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Baladislam

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Spécificités du vendredi partie 1

Publié par Baladislam sur 21 Septembre 2012, 19:08pm

Catégories : #Exhortations et rappels

fond article femme (64)

 

 

Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux.

 

Que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur notre maître Muhammad ainsi que sa famille.

 

Louange à Dieu Qui a privilégié la communauté du Prophète Muhammad par les sublimes mérites qu’Il lui a réservés. Et que la Paix, le Salut et les Bénédictions soient sur notre maître Muhammad, la meilleure des créatures.

 

Le professeur prolifique, Shams Ad-Dîn Ibn Al-Qayyim, a mentionné dans son ouvrage Al-Hady Li-Yawm Al-Jumu`ah, vingt et quelques spécificités relatives au jour du vendredi. Mais il est passé à côté des multiples de ce qu’il a mentionné. J’ai jugé bon de les réunir dans cet opuscule, en indiquant, de façon concise, les preuves qui les appuient.

 

Je suis parti à la quête des spécificités du vendredi et j’en ai réunies cent, et c’est Dieu qui accorde le succès.

 

Spécificité 1 : C’est le jour de fête de cette communauté

 

Ibn Mâjah rapporte selon Ibn `Abbâs que le Messager de Dieu, paix et bénédictions de Dieu sur lui, a dit : "Ce jour est un jour de fête que Dieu a établi pour les musulmans. Celui qui va à la prière vendredi, qu’il fasse ses grandes ablutions (ghusl), s’il possède du parfum (tîb) qu’il en mette, et je vous recommande le siwâk."

 

At-Tabarânî rapporte dans Al-Awsat selon Abû Hurayrah, que le Messager de Dieu, paix et bénédictions de Dieu sur lui, dit un vendredi : "Ô musulmans ! Dieu a fait de ce jour un jour de fête pour vous. Faîtes vos grandes ablutions et usez du siwâk."

 

Spécificité 2 : Jeûner seulement le jour du Vendredi est déconseillé

 

Al-Bukhârî et Muslim rapportent selon Abû Hurayrah que le Messager de Dieu, Paix et Bénédictions de Dieu sur lui, dit : "Que l’un de vous ne jeûne pas le jour du vendredi, à moins qu’il n’ait jeûné avant ou ne compte jeuner après."

 

Al-Bukhârî et Muslim rapportent également qu’Ibn Jâbir a dit : "Le Prophète, paix et bénédictions de Dieu sur lui, a interdit le jeûne du jour du Vendredi."

 

Selon Al-Bukhârî, Juwayriyah, la Mère des croyants, rapporte que le Prophète, paix et bénédictions de Dieu sur lui, entra un jour chez elle un Vendredi alors qu’elle jeûnait. Il lui demandé : "As-tu jeûné hier ?" Elle répondit que non. Il lui demanda ensuite : "Comptes-tu jeûner demain ?" Elle répondit que non. Il lui dit : "Alors, romps le jeûne."

 

Selon Al-Hâkim, Junâdah Ibn Abî Umayyah Al-Azdî dit : "Un vendredi, j’ai rejoint, avec une délégation de la tribu de Azd, le Prophète - paix et bénédictions de Dieu sur lui. Il nous invita à manger le plat qu’il avait devant lui, mais nous lui dîmes que nous jeûnions. Il nous dit : "Avez-vous jeûné hier ?" Nous lui dîmes que non. Puis il nous demanda si nous jeûnerions le lendemain et nous répondîmes non. Il nous ordonna alors de rompre le jeune et ajouta : "Ne jeûnez pas le jour du vendredi isolé.""

 

Muslim rapporte selon Abû Hurayrah que le Prophète - paix et bénédictions de Dieu sur lui - a dit : "Ne privilégiez pas la nuit de la veille du vendredi, spécifiquement, par un qiyâm, par rapport aux autres nuits. Et ne privilégiez pas le jour du vendredi, spécifiquement, par un jeûne, par à rapport aux autres jours, à moins que ce soit un jeûne que l’un de vous doit accomplir pour quelque raison."

Qiyam : Prière nocturne surérogatoire.

 

An-Nawawî dit : "L’avis le plus authentique selon notre Ecole correspond à l’avis de la majorité des savants et confirme qu’il est réprouvé de jeûner le jour du Vendredi seul. Mais un autre avis avance que "le jeûne du jour du Vendredi n’est détestable que dans le cas du jeûneur qui est tellement affaibli par son jeûne qu’il ne peut accomplir correctement ses actes cultuels."

 

L’Imam Ahmad, At-Tirmidhî, An-Nasâ’î et d’autres rapportent selon Ibn Mas`ûd que "le Prophète, paix et bénédictions de Dieu sur lui, mangeait très rarement le jour du vendredi".

 

Ahmad explique ceci en disant que "le Prophète, paix et bénédictions de Dieu sur lui, jeûnait le jour du jeudi et il le faisait suivre du jeûne du vendredi".

 

Les avis sont divergents dès lors que l’on cible les raisons de la réprobation du jeûne du vendredi et l’avis authentique, comme l’affirme An-Nawawî, est que "le jeûne du jour du vendredi est réprouvé parce qu’en ce jour, de nombreux actes cultuels sont recommandés, tels que implorer Allah, L’invoquer, lire le Coran ou encore répéter les Salutations sur le Prophète, paix et bénédictions de Dieu sur lui. Ainsi il est préférable de ne pas jeûner ce jour, de manière à faciliter l’accomplissement de toutes ces activités avec dynamisme et d’éviter lassitude et paresse. Il en est de même par exemple pour le jour de ’Arafât durant le pélerinage, jour qu’il est préférable, pour les mêmes raisons, de ne pas jeûner".

 

Si la fatigue explique effectivement la réprobation du jeûne du vendredi, on voit mal pourquoi il n’est pas également déconseillé de jeûner le vendredi si on le fait suivre ou précéder d’un autre jour de jeûne. Mais selon l’Imâm Ahmad, ceci s’explique simplement par le fait qu’en jeûnant un jour en plus du vendredi, on récolte un mérite qui compense l’affaiblissement ou les manquements dans les actes cultuel que l’on devrait faire en ce jour.

 

Certains évoquent d’autres raisons pour expliquer la réprobation de jeûner ce jour. Une raison réside dans la crainte que l’importance accordée à ce jour ne soit exagérée au point que les musulmans soient subjugués par ce jour comme les juifs l’ont été par leur Sabbat. Mais selon Ahmad, ceci est faux et réfutable par le fait que l’importance extrême du jour du vendredi est déjà marquée par une prière spéciale, ainsi que par des prescriptions rituelles et une vénération spécifiques.

 

Une autre raison réside dans la crainte que l’on en arrive à penser que le jeûne de ce jour est obligatoire. Mais cet avis est réfuté, comme le rappelle An-Nawawî, par le fait qu’il existe déjà des jours pour lesquels le jeûne est fortement conseillé.

 

D’autres avancent que la raison d’être de ce jour est sa qualité de fête et qu’il ne convient pas de jeûner les jours de fête. Ibn Hajar renforce cet avis, qu’il a adopté, par un hadith rapporté par Al-Hâkim, selon Abû Hurayrah, dans lequel le Prophète dit : "Le jour du vendredi est un jour de fête. Ne faites donc pas de votre jour de fête un jour de jeûne, sauf si vous jeûnez également le jour précédent ou le jour suivant."

 

Ibn Abî Shaybah rapporte que `Alî a dit : "Que celui qui désire jeûner dans le mois jeûne le jeudi. Qu’il ne jeûne pas le jour du vendredi, car le vendredi est un jour propice à la nourriture, la boisson et l’invocation d’Allah."

 

Enfin, une dernière raison qui justifie que le jeûne isolé du vendredi est réprouvé réside dans la recommandation de diverger du comportement des juifs. Ceux-ci jeûnent en effet leurs jours de fête, c’est-à-dire qu’ils jeûnent ces jours isolés. Or, il nous est interdit de les imiter. C’est d’ailleurs pour cette même raison qu’il nous est conseillé de jeûner le jour de `Âshûrâ en le faisant précéder ou suivre d’un autre jour de jeûne.

 

C’est ce dernier avis que j’adopte car c’est un avis irréfutable.

 

Spécificité 3 : Il est déconseillé de privilégier sa veille, spécifiquement, par un qiyâm

 

Et ce, en raison du hadîth précité.

 

Toutefois, Al-Khatîb a rapporté dans Ar-Ruwâh, au sujet de Mâlik Ibn Anas, par la voie de Isma`îl Ibn Abî Uways, selon sa femme, la fille de Mâlik Ibn Anas : "que son père passait la nuit du vendredi à prier".

 

Spécificité 4 : Récitation de la sourate As-Sajdah et Al-Insân le matin

 

Les deux Sheikhs ont rapporté que Abû Hurayrah a dit : "Le vendredi, à la prière du fajr (l’aube), le Messager de Dieu - paix et bénédictions de Dieu sur lui - récitait la sourate "Alif, Lâm, Mîm. Révélation" et la sourate "S’est-il écoulé pour l’homme ?" Al-Bukhârî et Muslim.

 

Cela fut également rapporté selon Ibn `Abbâs, Ibn Mas`ûd, `Alî, et d’autres, et les termes d’Ibn Mas`ûd chez At-Tabarânî sont : "Il faisait cela de façon permanente."

 

On dit que la sagesse sous-tendant la récitation de ces deux sourates c’est de mettre en valeur les mentions qu’elles font de la création d’Adam et les états du Jour du Jugement, car cela a lieu le vendredi. Cette opinion fut citée par Ibn Dihyah.

 

D’autres ont dit que la récitation de ces deux sourates est motivée par la prosternation supplémentaire [due à la sourate As-Sajdah].

 

Ibn Abî Shaybah a rapporté selon Ibrâhîm An-Nakha`î : "Il est recommandé de réciter dans la prière du subh (matin) du vendredi la sourate As-Sajdah."

 

Il a rapporté également selon lui qu’il a récité la sourate Maryam.

 

Il a rapporté selon Ibn `Awn : "Ils récitaient pendant la prière du matin, le vendredi, une sourate qui contient une sajdah (une prosternation)."

 

Spécificité 5 : La prière du subh le jour du vendredi est la meilleure des prières auprès d’Allah

 

Sa`îd Ibn Mansûr rapporte dans As-Sunan qu’Ibn `Umar dit qu’un vendredi matin, il ne vit pas Humrân à la mosquée. Quand il le retrouva, il lui dit : "Qu’est ce qui t’a occupé au point de ne pas prier la prière du matin à la mosquée ? Ne sais-tu pas que la prière la plus considérée auprès d’Allah Le Très Haut est la prière en congrégation du vendredi matin ?"

 

Al-Bayhaqî explicite dans Shu`ab Al-Îmân que ce hadith a bien été rapporté par les Compagnons dans les termes suivants : "La meilleure des prières auprès d’Allah est la prière du subh en congrégation le vendredi."

 

Selon Al-Barrâz et At-Tabarânî, Abû `Ubaydah Ibn Al-Jarrâh rapporte que le Prophète - paix et bénédiction de Dieu sur lui - a dit : "Il n’est de prière meilleure que la prière du matin en congrégation le vendredi et il n’est de chose plus certaine que le pardon pour celui d’entre vous qui y assiste."

 

Spécificité 6 : La prière du vendredi

 

C’est une prière rendue spéciale par le fait qu’elle est composée de deux rak`ât (cycles de prière) seulement, alors que pour tous les autres jours, la prière du dhuhr est accomplie et compte quatre rak`ât.

 

Spécificité 7 : La prière du vendredi équivaut à un pélerinage

 

Humayd Ibn Zanjawîh, dans son livre Fadâ’il Al-A`mâl, et Al-Hârith Ibn Abî Usâmah, dans son Musnad, rapportent, selon Ibn `Abbâs, que le Prophète - paix et bénédictions de Dieu sur lui - a dit : "La prière du vendredi est le pélerinage des pauvres."

 

Et Humayd Ibn Zanjawîh précise que Sa`îd Ibn Al-Musayyab a dit : "La prière du vendredi m’est préférable à un pélerinage surérogatoire."

 

Spécificité 8 La prière du vendredi est caractérisée par une lecture du Coran à voix haute, alors que toute autre prière diurne se fait à voix basse.

 

Spécificité 9 : récitation de sourate Al-Jumu`ah et Al-Munâfiqûn

 

Muslim a rapporté que Abû Hurayrah a dit : "J’ai entendu le Prophète, paix et bénédiction de Dieu sur lui, réciter, dans la prière du vendredi, la sourate Al-Jumu`ah (62) et la sourate "Quand les hypocrites viennent à toi" [Al-Munâfiqûn.]"

 

Ce hadîth est rapporté dans Al-Awsat par At-Tabarânî en ces termes : "[Dans la prière du vendredi, j’ai entendu, le Prophète, paix et bénédiction de Dieu sur lui,] réciter la sourate Al-Jumu`ah pour exhorter les croyants et, dans la deuxième rak`ah, la sourate "Quand les hypocrites viennent à toi" pour effrayer les hypocrites."

 

Spécificités 10 : La prière de vendredi doit être accomplie en congrégation.

 

 

Spécificités 11, 12, et 13 :

Ces trois spécificités - relatives à la prière du Vendredi - sont les suivantes :

elle devient obligatoire à partir de quarante personnes ;

elle se fait en un lieu unique au sein d’une cité ;

avec l’autorisation et selon les exigences du gouverneur, du responsable, de celui qui a l’autorité ;

 

comme tout cela est spécifié dans les livres de jurisprudence islamique (Fiqh).

 

Et concernant le fait qu’il faille réunir quarante personnes au moins pour que cette prière deviennent obligatoire, l’avis le plus fort que je connaisse est établi par un hadih rapporté par Ad-Dâraqutnî, dans ses Sunan, selon Jâbir Ibn `Abd Allâh, qu’Allah l’agrée : "La sunnah répandue et pratiquée dans ce domaine est que la prière du Vendredi est due quand on réunit quarante hommes et plus".

 

Spécificité 14 : La prière du Vendredi a été rendue particulière par la volonté qu’a eu le Prophète - paix et bénédictions de Dieu sur lui - de brûler celui qui l’abandonne.

 

Al-Hâkim rapporte selon Ibn Mas`ûd, qu’Allah l’agrée, que le Prophète - paix et bénédictions de Dieu sur lui - dit un jour à propos de ceux qui abandonnent la prière du Vendredi : "J’ai vraiment eu l’intention de donner l’ordre à un homme de prendre ma place comme Imam, puis d’aller brûler la demeure de ceux qui abandonnent la prière du Vendredi, avec ses occupants".

 

Al-Hâkim juge ce hadîth authentique selon les critères d’authenticité d’Al-Bukhârî et Muslim.

 

Spécifité 15 : Allah scelle le coeur de quiconque abandonne la prière du Vendredi

 

Muslim rapporte qu’Ibn `Umar et Abû Hurayrah ont tous deux dit que le Prophète - paix et bénédictions de Dieu sur lui - a menacé : "Que cessent ceux qui abandonnent la prière en congrégation, ou alors Allah scellera leur coeur et ils deviendront des gens négligents !".

 

Selon Abû Dâwûd, At-Tirmidhî, Al-Hâkim et Ibn Mâjah, Abî Ja`d Ad-Dhumrî rapporte que le Prophète - paix et bénédictions de Dieu sur lui - a dit : "Celui qui délaisse trois prières du Vendredi consécutives par négligence, Allah scelle son coeur".

 

Ce hadîth est considéré bon (hasan) par At-Tirmidhî, et authentique (Sahîh) par Al-Hâkim.

 

Al-Hâkim et Ibn Mâjah rapportent selon Jâbir Ibn Abd Allâh que le Prophète - paix et bénédictions de Dieu sur lui - a dit : "Celui qui délaisse la prière du Vendredi à trois reprises, alors qu’il n’avait aucun empêchement, Allah scelle son coeur".

 

Sa`îd Ibn Mansûr rapporte selon Abû Hurayrah que le Prophète - paix et bénédictions de Dieu sur lui - a dit : "Celui qui délaisse trois prières du Vendredi sans raison, Allah lui scelle le coeur et il est alors du nombre des hypocrites".

 

Selon le même Sa`îd Ibn Mansûr, Ibn `Umar a dit : "Celui qui délaisse intentionnellement trois prières du vendredi sans aucune raison, Allah lui scelle le coeur du Sceau de l’hyprocrisie".

 

Al-Asbahânî rapporte dans son Targhîb, selon Abû Hurayrah, que le Prophète - paix et bénédictions de Dieu sur lui - a dit : "Celui qui délaisse la prière du Vendredi sans avoir la moindre excuse, la peine pour ces prières manquées ne lui sera connue que le Jour du Jugement".

 

Al-Asbahânî rapporte aussi selon Samurah que le Prophète - paix et bénédictions de Dieu sur lui - a dit : "Assistez à la prière du Vendredi, et approchez-vous de l’Imam. Quiconque abandonne cette prière abandonne du même coup le Paradis, car l’Imam fait partie des gens du Paradis".

 

Spécificité 16 : Expiations légales pour celui qui abandonne la prière du Vendredi

 

Selon Ahmad, Abû Dâwûd, An-Nasâ’î et Ibn Mâjah, Samurah Ibn Jundub rapporte que le Prophète - paix et bénédictions de Dieu sur lui - a dit : "Que celui qui, sans aucune excuse, rate la prière du Vendredi, donne un dînâr d’or en aumône. S’il n’en a pas les moyens, qu’il donne un demi-dînâr d’or".

 

Selon Abû Dâwûd, Qudâmah Ibn Wabarah, rapporte que le Prophète - paix et bénédictions de Dieu sur lui - a dit : "Que celui qui laisse passer la prière du Vendredi sans aucune excuse verse en aumône un dirham d’argent, ou un demi-dirham d’argent, ou un sâ` de blé, ou un demi-sâ`".

 

Spécificité 17 : le sermon

 

Selon les deux Sheikhs (Al-Bukhârî & Muslim), d’après Abû Hurayrah, le Messager de Dieu - paix et bénédictions de Dieu sur lui - a dit : "Si, le jour du Vendredi, tu dis à ton voisin "écoute attentivement" pendant que l’Imâm prêche, alors tu auras ainsi prononcé une futilité".

 

Selon Muslim, d’après Abû Hurayrah, le Messager de Dieu - paix et Bénédictions de Dieu sur lui - a dit : "Le jour du Vendredi, quiconque accomplit les ablutions convenablement, puis vient à la mosquée, écoute attentivement [le sermon], ses péchés commis entre deux vendredis consécutifs seront pardonnés, ainsi que les péchés de trois jours supplémentaires. Et quiconque touche (dans le sens s’amuse avec) les cailloux [pendant le sermon], il aura certainement fait une chose futile".

 

Selon Abû Dawûd, d’après `Abd Allâh Ibn `Amr, le Messager de Dieu - paix et bénédiction de Dieu sur lui - dit : "Quiconque fait les grandes ablutions, se parfume de quelque parfum en sa possession, porte de beaux habits qu’il a, puis n’avance point de rang en rang en enjambant le cou des orants [venus avant lui] et ne parle pas pendant l’exhortation, ce sera une expiation pour ses péchés commis entre deux vendredis consécutifs. Quiconque parle pendant le sermon et marche de rang en rang en enjambant le cou des autres, sa prière sera comme une prière du dhohr".

 

Ibn Mâjah et Sa`îd Ibn Mansûr ont rapporté selon Ubayy Ibn Ka`b : "Un jour du vendredi, le Messager de Dieu - paix et bénédiction de Dieu sur lui - récita sourate Barâ’ah (At-Tawbah) alors qu’il était debout en train de rappeler les jours de Dieu. Abû Ad-Dardâ’ ou Abû Dharr me fit signe en disant : "Quand cette sourate a-t-elle été révélée ? Je ne l’ai jamais entendue auparavant". Le Prophète lui fit signe de se taire. Lorsque les gens s’en allèrent, il (Abu Dharr ou Abu Ad-Dardâ’), dit : "Je t’ai demandé quand cette sourate fut-elle révélée, tu ne m’as pas répondu". Ubayy lui répondit : "Tu n’as gagné de ta prière que les paroles futiles que tu as dites". Il partit alors voir le Messager de Dieu - paix et bénédiction de Dieu sur lui - et l’en informa et lui relata ce que Ubayy avait affirmé. Le Messager de Dieu - paix et bénédiction de Dieu sur lui - lui dit : "Ubayy a dit vrai".

 

Selon Sa`îd Ibn Mansûr, Abû Hurayrah a dit : "Ne dis pas Subhân Allâh (Gloire à Dieu) pendant que l’Imâm prêche".

 

Et selon lui, d’après Ibn `Abbâs, le Messager de Dieu - paix et bénédiction de Dieu sur lui - a dit : "Quiconque parle pendant que l’Imâm prêche, est tel un âne qui porte des charges, et quiconque lui dit : "Tais-toi et écoute attentivement" son vendredi est nul".

 

Spécificité 18 : Lorsque l’Imâm se tient sur le mimbar, point de prière

 

Sa`îd Ibn Mansûr a rapporté que Sa`îd Ibn Al-Musayyab a dit : "La venue de l’Imâm met fin à la prière (surérogatoire) et ses paroles mettent fin à toute autre parole".

 

Il a aussi rapporté que Tha`labah Ibn Abî Mâlik a dit : "Du temps de `Umar Ibn Al-Khattâb, pour la prière du Vendredi, lorsque `Umar apparaissait pour donner le sermon, nous continuions à parler, mais lorsqu’il commençait à parler, nous nous taisions".

 

An-Nawawî dit dans Sharh Al-Madhhab : "Quand l’Imâm se tient sur le mimbar, il est interdit de commencer une prière surérogatoire. Et si on est dans une prière alors qu’il s’est tenu sur le mimbar, alors il convient d’alléger la prière, et cela fait l’objet d’un consensus." Propos cités par Al-Mawardî et d’autres.

 

Al-Baghawî dit : "Cela est valable qu’on ait prié la Sunnah ou pas. An-Nawawî dit : On s’abstient de prier dès que l’Imâm s’assied sur le mimbar, sans attendre l’appel à la prière pour s’abstenir." Cela fut affirmé par Ash-Shâfi`î et les juristes de l’école Shafé`ite.

 

Note bénéfique : Sa`îd Ibn Mansûr dit que Hishâm les a informés qu’Abû Ma`shar a rapporté de Muhammad Ibn Qays que : "Lorsque le Messager de Dieu a ordonné à Sulayk d’effectuer deux rak`ahs, il a suspendu le sermon, jusqu’à ce que Sulayk ait terminé sa prière".

 

Spécificité 19 : Interdiction de l’ihtibâ’ lors du sermon

 

L’ihtibâ’ ou hubwah : désigne le fait de ramener les genoux vers la poitrine, les jambes étant rapprochées du ventre, en position assise.

 

Abû Dawûd a rapporté, ainsi qu’At-Tirmidhî, qui qualifia le hadîth de hasan (bon), Al-Hâkim qui le qualifia de sahîh (authentique), et Ibn Mâjah selon Mu`âdh Ibn Anas : "Le Messager de Dieu a interdit l’ihtibâ’ le Vendredi pendant que l’Imâm donne le sermon". Et Ibn Mâjah l’a rapporté selon Ibn `Amr.

 

Abû Dawûd dit : Ibn `Omar, et Anas, faisaient l’ihtibâ’ pendant que l’Imâm prêchait. Et la plupart des compagnons et des successeurs disaient : "Il n’y a pas de mal en cela". Il ne m’est pas parvenu que quelqu’un trouve l’ihtibâ’ détestable, excepté `Ubâdah Ibn Nusay.

 

At-Tirmidhî dit : Certains ont trouvé l’ihtibâ’ détestable, d’autres l’ont autorisé.

 

An-Nawâwî dit dans Sharh Al-Madhhab : Ce n’est pas détestable selon Ash-Shâfi`î, Mâlik et Al-Awzâ`î. Certains parmi les gens du Hadîth le jugent détestable en raison du hadîth précité. Al-Khattâbî dit : la raison est que cette position est propice au sommeil, ce qui expose les ablutions à être annulées et prive de l’écoute du sermon.

 

Spécificité 20 : négation du caractère blâmable de la prière surérogatoire le midi

 

Abû Dâwûd rapporte selon Abû Qatâdah que le Messager de Dieu - paix et bénédiction de Dieu sur lui - a jugé blâmable (kariha) la prière au milieu de la journée, sauf le jour du vendredi. Et il a dit : l’Enfer est attisé, sauf le vendredi."

 

Spécificité 21 : l’Enfer n’est pas attisé ce jour

 

En raison du hadîth susmentionné.

 

Spécificité 22 : Il est recommandé de faire les ablutions majeures (Ghusl) pour le vendredi

 

Les deux Sheikhs rapportent selon Ibn `Omar que le Messager de Dieu - paix et bénédiction de Dieu sur lui - a dit : "Que celui qui se rend à la prière du vendredi, fasse les ablutions majeures (ghusl)."

 

Ils rapportent tous deux selon Abû Sa`îd Al-Khudrî que le Messager de Dieu - paix et bénédiction de Dieu sur lui - a dit : "Les ablutions majeures sont obligatoires le vendredi pour toute personne pubère."

 

Al-Hâkim rapporte selon Abû Qatâdah que le Messager de Dieu - paix et bénédiction de Dieu sur lui - a dit : "Quiconque fait ses ablutions majeures le vendredi, reste dans un état de pureté jusqu’au vendredi suivant."

 

At-Tabarânî rapporte selon Abû Bakr As-Siddîq et `Imrân Ibn Husayn, que le Messager de Dieu - paix et bénédiction de Dieu sur lui - a dit : "Quiconque fait ses ablutions majeures le vendredi, ses péchés et ses erreurs seront expiés. Lorsqu’il se dirige vers la mosquée, vingt bonnes oeuvres lui sont inscrites à chaque pas. Lorsqu’il s’en va après la prière, la rétribution de deux cents ans de bonnes oeuvres lui est accordée."

 

Il rapporte également avec une chaîne de transmission dont les narrateurs sont fiables, selon Abû Umâmah, que le Messager de Dieu - paix et bénédiction de Dieu sur lui - a dit : "Les ablutions majeures le vendredi fauchent les péchés à la racine des cheveux."

 

Spécificité 23 : un rapport intime a une récompense double

 

Al-Bayhaqî rapporte dans Ash-Shu`ab, avec une chaîne de garants faible, selon Abû Hurayrah, que le Messager de Dieu - paix et bénédiction de Dieu sur lui - a dit : "L’un de vous ne peut-il pas avoir un rapport intime avec son épouse, chaque vendredi ? Il a en cela deux rétributions, celle de ses ablutions majeures et celle des ablutions majeures de son épouse."

 

Sa`îd Ibn Mansûr rapporte dans ses Sunan que Makhûl fut interrogé au sujet de celui qui fait ses grandes ablutions après un rapport intime le vendredi. Il dit : "Quiconque fait cela a une rétribution double."

 

Spécificités 24 et 25 : recommandation d’user du siwâk et de se parfumer

 

Les deux Sheikhs rapportent, selon Abû Sa`îd Al-Khudrî, que le Messager de Dieu - paix et bénédiction de Dieu sur lui - a dit : "Les ablutions majeures sont obligatoires le vendredi pour toute personne pubère. Elle doit aussi se nettoyer les dents et se parfumer, si possible."

 

Ibn Abî Shaybah rapporte dans Al-Musannaf, selon un compagnon, que le Messager de Dieu - paix et bénédiction de Dieu sur lui - a dit : "Le musulman est tenu de faire trois choses : les grandes ablutions le vendredi, l’usage du siwâk et se parfumer si cela est possible".

 

Al-Bukhârî rapporte, selon Salmân, que le Messager de Dieu - paix et bénédiction de Dieu sur lui - a dit : "Quiconque fait ses ablutions le vendredi, se purifie au mieux, use de quelque parfum qu’il possède, puis sort pour prier sans semer de trouble entre deux personnes, puis prie ce que Dieu aura voulu et écoute le prêche de l’Imâm, alors ses péchés seront pardonnés du vendredi au vendredi suivant".

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