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Baladislam

Terre d'IslamVous guide vers le chemin de la vérité


L'histoire de Moise (Musa) l'interlocuteur de Dieu, sur lui le salut partie 1

Publié par Baladislam sur 2 Mai 2011, 22:02pm

Catégories : #Les histoires des Prophètes

fond islam (93)

 

Il s'agit de Moïse (Musa) fils de 'Imran (Amran), fils de Qehath (Caath), fils de Yicehar (Isaar) , fils de Levi, fils de Jacob, fils d'Isaac fils d'Abraham, sur eux le salut.

 

Dieu dit :

 

« Et mentionne dans le Livre Moise. C'était vraiment un élu, et c'était un Messager et un prophète. Du coté droit du mont (Sinai) Nous l'appelâmes et Nous le fîmes approcher tel un confident. Et par Notre miséricorde, Nous lui donnâmes Aaron son frère comme prophète. » (19, 51-53)

 

Dieu a attribué à Moïse le titre de Messager, de Prophète et lui a conféré les qualités suivantes : la sincérité, la proximité et la confidence. Il lui a fait aussi la faveur de designer à ses cotés son frère Aaron en tant que Prophète. Moïse est cité dans différentes sourates du Coran et son histoire est mentionnée à plusieurs reprises tantôt en abrégé, tantôt de façon détaillée.

 

Nous rapporterons ici son histoire du début à la fin en s'appuyant sur le Coran et la Sunna, mais aussi sur des récits israélites transmis par les pieux anciens et autres, s'il plait à Dieu.

 

Dieu dit :

 

« Ta, Sin, Mim. Voici les versets du Livre explicite. Nous te racontons en toute vérité, de l'histoire de Moise et de Pharaon, à l'intention des gens qui croient. Pharaon était hautain sur terre ; il repartit en clans ses habitants, afin d'abuser de la faiblesse de l'un d'eux : il égorgeait leurs fils et laissait vivantes leurs femmes. Il était vraiment parmi les fauteurs de désordre. Mais nous voulions favoriser ceux qui avaient été faibles sur terre et en faire des dirigeants et des héritiers et les établir puissamment sur terre, et faire voir à Pharaon, à Haman, et à leurs soldats, ce qu'ils redoutaient. » (28, 1-6)

 

Dieu cite ici le résume de l'histoire puis s 'y étend plus largement. Dieu raconte a Son Prophète le récit de Moise et de Pharaon, en toute vérité, comme s'il en avait été témoin :

 

« Pharaon était hautain sur terre ; il repartit en clans ses habitants »(28, 4) ;

 

c'est-a-dire qu'il était un tyran, un oppresseur et un despote qui avait choisi la vie ici-bas et avait dévié de la voie de l'adoration du Seigneur.

 

« II repartit ses habitants en clans» ;

 

c'est-a.,dire qu'il avait divisé ses sujets en classes et clans

 

« afin d'abuser de la faiblesse de l'un d'eux »,

 

c'est-a-dire le peuple des Enfants d'Israël qui sont les descendants du Prophète de Dieu, Jacob fils d'Isaac, fils d'Abraham, l'ami intime de Dieu. Les juifs étaient, en ces temps-là, le meilleur peuple de la Terre. Or ce roi injuste, oppresseur, despotique et débauché s'est imposé à eux et a voulu les soumettre à l'esclavage et les employer dans les travaux les plus pénibles et les plus vils ; en plus de cela

 

« il égorgeait leurs fils et laissait vivantes leurs femmes. Il était vraiment parmi les fauteurs de désordre ».

 

En effet, le roi avait appris que les Juifs se transmettaient des récits attribués à Abraham, selon lesquels un des ses descendants serait la cause de la mine et de la chute du roi d'Egypte.

 

Au demeurant, cette prédiction célèbre chez les Enfants d'Israël, circula parmi les coptes et finit par parvenir à l'oreille de Pharaon, à son épouse et à ses chambellans réunis en conseil. C'est à ce moment-là que Pharaon ordonna de tuer tous les nouveau-nés mâles des fils d'Israël par précaution ; mais la précaution ne préserve pas du destin.

 

As-Suddi a rapporté, d'après Ibn Mas'ud et d'autres, que Pharaon avait vu en rêve un feu venant de Jérusalem bruler les coptes et leurs maisons sans toucher aux Juifs et à leurs maisons. A son reveil, il fut effrayé par ce qu'il venait de voir; il réunit alors ses prêtres, ses conseillers et ses magiciens et leur demanda de lui expliquer son rêve. Les prêtres lui dirent que c'était la prémonition de la naissance d'un enfant Israélite qui serait la cause de la chute de l'empire égyptien. Pour cette raison, il ordonna de tuer tous les enfants israélites de sexe mâle et d'épargner les femmes.

 

Dieu dit :

 

« Nous voulions favoriser ceux qui avaient été faibles sur terre ».

 

II s'agit des Enfants d'Israël.

 

«[ ... Et en faire des dirigeants et des héritiers»;

 

c'est-a-dire ceux à qui sera donné le royaume d'Égypte et ses terres.

 

« [ ...] Et les établir puissamment sur terre, et faire voir à Pharaon, à Haman et à leurs soldats, ce dont ils redoutaient» ;

 

c'est-à-dire: Nous ferons du faible un fort, de l'opprimé un puissant et du méprisé un fier. Dieu dit :

 

« [ ... ] Et les gens qui étaient opprimés, Nous les avons fait hériter les contrées orientales et occidentales de la terre que Nous avons bénies. Et la très belle promesse de ton Seigneur sur les Enfants d'Israël s'accomplit pour prix de leur endurance» (7, 137)

 

« Ainsi, Nous les fîmes donc sortir des jardins, des sources, des trésors et d'un lieu de séjour agréable. Il en fut ainsi ! Et Nous les donnâmes en héritage aux Enfants d'Israël» (26, 57-59).

 

Nous détaillerons cela un peu plus loin, s'il plait à Dieu.

 

Pharaon donc prit toutes ses précautions afin d'empêcher la venue de ce nouveau-né (qui ne serait autre que Moise) : il chargea des soldats et des sages-femmes de rendre visite a toutes les femmes enceintes afin de connaitre leur période d'accouchement. Si l'une d'elles mettait au monde un enfant de sexe mâle, les soldats le mettaient tout de suite a mort. Selon les gens du Livre, Pharaon ordonnait que l'on tuât les enfants mâles pour affaiblir les Juifs et les rendre impuissants et inoffensifs. Mais cette version des faits est discutable voire dénuée de tout fondement, car cela se produisit alors que Moise était déjà Prophète. Dieu dit :

 

« Puis, quand il leur eut apporté la vérité venant de Nous, Ils dirent : "Tuez les fils de ceux qui ont été avec lui, et laissez vivre leurs femmes." » (40, 25)

 

C'est pour cela que les juifs ont dit a Moise:

 

« Nous avons été persécutés avant que tu ne viennes à nous, et après ton arrivée » (7, 129).

 

En vérité, Pharaon a ordonné une première fois de tuer les nouveau-nés des Enfants d'Israël pour prévenir la naissance de Moïse, sur lui le salut.

 

Certains exégètes ont rapporté que les coptes se sont plaints à Pharaon de la diminution du nombre d 'Enfants d'Israël en raison de la mise a mort de leurs nouveau-nés ; ils craignaient que les travaux difficiles dont s'acquittaient les juifs ne leur échoient en raison de la diminution de la population israélite. Pharaon accepta leurs doléances et ordonna qu'on tuât les nouveau-nés juifs une année sur deux seulement. C'est ainsi, rapporte-t-on, qu'est né Aaron, sur lui le salut, lors de l'année de grâce, c'est-a-dire l'année ou les nouveau-nés étaient épargnes. Quant à Moïse, il est né l'année ou les nouveau-nés étaient mis a mort. Sa mère eut donc peur pour lui, et des qu'elle tomba enceinte, elle prit toutes ses précautions pour ne pas attirer l'attention sur elle. Une fois qu'elle l'eut mis au monde, il lui fut inspiré de le mettre dans un couffin attaché à une corde et de le jeter dans le fleuve qui coulait près de chez elle, chaque fois qu'elle recevait la visite de gens susceptibles de la dénoncer; dès que ceux-ci partaient elle ramenait le couffin à l'aide de la corde qu'elle gardait.

 

Dieu dit :

 

« Et Nous révélâmes à la mère de Moise (ceci) : "Allaite-le. Et quand tu craindras pour lui, jette-le dans le flot. Et n'aie pas peur et ne t'attriste pas: Nous te le rendrons et ferons de lui un Messager" Les gens de Pharaon le recueillirent, pour qu'il leur soit un ennemi et une source d'affliction. Pharaon, Haman et leurs soldats étaient fautifs. Et la femme de Pharaon dit : "(Cet enfant) réjouira mon oeil et le tien ; ne le tuez pas! Il pourrait nous être utile ou peut-être le prendrons-nous pour enfant". Et ils ne pressentaient rien » (28, 7-9).

 

Cette révélation est une inspiration et une orientation. Dieu dit à ce propos :

 

« (Et voila) ce que ton Seigneur révéla aux abeilles : "Prenez des demeures dans les montagnes, les arbres et les treillages que (les hommes) font. Puis mangez de toutes espèces de fruits, et suivez les sentiers de votre Seigneur, rendus faciles pour vous." » (16, 68-69)

 

II ne s'agit pas d'une révélation prophétique comme l'a prétendu Ibn Hazm et certains théologiens scolastiques (mutakallim) ; le plus juste est qu'il s'agit d'une inspiration et d'une orientation, comme le soutient Abu al-Hasan al-Ash'ari qui s'appuie sur la sunna et le consensus (ijma').

 

Ainsi donc, la mère de Moïse fut inspirée de placer son nouveau-né dans un couffin et de le mettre dans le Nil et de ne pas craindre ou s'affliger pour lui, car il lui serait rendu par Dieu. Il lui fut inspiré aussi que son enfant deviendrait un Prophète et un Messager et que sa parole serait sublimée en ce bas monde et dans l'au-delà. Elle fit alors ce qui lui avait été inspiré: un jour, elle mit le sarcophage comme d'habitude dans le Nil, mais elle oublia de garder avec elle le bout de corde. Aussi l'enfant fut emporter par delà les flots du fleuve. L'enfant fut rejeté du flots sur sa rive attenante au palis de Pharaon:

 

« Les gens de Pharaon le recueillirent »

 

c'est la femme de Pharaon qui l'a trouvé elle fut touché par cet enfant et décida de la garder auprès d'elle:

 

Et la femme de Pharaon dit : "(Cet enfant) réjouira mon oeil et le tien ; ne le tuez pas! Il pourrait nous être utile ou peut-être le prendrons-nous pour enfant"

 

Aussi elle décida de la garder et donc de le nourrir, elle fit venir des nourrices mais l'enfant refusa chaque sein. Ceci suscita l'inquiétude de l'épouse de Pharaon et tous les efforts déploiés pour l'amener a téter ou a manger, furent vains. Dieu dit :

 

« Nous lui avions interdit auparavant (le sein) des nourrices ».

 

On l'envoya alors avec des sages-femmes et des esclaves dans les marchés dans l'espoir de trouver une femme qui puisse l'allaiter. Tandis qu'ils étaient dans un marché, entourés par la foule, la soeur de Moïse les vit et se rapprocha sans donner l'impression de le connaitre. Elle leur dit :

 

« Voulez-vous que je vous indique les gens d'une maison qui s'en chargeront pour vous tout en étant bienveillants à son regard ? »

 

Ibn 'Abbas a dit : « Lorsqu'elle leur a dit ceci, ils lui ont répondu : "Qu'est-ce qui te fait dire qu'ils seront bienveillants à son égard ?" Elle répondit: "Par désir d'alliance avec le roi et de lui être utile". Ils la suivirent donc chez elle ou sa mère les attendait. Lorsque sa mère lui donna le sein, Moïse s'en saisit et se mit à le téter goulument. Ils en furent tous heureux et un émissaire courut annoncer la bonne nouvelle à Asia. Celle-ci appela la mère de Moïse et lui proposa de venir s'installer dans le palais afin d'allaiter le petit Moïse en contrepartie d'avantages importants. Mais la mère de Moïse déclina sa proposition en arguant qu'elle avait un époux et des enfants à entretenir, et elle lui proposa de le prendre avec elle et de l'allaiter chez elle. Asia accepta et lui accorda un salaire et des cadeaux pour la récompenser. C'est ainsi qu'elle le prit avec elle et que Dieu les rassembla de nouveau. »

 

Dieu dit :

 

«Ainsi Nous le rendîmes à sa mère, afin que son œil se réjouisse, qu'elle ne s'affligeât pas et qu'elle sut que la promesse de Dieu est vraie» ;

 

c'est-à-dire que comme Nous lui avons promis qu'il lui serait rendu et qu'il serait un Prophète ; et voila que Nous le lui rendons pour lui prouver que la promesse de faire de son fils un Prophète est vérité.

 

« Mais la plupart d'entre eux ne savent pas ».

 

Dieu a rappelé cette faveur a Moïse le jour ou il lui parla. Il lui a dit notamment:

 

«Et Nous t'avons déjà favorisé une première fois, lorsque Nous révélâmes à ta mère ce qui fut révèle : Mets-le dans le couffin, puis jette celui-ci dans les flots pour qu'ensuite le fleuve le lance sur la rive; un ennemi à Moi et à lui le prendra". Et J'ai répandu sur toi une affection de Ma part, afin que tu sois élevé sous Mon œil.» (20, 37-39)

 

Qatada et d'autres pieux anciens interprètent ces versets comme suit : "Tu mangeras les meilleurs mets et tu porteras les plus beaux habits, sous Mon oeil ; car tu es sous Ma protection et J'ai décrété pour toi ce dont Seul Moi est capable. » « Et voila que ta sœur (te suivait en) Marchant et disait : "Puis-je vous indiquer quelqu'un qui se chargera de lui ?".

 

Ainsi, Nous te rapportâmes à ta mère afin que son œil se réjouisse et qu'elle ne s'afflige plus. Tu tuas ensuite un individu ; Nous te sauvâmes des craintes qui t'oppressaient ; et Nous t'imposâmes plusieurs épreuves. Puis tu demeuras des années durant chez les habitants de Madyan. Ensuite tu es venu, ô Moïse, conformément à un décret. (20, 40)

 

Nous parlerons le moment venu, s'il plaît a Dieu, des épreuves de Moïse.

 

« Et quand il eut atteint sa majorité et sa pleine formation, Nous lui donnâmes la faculté de juger et une science. C'est ainsi que Nous récompensons les gens de bien. Il entra dans la ville à un moment d'inattention de ses habitants ; il y trouva deux hommes qui se battaient. L'un était de ses partisans et l'autre de ses adversaires. L'homme de son parti l'appela au secours contre son ennemi. Moïse donna un coup de poing à ce dernier qui l'acheva. (Moïse) dit : "Cela est l'oeuvre du diable. C'est vraiment un ennemi, un bagarreur évident". Il dit : "Seigneur, je me suis fait du tort à moi-même ; pardonne-moi". Et Il lui pardonna. C'est Lui vraiment le Pardonneur, le Miséricordieux ! Il dit : "Seigneur, grâce aux bienfaits dont Tu m'as comblé, jamais je ne soutiendrai les criminels." » (20, 14-17)

 

Après avoir rappelé Ses faveurs dont Il a comblé la mère de Moïse, en lui rendant son enfant, Dieu mentionne que lorsque Moïse est devenu adulte et a gagné en maturité -il avait selon la majorité des exégètes atteint ses quarante ans Dieu lui a donné la sagesse et la science, autrement dit la prophétie et l'apostolat comme Il l'a annonce jadis à sa mère:

 

«Nous te le rendrons et ferons de lui un Messager »(28, 7).

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