu n'as point appris ; et je te rapporte de Saba une nouvelle sure. J'ai trouvé qu'une femme est leur reine, que de toute chose elle a été comblée et qu'elle a un trône magnifique. Je l'ai trouvée, elle et son peuple, se prosternant devant le soleil au lieu de Dieu." Le diable leur a embelli leurs actions, et les a détournés du droit chemin, et ils ne sont pas bien guidés. Que ne se prosternent-ils devant Dieu qui fait sortir ce qui est cache dans les Cieux et la Terre, et qui sait ce que vous cachez et aussi ce que vous divulguez ? Dieu ! Point de divinité à part Lui, le Seigneur du Trône Immense. Alors, Salomon dit : "Nous allons voir si tu as dit la vérité ou si tu as menti. Pars avec ma lettre que voici ; puis lance-la à eux ; ensuite tiens-toi à l'écart d'eux pour voir ce que sera leur réponse." La reine dit : "O notables ! Une noble lettre m'a été lancée. Elle vient de Salomon; et c'est : 'Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Ne soyez pas hautains avec moi et venez à moi en toute soumission'." Elle dit : "O notables ! Conseillez-moi sur cette affaire: je ne déciderai rien sans que vous ne soyez présents (pour me conseiller)." Ils dirent : "Nous sommes forts, notre puissance est terrible. Le commandement cependant t'appartient. Regarde donc ce que tu veux ordonner." Elle dit : "En vérité, quand les rois entrent dans une cité, ils la corrompent, et font de ses honorables citoyens des humiliés. Et c'est ainsi qu'ils agissent. Moi, je vais leur envoyer un présent, et j'attendrai ce que rapporteront les émissaires." Ils vinrent à Salomon qui leur dit : "Quels présents m'apportez-vous ? Ce que Dieu m'a donné vaut mieux que ce qu'Il vous a donné. Mais vous êtes tiers de vos présents. Retournez à vos gens. Nous allons marcher contre eux, avec des armées irrésistibles, nous les chasserons de leur pays, ils seront humiliés et avilis." » (27, 20-37)

 

Dieu rappelle, ici, la conversation entre Salomon et la huppe. Chaque catégorie d'oiseaux avait un commandant que Salomon chargeait de missions précises et qui venait au rapport régulièrement à l'instar des armées humaines. La fonction de la huppe, d'après Ibn 'Abbas notamment, consistait a rechercher des points d'eau lorsque Salomon se trouvait dans le désert au cours de ses voyages. Dieu avait doté la huppe d'une capacité qui lui permettait de détecter et d'apercevoir l'eau dans les profondeurs de la terre. Une fois l'eau détectée, elle informait Salomon afin que l'on creusât la terre et y puisât l'eau. Or, un jour que Salomon convoqua cette huppe, il ne la trouva pas à sa place habituelle.

 

« II dit : "Pourquoi ne vois-je pas la huppe ? Est-elle parmi les absents? Je la châtierai sévèrement" » :

 

il la menaça d'un sévère châtiment sur la nature duquel les exégètes ont divergé ;

 

« [ ... ] ou je l'égorgerai! Ou bien elle m'apportera un argument explicite » ;

 

c'est-à-dire une justification qui la fera sortir de cette mauvaise posture. Dieu dit :

 

« Mais elle était restée (absente) que peu de temps et dit : ''J'ai appris ce que tu n'as point appris." »,

 

c'est-à-dire : je t'ai apporté des informations que tu ne possèdes pas;

 

« [ ... ] et je te rapporte de Saba une nouvelle sure »,

 

c'est-à-dire véridique ;

 

«[... ] J'ai trouvé qu'une femme est leur reine, que de toute chose elle a été comblée et qu'elle a un trône magnifique ».

 

La huppe décrivit ainsi la situation des rois de Saba, au Yemen, qui avaient bâti un immense royaume ; a cette époque, la royauté avait échu a une femme, qui était la fille d'un roi mort sans laisser d'autre enfant qu'elle.

 

Quant a cette parole de Dieu :

 

« [ ...] que de toute chose elle a été comblée »,

 

c'est-a-dire que la reine de Saba disposait de tout ce dont rois et monarques peuvent disposer.

 

« [ ...] Et qu'elle a un trône magnifique »,

 

c'est-à-dire que son trône était orné de toutes les variétés de joyaux, de perles, d'or et de pierres précieuses. La huppe mentionna, ensuite, leur incroyance et leur adoration du soleil, en dehors de Dieu, le diable les ayant égares et détournés de l'adoration de Dieu, l'Unique, sans associé.

 

« […] et qui sait ce que vous cachez et aussi ce que vous divulguez » ;

 

c'est-à-dire que Dieu connait aussi bien le secret que l'apparent qu'il s'agisse de choses matérielles ou abstraites.

 

« Dieu ! Point de divinité à part Lui, le Seigneur du Trône immense »,

 

c'est-à-dire qu'Il possède le Trône immense qui n'a pas d'équivalent chez les créatures.

 

Salomon envoya alors la huppe avec son message dans lequel il invitait la reine de Saba et ses sujets à l'obeissance à Dieu et à Son Prophète et leur demandait de se soumettre à son commandement et son pouvoir. C'est pour cela qu'il leur a dit :

 

« Ne soyez pas hautains avec moi et venez à moi en toute soumission »,

 

c'est-à-dire : venez à moi, soumis et obéissants, sans hésitation. Certains exégètes rapportent que la huppe apporta la lettre à la reine, tandis qu'elle se trouvait dans sa retraite ; elle lança la lettre et resta à l'écart, en attendant les suites qu'elle lui réserverait. Après avoir lu la lettre, la reine convoqua les princes, les ministres et les hauts dignitaires de son royaume afin de les consulter.

 

« Elle dit : "O notables! Une noble lettre m'a été lancée [...]." ».

 

Elle leur lut alors le titre de la lettre en leur disant :

 

« [ ...] Elle vient de Salomon »,

 

puis continua sa lecture :

 

« Au nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Très Miséricordieux ; ne soyez pas hautains avec moi et venez à moi en toute soumission ».

 

Elle leur demanda en suite leur avis sur la question, en leur exprimant du respect. EIle leur dit :

 

« O notables ! Conseillez-moi sur cette affaire ; je ne déciderai rien sans que vous ne soyez présents (pour me conseiller) » ;

 

c'est-à-dire que je ne prendrai aucune décision en votre absence.

 

« Ils dirent : "Nous sommes forts, notre puissance est terrible." » :

 

ils entendent, par là, qu'ils ont la capacité de combattre et de résister vaillamment ; et qu'en recevant l'ordre de combattre, ils avaient les moyens de le faire. Mais, malgré cela :

 

« [...] le commandement cependant t'appartient. Regarde donc ce que tu veux ordonner ».

 

Ils lui exprimèrent ainsi leur soumission tout en l'informant qu'ils étaient capables d'affronter leurs ennemis ; ils lui laissèrent le pouvoir de décider avec sagesse et au mieux de leurs intérêts. Au demeurant, la décision de la reine était plus judicieuse et plus sage que celle de son conseil dans la mesure où elle comprit d'emblée que l'auteur de cette lettre ne pouvait être vaincu, contredit ou trompé.

 

« Elle dit : "En vérité, quand les rois entrent dans une cité, ils la corrompent, et font de ses honorables citoyens des humiliés. Et c'est ainsi qu'ils agissent." »

 

Grâce à sa perspicacité et à la justesse de son jugement, la reine parvint à convaincre notables et ministres de l'inutilité de la résistance face à Salomon en leur disant que s'il les vainquait, ce serait elle qui en assumerait la responsabilité et les conséquences fâcheuses. Elle leur fit alors cette proposition :

 

«Moi, je vais leur envoyer un pressent, et j'attendrai ce que rapporteront les émissaires. »

 

Elle a voulu ainsi se protéger ainsi que ses sujets en envoyant a Salomon des cadeaux de grande valeur. Elle ignorait que celui-ci ne pouvait les accepter d'eux, car ils étaient négateurs et qu'il était capable de les soumettre et de les vaincre. C'est pour cela que

 

« [ …] Ils vinrent à Salomon qui leur dit : "Quels présents m'apportez-vous ? Ce que Dieu m'a donné vaut mieux que ce qu'Il vous a donné. Mais vous êtes tiers de vos présents." »

 

Les cadeaux étaient de grande valeur comme I' ont rapporté les exégètes. Il dit ensuite à l'émissaire de la reine devant toute l'assemblée:

 

« Retournez à vos gens. Nous allons marcher contre eux, avec des armées irrésistibles, nous les chasserons de leur pays, Ils seront humiliés et avilis ».

 

Salomon dit à l'émissaire de retourner avec ses cadeaux vers celle qui l'avait envoyé, car ce qu'il possédait, de la part de Dieu, autant en biens qu'en serviteurs, était plus considérable que ce dont ils se réjouissaient devant leurs semblables.

 

« Nous allons marcher contre eux, avec des armées irrésistibles [...] »,

 

c'est-à-dire que je vais leur envoyer des armées contre lesquelles toute résistance, toute lutte et toute opposition serait vaine. Ils les feront sortir de leur cité, humiliés

 

« et méprisés » :

 

ils seront battus, avilis et méprisés. Voyant la fierté et la dignité du noble Prophète Salomon, ils n'eurent d'autre alternative que l'obéissance et la soumission. De ce fait, ils s'empressèrent de lui répondre sur le champ et se rendirent tous chez Salomon, accompagnés de leur reine, soumis, résignés et obéissants. Informé de leur arrivée imminente, Salomon demanda à sa cour de génies soumis a son pouvoir, ce que Dieu a mentionne dans Son Livre ;

 

« II dit : "O notables ! Qui de vous m'apportera son trône avant qu'ils ne viennent à moi soumis ?" Un djinn redoutable dit : "Je te l'apporterai avant que tu ne te lèves de ta place: pour cela, je suis fort et digne de confiance." Quelqu'un qui avait une connaissance du Livre dit : "Je te l'apporterai avant que tu n'aies cligné de l'œil." Quand ensuite, Salomon a vu le trône installé auprès de lui, il dit :"Cela provient de la grâce de mon Seigneur, pour m'éprouver si je suis reconnaissant ou si je suis ingrat. Quiconque est reconnaissant l'est dans son propre intérêt, et quiconque est ingrat ...alors mon Seigneur Se suffit a Lui-même et Il est Généreux." Et il dit (encore) : "Rendez lui son trône méconnaissable, nous verrons alors si elle sera guidée ou si elle est du nombre de ceux qui ne sont pas guidés." Quand elle arriva, on lui dit : "Ton trône est-il ainsi ?" Elle dit : "Il me semble que c'est lui." (Salomon) dit : "Le savoir nous a été donné avant elle ; et nous étions déjà soumis." Or, ce qu'elle adorait en dehors de Dieu l'empêchait (d'être croyante) car elle faisait partie d'un peuple négateur. On lui dit : "Entre dans le palais." Puis, quand elle le vit, elle le prit pour de l'eau profonde et elle se découvrit les jambes. Alors, (Salomon) lui dit : "Ceci est un palais pavé de cristal". Elle dit : "Seigneur! Je me suis fait du tort à moi-même. Je me soumets avec Salomon à Dieu, Seigneur de l'Univers." »

(27, 38-44)

 

Lorsque Salomon ordonna aux génies qui étaient soumis à son pouvoir de lui apporter le trône de la reine Balqis,

 

« un djinn redoutable dit : "Je te l'apporterai avant que tu ne te lèves de ta place : pour cela, je suis fort et digne de confiance." »

 

Il entendait par là, avant que la réunion de son conseil ne se termine ; cette réunion, rapporte-t-on, commençait au début de la journée pour s'achever à midi et était consacrée à l'examen des taches et aux travaux des Enfants d'Israël.

 

« Pour cela, je suis fort et digne de confiance [...] »,

 

c'est-à-dire : je suis en mesure de te l'amener et de prendre soin de ce qu'il contient comme joyaux précieux.

 

« [...] Quelqu'un qui avait une connaissance du Livre» :

 

la thèse la plus célèbre quant à l'identité de ce personnage vent qu'il s'agisse d' Asef fils de Barkhya, Il cousin maternel de Salomon. On dit aussi qu'il s'agissait d'un croyant parmi les génies qui connaissait le Nom Suprême de Dieu.

 

« [ ... ] Je te l'apporterai avant que tu n'aies cligné de l'œil [ ...] » :

 

le sens en est, dit-on, que le trône sera devant toi avant que tu n'aies envoyé un émissaire au point le plus éloigne de la Terre que ton œil peut atteindre et qu'il ne revienne vers toi. Cela veut dire, selon une autre version, avant que ne vienne à toi la personne la plus éloignée que ton regard peut embrasser. On dit encore que cela veut dire avant que ton œil ne se fatigue et ne se ferme lorsque tu regardes fixement quelque chose ; un dernier avis soutient que cela veut dire avant que tu n'aies cligne de l'oeil, après avoir dirigé le regard le plus loin possible, et c'est là l'avis le plus plausible.

 

« Quand ensuite Salomon a vu le trône installé auprès de lui [ ...] »,

 

c'est-a-dire lorsqu'il vit le trône de Balqis, qui se trouvait au Yémen, amené à Jérusalem en si peu de temps,

 

« il dit : "Cela est de la grâce de mon Seigneur, pour m'éprouver si je suis reconnaissant ou si je suis ingrat. Quiconque est reconnaissant, l'est dans son propre intérêt, et quiconque est ingrat; alors mon Seigneur Se suffit à Lui-même." »

 

Salomon demanda ensuite qu'on changeât les joyaux ornant le trône et qu'on le transformât afin de tester l'intelligence et le degré de perspicacité de Balqis. C'est pour cela qu'il a dit :

 

« Nous verrons alors si elle sera guidée ou si elle est du nombre de ceux qui ne sont pas guidés. Quand elle arriva, on lui dit : "Ton trône est-il ainsi ?" Elle dit : "II me semble que c'est lui." »

 

Sa réponse atteste de sa grande perspicacité et de sa vivacité d'esprit, car elle ne pouvait concevoir que son trône laissé au Yemen soit arrivé jusqu'à Jérusalem en si peu de temps, et qu'il y ait quelqu'un capable de cet acte extraordinaire. Dieu dit en parlant de Salomon et de son peuple :

 

« Le savoir nous a été donné avant elle ; et nous étions déjà soumis. Or, ce qu'elle adorait en dehors de Dieu, l'empêchait (d'être croyante) car elle faisait partie d'un peuple négateur » ;

 

c'est-à-dire que son adoration du soleil devant lequel elle et son peuple se prosternaient, en dehors de Dieu, procédait de la conformité à la religion des ancêtres et ne s'appuyait pas sur quelque preuve.

 

Salomon avait demandé qu'on construise un palais en cristal, et qu'on y installe un passage en cristal sous lequel coulait de l'eau et ou évoluaient des poissons et des animaux aquatiques. A son arrivée, la reine de Saba fut invitée à y entrer, tandis que Salomon, assis sur son trône, l'attendait à l'intérieur.

 

« Puis, quand elle Ie vit, elle le prit pour de l'eau profonde et elle se découvrit les jambes. Alors (Salomon) lui dit : "Ceci est un palais pavé de cristal." Elle dit : "Seigneur! Je me suis fait du tort à moi-même. Je me soumets avec Salomon à Dieu, Seigneur de l'Univers." »

 

Dieu dit aussi dans la sourate 38 (Sad) :

 

« Et à David Nous fîmes don de Salomon; quel bon serviteur ! Il était plein de repentir. Quand un après-midi, on lui présenta de magnifiques chevaux de course, il dit : "Oui, je me suis complu à aimer les biens (de ce monde) au point (d'oublier) le rappel de mon Seigneur jusqu'à ce que (le soleil) se soit caché derrière son voile. Ramenez-les moi !" Alors il se mit a leur couper les pattes et les cous. Et Nous avions certes éprouve Salomon en plaçant sur son siège un corps. Ensuite, il se repentit. Il dit : "Seigneur, pardonne-moi et fais-moi don d'un royaume tel que nul après moi n'aura de pareil. C'est Toi le grand Dispensateur." Nous lui assujettîmes alors le vent qui, par son ordre, soufflait modérément partout où il voulait. De même que les diables, bâtisseurs et plongeurs de toutes sortes. Et d'autres encore, accouplés dans des chaines. "Voila Notre don; distribue-le ou retiens-le sans avoir a en rendre compte." Et il a une place rapprochée auprès de Nous et un beau refuge. » (38, 30-40)

 

Dieu rappelle, ici, qu'Il avait fait don a David de Salomon, sur eux le salut, puis a fait son éloge en disant :

 

« [ ... ] Quel bon serviteur ! Il était plein de repentir »,

 

c'est-a-dire qu'il revenait sans cesse à Dieu. Dieu évoque ensuite l'attitude de Salomon face aux magnifiques chevaux de course qu'on lui présenta.

 

« II dit : "Oui, je me suis complu à aimer les biens (de ce monde) au point (d'oublier) le rappel de mon Seigneur jusqu'à ce que (le soleil) se soit caché derrière son voile. Ramenez-les moi !" Alors, il se mit à leur couper les pattes et les cous ».

 

On dit qu'il avait coupé leurs jarrets et leurs cous avec des épées. On dit aussi qu'il en avait simplement essuyé la sueur à la suite d'une course. La thèse la plus adoptée par les anciens est la première. Ils ont dit, à cet effet, que Salomon a qui l'on pressentait des chevaux oublia de s'acquitter de la prière de l'après-midi et ne se rendit compte de son oubli que lorsque le soleil se coucha. On rapporte cela d'après 'Ali Ibn Abû Talib et d'autres. Il faut préciser que cela n'était qu'un oubli et qu'il n'avait pas délaissé la prière volontairement, sans excuse ; à moins qu'il ait été, dans leur Loi, permis de retarder la prière pour des raisons inhérentes a la guerre. Or, passer en revue les chevaux participe de cela.

 

D'autres exégètes ont dit que le pronom personnel dans le verbe (tawarat : se soit caché) :

 

« [ …] Je me suis complu à aimer les biens (de ce monde) au point (d'oublier) le rappel de mon Seigneur jusqu'à ce que (le soleil) se soit cache derrière son voile»

 

renvoie aux chevaux et non au soleil. Ils ont ajouté que l'heure de la prière n'était pas encore passée et que cette parole :

 

« "Ramenez-les moi !" Il se mit alors à leur couper les pattes et les cous »,

 

veut dire essuyer la sueur de leurs jarrets et de leurs cous. Cet avis a été choisi par Ibn Jarir et rapporté par al-Walib d'apres Ibn 'Abbas. Ibn Jarir a justifié sa thèse par le fait que Salomon ne pouvait torturer des animaux et leur couper les jarrets, les faisant périr sans nécessité et sans qu'ils aient commis quelque faute. Cette opinion d'Ibn Jarrir est discutable, car il est possible qu'un tel comportement ait été permis dans leur Loi. Au demeurant, certains de nos savants ont soutenu que lorsque les musulmans craignent que les négateurs se saisissent de leurs troupeaux, il leur est permis de les abattre afin qu'ils ne leur servent pas de nourriture. C'est ce qu'a fait d'ailleurs -lors de la bataille de Mu'ta -Ja'far Ibn Abu Talib lorsqu'il fit abattre son cheval alors qu'il était sur le point de mourir. On rapporte que les chevaux de Salomon étaient de magnifiques et puissantes montures.

 

Dieu dit ensuite :

 

« Et Nous avions certes éprouvé Salomon en plaçant sur son siège un corps. Ensuite, il se repentit»

(38, 34).

 

Ibn Jarir et Ibn Abû Hatim ainsi que d'autres exégètes ont rapporté, à ce sujet, de nombreux récits, inspirés pour la plupart de textes bibliques. Nombre de ces récits sont reprouvés, comme nous l'avons indiqué dans notre exégèse. L'un de ces récits, à titre d'exemple, prétend que Salomon avait abandonné son trône pendant quarante jours ; a son retour, il ordonna la construction du temple de Jérusalem.

 

Le temple fut construit avec perfection. Or, nous avons montré, dans notre exégèse, qu'il l'a restauré et non construit, car le premier qui l'avait bâti, fut Israël (Jacob), sur lui le salut.

 

Nous avons aussi rapporté le hadith ou Abu Dharr demande au Prophète, sur lui la grâce et la paix : « Quel est le premier sanctuaire qui ait été construit sur Terre, O Messager de Dieu ? » Il répondit : «La Mosquée Sacrée»(la Ka'ba). Je dis: « Et ensuite ? » Il répondit : « Le temple de Jérusalem ». Je demandai : «Quelle est la période qu'il y a entre eux ? » Il répondit: « Quarante ans ». Au demeurant, il est admis qu'il y a entre Abraham qui a construit la Mosquée Sacrée et Salomon fils de David, sur eux le salut, plus de mille ans. Cela dit, c'est après avoir achevé la construction du temple de Jérusalem que Salomon demanda à Dieu un royaume tel que nul autre après lui n'aurait de pareil.

 

En outre, 'Abdullah Ibn 'Amru Ibn al-'As a dit : « L'Envoyé de Dieu, sur lui la grâce et la paix, a dit :« Lorsque Salomon a construit le temple de Jérusalem, il demanda à son Seigneur trois faveurs ; Il lui en accorda deux, et j'espère que la troisième sera à nous. II lui demanda un jugement qui corresponde à Son jugement et Il le lui donna ; il lui demanda un royaume tel que nul autre après lui n'aurait de pareil et Il le lui donna ; et il Lui demanda que chaque homme qui sort de chez lui avec l'intention d'aller faire sa prière dans cette mosquée (Jérusalem) soit purifie de ses péchés comme s'il venait tout juste de naitre. J'espère que Dieu nous accordera cette dernière faveur. » Ahmad, an-Nas'if, Ibn Maja, Ibn Khuzayma, Ibn Hiban et aI-Hakim.

 

Pour ce qui est de sa capacité de jugement, Dieu a fait son éloge et celui de son père en disant :

 

« Et David et Salomon, quand ils eurent iàjuger au sujet d'un champ cultivé où des moutons appartenant à une peuplade étaient allés paître la nuit. Et Nous étions Témoin de leur jugement. Nous la fîmes comprendre à Salomon. Et à chacun Nous donnâmes Ia faculté de juger et le savoir. Et Nous asservîmes les montagnes à exalter Notre gloire en compagnie de David, ainsi que les oiseaux. Et c'est Nous qui sommes le Faiseur. » (21, 78-79)

 

Le Cadi Shurayh ainsi que d'autres pieux anciens ont rapporté que cette tribu avait un champ de vignobles et que des moutons appartenant aune autre tribu entrèrent dans ce champ durant la nuit, et broutèrent toute la végétation. Les deux tribus se rendirent auprès de David et demandèrent son arbitrage. David, sur lui le salut, décréta alors que le troupeau deviendrait propriété de ceux dont le champ a été ravage. Mais quittant David, les antagonistes rencontrèrent Salomon qui leur demanda quel a été le jugement du Prophète de Dieu. Ils l'en informèrent. Salomon dit alors : « Si c'était moi qui avais jugé, j'aurais décrété que le troupeau soit provisoirement confié aux propriétaires du champ à titre d'usufruit, et que les coupables irriguent le champ jusqu'à ce qu'il redevienne comme il l'etait auparavant. Ce n'est qu'alors qu'ils pourraient reprendre leur troupeau. » Informé de ce jugement, David l'adopta et le prononça.

 

Toujours dans le même ordre d'idées, il est dit dans les deux Recueils Authentiques d'après Abu Hurayra : « L'Envoyé de Dieu, sur lui la grâce et la paix, a dit ; "Tandis que deux femmes se trouvaient dans la foret avec leurs bébés respectifs, le loup prit le bébé de l'une d'elles et le dévora. Elles se disputèrent alors le bébé resté vivant, chacune prétendant qu'il était le sien. Elles demandèrent alors l'arbitrage de Salomon qui leur dit : 'Apportez-moi un couteau pour que je le decoupe en deux parties; ainsi, chacune de vous en prendra une.' La plus jeune des deux dit : 'Ne fais pas cela que Dieu te soit Miséricordieux, c'est son fils !' Salomon jugea alors en sa faveur." »

 

Il se peut que les deux jugements -ceux de David et Salomon -soient valables dans leur loi, mais ce qu'avait choisi Salomon était le plus juste ; et c'est pour cela que Dieu a fait son éloge avant de faire aussi l'éloge de son père. Il dit :

 

« Et à chacun Nous donnâmes la faculté de juger et le savoir. Et Nous asservîmes les montagnes à exalter Notre gloire en compagnie de David, ainsi que les oiseaux. Et c'est Nous qui sommes le Faiseur. Nous lui (David) apprîmes la fabrication des cottes de mailles afin qu'elles vous protègent contre vos violences mutuelles (la guerre). En êtes-vous donc reconnaissants ? » (21, 79-80)

 

II dit ensuite :

 

« Et (Nous avons soumis) à Salomon le vent impétueux qui, par son ordre, se dirigea vers la Terre que Nous avions bénie. Et Nous sommes a même de tout savoir, et parmi les diables, il en était qui plongeaient pour lui et faisaient d'autres travaux encore, et Nous les surveillions Nous-mêmes. »

(21, 82).

 

II dit dans la sourate 38 Sad :

 

« Nous lui assujettîmes alors le vent qui, par son ordre, soufflait modérément partout où il voulait. De même que les diables, bâtisseurs et plongeurs de toutes sortes. Et d'autres encore, accouplés dans des chaines. Voila Notre don ; distribue-le ou retiens-le sans avoir a en rendre compte ». Et il a une place rapprochée auprès de Nous et un beau refuge. » (38, 36-40)

 

Lorsque Salomon délaissa les chevaux, pour l'amour de Dieu, le Seigneur lui compensa cela en lui soumettant le vent qui était plus rapide et plus puissant que les chevaux, et qui ne nécessitait aucun investissement. Le vent soufflait modérément

 

« […] partout où il voulait ».

 

On rapporte qu'il avait un immense tapis en bois qui pouvait supporter tout ce dont il avait besoin comme maisons et palais, tentes, meubles, chevaux, chameaux, soldats parmi les humains et les génies, sans compter les animaux d'autres espèces et les oiseaux. Lorsqu'il voulait voyager ou partir en campagne au service de Dieu, il prenait tout ce dont il avait besoin, puis ordonnait au vent de souffler de façon à ce que le tapis s'élève dans les airs. Une fois suspendu entre Ciel et Terre, il lui ordonnait de souffler modérément et lorsqu'il voulait aller plus vite, il ordonnait a la tempête de se lever et celle-ci l'emmenait a une vitesse prodigieuse là ou il le désirait. C'est ainsi qu'il pouvait quitter au début du jour Jérusalem et aller jusqu'à Istakhar qui se trouvait a une distance d'un mois de marche. Il y restait jusqu'à la fin de la journée et il revenait ensuite de la même façon à Jérusalem,

 

A ce sujet, Dieu dit : « Et à Salomon (Nous avons assujetti) le vent, dont le parcours du matin équivaut à un mois (de marche) et le parcours du soir, un mois aussi. Et pour lui Nous avons fait couler la source de cuivre. Et parmi les génies, il y en a qui travaillaient sous ses ordres, par permission de son Seigneur. Quiconque d'entre eux, cependant, déviait de Notre ordre, Nous lui faisions goûter au châtiment de la fournaise. Ils exécutaient pour lui ce qu'il voulait : sanctuaires, statues, plateaux comme des bassins, et marmites bien ancrées. « O famille de David, œuvrez par gratitude », alors qu'il y a eu peu de Mes serviteurs qui sont reconnaissants. » (34, 12-13)

 

Al-Hasan al-Basir a dit : «Il (Salomon) partait de Damas, et faisait halte à Sakhar où il déjeunait puis continuait jusqu'à Kaboul ou il passait la nuit. Or, entre Damas et Istakhar, il y avait une distance d'un mois de marche, de même qu'entre Istakhar et Kaboul. »

 

Cela dit, les spécialistes en civilisation et en géographie ont dit qu'Istakhar a été bâtie par les génies sur ordre de Salomon ; ils disent aussi qu'elle était le centre du royaume des Turcs dans l'antiquité. Les génies ont également, d'après certaines thèses, construit certaines autres villes comme Tadmur, Jérusalem, la porte de Djiron et la porte d'al Band qui se trouvent à Damas.

 

Quant à la source de cuivre citée dans le Coran, Qatada a dit qu'elle se trouvait au Yémen ou Dieu l'a fait surgir pour Salomon. As-Suddi a dit qu'elle a coulé durant trois jours seulement, le temps que Salomon prenne ce dont il avait besoin pour ses constructions. Dieu dit ensuite :

 

« Et parmi les génies, il y en a qui travaillaient sous ses ordres, par permission de son Seigneur. Quiconque d'entre eux, cependant, déviait de Notre ordre, Nous lui faisions goûter au châtiment de la fournaise » :

 

Dieu lui a soumis les génies qui accomplissaient toutes sortes de besognes, sans connaitre de faiblesse et sans rechigner a la tache. Ceux qui désobéissaient à ses ordres, Dieu leur resservait un châtiment humiliant.

 

« ils exécutaient pour lui ce qu'il voulait : sanctuaires [...] »,

 

c'est-a-dire des endroits agréables et des places d'honneur ;

 

«[...] statues [...]»,

 

c'est-à-dire les effigies qu'on mettait sur les murs, car cela était permis dans leur Loi et leur religion;

 

« [ ... ] et des plateaux comme des bassins, et marmites bien ancrées ».

 

Par marmites bien ancrées, il faut entendre des marmites fixes, comme l'a soutenu 'Ikrima, Mujahid et d'autres. Et dans la mesure où cela était fait dans le but de nourrir les pauvres et d'être bienfaisant envers les gens, Dieu dit :

 

«O famille de David, œuvrez par gratitude », alors qu'il y a peu de Mes serviteurs qui sont reconnaissants ».

 

II dit aussi :

 

« [ …] De même que les diables, bâtisseurs et plongeurs de toutes sortes. Et d'autres encore, accouplés dans des chaines »;

 

c'est-à-dire qu'ils comptaient parmi eux ceux qui travaillaient dans la construction et ceux qui plongeaient à la recherche de perles, de joyaux et autres choses qu'on ne trouve que dans les profondeurs des mers.

 

Quant à cette parole de Dieu :

 

« Et d'autres encore, accouplés dans des chaines »,

 

cela veut dire que ceux qui désobéissaient à ses ordres, étaient enchainés, par deux. Tout cela faisait partie de ce que Dieu avait soumis et assujetti à l'intention de Salomon et qui donnait à son royaume une perfection qu'aucun autre roi ne pouvait atteindre, ni avant ni après lui.

 

Al-Bukhari a rapporte, d'après Abu Hurayra : « Le Prophète, sur lui la grâce et la paix, a dit : « Un djinn redoutable s'est manifesté à moi, hier, et a voulu s'interposer entre moi et ma prière, mais Dieu m'a permis de le maitriser. Je l'ai pris et j'ai voulu l'enchainer à une colonne de la mosquée afin que vous le voyiez tous, mais je me suis souvenu de l'invocation de mon frère Salomon :

 

"Seigneur ! Pardonne-moi et fais-moi don d'un royaume tel que nul après moi n'aura de pareil." »

(38, 35)

 

Alors, je l'ai chassé.»

 

AI-Bukhari a aussi rapporté, toujours d'après Abu Hurayra : « L'Envoyé de Dieu, sur lui la grâce et la paix, a dit :"Salomon fils de David a dit un jour : 'Je partagerai, cette nuit, la couche de soixante-dix femmes, chacune d'elles portera un enfant qui sera un cavalier combattant dans la voie de Dieu.' Son compagnon lui dit : 'S'il plait à Dieu !', mais Salomon oublia de dire cela. Aussi, aucune de ces femmes ne tomba enceinte, sauf une qui mit au monde un bébé mal formé" ». Le Prophète, sur lui la grâce et la paix, a dit: «S'il avait dit : "S'il plait à Dieu", il aurait eu des enfants avec toutes ces femmes, qui auraient combattu dans la voie de Dieu. »

 

L'imam Ahmad a rapporté, quant a lui, d'après Abu Hurayra, que l'Envoyé de Dieu, sur lui la grâce et la paix, a dit: « Salomon fils de David a dit un jour : "Je partagerai cette nuit la couche de cent femmes, chacune d'elles enfantera un garçon qui combattra dans la voie de Dieu". II ajouta : "Mais il oublia de dire: 'S'il plait à Dieu!' Il partagea donc leur couche, et aucune d'elles ne mit au monde d'enfant, sauf une qui enfant eu un bébé mal formé." ». L'envoyé de Dieu, sur lui la grâce et la paix, ajouta : « S'il avait dit : "S'il plait à Dieu", il ne se serait pas parjuré et il aurait atteint son but. »

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents